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Archive de la catégorie Nordnmark one point !
Nordnmark one point! by H.T.Fumiganza /27…
17.3.2010 par admin.
24 Juillet
Tout est prêt à bord pour le départ, je ne suis pas fâché de m’éloigner de cet endroit dont je garderai quelques souvenirs cuisants, c’est la cas de le dire, et d’autres fort agréables, d’ailleurs le plus agréable a tenu à se déplacer jusqu’ici pour nous dire au revoir, malheureusement c’est un souvenir accompagné de son mari, dommage je lui aurais bien fait des Adieux plus circonstanciés à la délurée rouquine.
L’amiral Biskit Bahlsen en grand unifôrme, nous le sommes tous, se fait admirer plus que de raison dans le commandement de la manoeuvre, il prend des poses devant les populations mêlées qui ont envahi les quais.
-Tribord arrière 60! Stop! 3° degrés babord avant… j’ai dit 3°… enfin quoi mes enfants… là stoooopppp! Machines en avant toutes route à 74!
Il faut dire aussi que dans la nuit un porte-avions nucléaire américain le USS Flatulance est venu nous serrer et que celà braque mal un contre-torpilleur. Enfin nous voilà délivrés et nous filons vers le chenal à bonne allure quand un jeune inconscient juché sur l’un de ces maudits scooters de mer nous barre la route, l’Amiral patine un peu il faut en convenir, il commande un : “Lâcher tout quoi merde!” qui ne me semble ressortir d’aucun manuel de navigation et que sanctionne un terrible bruit de tôle.
Je rassure les âmes sensibles, le scooter n’a rien, en revanche nous, nous coulons.
Nous coulons trés proprement, très sereinement, mais nous coulons.
-Vous avez un hobby, Amiral?
-Je pêche un peu quand j’ai le temps… Monseigneur.
-Eh bien à l’avenir vous aurez de grands loisirs mon cher, j’y veillerai.
Je m’emporte, mais nous avons déjà l’eau à la taille.
Heureusement les garde-côtes Futraks viennent nous secourir très vite, il faut dire qu’ils n’ont pas beaucoup de chemin à faire. Nous n’avons pas à déplorer de victîmes dans nos rangs même pas l’amiral que j’aurais pris pourtant plaisir à déplorer.
Le plus pénible c’est encore notre retour mouillé, décevant et précipité convenons-en sur le quai toujours plein de monde.
Le Président Jon-Bob nous envoye une cellule de soutien psychologique, met une caserne à notre disposition et me propose d’affrêter un charter low-cost sans suppléments hormis pour le kéroséne, les pilotes et les hôtesses (27 heures de vol quand même! Quelle idée aussi de coloniser aussi loin! Il faut dire que nous nous y sommes pris tard et quand nous avons voulu coloniser tout était déjà retenu, la colonisation civilisatrice c’est comme les locations de vacances il vaut mieux s’y prendre longtemps à l’avance!), je me vois mal revenir en charter à Upshloüt aprés l’avoir quitté en contre-torpilleur, je m’en ouvre à mes fidéles compagnons: John Brank, Petcho Larigaïe et le père Fulmance des Emplettes.
Nous sômmes tous assez abattus, jusqu’à ce que Erik le mauve entre hilare dans le bureau:
-Je crois qu’ils ont retrouvé le moral! Dit-il en nous désignant la cour de la caserne où les psychologues et les infirmières dansent repeints en rouge et fort spirituellement remplumés avec de la colle à moquette et du duvet d’oreiller sous les plaisanteries de nos équipages, il y a peu abattus et maintenant tout à fait conquérants.
Quel meneur d’hommes!
-Je vous en prie baron, la cellule de soutien psychologique nous a été prêtée seulement par les autorités, elle ne nous appartient pas il nous faudra la rendre en bon état de préférence.
-Bah les gars s’amusent, c’est pas méchant!
Quelques cris nous renseignent sur la tournure que prend le chahut:
-Evitons quand même le viol collectif, voulez-vous mon cher Baron.
-A vos ordres Tétesse, mais ça va pas être facile de les occuper pendant tout ce temps!
-Eh bien faîtes leur donc repeindre la caserne plutôt que les psychologues.
-A vos ordres Tétesse!
Il claque des talons et s’en va… pour revenir quelques secondes après:
-Quelle couleur?
-Mais je m’en fous bien Baron mauve!… euh mauve faîtes ça en mauve, celà calme parait-il encore que…
A cet instant le téléphone retentit comme dans les meilleurs séries télévisées c’est Jon-Bob qui prend de mes nouvelles, je le remercie pour ses attentions et lui demande s’il ne pourrait mettre à notre disposition quelque ‘esquif:
-C’est qu’on est pas trop une puissance maritîme malgré nos prédispositions insulaires, écoutes vieux (oh cette manie qu’il a de tutoyer tout le monde!) je vais t’envoyer mon secrétaire d’état aux … problêmes sociétales…
-Taux! Les problêmes, j’imagine qu’ils sont plusieurs !
-Ah ouais tiens don’ la merde j’y avais pas pensé il va falloir que je fasse un remaniement alors! Enfin tu vas voir il va te trouver une solution allez on se phone hein ciao.
Ce garçon est ce que la démocratie a fomenté de plus répugnant depuis l’invention des toilettes publiques.
Toujours est-il que le secrétaire d’état aux problêmes sociétales sus mentionné nous rejoint assez tôt et qu’il paraît bien décidé à trouver une solution à nos ennuis:
-C’est que des bateaux on en a pas de trop et si on vous repasse trois pédalos ça fera pas votre affaire, notre flotte c’est surtout des thoniers, des pipoliers et des connardiers… des yachts et des paquebots de croisière quoi ! Si vous voulez Monseigneur on pourrait aller faire un petit tour sur le port voir si on ne peut pas vous trouver quelque chose.
De fait je me rends compte de visu qu’il y a beaucoup de yachts et de paquebots, certains yachts étant même plus grands que les paquebots, mais des navires de guerre en état et surtout dans nos prix il y en a peu! Sir John Branke a organisé une quête qui a recueilli 6589 Brelotqs ce qui fait à peu prés 500 $ Futraks.
-Il y aurait bien un aviso libanais, ils sont arrivés le mois dernier ils se sont égarés après des manoeuvres en Méditerranée on peut toujours essayer.
Mais les libanais demandent un prix exorbitant de leur barcasse qui est tout au plus une grosse vedette trafiquée.
-Mais je suis con moi! Il y a Jean-Françouais qui pourrait vous dépanner! Jean-Françouais c’est son surnom, son vrai nom c’est Jean-François Bombsec. C’est un gars qui tient une baraque à frites sur le port, un français, un sous-marinier il est arrivé l’hiver dernier à bord du “Françoise Dolto” un sous-marin nucléaire lanceur d’engins français, avec les événements en ex-France ils avaient même plus le rond pour payer l’anneau sur le port et puis ils se sont engueulés il y aurait même eu des cas de cannibalisme, ils se sont rapatriés en s’engageant comme soutiers sur un cargo chinois sauf le capitaine de frégate Bombsec qui était commandant en second et qui a ouvert une guinguette sur son batîment ça fait venir les touristes et ça lui paye sa place sur le port mais je crois qu’il voudrait bien rentrer maintenant, vous pourriez lui proposer de vous le vendre ou de vous le louer… excusez-moi on m’appelle…
Son costûme se met à s’illuminer,vibrer, siffler, philarmoniser, c’est son téléphone portable, je comprends qu’il parle avec son reluisant Président et raccroche rayonnant:
-Jon-Bob, à la suite de votre remarque, vient de me remanier il m’a promu Ministre des Affaires Sociaux .
Nous allons discuter avec mon compatriote le capitaine de frégate Jean-François Bombsec, c’est un marin comme je les aime, breton de vieille et haute école, très attaché à son batîment et aux usages de “la Royale”, il est en plein coup de feu, il a l’air de bien marcher son petit commerce, il a arrangé le sous marin accroché des petits drapeaux et des lampes versicolores, c’est charmant, nous prenons langue mais il se montre intraitable, il veut bien nous louer son sous-marin mais rien à faire pour nous le vendre.
-Arrivé à la maison, au Plessis Bouchard je le mettrais sur câle comme ça je l’aurais sous les yeux, le matin en me levant!
Belle figure de breton!
Nous nous mettons d’accord enfin autour d’une bolée de cidre de banane sur un prix de location (haute saison quand même!) assorti d’une certaine somme forfaitaire pour l’achat du kéroséne.
Premiers incidents quand l’Amiral veut décrocher la guirlande de lampions multicolores, repeindre en rose le batîment et rebaptiser le navire.
(à suivre…)
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NORDNMARK ONE POINT! by H.T.Fumiganza /26…
10.2.2010 par admin.
21 au 23 Juillet
Depuis deux jours je boude mais ils s’en fichent bien et de mes lunettes noires autant.
Je refuse toute nourriture ou Daïquiri frappé.
Je fais la gréve de la faim et de la soif… j’ai soif il fait quand même 36 ° à l’ombre et ils m’ont mis au soleil.
Pendant ce temps N’Gutu N’Gutu et le gouvernement tsilongais picolent à longueur de journée, il faut dire que le siége du Front de Libération Gaborien est un bar de plage déguisé en paillote.
-Allez Pépère tire pas la tronche, les pourparlers ont commencé.
Ils se déroulent au porte voix, l’Ilôt Gabor est juste à côté de Port Glandulk à moins de vingt brasses, et ces entretiens gueulés enlévent toute dignité aux débats.
Des touristes en pédalo s’apprôchent de l’ilôt pour participer à ce qu’ils croient être quelques nouvelles festivités.
De l’autre côté le Ministre d’état aux Pipoles négocie ma libération aux meilleurs conditions:
-… 300 000 $ Futraks pour ça, non mais vous rigolez! Son dernier bouquin s’est vendu à 3000 exemplaires!
-3087 rectifiai-je.
Il n’y a que des marxistes pour s’enticher ainsi indéfiniment d’argent et de réussite matérielle.
-C’est quand même le mari de la Reine quoi merde!
-Justement ça si vous pouvez l’en débarasser. Allez on vous paye un entraînement de trois mois dans un camp du Hezbollah en demi-pension…
La proposition semble plaire à mes géôliers tsilongais très curieux des dernières nouveautés en matière de tactiques révolutionnaires et de prise d’ôtages, on croirait des ménagères invitées au salon des arts ménagers.
-D’accord mais en pension compléte!
-C’est bon alors vous le relâchez !
-Et notre indépendance! Protestent les indépendantistes Gaboriens.
-C’est vrai ça et pour les collégues révolutionnaires du Front de Libération Gaborien (F.L.G) vous pouvez rien faire?
Les officiels se concertent, ils se mettent tous à téléphoner en même temps sans doute à la même personne: Jon-Bob Kombinartkë leur fuligineux président :
-D’accord le président vous accorde l’indépendance mais vous nous laissez trois heures pour démonter et rapatrier tout ce qui est propriété de l’état Futrak.
-On en a pas besoin de vos saloperies impérialistes! Nous allons vous prouver que de ce jour qui marque notre libération nous sômmes pleinement autonômes, indépendants et responsables.
Et ils se mettent à entonner l’hymne gaborien qui commence par “en avant” et finit par “tous derrière” et que tous les valeureux combattants ne connaissent pas encore par coeur.
Là-dessus débarque d’un bateau, qui vient d’accoster, une centaine de types en salopette portant sur le dos un logo: “Futrak International resort & entertainement Corporation”, c’est étonnant à voir, avec beaucoup de professionnalisme ils commencent par replier les palmiers qui se révélent être télescopiques, après quoi ils enroulent la plage de sable qui est en fait une moquette épaisse fort bien imitée, emportent les touristes et les vendeurs de plage électroniques et fort bien imités, démontent les paillotes en plastique thermoformé, remballent le tout dans des caisses capitonnées, enfin le chef d’équipe, aprés un dernier contrôle visuel panoramique, très naturellement se baisse, il tire sur un bouchon fixé au sol et un sifflement pneumatique se fait entendre et tout autour de nous l’Ilôt Gabor se met à rétrécir… rétrécir… rétrécir… jusqu’à retrouver la surface d’un studio de location pour seize personnes dans une station de sports d’hiver en haute saison.
Le ministre d’Etat aux Pipoles gueule dans son mégaphone:
-Et n’oubliez pas de le délivrer et de nous le ramener!
Une fois délié, je m’apprôche de N’Gutu N’Gutu qui avouons-le en ces instants a plutôt l’air… de ce qu’il est. Ce garçon ne porte définitivement pas bonheur aux causes qu’il dessert.
-Un pour N’Gutu! Shhtaapfff!
Je viens de lui décocher un superbe crochet du droit à la face:
Que je compléte d’un gauche tout aussi vaillant:
-Et l’autre pour N’Gutu! Schhttooopff!
Ah mais quand même ce type ne s’imaginait quand même pas pouvoir prendre rang de tourmenteur officiel du Prince Raoultkë de Nordnmark ! Je choisis mes fournisseurs moi!
Avec tout ça j’ai pris un coup de soleil effrayant, je suis rouge de la tête aux pieds. J’embarque sur le bateau du ministre, les indépendantistes ex-gaboriens se regardent avant de gueuler:
-Attendez-nous on travaille à la mairie, il faut qu’on reprenne le boulot.
C’est étonnant ce goût qu’ont les irrédentistes, révolutionnaires et autres indépendantistes échévelés pour la fonction publique et les emplois de bureau.
Le gouvernement tsilongais après avoir relevé leur chef et baissé la queue quitte à son tour l’ex-ilôt maudit.
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Nordnmark one point ! 19 by H.T.Fumiganza
23.9.2009 par admin.
Nordnmark one point! 19 by H.T.Fumiganza
5 Juillet
Je ne cacherais pas que les premiers jours passés à bord me furent pénibles. Incroyable ce que cela peut tanguer un contre-torpilleur, il est vrai que celui-ci n’est pas de la première jeunesse, tiens c’est à noter cela, j’en toucherais deux mots à Sir John Branke: le possible remplacement du sus-dit navire par un plus nouveau, au moins mieux récent.
Est-ce le soudain dépaysement, les ennuis familiaux, bref j’ai été malade à n’en plus pouvoir, je me flatte pourtant d’avoir toujours eu l’âme et le pied marins, allez savoir.
Et cet imbécile de Pezzolino qui s’engouffre de renouvelées pizzas à longueurs de journée et presque sous mon nez.
J’aimerais d’ailleurs bien savoir comment il se les fait livrer à bord.
Nous quittons bien heureusement la Baltique par une porte dérobée et enfourchons gaillardement l’Atlantique, après c’est longtemps tout droit:
-Mais il ne faut pas rater la sortie! Me dit cet imbécile d’Amiral alors que je me renseignais auprès de lui sur la route que nous aurons à suivre.
Le cher Sir John Branke passe une grande partie de son temps avec la délégation tsilongaise, le leader perpétuel N’Gutu N’Gutu
se plaignant d’être chaque jour de corvée de pluches pendant son voyage officiel.
Et quoi il a bien fallu leur trouver une occupation, rien de plus dangereux qu’un leader révolutionnaire à qui l’on n’occupe pas les mains, alors j’ai donné des ordres pour qu’on le mette lui et ses ministres à la cuisine et aux tâches ménagères du bord .
Je retrouve quelque accalmie hépatico-stomacale sur l’Atlantique jusqu’à ce que ce cher Sir John Branke vienne me trouver fort alarmé:
-N’Gutu N’Gutu s’étonne que les couleurs Tsilongaises ne soient pas hissées en haut de mat prés du drapeau Nordmois?
-Et quoi encore?
-C’est qu’il est votre hôte et toujours chef d’état selon les usages internationaux qui n’ont rien prévu en cas de submersibilité du sus-dit état, d’autant qu’il demeure toujours un ilôt émergé de trois pieds carrés.
-Et bien qu’il aille donc y vivre sur ses trois pieds carrés, si nous passons devant je l’y ferais déposer avec toute sa troupe! Enfin cette farce va-t-elle bientôt finir mon cher ambassadeur?
-C’est qu’il menace d’appeler en phonie la Caisse d’Epargne d’Uügsborgh… s’il découvre que le compte est vidé…
Je le sens ému et pour émouvoir un britannique de carrière il faut un peu plus qu’un krach boursier ou un sacrifice de belle-mère.
-Et bien soit nous ferons hisser votre torchon nous dirons que c’est là mon nouveau pavillon personnel.
-Ah merci Tétesse… véritablement merci, vous m’êtes merveilleusement amical, c’est d’un brave!
Je demeure accoudé au bastingage, réconforté par ce bel élan et dévisageant l’Atlantique, c’est vaste il n’y a pas à dire.
Je suis en pleine évocation intérieure, invocation poético-philosophique lorsque, levant le nez sur les mouettes, surgit devant mes yeux le drapeau tsilongais que l’équipage est en train de hisser. Je fais appeler Strikeman qui surveille l’opération prés de la délégation Tsilongaise au bord du ravissement.
-Ah vous voilà! Dîtes-moi cher Brank ne dirait-on pas… enfin une paire de…
-Mais c’en sont Altesse, adroitement stylisées: une paire de testiculous de bélier avec un membre turgide au milieu: symbôle de force et de virilité du peuple tsilongais agrémenté d’une faucille et d’un pezburn, c’est un outil agricole, je ne saurais en traduire l’utilité, pour marquer son attachement prolétarien à la cause des peuples, au centralisme démocratique, à l’agriculture administrée et à tout ce genre de choses, l’ensemble sur un très joli fond rouge sanglant et…
-Et c’est ce… cette saloperie bolchévico-rurale que vous m’avez faite accrochée… cet ignominie qui voisine avec nos trois couleurs… bleues… ah non là mon cher… non là vraiment…
-Ne vous tourmentez pas outre mesure cher Tétesse. Dés que nous entrerons dans un port nous les masquerons aisément, j’ai l’habitude vous imaginez bien dans la diplomatie, il faut savoir mettre ses couleurs dans la poche, in ze pocket of ze queen’s trousers comme disait mon oncle dans le jardin de ma tante, ce ne sont là qu’enfantillages de peuplades primitives, regardez plutôt comme ils sont contents, ah je ne vous remercierai jamais assez Altesse de…
Je n’entends plus rien de ce qu’il me dit, un vacarme infernal occupant l’air, je regarde sur le pont en dessous, ces p… de nég… les tsilongais s’agitent avec frénésie en tapant sur des bidons d’huile et en vociférant.
Ce pauvre Brank ravi me gueule à l’oreille:
-C’est leur hymne national et révolutionnaire: “la Marche à l’aise” et je me permets de vous faire remarquer chére Tétesse qu’ils la chantent toute entiérement en français pour en marquer uniment le caractère fougueusement révolutionnaire.
Peuple attachant que ces tsilongais… ne puis-je m’empêcher de penser ému en me raidisssant au passage de leur hymne francophonée. (à suivre…)
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Nordnmark one point! by H.T.Fumiganza 18…
27.7.2009 par admin.
Nordnmark one point! by H.T.Fumiganza 18…
1° Juillet
Ah les voyages forment la jeunesse, les voyages officiels forment la maturité officielle, surtout pendant les mois d’été cela a son charme, ne le boudons pas, nous partons (moi seul mais en majesté) la Reine, je crois, un peu jalouse de ma nouvelle popularité a choisi de m’éloigner quelque temps de son peuple, sans doute sur le conseil de ce saligaud d’Urinald fun Froeben.
Elle m’a donc demandé de la représenter lors des cérémonies commémorant la découverte des Iles Futrak, qui sont de nos anciennes colonies du Pacifique, par Hertrude Hertrudutkë l’un de nos plus fieffés navigateurs qui en y arrivant aprés dix-huit mois de navigation pensait avoir enfin découvert là les Baléares où il voulait faire bâtir en prévision de sa retraite de navigateur. Il est à noter (entre parenthéses) que les indiens Futraks les avaient découvertes bien avant tout le monde leurs fameuses îles puisqu’ils vivaient dessus depuis des temps au moins immémoriaux, mais là ça ne comptait pas en droit international.
Hertrude Hertrudutkë pacifia la côte installa trés vite une supérette et un camp de nudistes, un temple et rembarqua aussi vite effrayé par les indiens cannibales très en colère qui venait de goûter au salamis Nordmois et gueulaient qu’on cherchait à les empoisonner.
Une deuxiéme expédition mieux armée pacifia les esprits.
L’on évangélisa les indiens qui devinrent austères et pacifiques, abandonnèrent leurs étuis péniens pour des slips zingués et leurs rituels païens contre des bibles et une assistance obligatoire au prêche.
Bref l’on commença à s’emmerder ferme dans les îles Futrak maintenant boutonnées sévére et celà dura ainsi jusqu’à l’indépendance.
L’indépendance proclâmée un Premier Mai, fut d’office chômée comme à peu prés tous les autres jours de l’année à partir de cette dâte et fut le prétexte à force tripailles, étripailles et fiançailles sauvages.
Aprés bien des errements, au gré des obédiences et des doctrines de ses successifs dictateurs, elles se réveillèrent un jour marxistes, le lendemain maoïstes, puis khadaffistes (une rareté philatélique!) et encore socialistes, la piste était en vue, enfin la bourgeoisie combinardo-révolutionnaire vieillie et l’appareil du Parti unique assagi, bref tout ce petit monde atterrit et se convertit en bout de piste au marché obligataire et au libéralisme interventionniste social de marché comme tout le monde.
Depuis les Iles Futraks se sont enfin accomplies dans une vocation à leur pointure: elles sont devenues un paradis fiscal ouvert à toutes les audaces et improvisations financières où l’on peut monter n’importe quelle société en 13 minutes et un holding fiscal avec 150 US Bananas (la monnaie du cru, ils ont abandonné notre Brelotquë Pacifique pour intégrer la zone dollar).
Comme je le sais fort friand de ce genre de festivités et très décoratif lors des commémorations et activités officielles diverses, j’ai convié outre mon directeur de conscience le révérend père Fulmance des Emplettes, notre cher Sir John Branke à m’accompagner, il a répondu d’autant plus favorablement à mon invitation que sur l’instigation de sa chère Calina toujours en voyage de noces crapuleux toutes ses cartes bancaires et moyens de paiement lui ont été retirés et qu’il se retrouve démuni de tout, ce qui le place dans la plus inconfortable situation pour un diplômate en poste à l’étranger.
Il ne nourrit plus ses invités lors des réceptions officielles que de harengs pommes à l’huile et l’on commence à jaser dans la capitale sur son compte (cloturé!) et un possible rappel de Londres.
Allons nous sommes bien décidés avec quelques uns de ses amis fidéles à le tirer de ce mauvais pas.
Mais justement le voilà qui arrive… à vélo. Mais je ne pense pas que c’est cette fois encore qu’il gagnera une étape de plaine ni même de port car une douzaine de noirs très solides le dépassent sur la ligne d’arrivée qui se trouve être en l’espèce mes chaussures.
-Ah Majesté… Puuf! Puuf! Je crois que vous connaissez N’Gutu N’Gutu le grand leader tsilongais Puuf: Puuuf! je l’ai prié de m’accompagner, ainsi que quelques uns de ses ministres, si vous n’y voyez pas d’inconvénients?
-Ma foi j’en vois quelques uns, mon cher.
Il se rapproche de moi le pauvre garçon et me murmure tout bas:
-Il m’a confié son livret de caisse d’épargne et le budget de l’Education Nationale et en ce moment je ne peux rien lui refuser, si vous consentiez à ce qu’ils nous accompagnent, cher Tétesse… pour me dépanner, il a été très chic, cela fait des années que je lui promets un voyage officiel.
Un voyage officiel clandestin dans le voyage officiel officiel! Tout un programme!
Vrai il commence à m’énerver avec son élevage de tsilongais.
-Eh bien soit, embarquons… embarquons!
Nous embarquons donc à bord du contre-torpilleur Ingmör Bergmön ((1911-1975) Humoriste et pacifiste.)
Eh oui que voulez-vous dans ce foutu pays l’on donne des noms de clown pacifiste à des batîments de guerre.
L’amiral Chips Thör-Balhsen m’accueille à son bord. Je recompte les étoiles sur sa manche, pas de doute il en a au moins deux de plus que moi.
Il est pourtant encore jeune le saligaud. L’humiliation continue.
J’ai pour objectif premier de faire rayonner l’élégance et le prestige français ainsi que d’illustrer au mieux la permanence du souvenir Nordmois en ces contrées lointaines mais mon objectif second est de faire un détour par Miami et d’y retrouver en toute discrétion ma douce Klopilde maintenant Madame Zglissenska (ce qui au féminin ne veut plus rien dire, on l’aura remarqué!) qui aprés ses nôces supersoniques y a repris le cours de ses études supérieures.
Elle a certes promis à la Reine de venir nous retrouver dés la fin du trimestre universitaire mais je compte bien être le premier à la rencontrer dés avant sinon à la féliciter. Elle a quand même quelques explications à nous fournir la tendre enfant, je veux bien être poire mais il y a des limites! (à suivre…)
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Nordnmark one point!17 by H.T.Fumiganza
11.7.2009 par admin.
Nordnmark one point!17 by H.T.Fumiganza
Je dois reconnaître que quand je suis arrivé à la cour, elle m’a fait bon accueil quand tous les autres me montraient triste figure, très bon accueil même puisqu’à l’époque les deux soeurs cultivaient une ressemblance parfaite même vestimentaire et qu’en toute innocence je l’ai honoré de mes hommages vespéraux quelques soirs où je m’égarais dans les couloirs de ce palais trop vaste. Elle s’en amusait, la mutine, avant de se faire reconnaître en riant:
-Moi j’aime ça les français ! Gouaille-t-elle depuis à chacune de nos rencontres, en français dans le texte et en me pinçant les génitoires, c’est très douloureux et plutôt attentatoire à ma dignité, ornement naturelle des devoirs de ma charge, bien heureusement elle vit presqu’à demeure à Saint… Prothez, c’est près de Maubeuge. Toute une histoire: elle s’était trompée de station, elle avait confondu avec Saint Trop’, elle y avait a fait construire sur place une magnifique villa. Et puis les gens de Saint Proth’ étaient “sympas” elle y est restée: “de toutes les façons Saint-Trop’ c’est pas encore assez pour moi!”. Elle y a gagné une pointe d’accent et nous un peu de repos:
-Bonjour tout le monde! Eh ben vous en faîtes une gueule! Bon elle a épousé un plombier polak ‘pas de quoi en faire une maladie! Au moins en cas de révolution il aura toujours un métier lui! C’est pas comme mon bon à rien de beau-frère français!…
Elle plaisante bien sûr, mais cela reste rude à entendre, d’autant que ma carrière d’auteur et d’écrivain est déjà fort heureusement engagée et puis j’ai mes vignobles de Chateau Bonpéze, je suis aussi viticulteur mais de cela j’espère pouvoir en parler plus loin tant l’amour de la terre me tient, je les pilote à distance certes, mais c’est du travail, ne serait-ce que de mettre en marche l’ordinateur avec quoi je communique tous les matins avec mes gens qui vivent à demeure sur la propriété. J’en surveille la bonne marche, regarde la météo, décide de la dâte des vendanges avec mon chef de chais, ni trop tôt ni trop tard, l’an dernier j’ai choisi le 23 Juin, humblement je le reconnais le millésîme a de l’apreté mais point tout le corps nécessaire, c’est un métier en même temps qu’un art.
-Moi j’aime ça les français ! Regouaille-t-elle en re-français dans le re-texte et en me re-pinçant les re-testicules.
-Ouaaaaillle! Balbutiai-je, ce qui n’est pas dans mes habitudes mais là elle m’a eu par surprise.
-D’ailleurs c’est très bon tout ça, ça fait de la pub pour le royaume et puis tu te souviens de ce que répétait notre père:”Mes filles surtout aèrez notre dynastie, ça pue le renfermé là-dedans, mariez-vous loin des vos cousins!”
Pour sa part elle exauça parfaitement la recommandation paternelle puisqu’ à ce jour elle s’est mariée six fois dont deux avec le même personnage un play-boy hindou … et bégue: Bobby Rawanalbajpout:
-Sans compter qu’ils ne sont vraiment pas chers les natifs d’europe centrale! Moi je ne prends plus que des gigolis slovaques, vrai on les a pour rien et quel travail ils vous font, il faudra que je vous présente Slobomar!
-Rien ne presse ma soeur. Lui dit la reine en se levant pour rejoindre Fun Froeben et commencer sa journée comme tous les jours. Il est neuf heures et quart. Elle se dirige vers la pointeuse qu’elle a faite installée à grands frais à l’entrée de la salle du trône par souci de transparence démocratique:
-Kling!Plonk!Tchaac!
Et elle plante dans l’unique case du tableau sa fîche.
Cela ne plaît pas trop à tante Gui-Guittkë la démocratie appliquée et arachnéenne.
-Toujours aussi bêcheuse et ramenarde celle-là! C’est pas tout d’être reine il faut encore être aimable! Quand je pense que j’ai raté le poste à dix minutes prés! Enfin c’est des obligations d’un autre côté… et des emmerdes. A propos les enfants je vous invite pour les vacances scolaires dans ma nouvelle villa, j’ai fait construire dans une station branchée très courue: Cibiza!
-Tu veux dire Ibiza Tantine, en Espagne?
-Non, non Cibiza et c’est en Roumanie, une ville minière je crois.
La pauvre fille s’est encore trompée de villégiature!
-Regarde tantine ils ont sorti une nouvelle sextape de toi sur Internet! S’écrie le cher Ulriktkë en brandissant son portable.
Elle regarde la chose:
-C’est un vieux truc ça! Ma seconde nuit de nôces avec Rawa: j’avais gardé un tel souvenir de notre nuit de nôces inaugurale que j’ai voulu y goûter encore une fois! Ah mes enfants en cinq ans il avait beaucoup baissé! Il était devenu tout mou du bas! Va mon neveu ça vaut pas une branlette! je t’enverrais plutôt les essais que j’ai fait dans mon jeune temps en Suéde pour une série documentaire d’éducation sexuelle. C’est dommage c’est jamais passé à la télé pourtant j’étais très bien là-dedans et il y avait plein de trucs astucieux et de conseils de bonne femme. Bon je vous quitte j’ai garé mon vélo en double-file et les flics d’ici sont tellement chinois!
-Ils font leur travail. Assénai-je doctement pour l’édification de tous et de chacun.
-A propos de travail ne te surménes pas trop toi grand con!
Elle m’agace, celle-là aussi, autant que l’autre, sa jumelle régnante, c’est fou ce qu’elles m’agacent toutes!
-Ah j’oubliais Môm a terminé sa cure de désintoxication, elle devrait passer vous voir, allez ciao tutti!
Môm c’est la reine-mère Petardtkë de Nordnmark, une vieille barcasse octogênante, calfatée de partout, grande buveuse depuis son veuvage, dire si elle a acquis quelque expérience et tout à fait impossible à vivre!
-Bon c’est pas tout ça moi il faut que je fasse ma valise, demain j’ai visite officielle! Annonçai-je en m’éloignant.
C’est la vérité la plus pure je pars en représentation dans nos anciennes colonies et je bénis la coincidence qui m’évitera le voisinage avec le vieux tromblon. (à suivre…)
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Nordnmark one Point! by H.T.Fumiganza 16…
26.6.2009 par admin.
Nordnmark one point! 16 by H.T.Fumiganza
30 Juin
Je suis dans la sidération la plus compléte, ma Klopilde, ma douce, ma virginale et candide, ma luminescente Klopilde, qui poursuit des études de Coiffure Internationale à la Puff and Surf University of Florida’s Bitch s’est mariée ce matin à Las Vegas avec un plombier polonais rencontré dans les toilettes de l’aéroport international de Vancouver où semble-t-il elle était en transit et lui en mission.
C’est l’agence de presse du Royaume, l’Agence Fröders qui l’annonce.
Sa mère est effondré, ses frères sont effondrés, je suis moi-même debout mais largement fissuré dans mes certitudes. On l’imaginera sans peine.
Que d’interrogations m’agitent: mais pourquoi aller si loin pour ça ? Des plombiers polonais il y en a partout en Europe, non ? Il me semble enfin oui.
Et que faisait-elle dans les toilettes de l’aéroport de Vancouver?
Et pourquoi Las Vegas pour une union ? Quand nous avons ici un certain nombre de cathédrales certes protestantes mais en parfait état de marche, lors de la prétendue Réfôrme les églises catholiques du Royaume ayant été rasées, ruinées ou laissées à l’abandon, sans doute par esprit de tolérance, mais malgré tout il eut été tellement plus agréable que les épousailles se fissent en famille et en même temps avec une certaine pompe (… mais de préférence sans le plombier!), d’autant que je me serais arrangé pour que le Père Fulmance Des Emplettes leur refile une petite bénédiction au passage Et puis… et puis que je sache la douce enfant ne parle point le polonais.
La famille est réunie dans la salle du Breakfeast de nos appartements privés du Palais et nous attendons, fébrilement les nouvelles, elles arrivent hélas portées par Urinald Fun Froeben comme autant de coups de canons démantelant la forteresse austère et que nous croyions inexpugnables de nos principes:
-Ce p… de s… d’o…. de Polak est divorcé trois fois et il a sept mômes! Ce Monsieur Lopeck Glissenski, c’est un nom parlant, a fait de la prison en Turquie pour trafic de blondes (Dieu merci Klopilde est auburn!) et en Polakie pour proxénétisme aggravé. M’écrié-je sans me départir totalement de la maîtrise de mes nerfs.
-Oui ce monsieur nous semble être un triste individu en vérité! Conclut Gretaetkë en se resservant du thé.
-Mummy je crains qu’il ne nous faille déshériter cette pauvre Klopilde et la retirer de la liste de succession au trône. Propose Koonrardt désespérant de calme dans son uniforme, et tout en beurrant sur les deux faces et les côtés (c’est un perfectionniste!) sa biscotte.
Ce qu’il peut être agaçant ce môme parfois!
-Tu vas te taire petit Koon! Explosé-je.
-Je vous rappelle Monsieur le Prince consort que vous vous adressez au futur et prochain souverain de Nordnmark.
-Pas si prochain que celà mon fils! Rectifie la reine en lui allongeant une baffe qui propulse sa biscotte beurrée sur le plastron de son bel uniforme.
Il faut reconnaître à ma Poupetkë un don quasi surnaturel, elle a toujours eu une trés bonne droite, pour apaiser les conflits et corriger les insolents.
-Vous énervez pas boyz’d'girlz, intervient mon brave Ulriktkë en slurpant plus que nécessaire son chocolat et en dévisageant son téléphone portable, quand elle en aura marre la Klo-Klo elle divorcera de son vieux et personne en parlera plus!
-Dois-je vous rappeler monsieur le Prince héritier en second que notre soeur est troisiéme dans l’ordre de succession et que s’il nous advenait quelque adversité, elle aurait à régner sur notre Royaume. J’imagine mal un plombier polonais en Prince consort, il est vrai qu’il est des précédents qui peuvent autoriser toutes les audaces et…
Avant même que cette petite peste de Koonrardt eut terminé sa phrase qui s’annonçait comme possiblement désobligeante à mon endroit ma Poupetkë lui en a retourné une seconde qui envoie la biscotte qu’il beurrait sur le col de son uniforme .
Il se léve toujours maître de lui et glacial mais avec de meilleures couleurs aux joues, des biscottes beurrées plein son uniforme et une trés chouette casquette sur le chef.
Il a de l’allure le fiston, il tient de son père.
-Majesté je demande la permission de me retirer dans ma caserne !
-Ta caserne? M’interrogeai-je de vive voix.
-Notre fils fait son service militaire mon ami. Me renseigne la reine.
J’avais complétement oublié, c’est pour ça qu’il est en uniforme, il faut dire aussi qu’il est plus souvent au Palais qu’à sa caserne.
-Tu ne sers pas dans la Marine au moins fiston ? Lui demandai-je un peu inquiet en lui tapotant paternellement l’épaule.
-Non dans l’armée de l’air.
-Ah je préfére. (Il faut dire que jusque là je ne leur ai jamais vendu de zincs). Allez amuse-toi bien petit Koon. (C’est son diminutif familial) Lui dis-je en l’embrassant sur le seuil du couloir, je l’accompagne du regard jusque dans les escaliers quand soudain retentit derrière moi un voix familière, oh tellement familière!
-Alors grolartkë tu as des nouvelles de la petite? Toi tu as encore pris du bide !
Cette voix tintammarante et boulevardière c’est celle de son altesse royale la Princesse Birgitkë de Nordnmark, pour les intîmes (et ils sont nombreux!) et le bon peuple Prinzipin Gui-Guitkte, la soeur jumelle de la Reine, née seconde elle n’eut pas droit au trône. Au naturel: une nature! Elle a longtemps défrayé la chronique du gotha par ses frasques et fait la une des journaux à scandales et autres pipolades, aujourd’hui elle est un peu comment dire? “rangée des voitures.” (à suivre…)
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Nordnmark one point ! 15 by H.T.Fumiganza
30.5.2009 par admin.
28 Juin
Hier soir aprés la lecture qu’il avait faite à la reine, et à moi-mâme, des souvenirs assez emmêlés d’un ex-chasseur alpin savoyard fort querelleur, qu’on en juge plutôt: le bonhomme avait successivement fait la guerre aux allemands, aux français (pétainistes), aux japonais, aux indochinois, aux coréens, aux algériens et pour finir il s’était re-colletés avec les français (gaullistes cette fois) sans doute faute d’autres candidats, le cher Petcho Larigaïe m’a demandé un entretien particulier. La Reine avait apprécié la lecture, tout en écoutant elle tricote des côtes de maille pour les armures des collections du Musée Royale de Boeuren, c’est un délassement pour elle.
J’opinai à la demande de ce cher Petcho et nous nous isolâmes dans mon bureau:
-Voilà j’ai caus… réfléchi à votre affaire Monseigneur et les ordr… mon opinion est que vous devriez accorder une audience à Erikten-Baxstaard ur Kingofzethof je me suis un peu entretenu avec lui, il est dans les meilleures dispositions à votre endroit!
-Êtes-vous fou mon cher Larigaïe. Kingööfzetof est de la dernières extrémitude, je ne saurais m’associer à lui non plus qu’à son mouvement le NFSN Natziunal Flankj Semultkë Nordnmarken.
Il me faut préciser pour ceux qui ne sont point au fait de la politique du Royaume que Baxstaard ur Kingööfzethof surnommé Erik le Mauve (Erikten Ôg Mövtkë) du fait de sa face souvent colorée a une vision assez extensive et somme toute désuéte du royaume, pour lui les frontières naturelles du pays devraient être la Mongolie extérieur et Majorque sous le prétexte que “nos” ancêtres les… vikings étaient d’impénitents touristes… et qu’il posséde une villa en Espagne.
Baxstaard ur Kingööfzethof appartient à l’une des plus anciennes familles du Royaume, les Kingööfzethöf étaient les seigneurs du Thöf l’une des provinces les plus septentrionales du Royaume, l’un de nos grands feudataires. Son ancêtre fit allégeance au légendaire Roi Bromurtkë I° le fondateur de la l’actuelle dynastie aprés un tournoi de Petantktkë acharnée. La Petantktkë était l’un de ces âpres et physiques jeux féodaux où les combattants après s’être convenablement saôulés de Pernovit (jus de crâne d’importation pressé et fermenté) s’affrontaient en se lançant des sortes de boulets ferrés à la figure, le premier qui parvenait à en faire pénétrer un dans l’orbite de l’adversaire avait gagné (un voyage à force de rames en drakkar en Seine Maritime tous frais pillés!), l’ancêtre d’Erik le Mauve y gagna sur le champ le surnom de Guttfriedt le borgne et se mit au service du roi Bromurtkë, depuis ses descendants s’étaient toujours fait tuer avec une grande assiduité et une parfaite ponctualité dans toutes les guerres qu’avaient organisées ou subi le Royaume.
Ainsi que je l’ai noté plus haut leur province du Thöf est la plus nordique du Royaume, la plus arriérée aussi, il faut dire que ces braves gens ne voient du fait de la latitude où ils se trouvent le jour qu’une heure par jour les mois d’été, un quart d’heure l’hiver et pas du tout les années bissextiles.
Il y fait si froid que le château seigneurial des Kingoöfzethöf est une sorte d’igloo en glace de 345 chambres qu’il faut rebâtir chaque hiver car il fond à peu prés complètement au printemps à la fonte des neiges, le plus soufflant c’est qu’ils le rebâtissent au complet chaque année depuis cinq siècles au moins.
Descendant d’une race aussi offensive, ce qu’il faut bien appeler la décadence du royaume l’a conduit aux pires extrémitudes de pensée et d’action, l’on ne compte plus les bureaux de planning familial incendiés par ses soins ou ceux de ses affidés du NFSN, les présentateurs tévés empalés et les féministes violentées. Homophobe, raciste, intolérant, discriminateur fanatique, centristophage, guerrier, patriote, machiste et fier de l’être il est l’épouvantail planté au milieu de ce parlement de chapons, de ce parquet de volailles. De temps en temps il se présente même en armure et masse d’armes aux séances et défenestrent au hasard l’un de ses collégues centropathes.
Il a été jugé plusieurs fois pour de tels faits, emprisonné, il en est toujours ressorti au meilleur de sa forme et plus décidé encore.
Nos tribunaux le condamnent, nos élîtes le condamnent, nos journalistes le condamnent et notre peuple le plébiscite.
Quoiqu’on en juge nos populations sont vikings et je ne pense pas qu’elle aient gagné quoique que ce soit à la civilisation industrielle dans l’ordre des qualités humaines, ils étaient courageux jusqu’à la folie, ils sont consentants jusqu’à la mort. Ils croyaient à des Dieux pragmatiques et légendaires, frères d’armes dans leurs conquêtes, on leur demande de rester parqués toute leur existence et de croire à des légendes sans dieux ni volonté. Comment ne point se rebeller
Son parti, très populaire dans le Thöf est représenté au Parlement par leur chef unique… et solitaire, ces messieurs du gouvernement ayant décidé iniquement de restreindre la représentation parlementaire de la province à un unique siége de député.
Malgré quoi le Nordnmark est un pays authentiquement démocratique comparées aux foutrocraties européennes où quelques personnes décident démocratiquement de ce que toutes les autres doivent penser et il ne viendrait à l’idée de quiconque ici de lui interdire la parole et le débat.
Et puis il exsude de sa personnalité pétaradante et fuliginante un traumatisme collectif enfoui mais profond quant à la destinée du Royaume, nous sômmes au même tître que l’Autriche ou la Turquie un ex-empire, l’on pourrait penser que nous fûmes soudain abandonné par la Providence, autrefois puissant, fédérateur de toutes les peuplades vikings, étendu, le plus étendu des contrées septentrionales, le pays a perdu les quatre-cinquiéme de son territoire à l’avant-siécle dernier, entre les guerres napoléoniennes et les émancipations successives de nos provinces muées en voisins morgueux, nous avons été quittés par à peu prés tout le monde, funeste destin, il ne nous est plus demeuré que ce rataillon, ce bout de couenne qui flotte dans un brouet de liberté sexuelles, morales, sociales, individuelles, de toutes les fausses libertés et vrais égoïsmes dans quoi tombe une nation lorsque elle n’aspire plus à être une puissance.
Et pour clôturer le triste inventaire avant une quasi liquidation, notre voisin allemand nous avait confisqué une province entière après une guerre malheureuse imprudemment déclarée au saut du lit par le Roi Berthild XXII dit Berthild Ôg Pritentiardtkë (Berthild le Présomptueux) dans les manuels scolaires et selon le jugement populaire Hert Kondj Berthild soit “ce couillon de Berthild”..
Depuis le pacifisme régne sur les âmes plus encore que la Reine.
Je réfléchis un court instant, je l’ai dit, ce Petcho Larigaïe m’a toujours été de bon conseil:
-Eh bien soit j’y consens, organisez mon cher une entrevue mais discréte, précisément et exactement discrète… mettons sous quinzaine… mais pas le 17 j’ai revue navale.
J’adore les revues militaires et lui-même les prise beaucoup mais dans ce pays neutre et pacifique, inhibé quoi c’est presque un blasphême d’en organiser, mais là ils ont fait une exception c’est le tri-centenaire de je ne sais plus quoi, une victoire navale contre les français sans doute et puis je compte bien placer à l’occasion le porte-avions de ce cher John-Branke à la Reine: une revue navale sans porte-avions c’est petit. (à suivre…)
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Nordnmark one point ! by H.T.Fumiganza 14…
3.5.2009 par admin.
27 Juin
Muni d’une fausse barbe, d’une perruque, d’un imperméable, de lunettes noires mais beaucoup plus noires que d’habitude, d’une canne sabre télescopique je m’en vais à travers la ville incognito. J’ai pris rendez-vous avec un professionnel reconnu, français qui plus est, qui vit maintenant en notre belle ville capitale pour se reposer d’une longue et trépide carrière parisienne. Je ne me suis confié à personne j’ai regardé dans le bottin à la rubrique « artisses managère » et je suis tombé sur ce nom le seul de sa rubrique: Charley Bédouani. Il me parlait. Où l’avais-je rencontré ? Je me suis souvenu enfin: il m’avait été présenté lors de l’inauguration d’un festival des traditions et folklores à Upsalup, il manageait une troupe folklorique : Herk Trahüdertkë à forte teneur en grandes blondes mamelues. Une merveille, quoique leur prestation, eut été quelque peu dérangée par les dissipations de l’ourse polaire qui était sensée les accompagner dans leur chorégraphie et avait fini par s’échapper et éventrer le Groombler-solo (il joue du Groomble, une sorte de cornnemuse à double-panse et dont il sort un son qui imite quelques fois celui de souris que l’on écrase, d’autres celui d’un lavabo qui se vide ! Un bon instrumentiste peut réussir des merveilles avec cet engin qui ressemble un peu à une énorme paire de testicules (c’est étonnant comme en ce moment le sujet revient dans mes écrits, j’y vois comme un intersigne du destin.). C’est très curieux ! Pas désagréable mais au bout de six heures de Groomble on a envie de lui crever la panse, c’est dire si l’intervention de l’ourse polaire avait été pour moi plutôt une délivrance. ). (a-t-on remarqué que dés que je me lâche un peu la bride ma phrase se fait proustienne, un critique littéraire à écrit que quelques fois dans mes écrits l’on se croirait invité à une fondue ! J’ai pris cela pour un compliment bien sûr.).
A la fin de la représentation il avait tenu à me présenter ses artistes, toutes magnifiquement douées, j’avais d’ailleurs eu une liaison avec… les choristes (il y en avait quatorze, mon record personnel est de 22, toute une ligne de caissières dans un hypermarché que j’avais inauguré en province, j’étais plus jeune alors, et la Reine moins jalouse, heureux temps.)
Ses bureaux se tiennent dans le quartier du Port, pas le plus sélect donc, mais plein de vie et de passage. Au septiéme sans ascenseur, sans doute la vue sur le port doit-elle être particuliérement remarquable pensai-je pour m’encourager, je suis décidé à prendre les choses du bon côté.
Arrivé, essoufflé, malgré ma pratique quotidienne des sports, on le serait à moins, sur le palier du septiéme étage, je respire un temps, je m’apprête à sonner quand j’entends des voix, une discussion, presqu’une dispute derrière la porte :
-Ah Mauricette tu me fous bien la paix ma fille, je rentrerais quand mon avocat me dira que je risque plus rien, moi aussi je me fais chier dans ce trou pourri mais j’ai pas envie de retourner en taule ! Entre les douânes, les impôts et les trafics du beau-frère tu crois pas qu’ils vont me laisser en paix. C’est les poucettes dés ma descente d’avion ouais !
A l’accent, aux intonations je reconnais la gouaille d’un natif d’Algérie, quelque pied-noir babelouédien très haut en couleurs et propre à animer la grisaille de notre capitale nordique!
Je toque à la porte :
-Qu’est-ce que c’est encore quoi merde ?
Il m’ouvre, l’homme a dans la soixantaine et quelques et il porte une perruque blonde et chevelue de travers et de grosses moustaches postiches dans les mêmes teintes, l’on pourrait croire qu’il s’est déguisé en viking fausse-blonde, ou en supporter de football.
-C’est pourquoi ?
-Je vous ai téléphoné, j’ai pris rendez-vous je suis monsieur Hank Dedank…
-Ah ouais c’est vous l’artisse de variétés,… venez allons dans mon bureau… permettez je dis un mot à ma secrétaire…
J’entends :
-Mauricette merde !
Son bureau tient plutôt du cagibi, il me rejoint, replie vivement la planche à repasser et balance le chat dans le vide ordures:
-Vous avez un accent ? Vous êtes belge ou quelque chose comme ça ?
-Je suis français.
-‘pas possible, ça alors ça fait plaisir un pays et qu’est-ce que vous venez foutre dans ce pays de merde ? Ah oui vous m’avez dit de la variété. Vous tombez bien j’implante un bureau ici, j’ai décidé de m’ouvrir à l’international, en ce moment je lance un groupe de pop blonde, deux barbus blondinets et deux pétasses d’anthologie c’est de l’ukrainienne d’importation, diplômées de Mathématiques et de Physique Appliquées, je les ai eues pour rien mais sans mentir on croirait de la caissière suédoise, OBBO ça s’appelle, vous saisissez le concept, on importe les chansons de Roumanie et les chorés de Moldavie, là-bas la main d’œuvre est bien moins chère, on a un parolier/plongeur pour 80 Brelotkën et un musicien/arrangeur/ qui sert en terrasse pour moins de cent. Ce qu’il nous faudrait ce serait d’être sélectionné pour l’Eurovision mais ça c’est magouilles et compagnie… il y a des choses que Charley Bédouani ne fait pas…
J’aurais bien voulu savoir lesquelles ? Mais trêve de jugements moraux il me semble être l’homme de la situation: un professionnel.
Je m’assois, retire barbe, perruque et lunettes :
-Et ce groupe folklorique Hërk Trahüdertkë vous ne vous en occupez plus ?
-J’ai eu des problêmes avec le bétail, je les ai vendus à l’export à un collégue libanais qui s’occupe de la remonte de blondes pour les émirats… mais…mais on se connaît… vous… vous êtes… oh misère !
-Pas de nom je vous prie !
Je lui explique dans le détail ce que j’attends de lui et il convient de la justesse de mon analyse :
-Vous avez raison, il faut professionnaliser la fonction. Regardez en France le Président qui a été nommé ! Il est professionnel, dynamique lui ! Il est éclaboussant de classe !
-Oui mais il tâche un peu non !
-Bah ça c’est normal… quand on éclabousse on tâche toujours un peu !
-Quand même je voudrais quelque chose de moins tapageur et puis j’ai besoin d’une attachée de presse qui…
-Mauricette !
-Plaît-il ?
-Ma fem… secrétaire est une ancienne attachée de presse, elle fera très bien votre affaire.
-Fort bien, convenons d’un rendez-vous… mettons le 18 en 15.
-C’est noté Mons… Monsieur Dedank. Je vous raccompagne.
-Charley oublie pas de descendre les poubelles et de remonter le chat ! Crie sa secrétaire, la charmante Mauricette, ma future attachée de presse.
Sur le trottoir je le quitte rasséréné, ai-je tort, l’avenir en décidera.
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Nordnmark one point ! 13 by H.T.Fumiganza
3.4.2009 par admin.
26 Juin
Autre motif de contentement les premiers journaux parus ont titrés sur mon prétendu coup de folie et le détournement supposé du car-ferry Carl-Emmanuel Proustkë (1654-1732 inventeur du carré pané!), leurs démentis ultérieurs et la proclamation de mes mérites, sans doute exagérés, je le concéde, me remplissent de joie vindicative.
J’ai fait un retour triomphal au Palais, il m’a fallu me montrer et saluer les populations accourues pendant une bonne heure au balcon prés de la reine et des enfants, le Fun Froeben restant en arrière-plan dissimulé dans les rideaux (incroyable quand on y songe le nombre d’années que ce type aura passé dans les rideaux du Palais ! Il faudra que je lui en offre une paire quand il partira en retraite.) Après ce ne furent qu’ovations et applaudissements. Profitant de ma position j’ai émis le vœu lors du déjeuner de faire remettre en état le pavillon de chasse du grand-Père dans le Parc.
Ma Poupetkë n’a pas osé faire valoir le coût des travaux malgré les messes basses de Fun Froeben toujours planqué dans ses rideaux.
-Nous verrons…
-C’est vrai quoi je n’ai pas d’endroit à moi, bien à moi, un écrivain a besoin d’un tel lieu un peu sacré où…
-Où vous pourrez emmener vos gurgandines ! Grince la chère Gretaetkë en reprenant de la morue aux betteraves.
-Si vous me consacriez un peu plus de temps ma chère, je serais moins enclin à céder aux tentations.
A ce moment le ponctuel Pezzolino entre les bras chargés de journaux dont un Upshlöut-Match dont je fais la une. Ils ont mis une photo de moi pas très fameuse mais fort épique où l’on me voit titubant entre deux hommes grenouilles la tête en sang et les testicules à l’air, entrant au commissariat d’Umpingen c’était juste avant que l’un des gradés me prêtat un slip.
J’enfouis le périodique sous d’autres moins tapageurs mais tout autant à ma gloire et exploitant mon avantage, ainsi que nous en avons convenu avec l’ex-pizzaiolo je demande avec quelque ingénuite et un très certain détachement :
-Au fait combien en avons-nous sauvés exactement fidéle serviteur ?
Il sort un bloc de garçon de café et récite :
-1652 suédois, 764 norvégiens et 489 nordnmois plus 53 albanais, 27 chinois, 11 italiens et 3 français Altesse.
-Trois français quand même ! Songeai-je en allumant un cigare… je mérite une seconde Médaille de Sauvetage, (les français m’ont même attribué la Médaille du Travail. Ah les braves gens !) il faudra que j’en parle au nouvel ambassadeur de France que l’on vient de toucher ce Monsieur Chtarbais de la Chtarbotière dont ce cher John Branke m’a dit le plus grand bien :
-Je vous en prie mon ami…
-Plaît-il ma Poupetkë ?
-Votre cigare, Raoultkë, mon cher vous nous incommodez…
Quels enquiquineurs tous ces hygiénistes nordiques! Depuis qu’ils ont interdit le tabac partout ils ont décroché le record mondial d’ulcéres de l’estomac et de cancers de l’anus.
Je vais sur le balcon et ce sont des acclamations, je salue avec plaisir, je donne de ma personne sans compter mais la Reine, sans doute un peu jalouse de ma nouvelle popularité me rappelle à l’ordre :
-Rentrez je vous le demande, vous n’allez pas passer votre journée à saluer nos foules.
Me soupçonnerait-elle de quelque arrières-pensées putschistes, taquin, je cueille mes lunettes noires dans la poche de ma veste et quitte la piéce sombre et arrière-pensif.
Finalement je vais fumer mon cigare dans les toilettes des conducteurs de carrosse au sous-sol, c’est interdit partout ailleurs, ils ont même mis des alarmes et des barbelées autour des cendriers, mais eux ont conservé le droit de fumer, une tolérance dû au fait que de tradition ce sont des hongrois qui par le passé et précaution étaient castrés avant de nous être envoyés mais sont maintenant recrutés parmi les magyars ayant eu les oreillons dans leur jeunesse. En compensation ils dépensent en cigarettes ce qu’ils n’allouent pas aux dames faute d’appétence.
Pendant que je tire sur mon cigare assis sur la lunette cette idée me trotte, après tout prince consort ce ne peut-être un but dans la vie, il y a mieux à faire si je passais roi à plein temps, sans dessaisir complétement la reine s’entend et même en lui conservant tous les droits… d’une épouse légitîme, mes ennuis seraient terminés, je n’aurais plus à quémander et je ne serais plus sous la menace de lois scélérates qui du jour au lendemain pourrait me naturaliser hongrois.
L’erreur c’est cette foutue démocratie représentative bourgeoise très dix-neuviéme rentier, complétement dépassée et qui ne représente rien sinon quelques intérêts subalternes mais sûrement pas ceux supérieurs du pays.
Pour ces députaillons la famille royale est tout juste tolérée et encore au titre des minorités visibles.
Mais le peuple lui nous aime, ne serait-ce que parce que nous les distrayons. Au vrai nous sommes un loisir pas cher nous autres « royals ». Par sujet à l’année ? Pas même le droit d’entrée dans un parc d’attractions ! Et avec nous les suppléments sont gratuits.
Oui il me faut m’adresser directement au peuple, avec la démocratie directe jamais ces saligauds de parlementaires n’auraient pu faire guillotiner notre cousin Louis le seiziéme.
L’instant est historique :
Première résolution, décrêtai-je en tirant la chasse, je vais me munir d’un attaché de presse personnel, et je ne passerai plus par les services de relations publiques du Palais pour mon planingue.
Seconde résolution décidai-je en me mouchant dans du papier toilette, je vais prendre un agent pour s’occuper de mes droits… mieux un managère, je vais professionnaliser la fonction. C’est ça ! Je m’en vais te professionnaliser la fonction !
Troisiéme résolution: changer de marque de papier toilette, celui-là pue!
(à suivre…)
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Nordnmark one point! by H.T.Fumiganza /12
25.2.2009 par admin.
-Hep ticketkë !
L’on imagine dans quel état je me trouve: en partie haute, je suis en sang et en partie basse à poils !
Mais le préposé ne me prend nullement en pitié et titubant il vient à moi en réitérant son injonction :
-Ticketkë !
Je le repousse rageusement et part à la recherche d’un homme sobre. Après avoir sondé les câles et monté sept étages, je suis bien obligé de me rendre à l’évidence, ils sont tous complétement rincés à bord ! Aussi bien les membres d’équipage que les passagers. Même les enfants, même les clebs, même les belle-mères !
C’est tout le drâme de ces contrées rigoristes, austères, mal desservies en bonne humeur et fantaisie, corsetées et frigides, au premier rayon de soleil ou quand l’occasion se présente les naturels se lâchent tout à fait et ne se connaissent plus de limites.
Il faut dire aussi qu’il y a ici trois étages de duty free où le Smörgg la boisson nationale, un alcool fort à base de jus de salami fermenté est en vente libre et fortement détaxée, on gagne facilement 1,67% par rapport aux prix pratiqués chez nos voisins.
Je parviens néanmoins à gagner la passerelle.
-Je veux voir le commandant du navire ! Intimé-je au premier gradé que je croise.
-‘heu cobandant y dort. Me répondit-il en me rôtant à la figure.
Je ne l’ai point encore signalé mais entretemps la houle a forci et le navire commence à balancer.
J’écarte le pécore et promptement j’arrive au poste supérieur, un gaillard barbu, qui ne manque pas de prestance dans un charmant ensemble blanc rehaussé d’or se tient à la barre, je dis qu’il s’y tient mais je devrais dire qu’il s’y cramponne.
-Vous êtes le commandant de ce… vaisseau ?
-‘y me semble… c’est bien la semaine B? …’oyons… si c’est la semaine B c’est moi qui suis là sinon c’est Henrietkë… l’est pas là Henrietkë ? Alors c’est pas la semaine A et c’est moi qui suis là !… quand même personne a vu Henrietkë ?
-Mon commandant la porte arrière est restée ouverte ?
-Quoi encore ! Mais merde on va re-couler ! Henrietkë il est où ce con-là ? On vous a jamais dit que vous portiez pas de slip ? Ben moi je vous le dis… gare mon garçon ou tu vas te les enrhumer et aussi… aussi vous avez du ketchup là sur la tête… là… et là aussi!
-Je vous dis que la porte…
-Ah ouais la porte… HoHé les gars ordre d’évacuer le navire on va coulo qu’y dit le jeuno… mais… mais qui t’es toi pour me donner des ordres ? T’es même pas Henrietkë. Foutez-moi ce quidam aux fers !
-Je suis le… le mari de votre reine: Printzip Raoultkë de Nordnmark.
Il se rappôche, me dévisage, il pue le Smörgg à plein nez :
-C’est toi Raoultkë Ôg Grotesqtkë !
L’on pourrait traduire par Raoul le risible, je mets cette remarque déplaisante et ridicule sur le compte de son état… avancé et je réalise que je n’obtiendrais rien de lui.
Il ne sera pas dit que mon sacrifice aura été inutile. Je réussis à lui faire décramponner la barre et le pousse dans son fauteuil de commandement où il se met à ronfler. Je n’ai jamais conduit de ferry jusque là mais celui-ci braque mal, il me semble fort peu maniable sans doute à cause de l’état de la mer et de l’eau que nous embarquons sans compter. Nous sommes déjà bien enfoncés.
Nous allons tout droit vers la haute mer et le naufrage assuré, il me faut dérouter l’animal vers l’île la plus prôche soit Umpingen. Je mets la barre à droite toute à… tribord donc.
La manœuvre est brutale et l’on commence à tambouriner à la porte du poste de commandement que j’ai pris soin de verrouiller.
En moins d’un quart d’heure nous arrivons à bon port sur Umpingen haut lieu des festivités.
Je suis en train de parfaire mon créneau lorsque me parvient l’écho de la voix reconnaissable entre toutes car invariablement mégaphoné de cet imbécile de Thor Dupondsen, le chef des services de sécurité :
-Monseigneur je vous en prie rendez-nous ce navire et relâchez les 2957 ôtages ! Crie-t-il depuis son hélicoptère tandis qu’à nouveau une pluie d’homme-grenouilles courônnés de bérets verts s’abat tout autour de moi, signe sans doute que le temps est à l’orage !
L’on m’a mis dans une chambre que le tapissier est en train de finir de capitonner au modeste hôpital général d’Umpingen lorsque ce saligaud d’Urinald fun Froeben le grand chambellan de la cour vient enfin me chercher:
-Pardonnez-nous Monseigneur, ces messieurs ont cru que vous aviez… à nouveau… perdu la raison et détourné ce bateau…
-Navire ! Froeben, l’on dit navire lorsque l’on est marin. Et je n’ai jamais jusqu’à ce jour perdu la raison, que je sache.
-… vous avez raison Monseigneur: ce navire, ils ignoraient que votre geste avait sauvé la vie de tant de gens…
-2957 Froeben… pas plus que de 2957… mais pas moins…
-Une voiture vous attend Monseigneur.
-Une voiture… oui… oui mais non… je vais un peu rester ici… c’est ici que l’on s’amuse aujourd’hui n’est-ce pas: à Umpingen.
Devant la sortie de l’hôpital, une foule importante m’attend pour me fêter…
Des jeunes filles tendant leurs seins dénudées pour que je les leurs dédicacent crient :
-Raoultkë Tek Lof ! (Traduction : Raoul on t’aime !)
Dieu de Dieu me voilà populaire… enfin ! Je me jette dans la foule et me laisse engloutir par elle. C’est si bon d’être aimé de son peuple. (à suivre…)
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