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Archive de la catégorie Journal de la France de pendant par François F. soumis

DSK m’a baiser ! Lofti Benayak

DSK m’a baiser !

Journal de la France de pendant par François F. soumis.

Chronique du Conquennat . 22. Lofti Benayak.

Mon maître infaillible m’attendait sur un banc à la gare de Differdange au Luxembourg près de la frontière, il avait un béret sur la tête et il s’était laissé pousser la barbe.

-Ben qu’est-ce qu’il y a?

-Oh putain je crois bien que j’ai honte ! C’est la première fois ça m’était jamais arrivé avant ça ! Je savais même pas que ça existait

-Bah c’est pas la première fois qu’on se prend une tremblée, on s’en remettra comme des précédentes.

-Mais aussi tout ça c’est à cause de ce con de Puga mon nouveau chef d’état-major particulier, tu sais ce que c’est son chef d’état-major c’est un peu comme un kleb, on s’attache on lui confie ses problèmes, moi j’aimais bien le soir près du feu lui causer, on lui caressant le képi…

-T’as de la chance moi j’ai hérité du frère à de Villiers, j’ai pas intérêt à lui toucher le képi, un aristo à la con c’est qu’il me mordrait, il me traite comme la concierge de Matignon ah il faut voir comment il garde ses distances… mais tu me disais la Libye…

-J’ui en ai causé, j’ui ai dit les méchancetés qu’il m’avait fait le bédouin et comment chez Dassault y veulent plus rien me donner, et quand même les com’ pour un président ça représente les trois-quarts de la paye c’est pas avec ce que me donne ce con de Bolloré sur ses putes africaines… j’ose même p’us ouvrir mes relevés de compte en Suisse, mon dernier samedi à Paris au Shopi c’est encore Carla qui avait payé, j’avais honte ‘t’imagines pas. Bref je raconte mes malheurs à mon chef d’état-major, un tradi ras du béret et il me dit :

-Mon Président y faut-t- y aller !

-Il faut te dire qu’avec lui y faut-t- y aller tout le temps, y tient pas en place ce garçon c’est un exalté !

-Je t’avais pourtant dit de surtout pas sortir l’armée et qu’on aurait l’air de cons! Dés qu’on leur retire les housses ça rate pas.

-Mais c’est l’autre allumé qu’y me poussait :

« Mon Président avec les ‘tits gars on vous plie ça en 48 heures. Voyez, je prends par les Alpes façon Hannibal, je rabats sur Malte et après y a plus qu’à pousser… vo-yions un peu les états de matériel et d’effectifs… chic aujourd’hui c’est spaghetti à la Bolognaise… non ça c’est le menu de la cantîne des génés…

-Eh la soupe est bonne?

-Formide mon Président grâce à vous, c’était dans le livre blanc, on l’a rénovée entièrement la cantîne des généraux et on lui a ajouté une douzaine de salles c’était pas de trop … bon je disais les états… impeccable on a de dispo deux rafales lanceurs de gaufres et trois chenillettes à friction plus quatre sections d’aides ménagères-parachutistes au complet, ah votre réforme Mon Président ça a été une grande chose, comme toutes vos réformes d’ailleurs, on a fait le ménage dans tous les coins et depuis l’armée française ça brille de partout; c’est petit d’accord mais alors ça sent le frais et bref on est bien chez soi ! »

-Mais mon général il ne serait pas préférable d’être bien chez les autres, c’est pas à çà que ça sert une armée.

« Justement ça Mon Président sur ce coup on va leur montrer qu’on s’exporte. »

-Ah ça pour une démonstration, ça a été une belle démonstration. Écoute, c’est fini, maintenant tu ne vas pas rester là ! Qu’est-ce que tu vas faire ?

-J’y ai pensé je vais monter une radio comme l’aut’grand con en 40… Ça sera pas Radio Londres mais Radio Luxembourg vu que…

-Tu sais je crois que ça existe déjà… écoute j’ai causé avec Mouammar il t’en veut pas, il dit qu’il a jamais autant rigolé, il pense même à nous acheter des avions et des munitions, tellement il a eu honte pour nous, et puis il m’a demandé de lui prêter des hommes pour le défilé, vu qu’y sont pas assez nombreux…

-Le défilé ? Quel défilé ?

-Béh celui de la victoire… enfin pour lui… pour nous ce serait plutôt celui de la défaite … mais enfin reviens tu risques rien les frontières sont pas gardées, ils occupent un minimum, la rue Montaigne, Fauchon, Lasserre et un petit bout du 8° arrondissement d’ailleurs il a eu un joli geste, Mouammar il veut aussi équiper en Toyota nos gendarmes pour qu’y se chargent de l’occupation… ça l’emmerde, y veut pas s’occuper d’occuper. En attendant il nous fait la paie.

-Et tu es prêt à accepter ça; mais t’es un vrai collabo. Je t’ai vu à la télé suisse quand tu es venu plier les genoux devant lui sous l’Arc de Triomphe pendant qu’il préparait son méchoui sur la flamme! Quand je pense qu’avec le coup que j’avais monté, mon opération DSK j’allais être réélu les doigts dans… la braguette.

-Justement tes méthodes de Guéant…gster ça commençait à sentir et même à incommoder, Mouammar, lui il est popote, très attaché aux vraies valeurs: la dune ne ment pas… Razzia, Famille, Tribu… presque traditionaliste…

-Ah ne me parle plus de ces cons-là !… quand même je l’aurais bien niqué le gros Khan…

Il avait repris son sourire vicieux et je n’ai pas tenu devant tant d’injustice, j’ai fondu en larmes.

-Jamais ! Jamais je ne te pardonnerai ce que tu lui as fait !

Et je lui frappais la poitrine de mes petits poings, j’étais hors de moi, presque décoiffé, c’est dire.

-Mais ma parole… mais on dirait…. mais tu l’aimes.

-Oui je l’aime… et même j’attends un enfant de lui… Il est brutal, grossier, cynique, lâche, sans éducation, dominateur, foireux, grotesque tout ce qui me plaisait chez toi je l’ai retrouvé chez lui… je l’aime oh oui je l’aime! Je lui appartiens, il est mon maître!

La Révolution deux boules 1/1 Lofti Benayak

La révolution deux boules 1/1 Lofti Benayak
Journal de la France de pendant par François F. soumis

Quand on est monté en courant dans Air Gland One l’avion de mon futur ex-maître regrettable, ça commençait vraiment à chauffer, aux dernières nouvelles Bayrou avait pris le pouvoir à la tête d’une junte centriste, Villepin venait de se faire couronner empereur des français à Charenton, Boorloo occupait le palais Bourbon, enfin il tenait la buvette et c’était sa tournée, Delanoé s’était réfugié dans une sanisette du Bd Saint Germain avec des troupes fidèles, 150 chargés de mission de la Mairie de Paris fanatisés qui avaient dit qu’il faudrait leur passer sur le corps avant de pouvoir passer sur le corps de leur maître et Ségolène Royal voulait brouter les anglois .
Les enfants dans les rues défilaient avec leurs professeurs en portant de grandes banderoles sur quoi était inscrit : « Raivaulussion mintenon »

Mon maître ex-considérable était lui en pleine extase, je m’interrogeais avec le Père Laridondette qui avait embarqué avec nous, il était de passage à Matignon quand les … « les événements » s’étaient déclenchés :
-Ton ami François me semble avoir pris des substances illicites autant qu’hallucinogènes ? Je t’assure qu’il n’est pas dans son état normal.
-Il n’a pas d’état normal mon père.
J’allais m’asseoir sur un tabouret à côté de lui dans la salle du Trône qu’il avait faite aménager en avant de l’Airbus, de fait il semblait, malgré tout ce qu’il se passait, étrangement transporté (alors que nous n’avions pas mâme encore décollé !).
-Euh ça va bien ?
- Jamais je ne me suis senti aussi bien. Tirer sur la foule ah tu peux pas savoir c’est vraiment un accomplissement pour un homme d’état! Tu connaîtras jamais ça toi ma pauvre Pinouillette! Ah mais ce que c’est bon putain j’en bande encore ! Sauf que la deuxième fois les CRS ont pas voulu.
-C’est tout à leur honneur.
-Mais non ils voulaient qu’on leur paie une prime de carnage et qu’on double les paniers-repas.
-Quand même ça n’a pas arrangé les choses.
-Mais ça n’a rien à voir, les américains voulaient lancer un nouveau produit sur le marché de la démocratie light après la révolution du jasmin, la révolution orange, la révolution deux boules, deux parfums pour pays développé en voie de tiers mondisation et c’est l’ex France qu’ils ont choisi, c’est mon chef de zone de la CIA qui m’a prévenu du début de la révolution vanille-fraise, c’est le nom qu’ils ont trouvé, ce tantôt, d’un côté c’est plutôt flatteur, d’un autre c’est emmerdant au possible j’aurais bien fait un second conquennat moi, bon on va aller à Bruxelles voir mes chefs… non pas ceux-là d’autres… on va prendre les ordres et s’il faut revenir pour re-tirer sur la foule on y retourne.
Cela lui avait vraiment plu et il eut alors ce mot historique :
-Je reviendrai sur les ailes des flics.

Mais arrivé à Bruxelles ils ont pas voulu qu’on atterrisse vu qu’on venait de passer ennemi du peuple, régime honni et tout le reste, fallait voir comment les journalistes de l’ex-télé d’état dont l’Elise Lucet/Sucet (Aspirant Assec dans la résistance) nous savonnaient le portrait, elle se croyait revenue en 2002 au 21 Avril quand sur les barricades montés par le pouvoir en place elle s’illustra comme l’on sait la poitrine offerte au Fachisme.
Après deux heures de vol on a demandé à atterrir en Italie mais Berluscono venait de s’enfuir dans son Boeing (le traître vendu aux américains !) pour Doubaï.
-Pas con ça Doubaï… Cécilia m’a dit que c’était génial pasque les magasins étaient ouverts le Dimanche… en revanche le vendredi ils sont en panne ‘sais pas pourquoi. Tiens ça tombe bien je crois que c’est le Festival Mondial du Shoppingue en ce moment ça va nous détendre. Va pour Doubaï.
On a même fait la course avec Berluscono, son Boeing a gagné il avait deux réacteurs de plus pour nous consoler très sport il a envoyé un message
« L’ex président du conseil Berluscono invite l’ex-président français à une partie de banga-banga sitôt atterri au Sheraton qu’il vient d’acheter.»
Mais il y avait déjà en stand-by les avions de Moubarak, Albert de Monac et la grand duc du Luxembourg qui tournaient depuis une heure, ils ont un parking airport à dictateurs à Doubaï et on a été détourné sur Oman.

Me rappelant soudain que j’étais premier-ministre soit la plus haute autorité après l’autre nain minable, pestilentiel dont je le rappelle j’avais toujours combattu le régime honni, à la tête de mon réseau de résistance Consternation Sud j’avais même saboté son bain à remous au péril de ma vie (quelle châtaigne !) mais je le raconterai plus tard dans mes mémoires de combat.
Je décidai donc de débarquer subrepticement en prétextant l’achat de journaux et de confiseries :
-Prends-moi des Nuts ! Furent les dernières paroles historiques que j’entendis proférer par mon ex-maître excrémentiel.
Je regardais la télé dans le hall arrivals ou departures.

En ex-France les choses évoluaient, la glorieuse révolution des fonctionnaires vivait des heures exaltantes. A l’éducation nationale on discutait ferme pour savoir si les heures de révolution seraient bien payées et les syndicats de lycéens demandaient une suspension des interros zécrites jusqu’à l’aube du jour radieux afférent à la susdite glorieuse révolution, la formation d’un comité de Salut Publique siégeant jour et nuit se heurtait au problèmes des heures de nuit, des repos compensatoires et des 35 heures.
Mélenchon-Tinville nouvel accusateur publique avait mis la main sur une vieille guillotine et en essayant de la faire fonctionner il s’était coupé l’annulaire :
-Cela ne fait rien citoyens il me reste mon pouce à mettre dans le fondement des ci-devant. Commenta-t-il spirituellement.
Il avait fait établir une liste d’aristocrates politiques susceptibles d’amortir par leur légitime décollation la remise en état de sa guillotine par le Mobilier National: Giscard d’Estaing, de Villepin, Chodron de Courcel, Donnedieu de Vabres malheureusement en consultant l’association de la noblesse française on découvrit que pas un n’était authentiquement noble et impossible de mettre la main sur de Villiers qui changeait de bistrots trop souvent.
Alors il avait proposé de guillotiner du ci-devant par ordre alphabétique en prenant le bottin, un exalté ce garçon, quoique heureusement, je le découvrais, fonctionnaire lui aussi.

Je prenais le premier vol de retour pour Vichy où je retrouvais Rachida Dati alias Caporale Pompette dans la résistance:
-Tiens tu as changé de coiffure !
-Ils m’ont tondu les salauds !
Avec quelques complicités essénecéfistes je remontais de manière incognitesque sur Paris où je découvrais sans étonnement excessif que la révolution était … en grève.
Les conditions de travail révolutionnaires, les sous-effectifs révolutionnaires et le problème des RTT révolutionnaires en étaient le .prétexte ainsi que la cantine du comité révolutionnaire (et dix de der !) qui laissait à désirer.
Sur le pont de l’Alma, dans les bras du zouave une fille enroulée à poils dans un drapeau rouge éternuait, je me pensais: les connes s’enrhument c’est bon signe l’hiver revient.
Avec l’aide de deux compagnies de nageurs de combat, tout ce qu’il restait d’opérationnel dans l’armée française, je repris démocratiquement le pouvoir par derrière, cette chère Marianne en avait pris l’habitude, fis noyer Mélenchon et convoquais les français aux urnes.

Jean-Louis Debré après avoir fait et refait ses additions à la main dévoila les résultats que je lui avais communiqués par avance et proclama « plésentement élu Monsieur Laurent Gbagbo », une idée à moi qui résolvait deux problèmes en même temps.
Et derechef (et même un petit peu avant) en tant que représentant de l’ethnie majoritaire Blankoué je me retrouvais premier ministre, en charge du Ministère du Cacao, le plus important selon ce cher Lolo qui se révélait beaucoup plus calme et facile à supporter que son histrionique prédécesseur… honni, sa femme Simone prenant la tête du ministère des Corn-flakes beaucoup plus lucratif car soumis dés le lendemain de sa nomination à un contingentement douanier, pour ma part je n’avais qu’à visiter les plantations de café et de cacao pour veiller sur les récoltes ce qui du moins en France métropolitaine ne me semblait pas représenter une tâche trop écrasante.

Pipôle Emploi 1/1 par Lofti Benayak

Pipôle Emploi

ou la nouvelle vie d’Eric Woerth

1/1 Lofti Benayak

C’était ma première fois, la première fois que je pointais au chômage chez Pôle Emploi, la première fois aussi que je ratais ma vie, moi qui avait toujours été un bon élève, bien noté, docile à tous, suivant la consigne, apprenant le règlement intérieur par coeur, je m’étais fait virer de tout, d’abord du gouvernement puis de mon mandat de député-maire et enfin de celui de mari, ma Florence s’était faite la malle la semaine passée, elle était repartie en Suisse avec notre ultime carte bleue.

Il faut dire aussi que je me rasais plus, je me levais à midi depuis que je couchais dans le clic clac de l’entrée, Florence voulait faire chambre à part,dans un F 1,5 c’est pas commode, elle me traitait de raté, de couille molle, de… de centriste ! Elle avait raison je bandais plus du tout, elle me faisait tellement pitié quand je la voyais partir au petit matin avec son sac prisunic années 70 et ses bas à varices pour prendre son RER, on habitait maintenant au Val Fourré dans les grands ensembles.

Comme tous les politocards français dans la débine, je m’étais pointé à l’ambassade des Ztas-Zunis voir si je pouvais pas y récupérer un p’tit quéque chose, petite pension d’agent dormant de la CIA, emploi protégé à la Banque Mondiale, après tout là aussi j’avais toujours été bien obéissant et serviable mais le troisième adjoint du quatrième conseiller m’avait vite fait comprendre que d’après eux, je n’avais pas beaucoup d’avenir en me refilant un carnet de tickets de métro et une caresse sur la truffe.

En attendant mon tour d’être reçu par le conseiller, avec mon ticket numéroté, j’avais le n° 1256893256356, je me disais que quand même j’avais fait une bonne réforme de l’ANPE en créant le Pôle Emploi, c’était vraiment plus humain depuis qu’on avait mis des plantes vertes et des distributeurs de croquettes et d’eau fraîche pour les chômeurs en fin de droit !

Je me souvenais des suggestions sociales de l’autre nain suprême qui m’avait pris à part après un conseil des ministres pour m’expliquer qu’il valait mieux parquer les chômeurs en sous-sol à cause des odeurs.

Enfin après pas plus d’une demi-douzaine d’heures d’attente et soixante-quatorze changements de fesse ça a été mon tour.

La conseillère (c’était un fonctionnaire femelle je l’ai reconnue aux oreilles qui sont moins rouges et moins développées que chez le mâle et à la cravate tâchée que la femelle ne possède pas!) a vite fait mon bilan d’employabilité en tapant sur son clavier :

-Bon écoutez… taptap…, Monsieur Worth, on vous a déjà proposé deux emplois qui correspondent à vos compétences et vous les avez tous deux refusés… taptap…

-Maître-chien dans un hyper Auchiottes et cariste manutentionnaire chez Shopi(ne), j’ai une agrégation de déconométrie appliquée, un DESS de droit de l’arrivisme et un MBA d’affairiste-comptable,

-Taptap… de toutes les façons on a pas d’emplois dans la finance… taptap…

-J’ai été trésorier de parti politique…

-Oui ben justement, le jonglage alors vous connaissez un peu… taptap… pasque je peux vous proposer un emploi de clown d’ambiance… taptap…

-Clown d’ambiance !

-Je vous rappelle que si vous refusez cette troisième offre vous allez être radié définitivement.

Putain ça aussi c’était dans ma réforme avec les brumisateurs et le kit d’insertion dans la vie professionnelle pour les jeunes employables (une paire de gants jetables et un tube de vaseline !).

-En plus je vous offre un CDI de la Mairie de Paris… taptap… c’est du sérieux ça, sans compter que vous pouvez très bien y faire carrière… taptap… vous z’êtes vraiment pas malien ?

-Ah je vous en prie restez correct.

-Non pas malin, malien, pasque j’aurais pu vous mettre à la Propreté sans quoi… taptap… ramasser les poubelles…

-Je ne suis pas du matin, demandez à Florence mon… épouse … snif ! snif !

-Bon alors vous commencez la semaine prochaine comme adjoint de clown d’ambiance… taptap… vous avez droit à une formation qualifiante de 45 minutes un panier repas… taptap… à une prime de maquillage, les chaussures, le costume et le nez rouge sont fournis.

-Eh ça consiste en quoi clown d’ambiance ?

-Vous êtes chargé de remettre de l’ordre sur les trottoirs envahis par les fumeurs et de leur mettre la pression… taptap…

-Alors si je comprends bien, clown c’est un peu comme flic maintenant ?

-Taptap…

J’ai quitté Mademoiselle Taptap sans regrets et deux jours après j’ai suivi la formation qualifiante, on nous a expliqué que l’idée c’était de faire régresser le sociopathe jusqu’à en faire un gamin pétochard et punissable, que l’on avait délégation d’autorité pour dresser contravention, faire panpan-cucul ou mettre un mot aux parents et que ceux qui rentreraient pas dans le schéma pourraient être mis en garde à vue pour une période de dix ans reconductible dans le cadre de la lutte anti-terroriste au titre de rébellion à clown assermenté dépositaire de la farce publique.

La première fois on est monté au front de l’hygiène morale, un peu crispé, on appréhendait derrière le maquillage on était pas fiers, on craignait Verdun, la Côte 204 remontée boulevard des Batignolles. Vingt années auparavant c’est comme ça que ça serait terminé ces grotesqueries, on se serait fait casser la gueule joyeusement, ils nous auraient déguisé en poupée de bord et défenestrer allégrement les parigots haute époque, là rien, presque pas de protestations quand ils voyaient débarquer la section de nez rouges, quelques meuglements et c’était tout, après on les manoeuvrait comme un troupeau de broutards reniflant le pavé, apeuré et bientôt affolé.

Finalement le boulot me plaisait bien, flic ça a quand même des avantages, c’est comme jeune de banlieue, on prend son pied en voyant la trouille dans les yeux de l’usager et puis il y avait le côté transcendantal, croisé de l’empreinte carbone, nouveau saint Graal .

C’est dans cet état tout proche de l’illumination, que deux mois après je me suis retrouvé avec quelques collègues clowns devant le Fouquet’s où « subséquemment nous avait été signalé un attroupement à caractère fortement fumigène et sonore ».

On a débarqué là-dedans avec nos grands pieds plats, nos nez rouges et nos carnets à souche:

-Alors les p’tits n’enfants on fait du bruit et de la fumée qui fait tousser c’est pas bien du tout ça!

Mais curieusement personne n’a bougé, et tous ces fumeurs de cigare ont continué de téter leurs puros et de parler à haute voix sans même faire attention à nous.

-Y vont rentrer faire dodo les peutits néléfants maintenant ou bien sinon qu’on va se fâcher trés trés fort!

On a insisté mais rien, on se préparait à se mettre en configuration répressive quand une voix que je connaissais bien a retenti du fin fond de la mêlée mondaine:

-Tiens Eric mais qu’est-ce que tu fais déguisé comme ça ?

C’était mon ancien chef, mon président.

-Ben tu vois je….je gagne ma vie… c’est tout ce qu’ils m’ont trouvé à pôle Emploi : clown d’ambiance…

Ils se sont tous tournés vers moi à ce moment et putain qu’est-ce que j’ai eu honte, je les connaissais tous du temps d’avant quand j’étais minisse.

Lui m’a contemplé longuement avec un sourire vicieux avant de me lâcher sa fumée de cigare dans la gueule:

-Tu sais que ça te va pas mal au fond ! Tiens je penserais à toi, depuis que Boorloo est parti on manque de clowns au gouvernement il y a bien Juppé mais il a plutôt un emploi de clown blanc… de clown blanc qui fout le schwartz ! Eh bien tu vois, mon petit Éric, je suis content que tu aies trouvé ta voie et un peu grâce à moi… si, si, reconnais-le si je t’avais pas complètement laisser tomber, qui aurait pu deviner que sous l’alsaco psycho-rigide l’auguste sommeillait. Écoute je vais m’occuper de toi, soit je te fais entrer chez Bouglione soit tu reviens au gouvernement, tu me diras que c’est un peu la même chose… ouais ouais pour la saison 4, ou plutôt non pour ma nouvelle présidence, tu vas voir ce que ça va être munificent poï poï, ça sera Disneyland tous les jours, et chaque semaine on votera en praîme taïme pour savoir qui doit quitter le gouvernement.

Il m’avait pris par l’épaule :

-T’a du en chier non, ça devrait plaire à TF1 et à Paris-Match, je vais te mettre au grand ministère que je veux faire des grands blessés de la vie, je te filerai comme secrétaire d’état des pipoles cassés genre Manaudou, Jean-Luc Lahaye, ou Danielle Gilbert…

-Ministre des has been c’est ça ?

-Ben quoi faut utiliser les compétences et puis c’est toujours mieux que clown d’ambiance pousseur de mégots non ?

C’était vrai, j’étais content, j’avais trouvé un nouvel emploi, au fond quand on cherche un boulot les relations c’est quand même ça le plus important, merci Pipôle Emploi.

Grossesse nerveuse 1/1 by Lofti Benayak

Grossesse nerveuse 1/1 by Lofti Benayak

Journal de la France de pendant par François F.soumis

Comme toutes les semaines on passait le véquende dans le Chauvinois mon pays natal, on était à Pathétique-sur-Navrant dans les appartements du Préfet, lui le véquende il le passait avec sa famille dans le grenier.

Je mangeais des cacachuétes sur sa moquette et vrai j’en mettais partout, ce que c’est bon de pas se gêner, vrai je me suis gêné toute ma vie, mais là depuis quelque temps je me gênais p’us, je me mettais en roue libre surtout quand Pineulope était pas là et en ce moment elle était au marché. Et puis le téléphone a sonné. Je me suis dit tout de suite en moi-même (quand je parle en moi-même ça résonne beaucoup forcément c’est tellement vide qu’il y a de l’écho !) ça y est c’est encore mon maître inégalé qui a dans l’idée de me casser les bonbecs, d’habitude j’aime bien ça de souffrir mais là quand même ça faisait neuf mois que ça durait sa grossesse difficile, neuf mois qu’il nous faisait tirer la langue après son remaniement à suivre, vrai on en avait tous marre ! Quand même j’ai encore une fois décroché le téléphone, c’était le secrétaire général adjoint de l’Élysée, avec le principal on se cause p’us y fait rien qu’à s’occuper de mes affaires d’état, y me les prend et quand y me les rend elles sont toutes salopées et c’est moi que Pineulope engueule.

-Monsieur le premier ministre ça y est c’est pour bientôt, le président a perdu les eaux en revenant de Vichy, vous devriez rentrer tout de suite c’est imminent.

C’était que l’adjoint mais j’uis ai quand même raccroché au nez et après j’ai re-bouffé des cacahuétes autant que j’ai voulu jusqu’à ce que Pineulope elle rentre du marché.

Elle m’avait acheté des côtelettes, j’aime pas trop ça surtout avec des pois cassés mais enfin j’ai rien trop dit.

-Tu as fait tes devoirs de gouvernement ?

-J’ai presque tout fini, y me reste que la récitation pour l’Assemblée nationale et le budget des Anciens Combattants.

-Bon personne a téléphoné quand jé étais pas là ? Elle m’a demandé en vidant les affaires du préfet du frigo préfectoral pour y mettre les nôtres (elle a quand même récupéré les yogourts aux fruits et les Gervita qui étaient pas dépassés et que j’aime bien.)

-Non, non personne.

Et je suis retourné dans le salon en arrangeant ma mèche et en sifflotant.

Et puis à peine j’étais devant la télé au préfet que le téléphone a re-sonné et que cette fois c’est Pineulope qui a décroché.

-Allo… oui… non son mari… ah bon… je vais lé dire à lui… c’est ça bonsoir.

Quand même je voulais savoir, j’ai demandé : Alors c’est quoi ? Une fille ou un garçon ?

Lagarde ou Boorla ?

-C’est ni l’une ni l’autre, c’est rien, c’est toi ! La le nain y t’a renommé prime-ministre.

A ce moment je crois bien avoir entendu venant du plafond et donc du grenier au dessus un « Eh merde ! »assez sonore.

Ah pour une grossesse difficile ça avait été une grossesse difficile, y s’était pas méfié de la Pinouillette (c’est le surnom que m’a donné Roselyne ma seule copine du gouvernement) vers le sixième mois il avait bien essayé de m’interrompre, de m’ivéger traîtreusement mais je m’étais accroché, vrai on avorte pas un premier-ministre comme une caissière de supermarché, c’est pas éthique. Coinçman’ qu’il avait été mon maître périssable.

Quand même neuf mois pour accoucher de moi une deuxième fois, ‘faut quand même être vicieux.

-Eh ben tu vois, tu avais tort de t’inquiéter ma Pipine (c’est comme ça que j’appelle Pineulope quand elle est de bonne humeur) me voilà re-premier-ministre.

J’ai repris le paquet de cacahuètes et j’ai recommencé à en re-casser sur la moquette en pensant à ce qu’allait être mes premières décisions comme re-premier-ministre, vrai j’étais ému. Premier-ministre tous les cons sont bons mais re-premier-ministre y en a pas beaucoup sous la V ° y faut un don.

« Je vais nommer la Veuve Fumaille à la Présidence de la Cour des comptes, elle a dirigé une épicerie–buvette pendant trente-cinq années, c’est formateur et si Strauss-Khan démissionne je te bombarde Roger Maldonado le concessionnaire Peugeot-Citroën de Pathétique-Sur-Navrant à la tête du F.M.I. ! Ah et puis je changerai encore ma mèche de côté autant de fois que je voudrais et je cirerai plus mes petites chaussures tous les soirs avant de me coucher ah non mais y vont voir qui c’est le chef! En baskets je te leur ferai mon discours de politique générale ! »

Vrai une sève nouvelle m’inondait, mes chaussettes rouges tire-bouchonnaient c’était comme une deuxième puberté, sur ça avait du leur faire pareil à Messmer et à Barre quand ils avaient été nommés re-premier-ministre, c’est bien simple je bourgeonnais.

-Bon, c’est pas toute ça, tu as fini bientôt de rêver, en attendant bouge-toi tu veux il faut que je apporte toutes ces vieilles affaires à le salle paroissiale avec la froid qu’il y a et le si grand nombre des pauvres gens.

C’était des affaires au Préfet dont il se servait pas, enfin dont il se servirait plus, je crois bien qu’à ce moment d’ailleurs j’ai vu la trappe du grenier s’ouvrir et j’ai entraperçu sa casquette à glands mais il a rien osé dire, y faut dire que ma Pineulope elle impressionne ‘achement quand elle fait sa grosse voix alors j’ai pris le ballot de costumes croisés et d’uniformes à parements dorés et on est parti à pied pour la salle paroissiale, ‘sûr on allait faire des heureux.

C’est le Père Laridondette qui nous a reçus, c’est un homme de bon conseil et d’une sainte influence, il m’a félicité pour ma re-nomination mais il a ajouté :

-Vous n’allez pas vous arrêter là j’espère, il faut de l’ambition dans la vie mais que cela ne vous empêche pas de penser à tous vos pauvres électeurs qui ont le pouvoir d’achat dans les chaussettes, quand ils ont encore des chaussettes, et faîtes donc une place dans vos prières, mon fils, à tous ces malheureux premier-ministres qui n’ont jamais été re-premier-ministre.

-J’y penserais mon père… et aussi aux présidents de la république qui ne seront jamais re-présidents de la république…

Nécrologie de Nicolas Sarkozy 1/1 par Lofti benayak

Nécrologie de Nicolas Sarkozy parue dans Las Islas Bombitas-Noche du premier Avril 2022 (Au r’voir mes p’tits flics !).
Traduction de Lofti Benayak 1/1.

On nous communique de Santa Pipolina de Las Bombitas le décès de l’ancien président français Nicolas Sarkozy. Il a été retrouvé entièrement décédé dans un hôtel du centre-ville de la station balnéaire, le Panier Défleuri que tient un couple d’amis levalloisperetiens en fuite.
Les premières constatations concluraient à une erreur humaine, nous avons recueilli de précieux témoignages à ce sujet.
« On était en train de lui faire une triple prestation gratuite, il faut dire que Patrick et Isabelle les patrons ils sont en train de bouffer le fonds à force d’en réclamer toujours plus aux filles pour leurs copains, Maria-Inoculada ma collègue lui faisait l’Airbus équatorien pendant qu’on lui exécutait avec Rosita-Perlita une autre collègue le hot-dog cubain, quand Maria-Inoculada m’a dit :
-Y a le train d’atterrissage qui grince
Il avait la tête en bas et il était tout rouge, j’ai dit comme ça :
-Remonte-le et mets-y de l’huile !
J’avais pas réfléchi que pendant le hot dog cubain il faut jamais lubrifier le client sinon quand on le presse il vous échappe.
-Chaud devant y a la saucisse qui part ! Elle a gueulé Rosita-Perlita.
-Tu veux dire dire que l’airbus vient ? J’y ai demandé.
Et là le ketchoup a soudain giclé devant nous et la saucisse est passée à travers la fenêtre et il s’est arrêté que cinq étages plus bas. »
De fait d’après les constations de la police la sauciss… l’ancien président français a été retrouvé constamment mort et entièrement lubrifié au pied de l’immeuble sus-cité.

L’ancien président français était le représentant commercial de la société Sagem (quand ça fait mal !) une entreprise française de fabrication et de vente d’objets de dressage citoyen et d’accessoires sado-masochistes pour contribuables soumis tels que radars antitomobilistes, caméras de surveillance recto-anales, tatoueur fessier de code-barres, détecteurs de braguettes ouvertes et laisses électrifiées pour tévéspectateurs.
Grand démocrate, il avait démocratisé la garde à vue afin qu’elle fût accessible à tous, encadré et modernisé les écoutes téléphoniques… pour les rendre stéréophoniques et institué le fichage des nourrissons.
Gaulliste hystérique il avait renoué avec la tradition barbouzardo-flicarde du régime.
Grand réformateur il était l’auteur de la 6587° réforme des retraites dite la der de der (le nouveau gouvernement devrait présenter la 11456° à la prochaine rentrée parlementaire) et de la 74896° réforme de l’Éducation Nationale (pas mieux !).
Homme d’état visionnaire il était le père du plan anti-hémorroïdaire Nationale et de l’actuelle législation sur l’incontinence en zone bleue, l’une des plus modernes d’Europe.
Sportif accompli il était recordman de l’heure de baisse du pouvoir d’achat et sur le quinquennat lancé de paupérisation express de la classe moyenne.
Depuis son expulsion de France suite à sa déchéance de nationalité l’ex président français habitait dans notre réputé station balnéaire. A son arrivée dans notre ville il avait crée avec Martin Bouic l’un de ses ex-compatriotes milliardaire (en fuite) un espace culturel, galerie d’art post-contemporain, lieu d’échanges et d’interactivité, le Baraputas, établissement qui avait été fermé depuis pour non affichage des tarifs et surfacturations de prestations en nature. Son fils lui-même en fuite avait d’ailleurs ouvert dans notre ville un magasin d’électroménager où il liquidait ses cadeaux de mariage.
Après son divorce et son remariage avec Susan Boyle ( « … celle-là au moins de chanteuse elle a de la voix et quand elle me cause j’entends! ‘utain v’la que ça la reprend, personne a des bouchons d’oreille ? » Avait-il déclaré après la cérémonie.), l’ancien président français s’était encore remarié une dizaine de fois dont l’été dernier avec Monsieur Ramundo un plagiste bien connu de la station.
Intellectuel reconnu il était le traducteur de l’intégral des oeuvres de Florent Pagny en patagon ancien et d’un dictionnaire Manjmerd-Ex-Français/ Ex-Français-Manjmerd.
Mais il n’avait jamais réellement retrouvé l’audience et la célébrité qui avaient été les siennes non plus qu’un véritable équilibre émotionnel : « On cause p’us de moi c’est comme si j’avais jamais existé! » avait-il confié désespéré à des intimes.
Par suite de mauvaises affaires (du fait de l’exiguïté de notre territoire et de notre standing démocratique beaucoup plus étendu qu’en ex-France) dans la vente de ses « trapacons » (piéges à cons note du traduc.) Sagem (quand ça rentre bien profond !) il avait eu recours à des expédients financiers, il avait été notamment condamné pour proxénétisme hôtelier après avoir tenté de mettre sur le trottoir un certain François F. avec lequel il présentait un numéro de dressage et de soumission dans différents établissements de nuit de la station. Pour sa défense il avait déclaré qu’il pouvait en faire ce qu’il voulait que c’était lui qui l’avait fait, que sans lui il serait resté toute sa vie aux affaires sociales à végéter et qu’il lui était parfaitement soumis et dévoué. De fait François F. s’était excusé et avait porté plainte contre lui-même.
L’ex-président avait aussi été mis en garde à vue pour violence sur pipole surbronzé, dépositaire de la farce publique après avoir tenté de voler à l’aéroport international de Santa Pipolina de Las Bombitas une montre Rolex à un publicitaire français âgé en fuite.
Les derniers temps à cause d’une interdiction de séjour en centre-ville il avait été recueilli dans un camp de roms établi à la périphérie de Santa Pipolina et vivait assez misérablement du R.M.I (Revenu Minimum d’Intromission) avec une cartomancienne (en fuite) Madame Roselina et ses deux derniers compagnons, ses fidèles chiens Lefèvre et Morano, eux aussi en fuite.
En France le président avait conservé un certain public (âgé et compulsif) qui le considérait comme l’un des plus grands comiques (en fuite) de l’après-guerre son numéro de croisement de fichiers était demeuré célèbre ainsi que son fameux cri de guerre « Je vais durcir… » de la grande époque où il faisait voter des lois sécuritaires deux fois la semaine (le lundi pour bien commencer la semaine et le samedi, le jour des courses) à fins de racoler l’électeur de base du Flan national.
Décrit par les uns comme une triste S… pubertaire, immature et égocentrique, ou comme une belle petite O… d’arriviste par d’autres, il ne laisse que des … ardoises.
L’actuel président français Monsieur Jean-Luc Mélenchon a présenté ses condoléances amusées à l’ambassadeur des États-unis et à celui d’Israël.

Election de Mister Camping-Matignon 1/1 par Lofti Benayak

Élection Mister Camping Matignon 1/1

Journal de la France de pendant par François F. soumis

Chronique du conquennat par Lofti Benayak 14.

Depuis que mon maître effervescent (c’est sûr à force de se secouer dans tous les sens il est tout éventé maintenant on dirait un Coke sans bulles mais avec encore comme une odeur de coke !) avait eut l’idée de lancer ce curieux :

« Grand Concours à Matignon-Plage . Sélection Mister Camping Matignon. Vous êtes moyen partout et faible de caractère:

« Premier ministre ! Pourquoi pas vous ? »

Épreuves de sélection avec l’orchestre de Claude Guéant suivies d’un vin d’honneur, d’un tir aux parlementaires et d’un lâcher de vachettes »

ils étaient tous en rut pour essayer de me piquer ma place, moi-même j’avais découvert l’affichette à la boulangerie Robert & Daniel, deux jeunes gens charmants que m’a présentés Roselyne, qui jouent au boulanger et à la boulangère, et où tous les matins je vais chercher les croissants pour Pineulope, j’y vais tôt, elle les aime chauds, les croissants et puis je tombe là-dessus, ah les chouquettes (les chouquettes elle les aime froides et bien gonflées pour ça qu’elle apprécie pas trop les miennes qui sont petites et toutes fripées.) sûr ça m’a fait un choc, c’est vrai quand même c’est pas tellement les usages de la V° (à droite du local à poubelles) pour choisir un chef de gouvernement de faire dans le genre marché aux bestiaux, concours Miss Argelés plage avec synthé et podium démontable.

Mais mon maître inaliénable (il s’est tamponné ça dessus quand il a été élu, comme il y a marqué sur les vieux téléphones des P&T, il appartient à l’état et comme l’état c’est lui et ses copains il risque plus rien il m’a espliqué.) c’est un vicieux (pour ça aussi que je l‘aime) et ça le fait saliver de voir tous ces types, juste élus, trop élus, mal élus ou ex-élus, ces êtres d’exception puisque élus (je sais l’élu c’est rien de plus que de la tête de gondole, de l’article en promotion et qui vous fait pas d’usage mais quand on regarde la gueule des électeurs en rayon qui votent ineffablement depuis des années pour des mecs auxquelles ils confieraient pas leur petite soeur à garder pendant qu’ils vont chercher le pain il faut pas s’étonner !) venir brouter sa moquette et faire leur réclame le nez à hauteur de ses talonnettes.

Le pire c’est les centristes centrifuges, eux ils sont équipés d’origine comme les Citroën, ils ont une position surbaissée dans la cour ils bouffent déjà du gravier.

C’est vrai au début, j’y croyais pas et j’avais un peu manqué le départ, je le reconnais et qu’est-ce qu’elle m’avait passé ma Pineulope :

-Et qu’est-ce tu vas faire pétite con si tu fais plous prime ministre ?

-Je… je réfléchirais, je… je méditerais, je pense à écrire un livre sur mon oeuvre à Matignon, j’ai quand même accompli deux réformes des retraites successives et aussi définitives l’une que l’autre et …

-Ton h-oeuvre mais tu n’as rien foutu à part cirer les pompes de le nain. Tu crois que jé vais té nourrir à rien faire pétite branleur !

-Eh bien je me présenterais à la Mairie de Paris.

-Pour faire quoi ? Balayeur ?

Bien entendu dans les premiers temps ils s’étaient tous précipités, surtout que mon maître infaillible n’avait pas mis la barre très haut, on n’était pas obligé d’exister après vingt-deux heures, il s’occupait de tout, fournissait les ministres tout équipés avec cabinet intégré, même de rentrer le chat et de changer la litière des gardes républicains de faction.

Pour les premières épreuves, je m’étais fait dispenser, j’avais un mot de Pineulope et puis j’étais le champion en titre et quel champion hein!

Ah qu’est-ce qu’on a pas vu défiler à Matignon !

Des qui montés de leur circonscription basse-meusienne prenaient déjà les mesures, des qui faisaient visiter à leur femme et à leur famille, la belle-doche en tête ou qui arrêtaient mes motards pour se renseigner sur les commerces qu’il y avait à proximité et s’il y aurait une bonne école pour les mômes dans le coin.

Et puis le concours d’homme d’état a commencé, d’abord une petite interviouve présentation où on leur demandait de parler d’eux et quel était leur voeu le plus cher, tous bien entendu répondaient qu’ils rêvaient d’un monde sans guerres ni famines, puis c’était le défilé en maillot de bain où ils rentraient leur bide comme ils pouvaient, ensuite rhabillés, ils avaient à affronter quatre épreuves, je les cite avec quelques commentaires conclusifs:

Une de civisme:1/ Dénonciation d’un proche avec mise en garde à vue pour rébellion sur flicaillon. Là, nombreux sont ceux qui se se sont pris des beignes du beau-frère une fois relâché.

Une épreuve technique: 2/ Branchement sur écoutes d’un journaliste. Quelques cas d’électrocution.

Une philosophique : 3/ Expulsion d’un rom. Ils se sont mis à cinquante pour virer un gratteur de guitare et sa mère cartomancienne free lance qui sont revenus dans la soirée avec cousins et caravanes boucher l’entrée de Matignon et chanter autour d’un feu de bois. C’était sympa ça me rappellait ma jeunesse scoute.

Enfin une épreuve pratique: 4/ Succion jusqu’à plus soif d’un électeur du Flan National. Je suis témoin, pas un n’a recraché ils ont tous avalé, c’est dire s’il y avait de l’application et de la bonne volonté.

Mais la bonne volonté ça suffit pas, il faut un don, je ne dis pas que je l’avais à la naissance, c’est plus prosaïquement pendant mon enfance à Pathétique-sur-Navrant que je l’ai acquis en regardant les vaches faire, le tomber de bouses m’a tout de suite ému, c’est ça que je veux faire plus tard me suis-je dit : m’écraser indéfiniment,me mouler, devenir informe tout subir mais avec en plus cette étincelle miraculeuse qui me fait croire en Dieu un peu plus chaque jour: tout en demeurant inodore, car ce n’est pas tout d’être une merde il faut aussi ne pas incommoder.

Oh je sais que beaucoup s’y sont essayés mais il y a peu de vraies réussites, en politique surtout, on finit toujours par sentir un jour ou l’autre.

Bref après les sélections ne restaient plus que moi, qualifié d’office en tant que tenant du titre, Jean-Louis Boorla, plus boorlé que jamais, et “le premier ministre masqué”, un type en costard croisé avec un masque en caoutchouc sur la tête comme les catcheurs du temps de l’ORTF.

-Ce sera l’un de vous trois, je déciderais après ce week-end à la Lanterne. Il nous a annoncé mon maître irréfragable avec ce petit sourire vicieux qu’il a quand il prépare une belle saloperie.

Les épreuves ce serait d’abord pour huit points un signe de piste: retrouver les 175 milliards qui manquaient au budget pour boucler l’année, ensuite une course en sac diplomatique, le premier qui réussirait à aller à Alger tirer la moustache à Bouteflika et lui chanter dans les narines : Al-gérie Fran-çaise ! gagnerait quatre points. Puis une rédaction sur huit points : faîtes le portrait de quelqu’un que vous admirez plus que tout au monde et dîtes pourquoi vous l’admirait et en quoi Nicolas il est admirable.

Enfin en question subsidiaire il y avait un problème d’arithmétique:

« soient deux candidats pré-selectionnés par les instances rastaquouéro-mondialaises pour diriger le territoire 24.2b allée F, (on ne marche pas sur les pelouses !), ancien lieu-dit Présidence de la République Française, l’un DSK (K pour Khan) partant de New York siége du FMI l’autre NSK (K pour Khon) de Paris Palais de l’Élysée, le même jour, à quelle heure (tenir compte du décalage horaire ) se croiseront-ils dans les locaux du Département d’État pour y chercher leurs instructions et faire les cuivres ?

Dans un deuxième temps dîtes lequel finira pendu le premier à un lampadaire de la Place de la Concorde.

J’avais bien répondu à tout je crois et pendant que Jean-Louis Boorla se trompait de zinc et atterrissait à Karachi j’étais arrivé premier à Alger où Bouteflika avait repris avec moi la larme à l’oeil: Al-gérie Fran-çaise ! en m’exhibant sa carte de l’OAS, avec ce qu’il avait fait lui et ses copains aux algériens depuis l’indépendance, ils l’avaient nommé membre d’honneur.

La rédaction, un peu que je l’avais torchée, douze pages écrites serrées où je célébrais mon maître vénérable, les 175 milliards je les avais empruntés, avec une caution de marraine et contre la cession de la moitié du pays, aux chinois et quand aux problèmes des pendus, il y avait un piége, je m’étais renseigné sur les horaires des révolutions, ils finiraient ex-aequos les deux K…

Pourtant quand il est arrivé le lundi matin, il m’a même pas regardé ni fait ramasser Jean-Louis Boorla qui avait glissé sous la table basse, Il s’est tourné vers le type masqué :

-C’est très bien mon fils, bravo pour les épreuves de natation ( ???) et tes coloriages étaient ma-gni-fi-ques, tu remercieras ta femme pour la gazinière, Carla a été ravie. Ah je suis sûr, mon Jeannot, que tu feras un excellent premier ministre.

Le péril rom ! 1/1 by Lofti Benayak

Le péril rom 1/1 par Lofti Benayak
Chronique du conquennat
Journal de la France de pendant par François F. soumis

Quand j’arrive à la Chancellerie du Reic… à l’Elyséum Circus mon maître mirobolant est en pleine réunion avec l’OKK L’OberKommando der Kom’. J’attends sagement dans le couloir, ses publicitaires il me les prête jamais, il dit que c’est personnel un publicitaire et que de toutes les façons j’en ai pas besoin vu qu’on fait pas de publicité pour les nouilles ça se vend tout seul.
Il sort enfin, noyé au milieu des Rolex, des mines bronzées et des dentiers refaits:
-Ah tu es là toi, viens par ici, j’ai à te causer…
Il m’entraîne dans son bureau :
-Alors maintenant on met plus de cravate quand on va voir son chef !
-C’était… c’était les vacances, j’avais pensé…
-Penser c’est déjà désobéir… non allez détends-toi, je te dis ça, c’est surtout Carla Brauni qui a été choquée, elle est très regelung/regelung (règlement/règlement) ma gretchen… viens plutôt voir par là…
Il y a une table avec des grandes affiches étalées dessus :
-Je vais organiser une grande exposition à Paris sur les roms et comment les reconnaître avec des illustrations pour que les populations se gourrent pas.
-Cette histoire me semble quand même exagérément grossie à la limite du grotesque et…
-Mais tu rigoles ils sont partout ! Ils avaient tout envahi, il y avait même un journaliste rom au Figaro, on l’a repéré à sa roulotte qu’il avait garé sur le parking du journal, mais ses collègues ont été Korrekten ils l’ont dénoncé, il s’est défendu en disant que c’était son camping-car et qu’il partait en vacances en famille pour ça que… tu penses si on l’a cru. Et à Limoges le sous-préfet qui était en ménage avec une fil de feriste bulgare, je l’ai envoyé ramasser le sel… à Guérande. Tu imagines à Limoges autant dire au coeur de l’état. Tiens si je te disais que Pujadas c’est pourtant bien ex-français Pujadas comme nom et bien il est à demi enromée par l’arrière-neveu de la tante à l’ex-soeur à son concierge et Claire Chazal, tu savais qu’elle avait une liaison avec l’un des frères Bouglione.
-Lequel ?
-Le dompteur de connes.
-Comme de juste. Ah la salope !
-Il faut une ex-France Romenfrei. Non mais tu ne te rends pas compte à ce rythme demain ça n’aurait plus été l’ex-France éternelle des mosquées salafistes et des Quicks hallals mais celle des Saintes Marie de la mer et des pèlerinages on aurait fini par tous bouffer du hérisson, et nos enfants ne se seraient plus appelés Meklouf, Solal ou Mamadou mais Django, Panch ou Luludja. Comme disait mon Papal le jeudi quand il nous emmenait au cirque : dans la vie il faut choisir mon fils: Medrano ou Pinder ! J’ai résolument choisi Pinder.
Quel homme !Quel patriote !
-Ah le cirque Pinder, La Piste aux étoiles, les Barrios, ça rend humble, c’est là qu’on se rend compte qu’on a rien inventé au gouvernement, je regardais ça quand j’avais été bien sage, autant dire à chaque fois, à l’époque je portais ma mèche à gauche, ah générosité de la jeunesse… Et… Et ceux qui disent que c’est bassement électoraliste, que tu fais la retape pour les cornards du Flan National.
-Non mais ça c’est de la rigolade les électeurs du Flan National c’est vraiment de la mouche à con, dés qu’ils en reniflent un bien à coeur ils se posent dessus, c’est des mecs qui ont voté Mitterrand et re-Mitterrand (alors qu’il était déjà mort depuis six mois !), Chirac et re-Chirac autant dire le trou noir intégral, en tirant entre-temps des petits coups furtifs avec Le Pen pour se donner des frissons et avoir l’impression d’exister pour de bon, ils ont voté déjà pour moi une fois, je les ai sur le dos quand je veux j’te dis.
-A propos j’ai trouvé le grand rabbin très bien, il aurait pu en faire des tonnes avec ce qu’ils nous cassent les noix depuis des années dés qu’un mec bouge une oreille ou lâche une vanne mais là… non très bien.
-Tu sais entre collègues de la CIA et du Mossad c’est quand même la moindre des choses de pas se tirer dans le dos.
-Les journalistes télés aussi, remarquables, aucun mauvais esprit, tous les jours une exaction rom avec le maire qui montre la sanisette salie ou le branchement EDF trafiqué en chialant que c’est p’us possib’ qu’y sont définitivement pas comme nous.
-Avec eux il y a pas de problèmes ils font où on leur dit de faire, de préférence dans le caniveau mais si on désigne la soupière familiale, ils baissent culotte et font dans la soupière à huit heures devant la petite famille attablée et toute émotionnée. Et mes flicaillons, ils ont pas été impeccables, problèmes de conscience connais pas… Führerprinzip ça marche à plein avec ces imbé… fonctionnaires et puis expulser une mémé ou un môme apeuré c’est quand même moins dangereux et plus dans leurs capacités que de lutter contre les trafiquants de drogue, non il y a qu’un ennui c’est en attendant les expulsions, où les parquer, je peux pas refaire des camps, tu penses bien ils seraient trop heureux.
-Et après tu y a pensé après ?
-Après je m’attaque aux luxembourgeois, par pleins camions ils passent la frontière, rien que l’année dernière: 67 d’après les chiffres du ministère corrigées des exactions saisonnières alors t’imagines les proportions les années bissextiles… et puis tu vas pas me dire qu’il y a que des diplomates là-dedans !

Je quitte « mein lieben Führer » en pleine exaltation, sur le trottoir d’en face, il y a une vieille tsigane qui fait des incantations en manipulant une poupée avec des talonnettes en direction du Palais, je suis pas superstitieux mais quand même… si elle pouvait nous en débarrasser pour de bon.

Putschez pas derrière !1/1 by Lofti Benayak

Putschez pas derrière !1/1 by Lofti Benayak

Chronique du Conquennat

Journal de la France de pendant par François.F. soumis

Pineulope était allé me chercher un quatrième bottin pour me mettre sous les fesses j’arrivais toujours pas au micro, le réalisateur mettait au point, Pujadas apprenait par coeur les questions et les réponses que je lui avais préparées, la maquilleuse rajustait ma mèche, l’accessoiriste arrangeait le drapeau derrière moi pendant que son assistante passait un dernier coup de fer sur mon uniforme, un chouette uniforme de sapeur d’empire que Pineulope avait trouvé dans les greniers de Matignon oui tout allait bien quand mon maître futurement débarqué… a débarqué.

On avait tout prévu sauf ça, normalement il était en voyage officiel en train d’essayer son Airbus présidentiel Air Gland One dans le ciel des Bahamas.

-‘utain de zinc de merde ! On avait pas si tôt décollé qu’on a perdu un moteur, une erreur humaine de l’ordinateur de bord à ce qu’il paraît, il voulait vider ma baignoire au dessus de Roissy et ce con a balancé un réacteur dans les champs, il a dû faire des heureux tiens !…

Il était tellement en colère qu’il n’a rien remarqué tout de suite et c’est en me voyant dans son fauteuil qu’il a ouvert les yeux :

-Qu’est-ce tu fous là toi ?

-Eh ben… tu vois… je te remplace… comme d’habitude quand t’es en voyage officiel et je … heu… J’ai heu…bafouillé… heu…

-Qu’est-ce que c’est cet uniforme grotesque ! Et qui c’est qui t’a permis de prendre mon prompteur et ma maquilleuse… je t’ai dit que je supportais pas qu’on touche à mes affaires ! Il a gueulé en débranchant le prompteur et en poussant la maquilleuse et le journaliste de France 2 dans le placard où il range les journalistes de la télé d’habitude avec l’aspirateur quand ils servent pas, il faut dire que le Pujadas il est bien commode il tient pas de place on a même pas besoin de le plier et le fil de l’oreillette il se rembobine tout seul en tirant sur la cravate.

-Mon… mon… mon allo… lo… locution… j’ai mon allo… locution dans cinq minutes…

-Qu’est-ce que c’est que cette histoire, tu allocutes toi maintenant ! Et qu’est-ce qu’elle fait la télé là ? Alors dés que j’ai le dos tourné c’est le grand bazar et où qu’ils sont mes collaborateurs.

Je pouvais pas lui dire qu’on les avait enfermés dans la cave. Heureusement qu’on avait encore tondu personne.

-Casse-toi de là tu veux !

J’ai obéi, à nouveau, c’est quand même bon, et je me suis levé avec mes papiers que j’avais préparés pour les questions du journaliste après mon allocution où je déclarais à la nation françouaise, que j’assumais dorénavant et à partir de maintenant la plus haute charge de l’état et que en ces heures troublées où le pays menaçait de sombrer à nouveau (il faut dire qu’il sombre à peu près tous les vingt-cinq ans) je faisais le don de ma personne (compris la mèche et mes petits souliers cirés) à la nation afin d’atténuer sa souffrance… et le ridicule dont elle était l’objet partout à l’étranger.

Je détaillais aussi les premières mesures que j’avais décidées, enfin c’était Raffarin qui avait fait la liste après son retour d’un voyage d’étude en Thaïlande, d’abord l’armée (ouais ce qu’il en restait quoi, le mal qu’on avait eu à trouver une dizaine de chars qui perdent pas leurs chenilles !) occuperait Radio Nostalgie et le Comité Miss France (il avait prévu Jean-Pierre et j’en avais approuvé le principe, je suis légitimiste, la restauration de Madame de Fontenay.) ensuite pour plaire au populo on passerait par les armes quelques footbôleurs socio-traîtres et le rejeton Arthus-Bertrand qui casse les bonbons à tout le monde avec ses pignolades aéro-mondaines et sa morale de bourgeoise, mi-effrayée, mi-émoustillée, par le travailleur du tiers-monde en sueur.

Puis rassemblement au stade de France pour un grand jamboree carcéro-festif de toutes les personnes suspectée d’accointances avec l’art contemporain ou la commission européenne.

Réouverture du Bagne de Toulon pour les artistes subventionnés, les pipoles péremptés, les publicitaires et autres jeanf…decom’.

Pathétique-sur-Navrant (mon pays natal) devenant capitale administrative du royaume… (non ça c’est pour plus tard !),du pays au détriment de ce Paris maudit classé zone interdite à décon… taminer.

Transfert des cendres de Catherine Langeais et de Jacqueline Huet au Panthéon, aux speakerines (de mon adolescence branloteuse) la nation reconnaissante.

Retour immédiat à l’an 2000, au franc et à la croyance dans le progrès éternel.

Réhabilitation du képi et distribution de gauloises bleues aux enfants des écoles…

-Passe-un peu tes papelards là ! Il m’a commandé d’un air soupçonneux.

-C’est rien… c’est des idées en l’air que j’ai noté… je… je… c’était pour les voeux de… nouvel an…

-Un 22 Août ! T’es en pleine Alzheimer mon pauv’gars !

Et il m’a arraché mes papiers.

Mais Pineulope revenait pas et j’étais à nouveau sous le pouvoir de cet être infernal.

Il s’est assis dans son fauteuil et il a commencé à lire dans mes papiers. Il ouvrait des yeux étonnés à mesure qu’il découvrait ce qu’on avait décidé avec Jean-Claude (Gaudin), Jean-Pierre (Raffarin) et Pierre (Méhai…hai…hai… gnerie).

Il faut dire qu’on avait fait fort. Pour la direction de la junte aussi on s’était partagé les rôles, Gaudin qui n’a jamais caché son penchant pour la marine avec mousse la représenterait il s’était déjà fait tailler… un uniforme d’amiral, Raffarin prenait l’aviation il en rêvait de tout môme, Méhai…hai…gnerie se chargeant de l’armée de terre où il avait fait valoir qu’y ayant grade de lieutenant-colonel de réserve il n’aurait qu’à remplacer ses barrettes par quelques étoiles, pour ma part outre le commandement en chef de la junte j’avais hérité, après confrontation de nos points de vue et un concours de bites finale pour nous départager des … Eaux & Forêts.

-Mais qu’est-ce que c’est que ces conneries ! S’est exclamé mon chef re-révéré juste au moment où Pineulope ponctuelle comme la cavalerie américaine arrivait enfin pour me délivrer en brandissant un vieux minitel:

-Tiens, il y a pas une bottin dans ce taule, c’est tout ce que j’ai trouvé, tu t’assiéras le cul le-dessus ! Tiens il est là lui ! Elle a dit ma Pineulope avec sa grosse voix de quand elle est pas contente parce que j’ai pas bien fait mon lit ou que j’ai pas ouvert au chat.

-Il est là et même un peu là. Ne vous en déplaise ma chère, je crois que je suis arrivé à temps, à un crochet de boucher je vous ferais tous pendre, bande de traîtres ! Ah on voulait conspi…

-Toi tu fermes ton gueule little boy ! Bon les pétites bonshommes maintenant shut-up vous va jouer dans le cour pendant que moi je vais le faire l’allocution…

On est parti tous les deux, péteux, il faut dire que Pineulope quand elle est en rogne il y a pas grand chose à faire surtout qu’y restait dans le Palais juste une poignée de gardes républicains beloteurs, les autres avaient posé leurs congés ou des RTT et ils se bronzaient la couenne en famille à Argelés-Plage ou regardaient tomber la pluie en Bretagne, vous parlez d’une garde de fer.

-Non je dis pas, mon François, il y a des trucs pas mal dans ton programme… il m’a dit mon maître punaisé pendant qu’on regardait l’allocution de Pineulope, elle se débrouillait très bien et elle, elle avait même pas besoin d’uniforme ce que c’est que l’autorité quand même !

La semaine du (petit) blanc 1/1 by Lofti Benayak

La semaine du (petit ) blanc 1/1 by Lofti benayak
Journal de la France de pendant par François F. soumis

Depuis son retour de Vachinguetonne j’essayais en vain de joindre mon maître immarcescible, en désespoir de cause je me décidais à l’aller voir à l’Élysée malgré l’interdiction formelle qu’il m’avait faite de m’en approcher même pour les conseils des ministres, parce qu’il disait que j’avais une mauvaise influence sur ses ministres je m’en fichais bien pour ce que ça servait, quand on coule on coule et il faut être couillon pour aller sur la passerelle à ce moment-là surtout quand il n’y a pas assez de chaloupes à bord.
J’allais souffrir et je m’en réjouissais d’avance.
Arrivé sur place, je découvrais la place désertée, les défenses tombées, les huissiers déchaînés fumaient des cigares devant des cheminées éteintes, les maîtres d’hôtel s’envoyaient les chambrières sur les dessertes de la salle de bal et les journalistes accrédités faisaient ce qu’ils savaient faire et suçaient tout ce qui passait à portée. Il me fallut quelques temps pour découvrir que si en surface tout était à l’état d’abandon, cela grouillait en dessous dans l’abri atomique, le fameux QG Pluton ultime ornement giscardien, authentique monument à la grande trouille bourgeoise jadis devant le soviet aujourd’hui face à l’arabe.
Je n’avais jamais vu un tel encombrement de gardes républicains, klaxonnant tôle contre tôle dans les couloirs bas de plafond (forcément les plafonds font quatre mètres d’épaisseur !), chargés à plein, ils transportaient des archives que l’on brûlait à grand feu dans les chaudières et ça téléphonait de tous les côtés, on prenait des nouvelles du front (social) en même temps que l’on se préparait une retraite la plus élastique possible de préférence en un lointain étranger. Les rumeurs les plus folles couraient: là des petits blancs lynchés en dehors des heures d’ouvertures de la HALDE, ici la Lauvergeon violée par une quarantaine de gaillards sur le Parvis des Droits de l’Homme (au Trocadéro quoi !) alors qu’elle faisait son joguingue vespéral:
-Heureusement ce n’était pas des mâles blancs !
Je finis par découvrir mon maître munificent (poï poï !) enfermé dans les toilettes triple épaisseur du PC Pluton.
-Il y a longtemps qu’il est là-dedans ?
-Depuis que la Roselyne est venue lui dire que cloper du volcan c’était mauvais pour la santé et qu’il fallait faire une loi pour interdire les éruptions volcaniques dans les lieux publiques.
J’ai tapé à la porte, pas de réponse :
-Ouvre c’est moi, François.
Il a entrebâillé la porte, il était boulonné sur le trône et pourtant beaucoup moins régnant que d’habitude:
-Elle est où Eva ?
-Quelle Eva ?
-Meine fraülein ?
-Ah tu veux dire Carla ?
-C’est ça… Carla Brauni !
-Je… je ne sais pas, elle va venir…
-Tu crois vraiment… Pendant que je te tiens tu aurais pas une capsule de cyanure à me prêter ?
Il avait l’air vraiment atteint et j’ai essayé de le raisonner :
-Tout ne va pas si mal… ton sketch sur la lutte contre l’insécurité était épatant, j’avais beau le connaître par coeur, il me fait toujours autant rire.
-Insécurité mon cul, c’est la guerre ouais ! ach la kèrre gross malheur! A la préfecture pendant mon discours des mômes ont demandé une cigarette à Roselyne et comme elle en avait pas, forcément, ils l’ont balancé du deuxième étage, heureusement les vigiles qui protégeaient les parachutistes qui protégeaient les CRS qui protégeaient les flics de faction ont amorti sa chute.
J’avais une pensée pour notre Roselyne, ma payse (on est tous les deux natifs du Chauvinois) et ma seule copine au gouvernement, mais il faut dire aussi qu’elle est casse-noix avec ses histoires de clope alors que la coke est maintenant au menu des cantines scolaires.
-Et on a arrêté les coupables ?
-Non, mais j’ai fait installer un radar pour la prochaine fois, histoire de voir à quelle vitesse elle passe quand elle tombe.
-Enfin ta visite à Vachinguetonne s’est bien passée quand même?
-Ah ça c’est une consolation, le chef a été impeccable, on a été vachement bien reçu, on a même vu sa femme et les enfants, il m’a montré son prix Nobel j’uis ai dit que quand je serais grand j’aurais le même pareil même s’il me faut bombarder comme lui la moitié de la terre pour ça, il faut dire aussi que quand on est arrivé ils étaient en pleine lessive et c’était le coup de feu vu que le personnel mexicain faisait la grève alors on a donné un petit coup de main, j’ai même servi à table pendant le dîner officiel… qu’il a donné en l’honneur du Président de Trinidad et Tobago, le soir on était vanné entre le linge à repasser et les lits à faire, le chef reçoit beaucoup, on avait même plus la force d’aller jusqu’à l’ambassade de France alors il nous a logé… sous les combles dans des chambres de service, tu sais que maintenant il m’appelle Nike…
-Et toi tu l’appelles ?
-Moi je l’appelle Mon Président. Bon je te fais pas entrer hein… de toutes les façons il y a pas la place, alors les nouvelles ? Ici on est au courant de rien les ondes passent pas les murs sont trop épais, commode pour un QG de commandement, il faut être con comme un polytechnicien giscardien pour inventer des trucs comme ça. Et puis tu m’excuses si je t’ai pas téléphoné, tu sais depuis cette histoire de complot je me méfie de tout le monde… t’es sûr de pas avoir été suivi ?
-Suivi par qui ?
-Décidément t’es jamais au courant de rien toi !
-Mais… mais je t’assure…
Il m’a regardé étrangement:
-Je me demande au fond si derrière la mèche… tu n’en serais pas du complot ?
Mein Furh… je veux dire mon maître inextinguible a sauté en bas de son trône, il était tout rougeaud, il trépignait :
-Je vais te faire pendre à un croc de boucher comme von Villepin !
-Un croc de boucher ? Ouh là ça doit faire rudement mal … je dis pas non… mais je sais pas si Pineulope permettrait, ça risque d’abîmer mes affaires de gouvernement non !
Il s’est calmé m’a tapoté l’épaule:
-Bon oublie ça… la prochaine fois, si tu peux encore passer les lignes, oublie pas de me rapporter des allumettes et un jerrican d’essence on ne sait jamais … et prends-en aussi un pour Carla Brauni ah et puis promets-moi de faire piquer Lefebvre, ça m’emmerderait de le laisser derrière moi il serait vraiment trop malheureux.
Il m’a raccompagné jusqu’au sas de confinement qu’il a soigneusement refermé derrière moi. En remontant à la surface je réfléchissais à ce qu’il m’avait demandé :
« Bon pour l’essence, il me restait quelques tickets de rationnement et pour son protégé je demanderais au jardinier de Matignon de lui mettre une cartouche anti-taupe ça soulagerait tout le monde.»
Une fois à l’air libre, j’ai respiré un bon coup et je me suis dit, intérieurement, j’aime bien me parler intérieurement comme dit Pineulope au moins comme ça je risque pas d’attraper des maladies :
-L’avenir t’appartient ma Pinouillette !
Comme disait il gran grand lider centristo Alain Poher: le bromure ça peut aussi être une politique. Après la bandaison permanente qu’aura été le conquennat de ce petit coq piété au milieu de sa basse cour, régnant sur son parquet à volailles, les français n’aspireront qu’à une chose: du repos.
Détumescence et flaccidité voilà les mots d’ordre de ma future campagne présidentielle.

La Pinouillette super star!1/1 Journal de la France de pendant par François F. soumis. Lofti Benayak 1/1

La Pinouillette super star
Journal de la France de pendant par François F. soumis by Lofti Benayak

Nous étions en véquende avec Pineulope à Pathétique-sur-Navrant dans les appartements du préfet en train de regarder sa tévé, il en a une super à grand écran et GPS embarqué, il y a plus que ces feignasses de fonctionnaires qui peuvent s’en payer des comme ça, à Matignon les soirs de match on va tous chez le concierge, enfin quand Pineulope le permet et que j’ai pas gouvernement le lendemain.
C’était le début du journal parlé du soir de la deuxième chaîne, présenté par le nain propret, je l’aime bien pasqu’il est tout mignon assis sur ses bottins et puis il est comme moi il existe pas trop, et lui aussi il a une raie et comme moi il est jamais décoiffé, d’ailleurs c’est le seul journaliste que Pineulope elle veut bien que je fréquente, pasqu’il salit jamais par terre alors je l’invite à tous mes anniversaires, je mangeais donc mon hamburguère que Pineulope m’avait payé pasque j’avais été bien sage et j’étais en train de mettre du ketchoupe quand je suis apparu à la tévé :
-Regarde Pineulope c’est moi ! C’est hier quand j’inaugurais les vieux à Sainte Hivégée. Ecoute ma Poupougnette je me suis adressé aux français…
-Gardészavus, gardézavuses…
Depuis quelque temps on me voyait tout le temps à la tévé avant mon maître indépassable il aimait pas trop ça :
-Moi d’abord tu permets ! Il me répétait tout le temps.
Maintenant il m’encourageait. Je crois bien que j’étais en train de devenir une star, il faut dire aussi que je rassure l’électeur, les français se retrouvent beaucoup en moi, comme eux je subis les illuminations d’un chef histrion, incapable et glandulaire, comme eux je m’ennuis dans un monde qui ressemble de plus en plus à une location saisonnière en enfer et comme eux… j’en fous pas une rame.
Soudain il y a eu un bruit de carreau cassé et un gros caillou atterrit sur mes chaussures de gouvernement que je venais de cirer, forcément j’ai été surpris et j’ai fichu du ketchoup partout sur la moquette blanche du préfet.
-C’est pas moi… c’est pas moi… et je l’ai pas fait esprès Pineulope !
-Arrête de chialer pétite con et lis plutôt la message qu’il y a écrit dessus !
Elle m’a dit Pineulope en regardant par la fenêtre le motard de la gendarmerie qui avait jeté le message et qui maintenant s’éloignait.
C’était un mot de mon maître incommensurable qui me fixait rendez-vous pour le lendemain.
C’était bien la première fois qu’il me faisait prévenir comme ça et par motard anonyme encore mais après tout on s’en fichait c’était les vitres au préfet !

Il m’avait donné rendez-vous en grande banlieue au bar-tabac le Balto de la rue Franpin à Bagnolet. Bien qu’un peu surpris j’avais obtempéré (comme d’habitude, c’est si bon d’obtempérer.) et pendant que j’enlevais mes pinces à vélos, j’étais venu en vélo-taxi mais comme j’aime à souffrir j’avais pris la place du pédaleur (bienheureuse époque que la nôtre où des jeunes gens éthiques peuvent remettre à la mode sans risquer le lynchage ce proméne-couillons pour marchands de soupe de temps de défaite, étonnant cette nostalgie de l’occup’ allemande, il faut dire aussi que l’actuelle ne tient vraiment pas la comparaison, une mosquée même salafiste dernier cri n’a aucune des commodités d’une kommandantur sans compter que c’est bien moins bien tenu et puis le petit personnel est rarement « korrekt » !), j’aperçus mon maître astronomique, il était assis sur une banquette défraîchie, défraîchi il l’était tout autant, ah il ne semblait plus trop de saison avec sa barbe de trois jours, ses lunettes noires, et son imperméable de permissionnaire en cavale.
Il me fit signe de le rejoindre, discrètement en fond de salle, j’obéissais, avec délice.
-Assieds-toi là, qu’est-ce que tu prends je t’ai commandé un demi moi je continue à la fine.
J’aurais préféré un diabolo-grenadine, la bière c’est pour les grands et ça me donne la migraine, mais bon, je comptais les soucoupes, il y en avait une douzaine devant lui, j’étais consterné, ainsi c’était vrai il s’était mis à picoler.
-Tu… tu as arrêté ton régime ?
-Non connard j’en ai commencé un autre… tu as apporté ce que je t’ai demandé?
-Le faux passeport ? Impossible ton petit protégé le Brice il a rien voulu entendre, alors je t’ai apporté un vieux de mon beau-frère… en bricolant un peu…
-C’est ça à la patate… ben tiens don’ putain quand je reviens je te le propulse aux sports ce connard ! Et pour la planque t’as pensé à quelque part ?
-Ben, j’ai pas eu trop le temps… enfin, je m’étais dit que peut-être en haut de la colonne Vendôme, ils sont en travaux, c’est central, il y a une belle vue et le gardien est un pays, Monsieur Chouinard il vient du Chauvinois comme moi, il pourrait te loger quelque temps…
-C’est ça et pourquoi pas dans les chiottes de l’Opéra-Bastille !
-T’énerves pas… mais tu prends les choses trop au tragique c’est pas parce que tu as dévissé dans les sondages que tu es devenu tricard !
-Je te dis qu’ils sont en train de comprendre et quand ils auront compris il va faire chaud !
-Ah non mais s’il fait chaud c’est à cause du réchauffement qu’on cause à la tévé !
-Qu’il est con ! Écoute tu es assez grand maintenant pour que je te fasse confiance, alors voilà j’ai besoin de me reposer un peu, sous-maître du monde adjoint tu dois bien imaginer qu’à la longue c’est fatigant, c’est toi qui va me remplacer pendant quelque temps… mettons jusqu’aux élections, tu connais le métier, c’est pas compliqué de tenir la baraque à frites républicaine, t’as rien à faire ça merde tout seul, c’est ça l’administration, c’est comme les poules, ça pond en continue tant que c’est nourri et baisé, et pour le reste la flicaille, la racaille et les radars surveillent le troupeau.
Il me semblait amer, il faut dire qu’il était bien mal récompensé de tous ses efforts, pourtant le million de chômeurs supplémentaires, les vingt pour cent d’endettement en plus, l’armée française anéantie, le pouvoir d’achat au ras des pâquerettes et bientôt les tickets de rationnement c’était lui et en même pas trois années, on me dira que l’armée allemande avait réussi à peu près le même programme en moins d’un mois en juin 40 mais eux ils étaient motorisés.
-Bon alors voilà je t’ai fait ton planningue de la semaine, lundi tu commences par aller voir les métallos en Lorraine et tu te prends un pain, après mardi le salon de la plouquitude, ils vont t’insulter, te parler des couenneries faites par cette grande loche de Barnier et de la chute de leurs revenus, oublie pas les stands bretons, ils sont rincés dés le matin et une andouille sur le coin de la gueule ça réveille, le mercredi tu pousses jusqu’à Sète et tu te coltines les pêcheurs de thon ça m’étonnerait que tu t’en ramasses pas un peu, rate pas la soupe de poissons dans le coin, c’est considéré comme arme bactériologique par l’OTAN, jeudi, ah jeudi c’est les cheminots tu vas les voir, tu leur parles augmentation du temps de travail, baisse des effectifs tu devrais normalement là aussi prendre un petit quelque chose, vendredi alors là la grande régalade le fiston te prête son scooter et tu vas sur la dalle d’Argenteuil, tu me raconteras, enfin samedi je t’ai organisé une petite visite officiel éclair en Libye, je sais pas ce qu’il sniffe mais il est remonté le bédouin en ce moment avec un peu de chance tu finis otage officiel en Libye. Alors heureux ? Tu vois que j’ai pensé à toi, merci qui.
J’étais ému aux larmes, je me jetais aux pieds de mon sublime maître et lui baisais ses talonnettes crottées, qu’est-ce que j’allais en chier !