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- 15.5.2012: NORDNMARK ONE POINT ! Disponible en ebooks sur Smashwords et Feedbooks et bientôt en édition papier sur lurbaine.net.
- 15.5.2012: NORDNMARK ONE POINT ! H.T.Fumiganza * version complète et imprimable *
- 25.4.2012: Le président sous l’armoire by Lofti Benayak 1/1
- 15.1.2012: NORDNMARK ONE POINT ! H.T.Fumiganza 45...
- 17.10.2011: La rubrique sexo-petassing de Lurbaine
- 2.8.2011: NORDNMARK ONE POINT ! by H.T.Fumiganza 41...
- 20.7.2011: DSK m'a baiser ! Lofti Benayak
- 23.6.2011: NORDNMARK ONE POINT ! H.T.FUMIGANZA /39
- 2.3.2011: NORDNMARK ONE POINT! H.T.Fumiganza 38...
- 16.2.2011: La Révolution deux boules 1/1 Lofti Benayak
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Archive de la catégorie Feuilletons
NORDNMARK ONE POINT! H.T.Fumiganza /37…
12.2.2011 par admin.
La paix enfin revenue dans notre foyer, belle-maman point encore dessoûlée ronfle dans ses appartements, je me dois de constater que le 49 est bon, en effet, et bien meilleur que la cuvée de l’an dernier, je m’en ouvre au Père Beignalous qui en convient:
-Celui de l’an dernier il est imbuvable tu veux dire.
-Et comment se fait Père Beignalous?
-Aïlle Cagadou y a le terroir qu’a changé, depuis qu’y nous ont installés l’élevage industriel de poulets et après la même chose pour les porcs, et puis les campingues industriels et tous les stalags à parisiens, forcément ça chie tout ce monde-là alors à chaque fois on essayait de corriger les offenses faites à la terre, on remettait du souffre et des polysulfites, et puis il y avait les directives de Bruxelles, il voulait bien donner des subventions mais seulement si c’était hygiénique, interdits les nougats des saisonniers pour presser le raisin, pourtant le jus de panards pas lavés de trois semaines, tu peux me croire ça donne du goût à l’assemblage, mais maintenant y faut tout faire en atmosphère confiné, le pinard aseptique t’avouera, alors on a utilisé le Hexasulfabite de Bromopétagêne et ensuite pour équilibrer le tanin au protoxyde pernodyhidrophosphorique et après… oh c’est bien simple aujourd’hui on pourrait se passer de la vigne pour les vendanges et les faire directement en laboratoire.
-Mais ce n’est pas ce que je veux, je veux au contraire revenir au vrai Chateau Bonpéze?
-Ah ouais, je vois, maintenant… ‘mon avis il faudrait qu’on se trouve deux ou trois tonnes de Tétrafulminate de bétachlorosol pour retrouver le petit goût de noisette mais le problême c’est que c’est classé en armes bactériologiques… tu pourrais peut-être toi avec tes relations…
*
Conversation fort instructive la mentalité elle-même du paysan me semble bien changée, je discutais l’autre jour avec le vieux Pignadous de la Ferme des Brenets, il pleuvait à torrents et nous nous tenions abrités sous l’un de ses antiques noyers:
-Ah et ça va pas s’arranger ils ont dit à la tévé que la sécheresse continuerait comme ça chez nous tout l’été et même que ça s’aggraverait…
Je le regardais en pensant qu’à son âge: 94 ans il commençait à, osons le mot: rouler sur la jante et même: usiner le moyeu, l’herbe était drue et moussue, nous nous enfoncions comme dans de l’éponge saturée d’eau et l’autre vieillard de continuer:
-Les sols sont secs et même que le préfet a commencé les restrictions d’usage comme en 42
Et puis je compris qu’il avait été convaincu d’une autre réalité que celle vérifiable qu’il avait tous les jours sous les yeux, sous ses pas, à portée de main, la réalité de la télévision manipulatrice, politique et maléfique. Il croyait à ce monde de rapport qu’on lui inculquait jour à jour où il fallait serrer les fesses, se contraindre, se restreindre, perdre toutes ses aises et avec elle sa liberté de vivre et d’être.
Je lui désignais une forte colline en face de nous, appelée le Mont Bégou, l’un de ses versants s’était à moitié écroulé:
-Qu’est-ce qu’il est arrivé au Bégou?
-Ah ça c’est à la fonte des neiges! Des torrents, il en giclait de tous les bords, ça lui a tout changé la figure… vouaïlle ça m’inquiéte bien ce réchauffement qu’y cause à la tévé… y faudra aussi que je fasse couper ces foutus noyers, y nous servent plus guère! Aïlle Cagadou!
Et il s’en alla sous “la sécheresse” qui tombait à cordes.
Je dirais que nous vivons là un réel changement civilisationnel, le paysan français a jusque là et depuis des siécles toujours été guidé par un bon sens et une tempérance de jugement, un quant à soi imperturbable, eh bien pour la première fois dans l’histoire du monde le paysan français est en train de devenir con.
(à suivre…)
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Pipôle Emploi 1/1 par Lofti Benayak
21.1.2011 par admin.
Pipôle Emploi
ou la nouvelle vie d’Eric Woerth
1/1 Lofti Benayak
C’était ma première fois, la première fois que je pointais au chômage chez Pôle Emploi, la première fois aussi que je ratais ma vie, moi qui avait toujours été un bon élève, bien noté, docile à tous, suivant la consigne, apprenant le règlement intérieur par coeur, je m’étais fait virer de tout, d’abord du gouvernement puis de mon mandat de député-maire et enfin de celui de mari, ma Florence s’était faite la malle la semaine passée, elle était repartie en Suisse avec notre ultime carte bleue.
Il faut dire aussi que je me rasais plus, je me levais à midi depuis que je couchais dans le clic clac de l’entrée, Florence voulait faire chambre à part,dans un F 1,5 c’est pas commode, elle me traitait de raté, de couille molle, de… de centriste ! Elle avait raison je bandais plus du tout, elle me faisait tellement pitié quand je la voyais partir au petit matin avec son sac prisunic années 70 et ses bas à varices pour prendre son RER, on habitait maintenant au Val Fourré dans les grands ensembles.
Comme tous les politocards français dans la débine, je m’étais pointé à l’ambassade des Ztas-Zunis voir si je pouvais pas y récupérer un p’tit quéque chose, petite pension d’agent dormant de la CIA, emploi protégé à la Banque Mondiale, après tout là aussi j’avais toujours été bien obéissant et serviable mais le troisième adjoint du quatrième conseiller m’avait vite fait comprendre que d’après eux, je n’avais pas beaucoup d’avenir en me refilant un carnet de tickets de métro et une caresse sur la truffe.
En attendant mon tour d’être reçu par le conseiller, avec mon ticket numéroté, j’avais le n° 1256893256356, je me disais que quand même j’avais fait une bonne réforme de l’ANPE en créant le Pôle Emploi, c’était vraiment plus humain depuis qu’on avait mis des plantes vertes et des distributeurs de croquettes et d’eau fraîche pour les chômeurs en fin de droit !
Je me souvenais des suggestions sociales de l’autre nain suprême qui m’avait pris à part après un conseil des ministres pour m’expliquer qu’il valait mieux parquer les chômeurs en sous-sol à cause des odeurs.
Enfin après pas plus d’une demi-douzaine d’heures d’attente et soixante-quatorze changements de fesse ça a été mon tour.
La conseillère (c’était un fonctionnaire femelle je l’ai reconnue aux oreilles qui sont moins rouges et moins développées que chez le mâle et à la cravate tâchée que la femelle ne possède pas!) a vite fait mon bilan d’employabilité en tapant sur son clavier :
-Bon écoutez… taptap…, Monsieur Worth, on vous a déjà proposé deux emplois qui correspondent à vos compétences et vous les avez tous deux refusés… taptap…
-Maître-chien dans un hyper Auchiottes et cariste manutentionnaire chez Shopi(ne), j’ai une agrégation de déconométrie appliquée, un DESS de droit de l’arrivisme et un MBA d’affairiste-comptable,
-Taptap… de toutes les façons on a pas d’emplois dans la finance… taptap…
-J’ai été trésorier de parti politique…
-Oui ben justement, le jonglage alors vous connaissez un peu… taptap… pasque je peux vous proposer un emploi de clown d’ambiance… taptap…
-Clown d’ambiance !
-Je vous rappelle que si vous refusez cette troisième offre vous allez être radié définitivement.
Putain ça aussi c’était dans ma réforme avec les brumisateurs et le kit d’insertion dans la vie professionnelle pour les jeunes employables (une paire de gants jetables et un tube de vaseline !).
-En plus je vous offre un CDI de la Mairie de Paris… taptap… c’est du sérieux ça, sans compter que vous pouvez très bien y faire carrière… taptap… vous z’êtes vraiment pas malien ?
-Ah je vous en prie restez correct.
-Non pas malin, malien, pasque j’aurais pu vous mettre à la Propreté sans quoi… taptap… ramasser les poubelles…
-Je ne suis pas du matin, demandez à Florence mon… épouse … snif ! snif !
-Bon alors vous commencez la semaine prochaine comme adjoint de clown d’ambiance… taptap… vous avez droit à une formation qualifiante de 45 minutes un panier repas… taptap… à une prime de maquillage, les chaussures, le costume et le nez rouge sont fournis.
-Eh ça consiste en quoi clown d’ambiance ?
-Vous êtes chargé de remettre de l’ordre sur les trottoirs envahis par les fumeurs et de leur mettre la pression… taptap…
-Alors si je comprends bien, clown c’est un peu comme flic maintenant ?
-Taptap…
J’ai quitté Mademoiselle Taptap sans regrets et deux jours après j’ai suivi la formation qualifiante, on nous a expliqué que l’idée c’était de faire régresser le sociopathe jusqu’à en faire un gamin pétochard et punissable, que l’on avait délégation d’autorité pour dresser contravention, faire panpan-cucul ou mettre un mot aux parents et que ceux qui rentreraient pas dans le schéma pourraient être mis en garde à vue pour une période de dix ans reconductible dans le cadre de la lutte anti-terroriste au titre de rébellion à clown assermenté dépositaire de la farce publique.
La première fois on est monté au front de l’hygiène morale, un peu crispé, on appréhendait derrière le maquillage on était pas fiers, on craignait Verdun, la Côte 204 remontée boulevard des Batignolles. Vingt années auparavant c’est comme ça que ça serait terminé ces grotesqueries, on se serait fait casser la gueule joyeusement, ils nous auraient déguisé en poupée de bord et défenestrer allégrement les parigots haute époque, là rien, presque pas de protestations quand ils voyaient débarquer la section de nez rouges, quelques meuglements et c’était tout, après on les manoeuvrait comme un troupeau de broutards reniflant le pavé, apeuré et bientôt affolé.
Finalement le boulot me plaisait bien, flic ça a quand même des avantages, c’est comme jeune de banlieue, on prend son pied en voyant la trouille dans les yeux de l’usager et puis il y avait le côté transcendantal, croisé de l’empreinte carbone, nouveau saint Graal .
C’est dans cet état tout proche de l’illumination, que deux mois après je me suis retrouvé avec quelques collègues clowns devant le Fouquet’s où « subséquemment nous avait été signalé un attroupement à caractère fortement fumigène et sonore ».
On a débarqué là-dedans avec nos grands pieds plats, nos nez rouges et nos carnets à souche:
-Alors les p’tits n’enfants on fait du bruit et de la fumée qui fait tousser c’est pas bien du tout ça!
Mais curieusement personne n’a bougé, et tous ces fumeurs de cigare ont continué de téter leurs puros et de parler à haute voix sans même faire attention à nous.
-Y vont rentrer faire dodo les peutits néléfants maintenant ou bien sinon qu’on va se fâcher trés trés fort!
On a insisté mais rien, on se préparait à se mettre en configuration répressive quand une voix que je connaissais bien a retenti du fin fond de la mêlée mondaine:
-Tiens Eric mais qu’est-ce que tu fais déguisé comme ça ?
C’était mon ancien chef, mon président.
-Ben tu vois je….je gagne ma vie… c’est tout ce qu’ils m’ont trouvé à pôle Emploi : clown d’ambiance…
Ils se sont tous tournés vers moi à ce moment et putain qu’est-ce que j’ai eu honte, je les connaissais tous du temps d’avant quand j’étais minisse.
Lui m’a contemplé longuement avec un sourire vicieux avant de me lâcher sa fumée de cigare dans la gueule:
-Tu sais que ça te va pas mal au fond ! Tiens je penserais à toi, depuis que Boorloo est parti on manque de clowns au gouvernement il y a bien Juppé mais il a plutôt un emploi de clown blanc… de clown blanc qui fout le schwartz ! Eh bien tu vois, mon petit Éric, je suis content que tu aies trouvé ta voie et un peu grâce à moi… si, si, reconnais-le si je t’avais pas complètement laisser tomber, qui aurait pu deviner que sous l’alsaco psycho-rigide l’auguste sommeillait. Écoute je vais m’occuper de toi, soit je te fais entrer chez Bouglione soit tu reviens au gouvernement, tu me diras que c’est un peu la même chose… ouais ouais pour la saison 4, ou plutôt non pour ma nouvelle présidence, tu vas voir ce que ça va être munificent poï poï, ça sera Disneyland tous les jours, et chaque semaine on votera en praîme taïme pour savoir qui doit quitter le gouvernement.
Il m’avait pris par l’épaule :
-T’a du en chier non, ça devrait plaire à TF1 et à Paris-Match, je vais te mettre au grand ministère que je veux faire des grands blessés de la vie, je te filerai comme secrétaire d’état des pipoles cassés genre Manaudou, Jean-Luc Lahaye, ou Danielle Gilbert…
-Ministre des has been c’est ça ?
-Ben quoi faut utiliser les compétences et puis c’est toujours mieux que clown d’ambiance pousseur de mégots non ?
C’était vrai, j’étais content, j’avais trouvé un nouvel emploi, au fond quand on cherche un boulot les relations c’est quand même ça le plus important, merci Pipôle Emploi.
Posté dans Journal de la France de pendant par François F. soumis, Feuilletons | Imprimer | Aucun commentaire »
La rubrique sexo-petassing du mois
2.1.2011 par admin.
Sextoys:
Laure a essayé
SarkotepineTM un petit bonhomme ridicule avec un gros sexe et qui bouge tout le temps
Au début c’est tout mou et tout mignon tu te l’introduis dans la chatte, c’est lubrifié ça rentre tout seul avec un bruit assez doux et puis à mesure qu’il accélère tout seul tu sais pas ce qui t’arrive, en plus il se met à braire des conneries : « Dehors sâles roms !Dehors sâles roms ! », et là tu te rends compte que tu l’as déjà dans le cul et tu sais pas comment il est arrivé là, ça déchire, ça fait mal, heureusement à force de s’agiter il a les plombs qui pétent ou c’est le court-jus intégral et il se met à fondre et alors tu peux le jeter parce qu’en plus il fout des allergies graves. A oublier donc.
Littérature pétassophone du mois :
On a lu pour vous :
Mal baisée par omission Édition des Femmes. 69 Teuros. L’autobiographie de Marianne Ny procureuse suédoise qu’on cause à la tévé :
Mariée très jeune à un éjaculateur précoce qu’elle inculpe au lendemain de leur nuit de noces pour éjaculation non sollicitée sur rideaux non consentants, dans le même temps où elle exerce dans la magistrature à Upsalla(pe!) elle entre à la C.I.A et là elle nous décrit avec humour et émotion un milieu assez machiste où elle réussit malgré tout à se faire son trou (les autres n’en voulant pas !), elle y côtoie notre futur ex-président qui est en stage permanent parce qu’il ne réussit pas à obtenir ses diplômes et certifications US.Kollab, elle finira d’ailleurs avec de bien meilleures notes que lui et deviendra son supérieur hiérarchique en zone West-Europa (Division Glandularious Sluts and Small Klebs). Très amie de Éva Joly juge d’instruction norvégienne (comme l’omelette mais avec elle il y a pas d’attente on est tout de suite en garde à vue) elle passent leurs vacances ensemble à s’inculper l’une l’autre ce qui nous donne l’occasion de pages pleines de fraîcheur où les deux femmes se roulent dans des champs de bit… de concombres au bord de la mer baltique.
Elle passe son doctorat de tas où elle développe la thèse selon laquelle les sexes doivent se rencontrer le moins souvent possible car leur fréquentation est toujours source de frictions, elle prône l’apartheid sexuel et la non sollicitation réciproque. Non sollicitée elle se remarie avec la machine à café de l’étage où elle travaille à Bruxelles au sein de la commission, elle y est en charge du problème de la mal-baisance, dans lequel elle a acquis une solide réputation avant de rejoindre le parquet de Stockholm où elle expérimente des idées rafraîchissantes et des concepts novateurs tels que l’intromission avec préavis ou le mandat de baise en trois exemplaires avec dépôt préalable au Greffe.
Extrait :
Un monde de rêve
-Humph ! Humph !
-Mais vas-y rentre-là elle va attraper froid qu’est-ce que tu attends !
-D’ac… d’accord mais tu veux bien me signer un papier.
-Aaaoooh Aaaooh ! Comment ça un papier ?… vas-y mets-la moi toute Chérie!
-Eh ben oooaaah comme quoi tu m’autooooooaa… rises à te la mettre au fond tu comprends j’ai pas envie de finir en taule…. ah si le chien pouvait aussi me signer une décharge, tout à l’heure en rentrant je l’ai caressé sur la truffe et peut-être il était pas consentant, il a pas bougé la queue !
-Une décharge ?… décharge! Ooooh ouais vas-y décharge !
-Mon papier d’abord.
Destination de rêve pour le nouvel an !
Béthune-Maubeuge en TGV (Train à Grande Vitesse)
Vivez une aventure merveilleuse ! Quinze jours enfermés dans un TGV crade et mal entretenu avec des contrôleurs et des techniciens syndiqués, multiples arrêts en rase campagne, panne de chauffage et de caténaires incluses, chiottes condamnés, venez uriner au grand air au milieu des congères, vous découvrirez en même temps la vie exaltante de ces hommes et ces femmes qui comme les policiers se dévouent pour la communauté 23 heures 50 par semaine (on passe pas derrière le guichet !) avec pour seul but nous faire chier. Réveillon aux chandelles (prières d’apporter ses bougies) chauffage éteint.
Et le soir du 31Décembre ne ratez pas la grande attraction: le conducteur qui se débine pour aller réveillonner en famille !
Les bonnes recettes de Julie L’anorexique
La choucroute dégarnie
Vous prenez une belle choucroute royale, vous enlevez les Strasbourg que vous mettez au compost, puis le jambonneau au compost itou, même chose pour les saucisses fumées et les tranches de lard, le jambon et toute la garniture vous gardez cinq grammes de chou par personne que vous passez sous l’eau chaude pour enlever les dernières traces de graisse et de pinard (quelle horreur ! Je vais vomir !) Voilà c’est prés vous pouvez servir… les enfants ! Les enfants c’est prêt… mais… mais qu’est-ce que vous faîtes tous autour du tas de compost !
Le courrier des lecteuses :
Linda nous écrit:
Chère Marie Kheune, mon ami est écologiste et il ne veut plus que je péte au lit et depuis quelque temps je trouve qu’il s’occupe beaucoup de l’empreinte carbone de ma meilleure amie. Dois-je rompre ? J’ai peur à mon âge (39 ans et demi (j’ai de bons freins !)) de me retrouver seule à péter au lit les soirs d’hiver.
La réponse de Marcel H. (intérim)
Tu dois rompre, un mec…. hips… qui aime pas qu’on pète-z-aulit c’est pas-t-un homme… c’est hune tarlouze… burp ! éh quoi ton phone… hips… ‘tite salope ? ‘huis mettrais bien une ‘tite cartouche moi à la ‘tite Linda malgré que la photo elle date de sa première communion !
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Le plein d’activités 1/1 par A.Sottos
24.12.2010 par admin.
Le plein d’Activités 1/1 par A.Sottos
Le plein d’Activités 1/1 par A..Sottos
Ce qui est terrible en vacances c’est qu’on s’ennuie tout de suite, plus de bureau, plus d’horaires, plus de chef, plus de machine à café, bref il faut organiser tout seul ses journées.
Maintenant c’est pas parce qu’on est fonctionnaire territorial et donc grave surbooké en permanence qu’on va bronzer idiot, les gens imaginent qu’on fait fonctionnaire pour se planquer, la semaine pendant le boulot peut-être mais le véquende et pendant les congés on veut faire aventurier, bouger et s’éclater un max, vivre, toujours comme des cons, mais en accéléré.
C’est pour ça que là où on va en Village de Vacances « Cher et d’Avance » avec Josiane ma compagne et Unvirguldix et Zérosoixanteneuf nos enfants (on en a d’autres mais ils sont au congélo, on voulait pas fausser la moyenne) il y a plein d’activités, pour les adultes et pour les mômes comme ça on a pas à s’en occuper et on peut décompresser, remarquez que le reste de l’année entre les garderies, les activités (de ville) et les « nounous » on compresse quand même pas des masses, j’veux dire au niveau des mômes.
L’année dernière on avait fait l’activité Surfozarbres et le stage Trekpartouzing, on sillonnait le Puy de dôme et à chaque halte: soirée libertine, le problème c’est qu’il y en a qui exagéraient, soit ils prêtaient pas leur femme, soit ils enculaient un peu trop Josy et puis le Puy de Dôme même au printemps ça caille et on a pas tellement envie de s’y balader en ski de fond le string dans la raie et même avec des moufles, on s’y gèle le bâton bref on s’est enrhumé et Josy a choppé une mycose.
On a essayé aussi le stage Pylônes il s’agissait de monter en haut d’un pylône haute tension et de se jeter en pantacourt dans une tonne à eau 35 mètres en dessous, il y avait eu quelques problèmes avec EDF et les urgences avaient été vite saturées après que ce crétin de Jean-Luc Moilnieux qui est fonctionnaire des impôts dans le civil était resté accroché dans les câbles, il avait même fait sauter les plombs du canton mais c’était pas la faute des organisateurs, il était pas préparé c’est tout, il faut quand même un minimum de foncier pour faire des activités. Ah puis aussi on a fait la remontée du Verdon en Rafting inversé, à contre-courant ça pulse et on a pas trop le temps de faire la convers’ aux saumons finalement on s’est retrouvé à Limoges, ch’ais pas comment on avait fait not’ coup, sans doute on avait raté une sortie mais au niveau des compressions c’était quand même pas mal.
Et il y a eu encore le stage mineur de fond, immersion totale dans la vie du mineur, malheureusement on a eu un coup de grisou et on a fait trois mois d’hosto mais tous frais payés par les Houillières, on en est sorti avec Josy silicosé à 5 %, pour dire que côté organisation c’était top.
Bref on était plutôt impatient et un peu tendu à notre arrivée au Village de Vacances « Cher et d’Avance » de Plombzy-Le-Ront et on se demandait ce que les monos avaient pu imaginer cette année, Michou La Baloche (il est borgne, c’est un vrai aventurier!) le chef des activités et Jacky L’Enrhumé son adjoint nous ont très vite rassuré
-Bon cette année la principale innovation c’est l’activité Kourdass. Franchement, je vous la conseille, il y a un petit supplément, mais c’est vraiment un truc dont vous vous souviendrez.
-C’est éthique au moins ? a demandé Jean-Marcel un ami professeur des écoles et élu Altercons de la Basse-Meuse, il se balade partout avec des scions, des arbustes à planter pour compenser nos manquements à la gestion de nos empreintes carbone et quand c’est trop grave il nous fout un rapport.
-‘pas de prob Jean-Març’ tu nous connais, c’est pas pour rien qu’on a le label Jeuxdconss/ Ethicdconss. Et puis chez « Cher et d’Avance » c’est comme dans la Légion on laisse jamais nos morts derrière nous… ni nos papiers gras pour faire plaisir à Jean-Març’
Bon on vous a pris une assurance supplémentaire recours et assistance juridique ainsi qu’une convention obsèques Crémation express… toujours euh dans l’optique de pas salir le site, c’est bon? Jean-Març’ tu veux dire quéque chose?
-On pourrait planter un arbre d’avance à cause de la crémation.
On a planté un arbre devant la caféte.
On était en confiance on s’est dit que pourquoi pas après tout et on a signé pour l’activité Kourdass.
-Bon alors que je vous esplique le déroulement de l’activité.
8 heures zéro quatre on monte dans la camionnette, huit heures 17 on arrive place de l’église, huit heures vingt distribution du matériel… et c’était minuté comme ça tout le long, une organisation je vous dis pas, vraiment des pros le Michou et le Jacky.
Bref à huit heures vingt-quatre comme prévu en passe-montagne et la kalach à la hanche on est tous entré dans l’agence bancaire LCL (LCL ça veut dire : « le Crédit Lyonnais mais chuuuut ! » le plus marrant c’est que c’est ma banque) du Plessis-Les-Meules.
- ‘tain qu’est-ce qu’on se marre, quand je raconterai ça aux collègues. Elle a gueulé Josy rayonnante, elle avait eu une année difficile et là elle décompressait vraiment, j’étais content.
-Toi ! Passe-moi le RPG 7.
Mais Jean-Març’ voulait pas lui passer le lance-roquette :
-C’est moi le RPG 7 et c’est pas éthique niveau empreinte carbone, je l’ai dit à Jacky on peut pas l’utiliser ou alors il faut tout de suite replanter un arbre pour compenser.
Ça carillonnait de tous les côtés, forcément pendant qu’on replantait l’arbre devant la banque ils avaient tout le temps d’actionner les alarmes, enfin Josy a flambé le coffiot comme disait Jacky et on a juste eu le temps de balancer les sacs dans la camionnette où étaient Jacky et Michou mais ils nous ont pas attendus et sont repartis tout de suite avec le fric sans doute pour préparer l’activité Bahamas et recomptage au bord de la piscine.
Alors il a fallu qu’on braque un tomobilisse pour s’enfuir et forcément on a roulé vachement vite ‘pas oublié qu’on avait la flicaille au train et Jean-Març’ a recommencé à chialer pour qu’on replante un arbre à cause de notre vitesse excessive, Josy s’est énervé, on s’est arrêté on a planté l’arbre et on a même mis du fumier dans le trou à ce moment on a vu arriver en face le car plein de gosses avec nos mômes qui partaient faire leur activité de l’après-midi, ils avaient : « Tournante en forêt », un truc qui mariait découverte botanique, respect des différences (c’était toujours la petite blonde qui y passait) et éducation sexuelle, ça nous a rassuré et on a un peu décompressé.
On s’est fait poisser bêtement à un péage, on avait oublié nos carte bleues et après vingt-trois mois de préventive (compris dans le forfait de l’activité Kourdass) on s’est retrouvé pour de bon en Kourdass’ises. Là je dois dire que si Josy avait pas fumé le Jean-Març’ on aurait pu décrocher les circonstances atténuantes au lieu de quoi on s’est pris quinze ans et là on en a pris un vache coup dans les compressions mais après ça s’est arrangé, il faut dire qu’en prison il y a plein d’activités ici on a activité fleurs en papier, parloir, tour de la cour, enculage sous la douche et puis la DASS nous a pris les mômes comme ça on a plus à s’en occuper et on peut décompresser pour de bon.
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NORDNMARK ONE POINT ! H.T.Fumiganza 35…
11.12.2010 par admin.
13 Août
Je respire le bon air de Bonpèze comme un chien de chasse lâché aux fesses de quelque gibier courant, ah Dieu que voilà de la bonne liberté, me voilà chez moi enfin, sur nos terres.
En traversant le village dans notre vieille Daimler venue nous chercher à l’aéroport, je reconnais les beaux visages de nos grands vieillards, qui reviennent de l’épicerie buvette… ou y retournent, boire sans doute quelque apéritif anisé ou qui sait un godet de notre bon vin rouge de nos vignes de Chateau Bonpèze tellement robuste et revigorant.
-Je crois que je vais aller un peu par la campagne… hugolai-je à l’oreille de ma chère Gretaetkë qui en ses instants n’est plus la reine de Nordnmark mais la tendre et soumise épouse de l’homme de la terre que je redeviens ici, le paysan même osons le mot.
-Mais vous n’y pensez pas mon ami, il y a huit kilométres jusqu’au chateau.
-Laisse Gretaetkë si ça l’amuse ce grand konktë de plastronner au milieu de ses populations dégénérées. Déclare sa mère toujours aussi irascible et de plus en plus agressive.
Je ne suis pas sûr que sa 49° cure de désintoxication soit une pleine réussite, d’ailleurs elle ressort un flasque de sous son manteau et s’en remet un coup derrière le col. Rude tempérament assurément, pénible aussi.
Le chauffeur arrête donc la Daimler sur la place du village… et repart aussi sec, me laissant seul avec mes gens.
Très vite je suis entouré, fêté, embrassé, nulle distance entre nous:
-Lou cagadou! Agui lou cagadou tu és de retrou à nostrous pequito merdou!
“A nostrous!” “Chez nous” ah le beau mot, l’on ne pouvait me servir un meilleur accueil.
-Aïllecon lou cagadou! Tu pagadous la tournéss de Ricardou?
Il m’emméne, je me laisse emporter, tant est grande ma popularité ici, vers l’épicerie-buvette, haut-lieu de convivialitude du bourg.
Chacun de vouloir me raconter les derniers événements du pays, les mariages, enterrements, maquignonages, réglements de comptes, homicides paysans bref tout ce qui fait la vie de cette petite patrie, oh ils en rajoutent bien sûr et en patois encore, j’avoue que je n’entends pas tout, certaines subtilités m’échappent, sans doute ne saurai-je jamais qui a violé la chévre du père Bidalou durant les deux mois d’hiver avec une assiduité quotidienne puis le gendarme que l’on avait placé en faction pour protéger les arrières de la suse-dite chévre.
Les récits se terminent et tous s’esclaffent et il en repart d’autres, la bonne humeur ne s’arrête que lorsque je commande un nouvelle tournée générale:
-Mais cette fois mon cher Voulatère servez-nous don’ de notre vin rouge de Chateau Bonpèze!
Le propriétaire du café Lou Baltou, Voualtère Brumliche con! (je le livre dans la prononciation locale) un ancien légionnaire allemand venu s’établir dans notre pays si accueillant, s’essuie son front de l’est (je l’ai dit il est allemand) et bredouille:
-Ach kon jéné zais bas z’il m’en restou!
J’avise un tonnelet à notre marque de Chateau Bonpéze sur le bord du comptoir:
-Mais si, tenez là…
-Ach za z’est bour faire les kuivres kon!
Etonnant ! Faut-il qu’il les aime ses cuivres!
Je mets mes lunettes et regarde l’objet de plus près:
-En plus c’est celui de l’an dernier il est fameux, je crois.
Le discipliné Voualtère se décide enfin à servir tout le monde, enfin ceux qui restent, beaucoup ont soudain disparu, demandés par des tâches domestiques ou agricoles, la terre n’attend pas, le maire Maître Bézouillard est le premier a entonner son verre… le premier à tomber par terre aussi.
On le ranime:
-Eh quoi ça ne va pas bien Maître?
-Ma faiblesse au coeur, j’ai accouru quand j’ai appris que vous nous faisiez l’honneur d’une visite Monseigneur.
Maître Bézouillard est huissier de justice il a saisi la moitié du village et l’autre moitié l’a élu pour services rendus.
Il reprend son rang au comptoir et nous dégustons, sans avoir à signaler de nouvelles pertes, nos verres.
-Il est réellement exxx-cellent! dis-je satisfait en clapant et re-clapant fier de mon enfant.
-Il serait encore meilleur dans une salade de pissenlits. Affirme le père Bidalou.
Entre à cet instant Jacky Chambard, c’est l’élu écologiste de la commune, barbu portant une paire de couettes, toujours très remonté, histrionesque, narcissique et revendicard, une sorte de N’Gutu N’Gutu blanc :
-Un jusio do carottu plizou!
Il s’est mis au patois mais il est encore loin d’y exceller, c’est un fonctionnaire parisien arrivé là au gré des mutations.
Le fils Balazou, un garçon encombrant, au verbe haut et aux manières contondantes et velues, toujours déguisé en parachutiste crasseux; le prend à parti:
-Dis donc Jacky le parisien je te préviens que si je vois encore un de tes foutus loups roder autour de mes chévres je l’allume avec le fusile!
Le Jacky Chambard ne répond pas, il paie comptant son jus de carottes, aux parisiens on ne fait pas de crédit, léve le poing dans ma direction en criant “vive la république sociale! ” et prend la porte.
-Non c’est vrai con est-ce qu’on a idée lâcher des bestiaux comme ça dans une agglomération.
“Une agglomération”, l’on reconnait bien là le goût pour l’exagération de mes compatriotes, je fais une courte mise au point écologique:
-Nous avons des quantités de loup au Nordnmark et il est très rare qu’ils s’attaquassent aux promeneurs dans les forêts, il est vrai que par moins 37 les vocations de cueilleurs de fraises et de flâneur sont rares.
Je regarde l’horloge au dessus du comptoir, il est bientôt huit heures du soir quand je quitte la compagnie, on se propose de me raccompagner en tracteur mais connaissant leurs talents de conducteur et leur état éthylique, la combinaison des deuxm’incite à décliner les propositions.
Et puis il fait si bon… les premiers kilomètres, après il me tombe dessus un orage d’apocalypse qui me trempe et même m’imbibe, enfin cela me tient éveillé, c’est déjà quelque chose car je me sens un peu hors de forme, ah nos vies citadines nous préparent mal à l’effort et puis les libations générales et successives m’ont quelque peu … appesanti.
Sous la pluie serré, je me réjouis intérieurement de bien connaître le pays, un parisien n’y verrait goutte, c’est le cas de le dire et s’égarerait dans… les… ma…ré…cages… Je regarde mes pieds de plus en plus lourds, ne les vois plus, j’ai de la boue jusqu’aux genoux, j’ai du quitter la route sans m’en rendre compte et me voici planté entre osières et roselières. Je commence à m’enfoncer légérement et au loin j’entends des hurlements… qui se rapprôchent… je continue de m’enfoncer… la bête de se rapprocher… j’ai de la boue partout, sur la tête mâme, je parviens en sautillant à émerger à grand peine j’ouvre les yeux et je découvre un grand loup en face de moi assis sur la berge et je ne mentirais pas en disant que je vois à cet instant sur son visage comme… comme un sourire:
-Help… I need some help! beattlai-je en anglais dans le texte.
Et le plus étonnant c’est que la brave bête me secoure comme elle peut, bien posée sur ses fesses elle se met à hurler et s’en va sans attendre sa monnaie en toute discrétion… à pas de loup.
A ce moment surgit d’entre les roseaux cet imbécile de fils Balazou, grotesquement déguisé en parachutiste obése et déclassé et avant même d’avoir pu lui parler, il murmure:
-’utain le bestiau! Le griffon griffu!
Il épaule et très simplement me tire dessus… comme ça sans façons.
Je vacille et fais… Gloup! Je sombre dans la boue, avec je crois une certaine dignité, mais je sombre et l’autre gros … imbécile d’exulter:
-’Utain je l’ai-z-eu! J’ai-z-eu Griffon Griffu le monstre des marais péteurs!
Quand je me réveille nullement au paradis mais encore dans notre pays de Bonpéze couché sur la plate-forme arrière d’une Citroën Méhari orange haute époque, je reconnais Jacky Chombard penché au dessus de moi:
-Bon ça va il y a pas trop de dégâts! Juste quelques plombs dans l’épaule. Ce gros connard…
Il me désigne le fils Balazou, penaud et rosissant comme une fausse rosière démasquée.
-… ce gros connard vous a pris pour…
-Je sais Griffon Griffu le monstre des marais péteurs, une vieille légende d’ici, il faudrait lui confisquer ses bandes dessinées sinon un jour il va croire que les martiens ont débarqué et vous anéantir la caserne de pompiers.
-Si le loup ne m’avait pas averti té! Vous auriez coulé et on vous aurait jamais retrouvé. Drôle de fin pour une altesse. Je vais vous raccompagner.
-Tu peux me jeter chez le père, j’ai perdu le chien, et avec la nuit j’ai peur de me paumer? Ose le gros Balazou.
-Te jeter, ah ça ouais tu sais bien que c’est toujours avec plaisir mon garçon que je te jette mais préviens l’heureux bénéficiaire quand même qu’il ne te tire pas dessus en croyant voir le couillon découillu.
(à suivre…)
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Grossesse nerveuse 1/1 by Lofti Benayak
2.12.2010 par admin.
Grossesse nerveuse 1/1 by Lofti Benayak
Journal de la France de pendant par François F.soumis
Comme toutes les semaines on passait le véquende dans le Chauvinois mon pays natal, on était à Pathétique-sur-Navrant dans les appartements du Préfet, lui le véquende il le passait avec sa famille dans le grenier.
Je mangeais des cacachuétes sur sa moquette et vrai j’en mettais partout, ce que c’est bon de pas se gêner, vrai je me suis gêné toute ma vie, mais là depuis quelque temps je me gênais p’us, je me mettais en roue libre surtout quand Pineulope était pas là et en ce moment elle était au marché. Et puis le téléphone a sonné. Je me suis dit tout de suite en moi-même (quand je parle en moi-même ça résonne beaucoup forcément c’est tellement vide qu’il y a de l’écho !) ça y est c’est encore mon maître inégalé qui a dans l’idée de me casser les bonbecs, d’habitude j’aime bien ça de souffrir mais là quand même ça faisait neuf mois que ça durait sa grossesse difficile, neuf mois qu’il nous faisait tirer la langue après son remaniement à suivre, vrai on en avait tous marre ! Quand même j’ai encore une fois décroché le téléphone, c’était le secrétaire général adjoint de l’Élysée, avec le principal on se cause p’us y fait rien qu’à s’occuper de mes affaires d’état, y me les prend et quand y me les rend elles sont toutes salopées et c’est moi que Pineulope engueule.
-Monsieur le premier ministre ça y est c’est pour bientôt, le président a perdu les eaux en revenant de Vichy, vous devriez rentrer tout de suite c’est imminent.
C’était que l’adjoint mais j’uis ai quand même raccroché au nez et après j’ai re-bouffé des cacahuétes autant que j’ai voulu jusqu’à ce que Pineulope elle rentre du marché.
Elle m’avait acheté des côtelettes, j’aime pas trop ça surtout avec des pois cassés mais enfin j’ai rien trop dit.
-Tu as fait tes devoirs de gouvernement ?
-J’ai presque tout fini, y me reste que la récitation pour l’Assemblée nationale et le budget des Anciens Combattants.
-Bon personne a téléphoné quand jé étais pas là ? Elle m’a demandé en vidant les affaires du préfet du frigo préfectoral pour y mettre les nôtres (elle a quand même récupéré les yogourts aux fruits et les Gervita qui étaient pas dépassés et que j’aime bien.)
-Non, non personne.
Et je suis retourné dans le salon en arrangeant ma mèche et en sifflotant.
Et puis à peine j’étais devant la télé au préfet que le téléphone a re-sonné et que cette fois c’est Pineulope qui a décroché.
-Allo… oui… non son mari… ah bon… je vais lé dire à lui… c’est ça bonsoir.
Quand même je voulais savoir, j’ai demandé : Alors c’est quoi ? Une fille ou un garçon ?
Lagarde ou Boorla ?
-C’est ni l’une ni l’autre, c’est rien, c’est toi ! La le nain y t’a renommé prime-ministre.
A ce moment je crois bien avoir entendu venant du plafond et donc du grenier au dessus un « Eh merde ! »assez sonore.
Ah pour une grossesse difficile ça avait été une grossesse difficile, y s’était pas méfié de la Pinouillette (c’est le surnom que m’a donné Roselyne ma seule copine du gouvernement) vers le sixième mois il avait bien essayé de m’interrompre, de m’ivéger traîtreusement mais je m’étais accroché, vrai on avorte pas un premier-ministre comme une caissière de supermarché, c’est pas éthique. Coinçman’ qu’il avait été mon maître périssable.
Quand même neuf mois pour accoucher de moi une deuxième fois, ‘faut quand même être vicieux.
-Eh ben tu vois, tu avais tort de t’inquiéter ma Pipine (c’est comme ça que j’appelle Pineulope quand elle est de bonne humeur) me voilà re-premier-ministre.
J’ai repris le paquet de cacahuètes et j’ai recommencé à en re-casser sur la moquette en pensant à ce qu’allait être mes premières décisions comme re-premier-ministre, vrai j’étais ému. Premier-ministre tous les cons sont bons mais re-premier-ministre y en a pas beaucoup sous la V ° y faut un don.
« Je vais nommer la Veuve Fumaille à la Présidence de la Cour des comptes, elle a dirigé une épicerie–buvette pendant trente-cinq années, c’est formateur et si Strauss-Khan démissionne je te bombarde Roger Maldonado le concessionnaire Peugeot-Citroën de Pathétique-Sur-Navrant à la tête du F.M.I. ! Ah et puis je changerai encore ma mèche de côté autant de fois que je voudrais et je cirerai plus mes petites chaussures tous les soirs avant de me coucher ah non mais y vont voir qui c’est le chef! En baskets je te leur ferai mon discours de politique générale ! »
Vrai une sève nouvelle m’inondait, mes chaussettes rouges tire-bouchonnaient c’était comme une deuxième puberté, sur ça avait du leur faire pareil à Messmer et à Barre quand ils avaient été nommés re-premier-ministre, c’est bien simple je bourgeonnais.
-Bon, c’est pas toute ça, tu as fini bientôt de rêver, en attendant bouge-toi tu veux il faut que je apporte toutes ces vieilles affaires à le salle paroissiale avec la froid qu’il y a et le si grand nombre des pauvres gens.
C’était des affaires au Préfet dont il se servait pas, enfin dont il se servirait plus, je crois bien qu’à ce moment d’ailleurs j’ai vu la trappe du grenier s’ouvrir et j’ai entraperçu sa casquette à glands mais il a rien osé dire, y faut dire que ma Pineulope elle impressionne ‘achement quand elle fait sa grosse voix alors j’ai pris le ballot de costumes croisés et d’uniformes à parements dorés et on est parti à pied pour la salle paroissiale, ‘sûr on allait faire des heureux.
C’est le Père Laridondette qui nous a reçus, c’est un homme de bon conseil et d’une sainte influence, il m’a félicité pour ma re-nomination mais il a ajouté :
-Vous n’allez pas vous arrêter là j’espère, il faut de l’ambition dans la vie mais que cela ne vous empêche pas de penser à tous vos pauvres électeurs qui ont le pouvoir d’achat dans les chaussettes, quand ils ont encore des chaussettes, et faîtes donc une place dans vos prières, mon fils, à tous ces malheureux premier-ministres qui n’ont jamais été re-premier-ministre.
-J’y penserais mon père… et aussi aux présidents de la république qui ne seront jamais re-présidents de la république…
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Nécrologie de Nicolas Sarkozy 1/1 par Lofti benayak
20.11.2010 par admin.
Nécrologie de Nicolas Sarkozy parue dans Las Islas Bombitas-Noche du premier Avril 2022 (Au r’voir mes p’tits flics !).
Traduction de Lofti Benayak 1/1.
On nous communique de Santa Pipolina de Las Bombitas le décès de l’ancien président français Nicolas Sarkozy. Il a été retrouvé entièrement décédé dans un hôtel du centre-ville de la station balnéaire, le Panier Défleuri que tient un couple d’amis levalloisperetiens en fuite.
Les premières constatations concluraient à une erreur humaine, nous avons recueilli de précieux témoignages à ce sujet.
« On était en train de lui faire une triple prestation gratuite, il faut dire que Patrick et Isabelle les patrons ils sont en train de bouffer le fonds à force d’en réclamer toujours plus aux filles pour leurs copains, Maria-Inoculada ma collègue lui faisait l’Airbus équatorien pendant qu’on lui exécutait avec Rosita-Perlita une autre collègue le hot-dog cubain, quand Maria-Inoculada m’a dit :
-Y a le train d’atterrissage qui grince
Il avait la tête en bas et il était tout rouge, j’ai dit comme ça :
-Remonte-le et mets-y de l’huile !
J’avais pas réfléchi que pendant le hot dog cubain il faut jamais lubrifier le client sinon quand on le presse il vous échappe.
-Chaud devant y a la saucisse qui part ! Elle a gueulé Rosita-Perlita.
-Tu veux dire dire que l’airbus vient ? J’y ai demandé.
Et là le ketchoup a soudain giclé devant nous et la saucisse est passée à travers la fenêtre et il s’est arrêté que cinq étages plus bas. »
De fait d’après les constations de la police la sauciss… l’ancien président français a été retrouvé constamment mort et entièrement lubrifié au pied de l’immeuble sus-cité.
L’ancien président français était le représentant commercial de la société Sagem (quand ça fait mal !) une entreprise française de fabrication et de vente d’objets de dressage citoyen et d’accessoires sado-masochistes pour contribuables soumis tels que radars antitomobilistes, caméras de surveillance recto-anales, tatoueur fessier de code-barres, détecteurs de braguettes ouvertes et laisses électrifiées pour tévéspectateurs.
Grand démocrate, il avait démocratisé la garde à vue afin qu’elle fût accessible à tous, encadré et modernisé les écoutes téléphoniques… pour les rendre stéréophoniques et institué le fichage des nourrissons.
Gaulliste hystérique il avait renoué avec la tradition barbouzardo-flicarde du régime.
Grand réformateur il était l’auteur de la 6587° réforme des retraites dite la der de der (le nouveau gouvernement devrait présenter la 11456° à la prochaine rentrée parlementaire) et de la 74896° réforme de l’Éducation Nationale (pas mieux !).
Homme d’état visionnaire il était le père du plan anti-hémorroïdaire Nationale et de l’actuelle législation sur l’incontinence en zone bleue, l’une des plus modernes d’Europe.
Sportif accompli il était recordman de l’heure de baisse du pouvoir d’achat et sur le quinquennat lancé de paupérisation express de la classe moyenne.
Depuis son expulsion de France suite à sa déchéance de nationalité l’ex président français habitait dans notre réputé station balnéaire. A son arrivée dans notre ville il avait crée avec Martin Bouic l’un de ses ex-compatriotes milliardaire (en fuite) un espace culturel, galerie d’art post-contemporain, lieu d’échanges et d’interactivité, le Baraputas, établissement qui avait été fermé depuis pour non affichage des tarifs et surfacturations de prestations en nature. Son fils lui-même en fuite avait d’ailleurs ouvert dans notre ville un magasin d’électroménager où il liquidait ses cadeaux de mariage.
Après son divorce et son remariage avec Susan Boyle ( « … celle-là au moins de chanteuse elle a de la voix et quand elle me cause j’entends! ‘utain v’la que ça la reprend, personne a des bouchons d’oreille ? » Avait-il déclaré après la cérémonie.), l’ancien président français s’était encore remarié une dizaine de fois dont l’été dernier avec Monsieur Ramundo un plagiste bien connu de la station.
Intellectuel reconnu il était le traducteur de l’intégral des oeuvres de Florent Pagny en patagon ancien et d’un dictionnaire Manjmerd-Ex-Français/ Ex-Français-Manjmerd.
Mais il n’avait jamais réellement retrouvé l’audience et la célébrité qui avaient été les siennes non plus qu’un véritable équilibre émotionnel : « On cause p’us de moi c’est comme si j’avais jamais existé! » avait-il confié désespéré à des intimes.
Par suite de mauvaises affaires (du fait de l’exiguïté de notre territoire et de notre standing démocratique beaucoup plus étendu qu’en ex-France) dans la vente de ses « trapacons » (piéges à cons note du traduc.) Sagem (quand ça rentre bien profond !) il avait eu recours à des expédients financiers, il avait été notamment condamné pour proxénétisme hôtelier après avoir tenté de mettre sur le trottoir un certain François F. avec lequel il présentait un numéro de dressage et de soumission dans différents établissements de nuit de la station. Pour sa défense il avait déclaré qu’il pouvait en faire ce qu’il voulait que c’était lui qui l’avait fait, que sans lui il serait resté toute sa vie aux affaires sociales à végéter et qu’il lui était parfaitement soumis et dévoué. De fait François F. s’était excusé et avait porté plainte contre lui-même.
L’ex-président avait aussi été mis en garde à vue pour violence sur pipole surbronzé, dépositaire de la farce publique après avoir tenté de voler à l’aéroport international de Santa Pipolina de Las Bombitas une montre Rolex à un publicitaire français âgé en fuite.
Les derniers temps à cause d’une interdiction de séjour en centre-ville il avait été recueilli dans un camp de roms établi à la périphérie de Santa Pipolina et vivait assez misérablement du R.M.I (Revenu Minimum d’Intromission) avec une cartomancienne (en fuite) Madame Roselina et ses deux derniers compagnons, ses fidèles chiens Lefèvre et Morano, eux aussi en fuite.
En France le président avait conservé un certain public (âgé et compulsif) qui le considérait comme l’un des plus grands comiques (en fuite) de l’après-guerre son numéro de croisement de fichiers était demeuré célèbre ainsi que son fameux cri de guerre « Je vais durcir… » de la grande époque où il faisait voter des lois sécuritaires deux fois la semaine (le lundi pour bien commencer la semaine et le samedi, le jour des courses) à fins de racoler l’électeur de base du Flan national.
Décrit par les uns comme une triste S… pubertaire, immature et égocentrique, ou comme une belle petite O… d’arriviste par d’autres, il ne laisse que des … ardoises.
L’actuel président français Monsieur Jean-Luc Mélenchon a présenté ses condoléances amusées à l’ambassadeur des États-unis et à celui d’Israël.
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Election de Mister Camping-Matignon 1/1 par Lofti Benayak
10.11.2010 par admin.
Élection Mister Camping Matignon 1/1
Journal de la France de pendant par François F. soumis
Chronique du conquennat par Lofti Benayak 14.
Depuis que mon maître effervescent (c’est sûr à force de se secouer dans tous les sens il est tout éventé maintenant on dirait un Coke sans bulles mais avec encore comme une odeur de coke !) avait eut l’idée de lancer ce curieux :
« Grand Concours à Matignon-Plage . Sélection Mister Camping Matignon. Vous êtes moyen partout et faible de caractère:
« Premier ministre ! Pourquoi pas vous ? »
Épreuves de sélection avec l’orchestre de Claude Guéant suivies d’un vin d’honneur, d’un tir aux parlementaires et d’un lâcher de vachettes »
ils étaient tous en rut pour essayer de me piquer ma place, moi-même j’avais découvert l’affichette à la boulangerie Robert & Daniel, deux jeunes gens charmants que m’a présentés Roselyne, qui jouent au boulanger et à la boulangère, et où tous les matins je vais chercher les croissants pour Pineulope, j’y vais tôt, elle les aime chauds, les croissants et puis je tombe là-dessus, ah les chouquettes (les chouquettes elle les aime froides et bien gonflées pour ça qu’elle apprécie pas trop les miennes qui sont petites et toutes fripées.) sûr ça m’a fait un choc, c’est vrai quand même c’est pas tellement les usages de la V° (à droite du local à poubelles) pour choisir un chef de gouvernement de faire dans le genre marché aux bestiaux, concours Miss Argelés plage avec synthé et podium démontable.
Mais mon maître inaliénable (il s’est tamponné ça dessus quand il a été élu, comme il y a marqué sur les vieux téléphones des P&T, il appartient à l’état et comme l’état c’est lui et ses copains il risque plus rien il m’a espliqué.) c’est un vicieux (pour ça aussi que je l‘aime) et ça le fait saliver de voir tous ces types, juste élus, trop élus, mal élus ou ex-élus, ces êtres d’exception puisque élus (je sais l’élu c’est rien de plus que de la tête de gondole, de l’article en promotion et qui vous fait pas d’usage mais quand on regarde la gueule des électeurs en rayon qui votent ineffablement depuis des années pour des mecs auxquelles ils confieraient pas leur petite soeur à garder pendant qu’ils vont chercher le pain il faut pas s’étonner !) venir brouter sa moquette et faire leur réclame le nez à hauteur de ses talonnettes.
Le pire c’est les centristes centrifuges, eux ils sont équipés d’origine comme les Citroën, ils ont une position surbaissée dans la cour ils bouffent déjà du gravier.
C’est vrai au début, j’y croyais pas et j’avais un peu manqué le départ, je le reconnais et qu’est-ce qu’elle m’avait passé ma Pineulope :
-Et qu’est-ce tu vas faire pétite con si tu fais plous prime ministre ?
-Je… je réfléchirais, je… je méditerais, je pense à écrire un livre sur mon oeuvre à Matignon, j’ai quand même accompli deux réformes des retraites successives et aussi définitives l’une que l’autre et …
-Ton h-oeuvre mais tu n’as rien foutu à part cirer les pompes de le nain. Tu crois que jé vais té nourrir à rien faire pétite branleur !
-Eh bien je me présenterais à la Mairie de Paris.
-Pour faire quoi ? Balayeur ?
Bien entendu dans les premiers temps ils s’étaient tous précipités, surtout que mon maître infaillible n’avait pas mis la barre très haut, on n’était pas obligé d’exister après vingt-deux heures, il s’occupait de tout, fournissait les ministres tout équipés avec cabinet intégré, même de rentrer le chat et de changer la litière des gardes républicains de faction.
Pour les premières épreuves, je m’étais fait dispenser, j’avais un mot de Pineulope et puis j’étais le champion en titre et quel champion hein!
Ah qu’est-ce qu’on a pas vu défiler à Matignon !
Des qui montés de leur circonscription basse-meusienne prenaient déjà les mesures, des qui faisaient visiter à leur femme et à leur famille, la belle-doche en tête ou qui arrêtaient mes motards pour se renseigner sur les commerces qu’il y avait à proximité et s’il y aurait une bonne école pour les mômes dans le coin.
Et puis le concours d’homme d’état a commencé, d’abord une petite interviouve présentation où on leur demandait de parler d’eux et quel était leur voeu le plus cher, tous bien entendu répondaient qu’ils rêvaient d’un monde sans guerres ni famines, puis c’était le défilé en maillot de bain où ils rentraient leur bide comme ils pouvaient, ensuite rhabillés, ils avaient à affronter quatre épreuves, je les cite avec quelques commentaires conclusifs:
Une de civisme:1/ Dénonciation d’un proche avec mise en garde à vue pour rébellion sur flicaillon. Là, nombreux sont ceux qui se se sont pris des beignes du beau-frère une fois relâché.
Une épreuve technique: 2/ Branchement sur écoutes d’un journaliste. Quelques cas d’électrocution.
Une philosophique : 3/ Expulsion d’un rom. Ils se sont mis à cinquante pour virer un gratteur de guitare et sa mère cartomancienne free lance qui sont revenus dans la soirée avec cousins et caravanes boucher l’entrée de Matignon et chanter autour d’un feu de bois. C’était sympa ça me rappellait ma jeunesse scoute.
Enfin une épreuve pratique: 4/ Succion jusqu’à plus soif d’un électeur du Flan National. Je suis témoin, pas un n’a recraché ils ont tous avalé, c’est dire s’il y avait de l’application et de la bonne volonté.
Mais la bonne volonté ça suffit pas, il faut un don, je ne dis pas que je l’avais à la naissance, c’est plus prosaïquement pendant mon enfance à Pathétique-sur-Navrant que je l’ai acquis en regardant les vaches faire, le tomber de bouses m’a tout de suite ému, c’est ça que je veux faire plus tard me suis-je dit : m’écraser indéfiniment,me mouler, devenir informe tout subir mais avec en plus cette étincelle miraculeuse qui me fait croire en Dieu un peu plus chaque jour: tout en demeurant inodore, car ce n’est pas tout d’être une merde il faut aussi ne pas incommoder.
Oh je sais que beaucoup s’y sont essayés mais il y a peu de vraies réussites, en politique surtout, on finit toujours par sentir un jour ou l’autre.
Bref après les sélections ne restaient plus que moi, qualifié d’office en tant que tenant du titre, Jean-Louis Boorla, plus boorlé que jamais, et “le premier ministre masqué”, un type en costard croisé avec un masque en caoutchouc sur la tête comme les catcheurs du temps de l’ORTF.
-Ce sera l’un de vous trois, je déciderais après ce week-end à la Lanterne. Il nous a annoncé mon maître irréfragable avec ce petit sourire vicieux qu’il a quand il prépare une belle saloperie.
Les épreuves ce serait d’abord pour huit points un signe de piste: retrouver les 175 milliards qui manquaient au budget pour boucler l’année, ensuite une course en sac diplomatique, le premier qui réussirait à aller à Alger tirer la moustache à Bouteflika et lui chanter dans les narines : Al-gérie Fran-çaise ! gagnerait quatre points. Puis une rédaction sur huit points : faîtes le portrait de quelqu’un que vous admirez plus que tout au monde et dîtes pourquoi vous l’admirait et en quoi Nicolas il est admirable.
Enfin en question subsidiaire il y avait un problème d’arithmétique:
« soient deux candidats pré-selectionnés par les instances rastaquouéro-mondialaises pour diriger le territoire 24.2b allée F, (on ne marche pas sur les pelouses !), ancien lieu-dit Présidence de la République Française, l’un DSK (K pour Khan) partant de New York siége du FMI l’autre NSK (K pour Khon) de Paris Palais de l’Élysée, le même jour, à quelle heure (tenir compte du décalage horaire ) se croiseront-ils dans les locaux du Département d’État pour y chercher leurs instructions et faire les cuivres ?
Dans un deuxième temps dîtes lequel finira pendu le premier à un lampadaire de la Place de la Concorde.
J’avais bien répondu à tout je crois et pendant que Jean-Louis Boorla se trompait de zinc et atterrissait à Karachi j’étais arrivé premier à Alger où Bouteflika avait repris avec moi la larme à l’oeil: Al-gérie Fran-çaise ! en m’exhibant sa carte de l’OAS, avec ce qu’il avait fait lui et ses copains aux algériens depuis l’indépendance, ils l’avaient nommé membre d’honneur.
La rédaction, un peu que je l’avais torchée, douze pages écrites serrées où je célébrais mon maître vénérable, les 175 milliards je les avais empruntés, avec une caution de marraine et contre la cession de la moitié du pays, aux chinois et quand aux problèmes des pendus, il y avait un piége, je m’étais renseigné sur les horaires des révolutions, ils finiraient ex-aequos les deux K…
Pourtant quand il est arrivé le lundi matin, il m’a même pas regardé ni fait ramasser Jean-Louis Boorla qui avait glissé sous la table basse, Il s’est tourné vers le type masqué :
-C’est très bien mon fils, bravo pour les épreuves de natation ( ???) et tes coloriages étaient ma-gni-fi-ques, tu remercieras ta femme pour la gazinière, Carla a été ravie. Ah je suis sûr, mon Jeannot, que tu feras un excellent premier ministre.
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Mon empreinte carbone dans le fondement du siècle par J.P.Chassavagne 1/1
29.10.2010 par admin.
Mon empreinte carbone dans le fondement du siècle par J.P.Chassavagne 1/1
Un pèlerinage à Saint Blondin sur Saudasse
Le temps me durait, enfermé comme je l’étais, assis, exactement seul au monde, dans ma bagnole malaise (un 4X4 Nazdong Effluance de toute beauté l’un des derniers exemplaires importés avant l’incarcération (dans sa boîte à gants) de l’importateur), encerclé et vitupéré par une meute de vélibeurs revanchards après un strike raté (de fort peu je les avais pris sur l’angle ma malaise étant dépourvu de viseur et tirant à droite comme toutes les malaises, ah comme je regrettais dans ces moments mes Mercedes-Benz de recte obédience stutgartienne) après avoir perdu mes freins au coin de la place Otto Abetz et de l’avenue Dalida.
Je les regardais tous ces jeunes gens sympathiques et tolérants collés à mes carreaux, qui me vomissaient leurs préjugés bourgeois nouvelles normes et leur haine recuite (au feu de bois) de frustré/toléré, élevés au sans couenne et à l’allégé et l’envie me prit de ne plus les voir jamais, de m’en éloigner tout à fait mais dans le même temps (enfin juste après) je me questionnais, après tout n’était-ce point moi qui était dans l’erreur, au moins ne pouvais-je tenter sinon essayer de réduire mon empreinte carbone (qu’y cause à la tévé) et derechef je me votais à scrutin intime autant que fermé une nouvelle (la 147°) réforme morale.
Et puis, je le confesse, il me fallait faire un tour des libraires en province que je reculais depuis des semaines pour aller vendre toujours un peu plus loin et même placer un peu plus profond une production éditoriale redoutable et maintenant équanimement redoutée.
Le soir mâme je faisais mes valises et me mettais en route.
Au 377° kilomètre, en plein pays Bromurois, ma malaise me fit un gros malaise, les soupapes s’étant impromptûment propulsés dans le bol de liquide de lave-glaces, sans doute les effets détonants du jus de nave fermentée à quoi je l’abreuvais suivant en cela les préconisations de l’usine à fins de limiter au mieux mon empreinte carbone (’bouh la vilaine !).
Je parvins à trouver un agent Reugeot-Penault oisif car maintenant à l’écart des grandes transhumances sur sa nationale déclassée en départementale vacante.
-Ah ça c’est pas courant…’faut dire question pannes avec leur électronique embarquée y z’en invente tous les jours c’est quoi comme marque ? Nazeu-dongue c’est quoi ça ?
-Euh ça vient de Malaisie.
-Beh sûr qu’elle est venue à pied alors, ça doit pas rouler souvent ces engins-là. Bon pour les pièces je vous dis pas, je va’ en causer au commis pour qu’il aille voir sur le wouéble…
-Il y a une bonne auberge?
-Sur le wouéble ?
-Euh non dans le coin ?
-Ah par ici vous voulez dire… il y avait l’hôtel de la Mère Pignadous dans le temps, c’était fameux… dans le temps… ça a été repris par des jeunes gens de Paris, des petits cousins à ma femme, maintenant y en a qui en disent du bien, mais moi j’y mets plus les pieds, à nos âges on a plus la santé pour encaisser ça.
Tutoyé par la faim je me télétransportais aussitôt à l’ex-auberge Pignadous rebaptisée « La Débagoule » confiant dans les renommées traditions de bouche du pays Bromurois.
C’était un couple de jeunes gens très corrects qui l’avaient reprise entourés de serveurs habillés de noir et sinistres comme des danseurs contemporains qui se seraient écrasés les soeurettes en tentant le grand écart, d’ailleurs toute la vieille auberge avait été… contemporéanisée.
On nageait de tous côtés dans le contemporain, dire si c’était daté.
Les saligauds après avoir affamé les parisiens, ils se lançaient à l’assaut de la province me pensai-je, mais le pire restait à venir.
Ils m’apportèrent une assiette de charcuterie pré-machées avec un accompagnement délicieux de fils dentaires tout parfum suivie de paupiettes à l’azote, d’une choucroute mixée servie dans un verre à dent, je finissais de bouffer le dessus de table en plastique, seul élément à peu près comestible de l’endroit quand arrivèrent les profiteroles en intraveineuse en même temps que la note rallongée d’un filet de mauvaise foi et nappée d’outrecuidance.
Je regagnais ma chambre avec la faim au ventre et une nausée naissante rien qu’à l’évocation de leur cuisine bactériologique, je me traînais toute la nuit entre un futong malodorant et dur et des chiottes aiguisés et guère plus confortables en proie à d’incommensurables douleurs intestinales.
Au matin, je parvins à rejoindre, je ne sais comment, le garage: la pièce était en route on l’avait signalée à la frontière du Kazakhstan.
-Vous avez l’air bizarre ? Vous vous sentez pas bien…ah je vois… c’est la mousse carbonique au chocolat qui passe pas ?
Je parvins à articuler dans un ultime râle :
-Non… aaaaaaah je crois que c’est les paupiettes à l’azote.
-‘tain je vous avais prévenu, j’ai la belle-mère qui a fait six mois d’hosto après en avoir bouffées…
Je lui demandais de m’achever d’un coup de clef à molette, de liquider mon empreinte carbone une bonne fois pour toutes, il préféra me donner l’adresse d’un toubib, un autre cousin à sa femme.
-Bref avec leur cuisine moléculaire vous vous êtes bien fait molléculer ! Ah ! Ah ! Je leur ai bien dit d’arrêter leurs conneries à ces p’tits cons mais va te faire voir ça se pisse au dessus de la tête, déjà qu’on a pas beaucoup de touristes s’ils nous les enfument à chaque fois. Ce fut l’avis de l’homme de science, cousin par alliance des homicidaires sus-cités.
-Tenez je vous fais une petite ordonnance de tisanes et de décoctions…
-Des tisanes vous plaisantez docteur, dans l’état où je suis ?
-Vous savez avec la sécu on est obligé d’y aller mollo, y recomptent même les aspirines… maintenant ce que je peux vous proposer de mieux c’est un pèlerinage au Christ péteur de saint Blondin sur Saudasse c’est radical pour ce que vous avez, ça guérit toutes les courantes du pays depuis des générations et c’est une cousine qui tient la buvette de la fontaine miraculeuse je vous fais une lettre de recommandation, elle vous trouvera quelque chose.
-Vous… vous un homme de science vous croyez à ça ?
-La science ‘faut pas non plus exagérer, elle est toujours pas foutu de guérir un rhume la science… maintenant si vous voulez vous trimballer vot’ chiasse pendant des semaines et des mois c’est vous que ça regarde, ‘sais pas ce qu’y mettent dans leurs marmites les créateurs de mes quatre mais c’est de l’offensif. C’est pas pour rien qu’y z’ont décroché une étoile au Michelin pour leur pigeonneau à l’anthrax et leur assiette de crudités défoliées!
Mon dernier pèlerinage remontait à mes douze ans et à celui que j’avais fait (aller sur les genoux et retour en bus) à la vierge qui croise les genoux de Sainte Chuchepine en Auvergne.
Le garagiste consentit à me mettre à disposition pour une somme confortable une antique 404 fuligineuse, c’était pas encore avec ça que j’allais améliorer mon empreinte carbone.
Ce fut un voyage éprouvant, quand je ne m’arrêtais pas pour me soulager les boyaux, c’était l’auto qui suspendait ses activités routières, enfin après trois heures de route pénible oh combien, je me présentais à la cousine avec ma recommandation.
Elle me logea dans une cave paroissiale (à cent teuros la nuit !) et m’inscrivit pour une pèlerinage de trois jours dans un groupe de marseillais dont l’effort principal consistait à faire dés matin le tour de la bourgade derrière un bout de bois en chantant des couenneries pleurnichiantes à la mode des années soixante-dix.
Pour me faire bien voir j’achetais la notice technique du sanctuaire où il était expliqué que si les dernières paroles du Christ était bien relatées dans les écritures fameuses, ses derniers sons n’avaient été connus qu’au début du XIX ° siècle quand il était apparu à Saint Blondin et lui en avaient fait la révélation: lors de son ultime repas il avait mangé des fèves de Béthanie très renommées à l’époque (mais pas de fraises, hors saison elles étaient hors de prix !).
En attendant et malgré les litres d’eau miraculeuse (et fortement diurétique !) que j’ingérais au comptoir sans même les accommoder d’anis, je continuais de me vider.
La cousine paroissiale en fermant sa buvette avant la nuit, me conseilla, j’étais son meilleur client, de passer la nuit en prières dans l’église de Sainte Saudasse sur Blondin (non ‘pas ça c’est l’inverse mais il faut bien changer de position de temps en temps).
Désespéré je m’y résolvais après l’avoir aidé à descendre son rideau métallique.
Agenouillé depuis quelques heures, en oraison, et peut-être même un peu endormi, et peut-être même déjà ronflant contre le troisième pilier à gauche, je ressentis soudain comme un bien-être m’envahir, je n’avais plus du tout mal aux tripes et une voix de retentir soudain dans l’édifice désert et de me réveiller tout à fait.
-Mon fils tu m’as cherché et bien tu m’as trouvé pruuuuuuuuuuuuuuuuuuiiiit !
Je murmurais :
-Ô Seigneur…
Et une autre part de moi-mâme, plus intime encore ajouta:
-Prrrruuuuuuuuuuuuuuuuiiiitttt !
-Va en pets mon fils prrrruuuuuuuuuuuuuuuuuiiiiiittt !
Après avoir regarni les troncs, tout ragaillardi par ma guérison je regagnais la belle nuit étoilée qui m’attendait au dehors.
-Prrrrruuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiit !
Ce fut ma première parole à ciel ouvert, comme une délivrance, dans le même temps je fis un rapide examen de la situation bon je n’avais plus la courante, c’était certain mais d’un autre côté dans les dispositions où j’étais je risquais pas d’améliorer mon empreinte carbone.
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NORDNMARK ONE POINT ! H.T.Fumiganza 33…
11.10.2010 par admin.
Aprés quoi je fais une petite sieste réparatrice, passe un costûme d’été en lin épépiné, Pezzolino m’a apporté quelques vêtements dans l’après midi et je descends, les invités de Klopilde sont déjà arrivés, la douce enfant a bien fait les choses, elle a accroché partout des guirlandes lumineuses, dressé deux mats d’éclairage de quinze métres de haut, fait nettoyer le jardin et planter une pelouse toute neuve, repeindre la façade et remplir la piscine, dresser un buffet de six métres de long et mis en place une desserte par hélicoptères depuis l’aéroport international, je dois lui reconnaître, pour cela elle tient de sa mère, de solides talents d’organisation mais qui s’épanouiront aussi bien dans des activités civiles autres que le proxénétisme hôtelier, ce me semble.
Malgré tout cela reste assez provincial, hormis la présence du vice-président des Etats-Unis, d’une dizaine de parlementaires et du gouverneur de l’Etat.
-Ce sont des bons clients. Me sussure ma coupable enfant.
Il n’y a pas que des femmes de professeurs endimanchées, il y a aussi beaucoup de perles, de diamants et de décolletés, je soupçonne ma lucrative Klopilde d’avoir fait payer fort cher ses invitations à venir voir le prince Raoultkë de Nordnmark que “l’on dit charmant et tellement français”, tous ces braves américains seraient bien infoutus de situer le Nordnmark sur une carte du monde et pas plus l’Europe mais enfin ils ont déjà cette qualité d’être curieux… de moi.
Klopilde en profite pour mettre en place une tombola, une loterie, un sweepstake, deux pistes de strip-tease et quelques tables de poker, je ne sais d’où elle tient ce goût pour la libre entreprise mais c’est vraiment très étonnant.
Elle me prend par le bras:
-Tu es très beau Papatkë… viens je vais te présenter le professeur Alacan… il est par là…
Il n’est pas loin en effet il campe devant le buffet au rayon spiritueux, il est même largement entamé et aux prises avec l’un de ses collégues, phénoménologue belge, structuraliste comme lui, mais d’une autre obédience, très imbibé lui aussi et auquel il conteste des présupposés hégéliens, très vite la dialectique aidant ils en viennent aux mains et se déconstruisent mutuellement allégrement, c’est terrible de voir cela et l’on se dit que la philosophie spéculative devrait être interdite quand elle ravale ainsi l’homme au rang de la bête.
Malgré tout la soirée se passe sans plus d’incidents hormis une apparition de Lopeck Glissanski qui claque un peu fort les volets en gueulant de sa voix très sonore depuis le premier étage:
-Il y en a vouloirrr dorrrmirrr ici! Quoi merrrrde!
(à suivre…)
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