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- 9.4.2010: La Petite Dézingue 1/1 by Lofti Benayak
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Archive de la catégorie Nordnmark one point !
NORDNMARK ONE POINT ! by H.T.Fumiganza 30…
20.7.2010 par admin.
29 Juillet
Après avoir folâtré quelque peu sur les océans, mais après tout c’est les vacances, nous arrivons à Los Angeles pour les manoeuvres navales Nordmo-Américaines.
Les autorités navales américaines sont un peu déçues ils attendaient un contre-torpilleur et ils voient arriver un sous-marin lanceur d’engins.
Quelle idée aussi d’organiser des manoeuvres aussi loin de chez nous, d’ailleurs pour dire la vérité notre participation est somme toute assez symbolique, les américains mettant en ligne 62 bâtiments de surface dont 14 porte avions à propulsion nucléaire et nous outre le Françoise Dolto rebaptisé Ingrid Bergmon à la hâte et à la suite d’un erreur du peintre qui s’est trompé dans les prénoms, Ingrid Bergmon étant comme chacun le sait une combattante féministe nordmoise morte héroïquement au combat les ciseaux à la main dans les toilettes du stade Olympique d’Upschloüt dans les années 70 le soir d’une finale de la Coupe de Nordmark, nous ne pouvons aligner qu’une vedette des Douanes transportée à dos d’hommes depuis la Baltique.
Ne nous leurrons pas, nous ne faisons que de la figuration, la plus intelligente possible. Le théme des manoeuvres est simple:
“On disait que ces salauds de russkofs essayent d’envahir la grande banlieue de Los Angeles et d’asservir le monde libre, traitez-moi cela en douze heures sans vous servir de l’aviation mais vous pouvez utiliser des missiles intercontinentaux à têtes multiples et vous aider d’un rapporteur!”
Comme on le voit, on ne se renouvelle pas beaucoup dans la Marine américaine.
Pour notre part nous demeurons en queue de peloton à actionner les sirênes pour saluer les populations attroupées sur les quais et au retour l’on ne dispute même pas le sprint final.
Au soir lors du dîner officiel clôturant les manoeuvres, j’ai mis l’uniforme vert pâle en soie sauvage que m’a taillé le talentueux tailleur des Isles Futrak, avec une belle chemise à jabots et des chaussures italiennes, je fais sensation auprès de la gente féminine, elles me veulent toutes et tout de suite, ces américaines sont le plus souvent privées de vrais mâles, surtout ici à Los Angeles. L’amiral O’Sweatie commandant la 71° Flotte est lui même le premier amiral irlandais transgenre de la Marine américaine, il arrive en longue robe décolletée. Entendons-nous je n’ai rien contre les homosexuels et autres tarlouzes ou folles de placard mais pourvu qu’elles gardent leurs distances, ne fassent pas de prosélytisme et n’essaient pas de sauter le mur (ou autre) du pénitencier.
Ceci mis à part c’est une personne charmante elle/il me dit que le Président de la République Française a été cueilli en sortant des Nations Unies et qu’il est actuellement en garde à vue dans un Commissariat de la 47° rue à New York pour “Génocide aggravé d’estivants du corps de troupe de l’armée des Etats-Unis d’Amérique”.
-Ah tiens don’ et pourquoi don’?
-Vous n’êtes pas au courant Monseigneur ?
-Vous savez Amiral sur un sous-marin les journaux arrivent mal.
-Il aurait fait balancer un frigo atomique (Atomic Fridge) sur notre établissement des Iles Pepsico.
-Un frigo atomique diantre! Vous entendez ça John Branke? Qu’est-ce qu’on ne va pas inventer maintenant! Et comment est-on sûr que les français soient au départ de la chose?
-On a retrouvé la garantie dans le compartîment à oeufs, il a été acheté au magasin Darty de Lorient.
-Bigre ça ne s’arrange pas pour lui on dirait.
-C’est grave! Insiste O’Sweatie, il risque de perdre sa retraite de fonctionnaire de la CIA.
Pour remettre un peu d’entrain je fais valser l’Amiral O’Sweatie, il/elle chausse du 49 et il est préférable de garer ses vernis quand elle/il change de bord.
Toutes ces formalités accomplies nous ne prenons pas même le temps de visiter la ville malgré les sollicitations d’un carnet d’adresses prestement rempli, nous mettons le cap sur la Floride où je vais retrouver ma douce, tendre, candide …. mais oh combien coupable Klopilde.
Je donne à Bombsec l’autorisation de raccrocher ses lampions et de remettre ses tables sur le pont, les hommes sont détendus, ils font des grillades et boivent de la bière… fraîche, ce cher et délicieux John Branke nous ayant fait livrer un nouveau frigo, les vacances commencent bien.
(à suivre…)
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NORDNMARK ONE POINT! by H.T.Fumiganza 29…
15.5.2010 par admin.
26 Juillet
Les marins ont retrouvé une certaine bonne humeur, peut-être trop, à midi alors que j’étais monté sur la passerelle boire un dry Martini en terrasse avec le cher Bombsec, ils ont bloqué l’écoutille et le sous-marin s’est mis à s’enfoncer, je n’avais pourtant pas oublié de faire vider ma baignoire par le fidèle et rhumatisant Pezzolino.
Passés dix bons mètres de plongée, et après que nous eûmes abondamment frappé sur la paroi avec la bouteille de Martini pour manifester notre présence, ils se sont décidés à remonter.
J’ai mis en garde l’Amiral contre de tels manquements, préjudiciables à la conservation du navire et de ma personne.
Il s’est excusé mais je lui ai signifié que peu m’en chaillait de ses excuses.
Dés mon retour, je vais me pencher avec attention sur la poursuite de sa carrière, je trouve de plus en plus qu’ il a toutes les qualités pour faire un bon gardien de phare, et puis jamais personne, que je sache, n’est parvenu à couler un phare!
Nous passons au large des Pepsicos Islands et le capitaine Bombsec en profite pour me faire une démonstration des qualités et des ressources de son batîment qu’il adore.
Le “Françoise Dolto” est un sous-marin lanceur d’engin, il peut à peu prés tout lancer depuis la gaufre de consommation locale jusqu’au missile balistique destiné à un public plus intercontinentale.
-Nous pourrions faire un exercice d’entraînement qu’en pensez-vous Monseigneur? Et puis cela entretiendrait le matériel autant que le moral de l’équipage.
Ah il l’aime son batîment, le brave Bombsec, ce breton me plaît.
-Et pourquoi non cela permettrait peut-être à notre commandant de reprendre un peu en mains son équipage!
L’Amiral obéit à contre-coeur:
-Vous savez Monseigneur, ça cocotte, forcément avec le manque de place, le délégué syndical voudrait qu’on leur applique la convention collective des sous-mariniers plus avantageuse que celle des marins de pont…
-Ah rompons-là voulez-vous Amiral et commandez plutôt l’exercice en terrasse avec nous!
-Je préfére me tenir prés de mes hommes. Me répond-il séchement ce qui n’est jamais sans mérite pour un marin exposé aux embruns.
Très vite les alarmes retentissent, je suis attablé sur la passerelle à déguster mon troisiéme dry Martini près de ce cher Bombsec qui chronométre en mains surveille l’exercice.
-S’ils lancent en moins de 10 ‘ ce sera très honorable même si nous-mêmes ne mettions guère plus de 7′ mais nous étions joliement entraînés à la fin.
Je le sens ému, il empoigne mes jumelles pour cacher ses yeux mouillés.
Nous nous trouvons au large des Pepsicos Islands, où nous comptons aborder pour faire le plein de bière.
C’est un archipel indépendant sur le papier mais que l’on dit sous forte influence américaine depuis qu’ils y ont installé trois camps de 87 000 hommes et un commandement intégré modéle depuis quoi ils bombardent qui ils veulent à travers le monde.
A notre neuviéme Martini il n’y a toujours rien eu de lancé, quand enfin irrupte avec une force prodigieuse des entrailles de notre nef un… un frigo qui s’éléve très haut dans le ciel et ne retombe point:
-Ah les salauds mon frigo! S’exclame Bombsec sincérement peiné.
L’Amiral Balhsen passe la tête par l’écoutille ouverte:
-Alors combien?
-77′ et 49” annonce ricaneur Bombsec. Je crois que vous pouvez gagner 49” sans trop de difficultés, mais je vous signale que les réserves de bière étaient dans le frigo.
L’Amiral redescend en engueulant ses hommes pour la bière fraîche mise en orbite basse. Il semble de fort mauvaise humeur, il veut sa revanche.
Je pense que c’est quelque part entre le 23° et le 37° Martini, mes souvenirs sont assez vagues sur ce point, que nous avons vu surgir de notre Léviathan moderne l’énorme et magnifique engin, une fusée, rien de moins, qui monte en majesté vers les cieux, toute blanche et d’une parfaite et entretenue immaculence.
Cette fois l’Amiral a bien fait les choses, reconnaissons-le … et presque dans les temps.
Il repasse par l’écoutille sa tête hilare:
-Alors elle est pas belle celle-là!
-Très réussi! Et vous l’avez réglée sur quelle destination?
-Réglé? Ah mais on a rien réglé? Pourquoi il y a quelque chose à régler?
A ce moment nous voyons le terrible engin redescendre à vive allure vers les plages touristiques et pleines de monde en ces heures de bureau des Pepsico Islands.
-Dîtes-moi cher ami vous n’avez pas mis de charge au moins?
-On a pris ce qu’il y avait sur l’étagèr…
Bombsec se met à genoux, c’est souvent chez les bretons quand le vent souffle:
-Bon Dieu quinze ans que j’attendais ça! S’exclame-t-il en nous désignant le beau champignon fumigène qui vient de couronner les Pepsico Islands.
Je me lève, un peu en colère devant tant de légèreté:
-Eh bien Messieurs je crois qu’il est inutile de faire escâle ici, de toutes les façons la bière sera chaude.
Le Père Fulmance, arrivé parmi nous parce qu’il ne trouve plus de bières en bas, prend la chose avec son élévation spirituelle habituelle:
-D’un simple point de vue humain il y en a certainement pour assez cher.
-Vous savez ça reste du tactique léger mon père, du bon vieux 3 mégatonnes des familles. Bah ça gratte un peu mais un bon raz de marée là-dessus et il n’y paraîtra plus rien. Conclut sobrement Bombsec
L’Amiral commande la plongée et nous prenons cap à l’ouest sans demander notre reste.
(à suivre…)
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NORDNMARK ONE POINT ! Journal intîme du Prince consort Raoultkë de Nordnmark by H.T.Fumiganza 28…
19.4.2010 par admin.
25 Juillet
Tout est prêt à bord pour notre second départ, il n’y a que le bord qui change
-C’est que… je n’ai jamais conduit ça moi! S’inquiéte l’amiral devant ce redoutable engin mis à la pleine disposition de son incompétence.
-Vous pouvez difficilement faire plus mal qu’en surface mon cher. Allons un peu de courage que Diable! Mettez-nous à l’eau!
C’est terrible la vie dans un sous-marin celà sent abominablement des pieds, très vite, pourtant je me fais à cette vie simple et quasi monacale à bord du “Françoise Dolto”, je réquisitionne pour mon usage personnel: une petite suite très simple: chambre, dressing, salle de bains, petit salon. Pezzolino dort dans la baignoire, à la guerre comme à la guerre et je me fais un plaisir chaque matin de le réveiller moi-même en me faisant couler un bain.
Phénomène étrange lorsque je prends mon bain le matin le bâtiment penche sensiblement sur l’avant et s’enfonce et lorsque Pezzolino vide la baignoire éh bien nous remontons, curieux non?
Les marins qui sont par vocation et formation des marins de surface ont quelque mal à se faire à cette vie immergée et assez exiguë, par rapport à un contre torpilleur, un sous-marin c’est petit, tout petit. Et je croise quelques fois des regards hostiles, surtout le matin quand ils font la queue devant les toilettes uniques et tout aussi hostiles, on l’imaginera sans peine.
Bien heureusement nous n’avons point embarqué nos tsilongais, ils sont partis pour leur stage de formation lointain dans un camp du Hezbollah. Le Président Jon-Bob n’ayant pas voulu leur payer leurs billets d’avion, de fait et fort astucieusement, ce n’était pas compris dans l’accord, ils ont pris un charter australien qu’ils ont détourné sur l’afrique du nord, aux dernières nouvelles le gouvernement tsilongais en exil et en fuite auraient détourné un autocar de pélerins algériens vers la Lybie, il faut reconnaître que ces gens-là sont infatigables.
Le capitaine de frégâte Bombsec est lui aussi assez fatigant, il veut que l’on ne touche à rien de son petit intérieur, il se proméne partout avec son plumeau, rajuste les napperons brodés sur les écrans des radars de veille, cela ne facilite pas la concentration non plus que les manoeuvres.
Le plus pénible c’est ce réflexe de gargottier qu’il a acquis durant sa sédentarisation forcée, dés qu’il avise un batîment de surface, il sort les tables, les chaises et les parasols et tente d’en rameuter l’équipage à coups de promotion sur la pizza Margarita et la bière fraîche.
La solution nous vient bien vite de ce cher Petcho Larigaïe qui parvient à l’engager dans une folle partie de cartes, à la fin de laquelle, l’obstiné breton se retrouve avoir à faire face à une dette considérable de 4 589 632 haricots secs payable comme toute dette de jeu sous vingt-quatre heures, il hésite longtemps entre son honneur de navigateur et son autre de joueur et finit par signer un papier avalisant la cession de son batîment à la Marine Royale Nordmoise.
Pour le consoler je lui dis que dés que je le pourrai je ferai retirer le batîment du service actif et le lui rétrocéderait et en attendant pour le consoler je le nomme mon conseiller spécial à la cour pour les affaires maritîmes, il en est enchanté, il ne s’imaginait pas une fin de carrière aussi heureuse.
(à suivre…)
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Nordnmark one point! by H.T.Fumiganza /27…
17.3.2010 par admin.
24 Juillet
Tout est prêt à bord pour le départ, je ne suis pas fâché de m’éloigner de cet endroit dont je garderai quelques souvenirs cuisants, c’est la cas de le dire, et d’autres fort agréables, d’ailleurs le plus agréable a tenu à se déplacer jusqu’ici pour nous dire au revoir, malheureusement c’est un souvenir accompagné de son mari, dommage je lui aurais bien fait des Adieux plus circonstanciés à la délurée rouquine.
L’amiral Biskit Bahlsen en grand unifôrme, nous le sommes tous, se fait admirer plus que de raison dans le commandement de la manoeuvre, il prend des poses devant les populations mêlées qui ont envahi les quais.
-Tribord arrière 60! Stop! 3° degrés babord avant… j’ai dit 3°… enfin quoi mes enfants… là stoooopppp! Machines en avant toutes route à 74!
Il faut dire aussi que dans la nuit un porte-avions nucléaire américain le USS Flatulance est venu nous serrer et que celà braque mal un contre-torpilleur. Enfin nous voilà délivrés et nous filons vers le chenal à bonne allure quand un jeune inconscient juché sur l’un de ces maudits scooters de mer nous barre la route, l’Amiral patine un peu il faut en convenir, il commande un : “Lâcher tout quoi merde!” qui ne me semble ressortir d’aucun manuel de navigation et que sanctionne un terrible bruit de tôle.
Je rassure les âmes sensibles, le scooter n’a rien, en revanche nous, nous coulons.
Nous coulons trés proprement, très sereinement, mais nous coulons.
-Vous avez un hobby, Amiral?
-Je pêche un peu quand j’ai le temps… Monseigneur.
-Eh bien à l’avenir vous aurez de grands loisirs mon cher, j’y veillerai.
Je m’emporte, mais nous avons déjà l’eau à la taille.
Heureusement les garde-côtes Futraks viennent nous secourir très vite, il faut dire qu’ils n’ont pas beaucoup de chemin à faire. Nous n’avons pas à déplorer de victîmes dans nos rangs même pas l’amiral que j’aurais pris pourtant plaisir à déplorer.
Le plus pénible c’est encore notre retour mouillé, décevant et précipité convenons-en sur le quai toujours plein de monde.
Le Président Jon-Bob nous envoye une cellule de soutien psychologique, met une caserne à notre disposition et me propose d’affrêter un charter low-cost sans suppléments hormis pour le kéroséne, les pilotes et les hôtesses (27 heures de vol quand même! Quelle idée aussi de coloniser aussi loin! Il faut dire que nous nous y sommes pris tard et quand nous avons voulu coloniser tout était déjà retenu, la colonisation civilisatrice c’est comme les locations de vacances il vaut mieux s’y prendre longtemps à l’avance!), je me vois mal revenir en charter à Upshloüt aprés l’avoir quitté en contre-torpilleur, je m’en ouvre à mes fidéles compagnons: John Brank, Petcho Larigaïe et le père Fulmance des Emplettes.
Nous sômmes tous assez abattus, jusqu’à ce que Erik le mauve entre hilare dans le bureau:
-Je crois qu’ils ont retrouvé le moral! Dit-il en nous désignant la cour de la caserne où les psychologues et les infirmières dansent repeints en rouge et fort spirituellement remplumés avec de la colle à moquette et du duvet d’oreiller sous les plaisanteries de nos équipages, il y a peu abattus et maintenant tout à fait conquérants.
Quel meneur d’hommes!
-Je vous en prie baron, la cellule de soutien psychologique nous a été prêtée seulement par les autorités, elle ne nous appartient pas il nous faudra la rendre en bon état de préférence.
-Bah les gars s’amusent, c’est pas méchant!
Quelques cris nous renseignent sur la tournure que prend le chahut:
-Evitons quand même le viol collectif, voulez-vous mon cher Baron.
-A vos ordres Tétesse, mais ça va pas être facile de les occuper pendant tout ce temps!
-Eh bien faîtes leur donc repeindre la caserne plutôt que les psychologues.
-A vos ordres Tétesse!
Il claque des talons et s’en va… pour revenir quelques secondes après:
-Quelle couleur?
-Mais je m’en fous bien Baron mauve!… euh mauve faîtes ça en mauve, celà calme parait-il encore que…
A cet instant le téléphone retentit comme dans les meilleurs séries télévisées c’est Jon-Bob qui prend de mes nouvelles, je le remercie pour ses attentions et lui demande s’il ne pourrait mettre à notre disposition quelque ‘esquif:
-C’est qu’on est pas trop une puissance maritîme malgré nos prédispositions insulaires, écoutes vieux (oh cette manie qu’il a de tutoyer tout le monde!) je vais t’envoyer mon secrétaire d’état aux … problêmes sociétales…
-Taux! Les problêmes, j’imagine qu’ils sont plusieurs !
-Ah ouais tiens don’ la merde j’y avais pas pensé il va falloir que je fasse un remaniement alors! Enfin tu vas voir il va te trouver une solution allez on se phone hein ciao.
Ce garçon est ce que la démocratie a fomenté de plus répugnant depuis l’invention des toilettes publiques.
Toujours est-il que le secrétaire d’état aux problêmes sociétales sus mentionné nous rejoint assez tôt et qu’il paraît bien décidé à trouver une solution à nos ennuis:
-C’est que des bateaux on en a pas de trop et si on vous repasse trois pédalos ça fera pas votre affaire, notre flotte c’est surtout des thoniers, des pipoliers et des connardiers… des yachts et des paquebots de croisière quoi ! Si vous voulez Monseigneur on pourrait aller faire un petit tour sur le port voir si on ne peut pas vous trouver quelque chose.
De fait je me rends compte de visu qu’il y a beaucoup de yachts et de paquebots, certains yachts étant même plus grands que les paquebots, mais des navires de guerre en état et surtout dans nos prix il y en a peu! Sir John Branke a organisé une quête qui a recueilli 6589 Brelotqs ce qui fait à peu prés 500 $ Futraks.
-Il y aurait bien un aviso libanais, ils sont arrivés le mois dernier ils se sont égarés après des manoeuvres en Méditerranée on peut toujours essayer.
Mais les libanais demandent un prix exorbitant de leur barcasse qui est tout au plus une grosse vedette trafiquée.
-Mais je suis con moi! Il y a Jean-Françouais qui pourrait vous dépanner! Jean-Françouais c’est son surnom, son vrai nom c’est Jean-François Bombsec. C’est un gars qui tient une baraque à frites sur le port, un français, un sous-marinier il est arrivé l’hiver dernier à bord du “Françoise Dolto” un sous-marin nucléaire lanceur d’engins français, avec les événements en ex-France ils avaient même plus le rond pour payer l’anneau sur le port et puis ils se sont engueulés il y aurait même eu des cas de cannibalisme, ils se sont rapatriés en s’engageant comme soutiers sur un cargo chinois sauf le capitaine de frégate Bombsec qui était commandant en second et qui a ouvert une guinguette sur son batîment ça fait venir les touristes et ça lui paye sa place sur le port mais je crois qu’il voudrait bien rentrer maintenant, vous pourriez lui proposer de vous le vendre ou de vous le louer… excusez-moi on m’appelle…
Son costûme se met à s’illuminer,vibrer, siffler, philarmoniser, c’est son téléphone portable, je comprends qu’il parle avec son reluisant Président et raccroche rayonnant:
-Jon-Bob, à la suite de votre remarque, vient de me remanier il m’a promu Ministre des Affaires Sociaux .
Nous allons discuter avec mon compatriote le capitaine de frégate Jean-François Bombsec, c’est un marin comme je les aime, breton de vieille et haute école, très attaché à son batîment et aux usages de “la Royale”, il est en plein coup de feu, il a l’air de bien marcher son petit commerce, il a arrangé le sous marin accroché des petits drapeaux et des lampes versicolores, c’est charmant, nous prenons langue mais il se montre intraitable, il veut bien nous louer son sous-marin mais rien à faire pour nous le vendre.
-Arrivé à la maison, au Plessis Bouchard je le mettrais sur câle comme ça je l’aurais sous les yeux, le matin en me levant!
Belle figure de breton!
Nous nous mettons d’accord enfin autour d’une bolée de cidre de banane sur un prix de location (haute saison quand même!) assorti d’une certaine somme forfaitaire pour l’achat du kéroséne.
Premiers incidents quand l’Amiral veut décrocher la guirlande de lampions multicolores, repeindre en rose le batîment et rebaptiser le navire.
(à suivre…)
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NORDNMARK ONE POINT! by H.T.Fumiganza /26…
10.2.2010 par admin.
21 au 23 Juillet
Depuis deux jours je boude mais ils s’en fichent bien et de mes lunettes noires autant.
Je refuse toute nourriture ou Daïquiri frappé.
Je fais la gréve de la faim et de la soif… j’ai soif il fait quand même 36 ° à l’ombre et ils m’ont mis au soleil.
Pendant ce temps N’Gutu N’Gutu et le gouvernement tsilongais picolent à longueur de journée, il faut dire que le siége du Front de Libération Gaborien est un bar de plage déguisé en paillote.
-Allez Pépère tire pas la tronche, les pourparlers ont commencé.
Ils se déroulent au porte voix, l’Ilôt Gabor est juste à côté de Port Glandulk à moins de vingt brasses, et ces entretiens gueulés enlévent toute dignité aux débats.
Des touristes en pédalo s’apprôchent de l’ilôt pour participer à ce qu’ils croient être quelques nouvelles festivités.
De l’autre côté le Ministre d’état aux Pipoles négocie ma libération aux meilleurs conditions:
-… 300 000 $ Futraks pour ça, non mais vous rigolez! Son dernier bouquin s’est vendu à 3000 exemplaires!
-3087 rectifiai-je.
Il n’y a que des marxistes pour s’enticher ainsi indéfiniment d’argent et de réussite matérielle.
-C’est quand même le mari de la Reine quoi merde!
-Justement ça si vous pouvez l’en débarasser. Allez on vous paye un entraînement de trois mois dans un camp du Hezbollah en demi-pension…
La proposition semble plaire à mes géôliers tsilongais très curieux des dernières nouveautés en matière de tactiques révolutionnaires et de prise d’ôtages, on croirait des ménagères invitées au salon des arts ménagers.
-D’accord mais en pension compléte!
-C’est bon alors vous le relâchez !
-Et notre indépendance! Protestent les indépendantistes Gaboriens.
-C’est vrai ça et pour les collégues révolutionnaires du Front de Libération Gaborien (F.L.G) vous pouvez rien faire?
Les officiels se concertent, ils se mettent tous à téléphoner en même temps sans doute à la même personne: Jon-Bob Kombinartkë leur fuligineux président :
-D’accord le président vous accorde l’indépendance mais vous nous laissez trois heures pour démonter et rapatrier tout ce qui est propriété de l’état Futrak.
-On en a pas besoin de vos saloperies impérialistes! Nous allons vous prouver que de ce jour qui marque notre libération nous sômmes pleinement autonômes, indépendants et responsables.
Et ils se mettent à entonner l’hymne gaborien qui commence par “en avant” et finit par “tous derrière” et que tous les valeureux combattants ne connaissent pas encore par coeur.
Là-dessus débarque d’un bateau, qui vient d’accoster, une centaine de types en salopette portant sur le dos un logo: “Futrak International resort & entertainement Corporation”, c’est étonnant à voir, avec beaucoup de professionnalisme ils commencent par replier les palmiers qui se révélent être télescopiques, après quoi ils enroulent la plage de sable qui est en fait une moquette épaisse fort bien imitée, emportent les touristes et les vendeurs de plage électroniques et fort bien imités, démontent les paillotes en plastique thermoformé, remballent le tout dans des caisses capitonnées, enfin le chef d’équipe, aprés un dernier contrôle visuel panoramique, très naturellement se baisse, il tire sur un bouchon fixé au sol et un sifflement pneumatique se fait entendre et tout autour de nous l’Ilôt Gabor se met à rétrécir… rétrécir… rétrécir… jusqu’à retrouver la surface d’un studio de location pour seize personnes dans une station de sports d’hiver en haute saison.
Le ministre d’Etat aux Pipoles gueule dans son mégaphone:
-Et n’oubliez pas de le délivrer et de nous le ramener!
Une fois délié, je m’apprôche de N’Gutu N’Gutu qui avouons-le en ces instants a plutôt l’air… de ce qu’il est. Ce garçon ne porte définitivement pas bonheur aux causes qu’il dessert.
-Un pour N’Gutu! Shhtaapfff!
Je viens de lui décocher un superbe crochet du droit à la face:
Que je compléte d’un gauche tout aussi vaillant:
-Et l’autre pour N’Gutu! Schhttooopff!
Ah mais quand même ce type ne s’imaginait quand même pas pouvoir prendre rang de tourmenteur officiel du Prince Raoultkë de Nordnmark ! Je choisis mes fournisseurs moi!
Avec tout ça j’ai pris un coup de soleil effrayant, je suis rouge de la tête aux pieds. J’embarque sur le bateau du ministre, les indépendantistes ex-gaboriens se regardent avant de gueuler:
-Attendez-nous on travaille à la mairie, il faut qu’on reprenne le boulot.
C’est étonnant ce goût qu’ont les irrédentistes, révolutionnaires et autres indépendantistes échévelés pour la fonction publique et les emplois de bureau.
Le gouvernement tsilongais après avoir relevé leur chef et baissé la queue quitte à son tour l’ex-ilôt maudit.
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Nordnmark one point ! 19 by H.T.Fumiganza
23.9.2009 par admin.
Nordnmark one point! 19 by H.T.Fumiganza
5 Juillet
Je ne cacherais pas que les premiers jours passés à bord me furent pénibles. Incroyable ce que cela peut tanguer un contre-torpilleur, il est vrai que celui-ci n’est pas de la première jeunesse, tiens c’est à noter cela, j’en toucherais deux mots à Sir John Branke: le possible remplacement du sus-dit navire par un plus nouveau, au moins mieux récent.
Est-ce le soudain dépaysement, les ennuis familiaux, bref j’ai été malade à n’en plus pouvoir, je me flatte pourtant d’avoir toujours eu l’âme et le pied marins, allez savoir.
Et cet imbécile de Pezzolino qui s’engouffre de renouvelées pizzas à longueurs de journée et presque sous mon nez.
J’aimerais d’ailleurs bien savoir comment il se les fait livrer à bord.
Nous quittons bien heureusement la Baltique par une porte dérobée et enfourchons gaillardement l’Atlantique, après c’est longtemps tout droit:
-Mais il ne faut pas rater la sortie! Me dit cet imbécile d’Amiral alors que je me renseignais auprès de lui sur la route que nous aurons à suivre.
Le cher Sir John Branke passe une grande partie de son temps avec la délégation tsilongaise, le leader perpétuel N’Gutu N’Gutu
se plaignant d’être chaque jour de corvée de pluches pendant son voyage officiel.
Et quoi il a bien fallu leur trouver une occupation, rien de plus dangereux qu’un leader révolutionnaire à qui l’on n’occupe pas les mains, alors j’ai donné des ordres pour qu’on le mette lui et ses ministres à la cuisine et aux tâches ménagères du bord .
Je retrouve quelque accalmie hépatico-stomacale sur l’Atlantique jusqu’à ce que ce cher Sir John Branke vienne me trouver fort alarmé:
-N’Gutu N’Gutu s’étonne que les couleurs Tsilongaises ne soient pas hissées en haut de mat prés du drapeau Nordmois?
-Et quoi encore?
-C’est qu’il est votre hôte et toujours chef d’état selon les usages internationaux qui n’ont rien prévu en cas de submersibilité du sus-dit état, d’autant qu’il demeure toujours un ilôt émergé de trois pieds carrés.
-Et bien qu’il aille donc y vivre sur ses trois pieds carrés, si nous passons devant je l’y ferais déposer avec toute sa troupe! Enfin cette farce va-t-elle bientôt finir mon cher ambassadeur?
-C’est qu’il menace d’appeler en phonie la Caisse d’Epargne d’Uügsborgh… s’il découvre que le compte est vidé…
Je le sens ému et pour émouvoir un britannique de carrière il faut un peu plus qu’un krach boursier ou un sacrifice de belle-mère.
-Et bien soit nous ferons hisser votre torchon nous dirons que c’est là mon nouveau pavillon personnel.
-Ah merci Tétesse… véritablement merci, vous m’êtes merveilleusement amical, c’est d’un brave!
Je demeure accoudé au bastingage, réconforté par ce bel élan et dévisageant l’Atlantique, c’est vaste il n’y a pas à dire.
Je suis en pleine évocation intérieure, invocation poético-philosophique lorsque, levant le nez sur les mouettes, surgit devant mes yeux le drapeau tsilongais que l’équipage est en train de hisser. Je fais appeler Strikeman qui surveille l’opération prés de la délégation Tsilongaise au bord du ravissement.
-Ah vous voilà! Dîtes-moi cher Brank ne dirait-on pas… enfin une paire de…
-Mais c’en sont Altesse, adroitement stylisées: une paire de testiculous de bélier avec un membre turgide au milieu: symbôle de force et de virilité du peuple tsilongais agrémenté d’une faucille et d’un pezburn, c’est un outil agricole, je ne saurais en traduire l’utilité, pour marquer son attachement prolétarien à la cause des peuples, au centralisme démocratique, à l’agriculture administrée et à tout ce genre de choses, l’ensemble sur un très joli fond rouge sanglant et…
-Et c’est ce… cette saloperie bolchévico-rurale que vous m’avez faite accrochée… cet ignominie qui voisine avec nos trois couleurs… bleues… ah non là mon cher… non là vraiment…
-Ne vous tourmentez pas outre mesure cher Tétesse. Dés que nous entrerons dans un port nous les masquerons aisément, j’ai l’habitude vous imaginez bien dans la diplomatie, il faut savoir mettre ses couleurs dans la poche, in ze pocket of ze queen’s trousers comme disait mon oncle dans le jardin de ma tante, ce ne sont là qu’enfantillages de peuplades primitives, regardez plutôt comme ils sont contents, ah je ne vous remercierai jamais assez Altesse de…
Je n’entends plus rien de ce qu’il me dit, un vacarme infernal occupant l’air, je regarde sur le pont en dessous, ces p… de nég… les tsilongais s’agitent avec frénésie en tapant sur des bidons d’huile et en vociférant.
Ce pauvre Brank ravi me gueule à l’oreille:
-C’est leur hymne national et révolutionnaire: “la Marche à l’aise” et je me permets de vous faire remarquer chére Tétesse qu’ils la chantent toute entiérement en français pour en marquer uniment le caractère fougueusement révolutionnaire.
Peuple attachant que ces tsilongais… ne puis-je m’empêcher de penser ému en me raidisssant au passage de leur hymne francophonée. (à suivre…)
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Nordnmark one point! by H.T.Fumiganza 18…
27.7.2009 par admin.
Nordnmark one point! by H.T.Fumiganza 18…
1° Juillet
Ah les voyages forment la jeunesse, les voyages officiels forment la maturité officielle, surtout pendant les mois d’été cela a son charme, ne le boudons pas, nous partons (moi seul mais en majesté) la Reine, je crois, un peu jalouse de ma nouvelle popularité a choisi de m’éloigner quelque temps de son peuple, sans doute sur le conseil de ce saligaud d’Urinald fun Froeben.
Elle m’a donc demandé de la représenter lors des cérémonies commémorant la découverte des Iles Futrak, qui sont de nos anciennes colonies du Pacifique, par Hertrude Hertrudutkë l’un de nos plus fieffés navigateurs qui en y arrivant aprés dix-huit mois de navigation pensait avoir enfin découvert là les Baléares où il voulait faire bâtir en prévision de sa retraite de navigateur. Il est à noter (entre parenthéses) que les indiens Futraks les avaient découvertes bien avant tout le monde leurs fameuses îles puisqu’ils vivaient dessus depuis des temps au moins immémoriaux, mais là ça ne comptait pas en droit international.
Hertrude Hertrudutkë pacifia la côte installa trés vite une supérette et un camp de nudistes, un temple et rembarqua aussi vite effrayé par les indiens cannibales très en colère qui venait de goûter au salamis Nordmois et gueulaient qu’on cherchait à les empoisonner.
Une deuxiéme expédition mieux armée pacifia les esprits.
L’on évangélisa les indiens qui devinrent austères et pacifiques, abandonnèrent leurs étuis péniens pour des slips zingués et leurs rituels païens contre des bibles et une assistance obligatoire au prêche.
Bref l’on commença à s’emmerder ferme dans les îles Futrak maintenant boutonnées sévére et celà dura ainsi jusqu’à l’indépendance.
L’indépendance proclâmée un Premier Mai, fut d’office chômée comme à peu prés tous les autres jours de l’année à partir de cette dâte et fut le prétexte à force tripailles, étripailles et fiançailles sauvages.
Aprés bien des errements, au gré des obédiences et des doctrines de ses successifs dictateurs, elles se réveillèrent un jour marxistes, le lendemain maoïstes, puis khadaffistes (une rareté philatélique!) et encore socialistes, la piste était en vue, enfin la bourgeoisie combinardo-révolutionnaire vieillie et l’appareil du Parti unique assagi, bref tout ce petit monde atterrit et se convertit en bout de piste au marché obligataire et au libéralisme interventionniste social de marché comme tout le monde.
Depuis les Iles Futraks se sont enfin accomplies dans une vocation à leur pointure: elles sont devenues un paradis fiscal ouvert à toutes les audaces et improvisations financières où l’on peut monter n’importe quelle société en 13 minutes et un holding fiscal avec 150 US Bananas (la monnaie du cru, ils ont abandonné notre Brelotquë Pacifique pour intégrer la zone dollar).
Comme je le sais fort friand de ce genre de festivités et très décoratif lors des commémorations et activités officielles diverses, j’ai convié outre mon directeur de conscience le révérend père Fulmance des Emplettes, notre cher Sir John Branke à m’accompagner, il a répondu d’autant plus favorablement à mon invitation que sur l’instigation de sa chère Calina toujours en voyage de noces crapuleux toutes ses cartes bancaires et moyens de paiement lui ont été retirés et qu’il se retrouve démuni de tout, ce qui le place dans la plus inconfortable situation pour un diplômate en poste à l’étranger.
Il ne nourrit plus ses invités lors des réceptions officielles que de harengs pommes à l’huile et l’on commence à jaser dans la capitale sur son compte (cloturé!) et un possible rappel de Londres.
Allons nous sommes bien décidés avec quelques uns de ses amis fidéles à le tirer de ce mauvais pas.
Mais justement le voilà qui arrive… à vélo. Mais je ne pense pas que c’est cette fois encore qu’il gagnera une étape de plaine ni même de port car une douzaine de noirs très solides le dépassent sur la ligne d’arrivée qui se trouve être en l’espèce mes chaussures.
-Ah Majesté… Puuf! Puuf! Je crois que vous connaissez N’Gutu N’Gutu le grand leader tsilongais Puuf: Puuuf! je l’ai prié de m’accompagner, ainsi que quelques uns de ses ministres, si vous n’y voyez pas d’inconvénients?
-Ma foi j’en vois quelques uns, mon cher.
Il se rapproche de moi le pauvre garçon et me murmure tout bas:
-Il m’a confié son livret de caisse d’épargne et le budget de l’Education Nationale et en ce moment je ne peux rien lui refuser, si vous consentiez à ce qu’ils nous accompagnent, cher Tétesse… pour me dépanner, il a été très chic, cela fait des années que je lui promets un voyage officiel.
Un voyage officiel clandestin dans le voyage officiel officiel! Tout un programme!
Vrai il commence à m’énerver avec son élevage de tsilongais.
-Eh bien soit, embarquons… embarquons!
Nous embarquons donc à bord du contre-torpilleur Ingmör Bergmön ((1911-1975) Humoriste et pacifiste.)
Eh oui que voulez-vous dans ce foutu pays l’on donne des noms de clown pacifiste à des batîments de guerre.
L’amiral Chips Thör-Balhsen m’accueille à son bord. Je recompte les étoiles sur sa manche, pas de doute il en a au moins deux de plus que moi.
Il est pourtant encore jeune le saligaud. L’humiliation continue.
J’ai pour objectif premier de faire rayonner l’élégance et le prestige français ainsi que d’illustrer au mieux la permanence du souvenir Nordmois en ces contrées lointaines mais mon objectif second est de faire un détour par Miami et d’y retrouver en toute discrétion ma douce Klopilde maintenant Madame Zglissenska (ce qui au féminin ne veut plus rien dire, on l’aura remarqué!) qui aprés ses nôces supersoniques y a repris le cours de ses études supérieures.
Elle a certes promis à la Reine de venir nous retrouver dés la fin du trimestre universitaire mais je compte bien être le premier à la rencontrer dés avant sinon à la féliciter. Elle a quand même quelques explications à nous fournir la tendre enfant, je veux bien être poire mais il y a des limites! (à suivre…)
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Nordnmark one point!17 by H.T.Fumiganza
11.7.2009 par admin.
Nordnmark one point!17 by H.T.Fumiganza
Je dois reconnaître que quand je suis arrivé à la cour, elle m’a fait bon accueil quand tous les autres me montraient triste figure, très bon accueil même puisqu’à l’époque les deux soeurs cultivaient une ressemblance parfaite même vestimentaire et qu’en toute innocence je l’ai honoré de mes hommages vespéraux quelques soirs où je m’égarais dans les couloirs de ce palais trop vaste. Elle s’en amusait, la mutine, avant de se faire reconnaître en riant:
-Moi j’aime ça les français ! Gouaille-t-elle depuis à chacune de nos rencontres, en français dans le texte et en me pinçant les génitoires, c’est très douloureux et plutôt attentatoire à ma dignité, ornement naturelle des devoirs de ma charge, bien heureusement elle vit presqu’à demeure à Saint… Prothez, c’est près de Maubeuge. Toute une histoire: elle s’était trompée de station, elle avait confondu avec Saint Trop’, elle y avait a fait construire sur place une magnifique villa. Et puis les gens de Saint Proth’ étaient “sympas” elle y est restée: “de toutes les façons Saint-Trop’ c’est pas encore assez pour moi!”. Elle y a gagné une pointe d’accent et nous un peu de repos:
-Bonjour tout le monde! Eh ben vous en faîtes une gueule! Bon elle a épousé un plombier polak ‘pas de quoi en faire une maladie! Au moins en cas de révolution il aura toujours un métier lui! C’est pas comme mon bon à rien de beau-frère français!…
Elle plaisante bien sûr, mais cela reste rude à entendre, d’autant que ma carrière d’auteur et d’écrivain est déjà fort heureusement engagée et puis j’ai mes vignobles de Chateau Bonpéze, je suis aussi viticulteur mais de cela j’espère pouvoir en parler plus loin tant l’amour de la terre me tient, je les pilote à distance certes, mais c’est du travail, ne serait-ce que de mettre en marche l’ordinateur avec quoi je communique tous les matins avec mes gens qui vivent à demeure sur la propriété. J’en surveille la bonne marche, regarde la météo, décide de la dâte des vendanges avec mon chef de chais, ni trop tôt ni trop tard, l’an dernier j’ai choisi le 23 Juin, humblement je le reconnais le millésîme a de l’apreté mais point tout le corps nécessaire, c’est un métier en même temps qu’un art.
-Moi j’aime ça les français ! Regouaille-t-elle en re-français dans le re-texte et en me re-pinçant les re-testicules.
-Ouaaaaillle! Balbutiai-je, ce qui n’est pas dans mes habitudes mais là elle m’a eu par surprise.
-D’ailleurs c’est très bon tout ça, ça fait de la pub pour le royaume et puis tu te souviens de ce que répétait notre père:”Mes filles surtout aèrez notre dynastie, ça pue le renfermé là-dedans, mariez-vous loin des vos cousins!”
Pour sa part elle exauça parfaitement la recommandation paternelle puisqu’ à ce jour elle s’est mariée six fois dont deux avec le même personnage un play-boy hindou … et bégue: Bobby Rawanalbajpout:
-Sans compter qu’ils ne sont vraiment pas chers les natifs d’europe centrale! Moi je ne prends plus que des gigolis slovaques, vrai on les a pour rien et quel travail ils vous font, il faudra que je vous présente Slobomar!
-Rien ne presse ma soeur. Lui dit la reine en se levant pour rejoindre Fun Froeben et commencer sa journée comme tous les jours. Il est neuf heures et quart. Elle se dirige vers la pointeuse qu’elle a faite installée à grands frais à l’entrée de la salle du trône par souci de transparence démocratique:
-Kling!Plonk!Tchaac!
Et elle plante dans l’unique case du tableau sa fîche.
Cela ne plaît pas trop à tante Gui-Guittkë la démocratie appliquée et arachnéenne.
-Toujours aussi bêcheuse et ramenarde celle-là! C’est pas tout d’être reine il faut encore être aimable! Quand je pense que j’ai raté le poste à dix minutes prés! Enfin c’est des obligations d’un autre côté… et des emmerdes. A propos les enfants je vous invite pour les vacances scolaires dans ma nouvelle villa, j’ai fait construire dans une station branchée très courue: Cibiza!
-Tu veux dire Ibiza Tantine, en Espagne?
-Non, non Cibiza et c’est en Roumanie, une ville minière je crois.
La pauvre fille s’est encore trompée de villégiature!
-Regarde tantine ils ont sorti une nouvelle sextape de toi sur Internet! S’écrie le cher Ulriktkë en brandissant son portable.
Elle regarde la chose:
-C’est un vieux truc ça! Ma seconde nuit de nôces avec Rawa: j’avais gardé un tel souvenir de notre nuit de nôces inaugurale que j’ai voulu y goûter encore une fois! Ah mes enfants en cinq ans il avait beaucoup baissé! Il était devenu tout mou du bas! Va mon neveu ça vaut pas une branlette! je t’enverrais plutôt les essais que j’ai fait dans mon jeune temps en Suéde pour une série documentaire d’éducation sexuelle. C’est dommage c’est jamais passé à la télé pourtant j’étais très bien là-dedans et il y avait plein de trucs astucieux et de conseils de bonne femme. Bon je vous quitte j’ai garé mon vélo en double-file et les flics d’ici sont tellement chinois!
-Ils font leur travail. Assénai-je doctement pour l’édification de tous et de chacun.
-A propos de travail ne te surménes pas trop toi grand con!
Elle m’agace, celle-là aussi, autant que l’autre, sa jumelle régnante, c’est fou ce qu’elles m’agacent toutes!
-Ah j’oubliais Môm a terminé sa cure de désintoxication, elle devrait passer vous voir, allez ciao tutti!
Môm c’est la reine-mère Petardtkë de Nordnmark, une vieille barcasse octogênante, calfatée de partout, grande buveuse depuis son veuvage, dire si elle a acquis quelque expérience et tout à fait impossible à vivre!
-Bon c’est pas tout ça moi il faut que je fasse ma valise, demain j’ai visite officielle! Annonçai-je en m’éloignant.
C’est la vérité la plus pure je pars en représentation dans nos anciennes colonies et je bénis la coincidence qui m’évitera le voisinage avec le vieux tromblon. (à suivre…)
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Nordnmark one Point! by H.T.Fumiganza 16…
26.6.2009 par admin.
Nordnmark one point! 16 by H.T.Fumiganza
30 Juin
Je suis dans la sidération la plus compléte, ma Klopilde, ma douce, ma virginale et candide, ma luminescente Klopilde, qui poursuit des études de Coiffure Internationale à la Puff and Surf University of Florida’s Bitch s’est mariée ce matin à Las Vegas avec un plombier polonais rencontré dans les toilettes de l’aéroport international de Vancouver où semble-t-il elle était en transit et lui en mission.
C’est l’agence de presse du Royaume, l’Agence Fröders qui l’annonce.
Sa mère est effondré, ses frères sont effondrés, je suis moi-même debout mais largement fissuré dans mes certitudes. On l’imaginera sans peine.
Que d’interrogations m’agitent: mais pourquoi aller si loin pour ça ? Des plombiers polonais il y en a partout en Europe, non ? Il me semble enfin oui.
Et que faisait-elle dans les toilettes de l’aéroport de Vancouver?
Et pourquoi Las Vegas pour une union ? Quand nous avons ici un certain nombre de cathédrales certes protestantes mais en parfait état de marche, lors de la prétendue Réfôrme les églises catholiques du Royaume ayant été rasées, ruinées ou laissées à l’abandon, sans doute par esprit de tolérance, mais malgré tout il eut été tellement plus agréable que les épousailles se fissent en famille et en même temps avec une certaine pompe (… mais de préférence sans le plombier!), d’autant que je me serais arrangé pour que le Père Fulmance Des Emplettes leur refile une petite bénédiction au passage Et puis… et puis que je sache la douce enfant ne parle point le polonais.
La famille est réunie dans la salle du Breakfeast de nos appartements privés du Palais et nous attendons, fébrilement les nouvelles, elles arrivent hélas portées par Urinald Fun Froeben comme autant de coups de canons démantelant la forteresse austère et que nous croyions inexpugnables de nos principes:
-Ce p… de s… d’o…. de Polak est divorcé trois fois et il a sept mômes! Ce Monsieur Lopeck Glissenski, c’est un nom parlant, a fait de la prison en Turquie pour trafic de blondes (Dieu merci Klopilde est auburn!) et en Polakie pour proxénétisme aggravé. M’écrié-je sans me départir totalement de la maîtrise de mes nerfs.
-Oui ce monsieur nous semble être un triste individu en vérité! Conclut Gretaetkë en se resservant du thé.
-Mummy je crains qu’il ne nous faille déshériter cette pauvre Klopilde et la retirer de la liste de succession au trône. Propose Koonrardt désespérant de calme dans son uniforme, et tout en beurrant sur les deux faces et les côtés (c’est un perfectionniste!) sa biscotte.
Ce qu’il peut être agaçant ce môme parfois!
-Tu vas te taire petit Koon! Explosé-je.
-Je vous rappelle Monsieur le Prince consort que vous vous adressez au futur et prochain souverain de Nordnmark.
-Pas si prochain que celà mon fils! Rectifie la reine en lui allongeant une baffe qui propulse sa biscotte beurrée sur le plastron de son bel uniforme.
Il faut reconnaître à ma Poupetkë un don quasi surnaturel, elle a toujours eu une trés bonne droite, pour apaiser les conflits et corriger les insolents.
-Vous énervez pas boyz’d'girlz, intervient mon brave Ulriktkë en slurpant plus que nécessaire son chocolat et en dévisageant son téléphone portable, quand elle en aura marre la Klo-Klo elle divorcera de son vieux et personne en parlera plus!
-Dois-je vous rappeler monsieur le Prince héritier en second que notre soeur est troisiéme dans l’ordre de succession et que s’il nous advenait quelque adversité, elle aurait à régner sur notre Royaume. J’imagine mal un plombier polonais en Prince consort, il est vrai qu’il est des précédents qui peuvent autoriser toutes les audaces et…
Avant même que cette petite peste de Koonrardt eut terminé sa phrase qui s’annonçait comme possiblement désobligeante à mon endroit ma Poupetkë lui en a retourné une seconde qui envoie la biscotte qu’il beurrait sur le col de son uniforme .
Il se léve toujours maître de lui et glacial mais avec de meilleures couleurs aux joues, des biscottes beurrées plein son uniforme et une trés chouette casquette sur le chef.
Il a de l’allure le fiston, il tient de son père.
-Majesté je demande la permission de me retirer dans ma caserne !
-Ta caserne? M’interrogeai-je de vive voix.
-Notre fils fait son service militaire mon ami. Me renseigne la reine.
J’avais complétement oublié, c’est pour ça qu’il est en uniforme, il faut dire aussi qu’il est plus souvent au Palais qu’à sa caserne.
-Tu ne sers pas dans la Marine au moins fiston ? Lui demandai-je un peu inquiet en lui tapotant paternellement l’épaule.
-Non dans l’armée de l’air.
-Ah je préfére. (Il faut dire que jusque là je ne leur ai jamais vendu de zincs). Allez amuse-toi bien petit Koon. (C’est son diminutif familial) Lui dis-je en l’embrassant sur le seuil du couloir, je l’accompagne du regard jusque dans les escaliers quand soudain retentit derrière moi un voix familière, oh tellement familière!
-Alors grolartkë tu as des nouvelles de la petite? Toi tu as encore pris du bide !
Cette voix tintammarante et boulevardière c’est celle de son altesse royale la Princesse Birgitkë de Nordnmark, pour les intîmes (et ils sont nombreux!) et le bon peuple Prinzipin Gui-Guitkte, la soeur jumelle de la Reine, née seconde elle n’eut pas droit au trône. Au naturel: une nature! Elle a longtemps défrayé la chronique du gotha par ses frasques et fait la une des journaux à scandales et autres pipolades, aujourd’hui elle est un peu comment dire? “rangée des voitures.” (à suivre…)
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Nordnmark one point ! 15 by H.T.Fumiganza
30.5.2009 par admin.
28 Juin
Hier soir aprés la lecture qu’il avait faite à la reine, et à moi-mâme, des souvenirs assez emmêlés d’un ex-chasseur alpin savoyard fort querelleur, qu’on en juge plutôt: le bonhomme avait successivement fait la guerre aux allemands, aux français (pétainistes), aux japonais, aux indochinois, aux coréens, aux algériens et pour finir il s’était re-colletés avec les français (gaullistes cette fois) sans doute faute d’autres candidats, le cher Petcho Larigaïe m’a demandé un entretien particulier. La Reine avait apprécié la lecture, tout en écoutant elle tricote des côtes de maille pour les armures des collections du Musée Royale de Boeuren, c’est un délassement pour elle.
J’opinai à la demande de ce cher Petcho et nous nous isolâmes dans mon bureau:
-Voilà j’ai caus… réfléchi à votre affaire Monseigneur et les ordr… mon opinion est que vous devriez accorder une audience à Erikten-Baxstaard ur Kingofzethof je me suis un peu entretenu avec lui, il est dans les meilleures dispositions à votre endroit!
-Êtes-vous fou mon cher Larigaïe. Kingööfzetof est de la dernières extrémitude, je ne saurais m’associer à lui non plus qu’à son mouvement le NFSN Natziunal Flankj Semultkë Nordnmarken.
Il me faut préciser pour ceux qui ne sont point au fait de la politique du Royaume que Baxstaard ur Kingööfzethof surnommé Erik le Mauve (Erikten Ôg Mövtkë) du fait de sa face souvent colorée a une vision assez extensive et somme toute désuéte du royaume, pour lui les frontières naturelles du pays devraient être la Mongolie extérieur et Majorque sous le prétexte que “nos” ancêtres les… vikings étaient d’impénitents touristes… et qu’il posséde une villa en Espagne.
Baxstaard ur Kingööfzethof appartient à l’une des plus anciennes familles du Royaume, les Kingööfzethöf étaient les seigneurs du Thöf l’une des provinces les plus septentrionales du Royaume, l’un de nos grands feudataires. Son ancêtre fit allégeance au légendaire Roi Bromurtkë I° le fondateur de la l’actuelle dynastie aprés un tournoi de Petantktkë acharnée. La Petantktkë était l’un de ces âpres et physiques jeux féodaux où les combattants après s’être convenablement saôulés de Pernovit (jus de crâne d’importation pressé et fermenté) s’affrontaient en se lançant des sortes de boulets ferrés à la figure, le premier qui parvenait à en faire pénétrer un dans l’orbite de l’adversaire avait gagné (un voyage à force de rames en drakkar en Seine Maritime tous frais pillés!), l’ancêtre d’Erik le Mauve y gagna sur le champ le surnom de Guttfriedt le borgne et se mit au service du roi Bromurtkë, depuis ses descendants s’étaient toujours fait tuer avec une grande assiduité et une parfaite ponctualité dans toutes les guerres qu’avaient organisées ou subi le Royaume.
Ainsi que je l’ai noté plus haut leur province du Thöf est la plus nordique du Royaume, la plus arriérée aussi, il faut dire que ces braves gens ne voient du fait de la latitude où ils se trouvent le jour qu’une heure par jour les mois d’été, un quart d’heure l’hiver et pas du tout les années bissextiles.
Il y fait si froid que le château seigneurial des Kingoöfzethöf est une sorte d’igloo en glace de 345 chambres qu’il faut rebâtir chaque hiver car il fond à peu prés complètement au printemps à la fonte des neiges, le plus soufflant c’est qu’ils le rebâtissent au complet chaque année depuis cinq siècles au moins.
Descendant d’une race aussi offensive, ce qu’il faut bien appeler la décadence du royaume l’a conduit aux pires extrémitudes de pensée et d’action, l’on ne compte plus les bureaux de planning familial incendiés par ses soins ou ceux de ses affidés du NFSN, les présentateurs tévés empalés et les féministes violentées. Homophobe, raciste, intolérant, discriminateur fanatique, centristophage, guerrier, patriote, machiste et fier de l’être il est l’épouvantail planté au milieu de ce parlement de chapons, de ce parquet de volailles. De temps en temps il se présente même en armure et masse d’armes aux séances et défenestrent au hasard l’un de ses collégues centropathes.
Il a été jugé plusieurs fois pour de tels faits, emprisonné, il en est toujours ressorti au meilleur de sa forme et plus décidé encore.
Nos tribunaux le condamnent, nos élîtes le condamnent, nos journalistes le condamnent et notre peuple le plébiscite.
Quoiqu’on en juge nos populations sont vikings et je ne pense pas qu’elle aient gagné quoique que ce soit à la civilisation industrielle dans l’ordre des qualités humaines, ils étaient courageux jusqu’à la folie, ils sont consentants jusqu’à la mort. Ils croyaient à des Dieux pragmatiques et légendaires, frères d’armes dans leurs conquêtes, on leur demande de rester parqués toute leur existence et de croire à des légendes sans dieux ni volonté. Comment ne point se rebeller
Son parti, très populaire dans le Thöf est représenté au Parlement par leur chef unique… et solitaire, ces messieurs du gouvernement ayant décidé iniquement de restreindre la représentation parlementaire de la province à un unique siége de député.
Malgré quoi le Nordnmark est un pays authentiquement démocratique comparées aux foutrocraties européennes où quelques personnes décident démocratiquement de ce que toutes les autres doivent penser et il ne viendrait à l’idée de quiconque ici de lui interdire la parole et le débat.
Et puis il exsude de sa personnalité pétaradante et fuliginante un traumatisme collectif enfoui mais profond quant à la destinée du Royaume, nous sômmes au même tître que l’Autriche ou la Turquie un ex-empire, l’on pourrait penser que nous fûmes soudain abandonné par la Providence, autrefois puissant, fédérateur de toutes les peuplades vikings, étendu, le plus étendu des contrées septentrionales, le pays a perdu les quatre-cinquiéme de son territoire à l’avant-siécle dernier, entre les guerres napoléoniennes et les émancipations successives de nos provinces muées en voisins morgueux, nous avons été quittés par à peu prés tout le monde, funeste destin, il ne nous est plus demeuré que ce rataillon, ce bout de couenne qui flotte dans un brouet de liberté sexuelles, morales, sociales, individuelles, de toutes les fausses libertés et vrais égoïsmes dans quoi tombe une nation lorsque elle n’aspire plus à être une puissance.
Et pour clôturer le triste inventaire avant une quasi liquidation, notre voisin allemand nous avait confisqué une province entière après une guerre malheureuse imprudemment déclarée au saut du lit par le Roi Berthild XXII dit Berthild Ôg Pritentiardtkë (Berthild le Présomptueux) dans les manuels scolaires et selon le jugement populaire Hert Kondj Berthild soit “ce couillon de Berthild”..
Depuis le pacifisme régne sur les âmes plus encore que la Reine.
Je réfléchis un court instant, je l’ai dit, ce Petcho Larigaïe m’a toujours été de bon conseil:
-Eh bien soit j’y consens, organisez mon cher une entrevue mais discréte, précisément et exactement discrète… mettons sous quinzaine… mais pas le 17 j’ai revue navale.
J’adore les revues militaires et lui-même les prise beaucoup mais dans ce pays neutre et pacifique, inhibé quoi c’est presque un blasphême d’en organiser, mais là ils ont fait une exception c’est le tri-centenaire de je ne sais plus quoi, une victoire navale contre les français sans doute et puis je compte bien placer à l’occasion le porte-avions de ce cher John-Branke à la Reine: une revue navale sans porte-avions c’est petit. (à suivre…)
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