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27.9.2010 par admin.
Al Qaïda à Bagnolet Islamique TM.
1/1 par Lofti Benayak
Le mensuel de la Franchise et du commerce indépendant interviouve ce mois-ci, Raymond et Simone qui ont opté pour une franchise Al Qaïda TM.
-Comment vous est venu l’idée d’ouvrir une franchise Al Qaïda TM à Bagnolet Raymond ?
-Avec ma femme Simone on a été enlevé au mois de Juillet à Namur ily a trois ans où on passait les congés par Al Qaïda en Belgique islamique une foisTM. On a été très satisfait des sévices offerts pendant les trois semaines de détention jusqu’au paiement de la rançon… trois millions d’euros seulement pour nous deux payés recta par l’ambassade de France, vrai, là ça nous a impressionné et on s’est dit pourquoi pas nous… ? D’autant que Simone qui est esthéticienne venait de vendre son salon et moi-même je songeais à arrêter la coiffure, c’est trop de contraintes, on est toujours debout, on s’est dit: la retraite est en vue, prenons un commerce tranquille, on est allé au Salon de la Franchise, on a hésité on était bien tenté par un pressing hallal et puis finalement les commerciaux d’Al Qaïda vorlde traide resort and entertainment TM nous ont séquestrés trois jours à Montfermeil et on a été convaincu et on a signé tous les papiers.
-Justement Raymond est-ce que les débuts n’ont pas été trop difficiles? Avez-vous bénéficié d’un soutien et d’une mise en place marketing ?
-C’est ça ce qu’il y a de bien avec ces grosses boîtes américaines, ce sont de vrais professionnels, ils nous ont envoyé une équipe d’ingénieurs conseils, directement de Seattle où est le siége mondial de la compagnie, qui nous ont bien espliqué le concept et les méthodes, the Oussama’s spirit of bizeness et les treize préceptes du Mollah Omar for a new and refreshing terrorism.
-Et vous avez pu tout de suite mettre en pratique cette organisation.
-Non pas tout, bien sûr, par exemple on a abandonné le pick-up Toyota avec la mitrailleuse double de 20 mm pour sillonner les rues de Bagnolet. Dans le désert c’est adapté peut-être mais chez nous non.
-Oui c’est sûr cela aurait effrayé les gens…
-C’est surtout qu’on se la serait fait soulever tout de suite ouais.
-Le premier client?
-Un couple de touristes hollandais qui s’étaient égarés… les Van der Kelkonf, on correspond encore, à l’Aït on s’envoie les voeux. Bon on attaque la Volvo break, l’affaire se passe bien mais voilà que la cave qu’on avait prévue à la Cité des Pâquerettes pour les entreposer venait d’être réquisitionnée par le Caïd de la cité, le Cheik Al Bandar qui allait recevoir un gros arrivage de chnouf du Maroc. On savait pas où les mettre, heureusement on s’est vite organisé et on a trouvé un couple de jeunes mariés qui nous les a gentiment séquestrés chez eux pendant deux mois dans leur propre appartement de la Barre des cosmonautes à Gonesse, je veux les remercier, si tout s’est très bien passé c’est grandement grâce à eux, ce sont de telles rencontres qui vous font apprécier le métier.
-Le plus mauvais souvenir Raymond…. ah je crois que c’est Simone qui veut répondre.
-Oh il vous en parlera pas, il est trop pudique pour ça mais moi je vais vous le dire, c’est quand on a arraisonné le car de bavarois sur l’A 15. Tout de suite on a compris que ça se dégèlerait pas avec les autorités allemandes si on faisait pas un geste alors on a décidé d’en décapiter un et de le mettre en vidéo sur Internet. Le manque d’expérience sans doute si vous croyez que c’est facile de manipuler un cimeterre d’un mètre cinquante dans un salon de F5, trois semaines de suite la vidéo a fini à vidéo-gag, un coup le Raymond il décapitait mon ficus, une autre fois c’était le caniche ou il décrochait le lustre à maman, il a fini par l’avoir son allemand mais il s’est bien entaillé et on a fini aux urgences.
-Il y a des bons moments quand même ?
-Ah oui, la récompense, c’est la convention annuel de tous les franchisés, cette année ça se passait au Yémen, ils avaient bien fait les choses, ils avaient détourné un Boeing pour nous seuls, des buffets et des plages hallals magnifiques à perte de vue et puis plein d’activités, des ateliers de plage égorgements et lapidations rituels, ils avaient même réussi à trouver une plage de galets pour que ça rende mieux…
-Alors après trois ans on ne regrette pas l’aventure, Raymond ?
-Non seulement on regrette pas, mais je veux encourager ici tous les jeunes qui osent pas se lancer dans la vie professionnelle et se mettre à leur compte, moi je leur dis: hésitez plus foncez … sur l’infidéle!
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15.9.2010 par admin.
31 Juillet… suite…
Elle porte une petite jupe à carreaux et toujours ses couettes, Dieu du ciel comme elle est restée gamine!
Une demie douzaine de ses amis, des garçons robustes en parfaite santé, viennent la saluer avant de partir:
-Bon Klo-Klop on doit y aller on a entrainement, et encore merci pour cette nuit. Tu étais partout, devant, derrière… Ah c’était…. c’était inoubliable!
-Oubliez ça, bon au revoir les garçons et de toutes les façons c’est pas tous les jours que vous gagnez contre les Rangers.
Une fois les garçons partis, Klopilde nous explique que c’était l’équipe de football de l’université et qu’ils ont remporté une importante victoire qui a été fêtée jusque tard dans la nuit… et même jusque tôt dans le matin.
-Et les voisins? M’interrogeai-je.
-Les voisins ils étaient là! Ils doivent même être encore sur la moquette du salon!
-Et vous mon cher Lopeck, malgré la fête ce matin quand je suis arrivé, fort tôt d’ailleurs, vous étiez déjà sur le pont .
-Moi le nuit je dormirrrr! Nous répond-il toujours depuis son dessous de baignoire.
-Bon et bien moi je vais mettre un peu d’ordre, aprés quoi on pourrait aller avec mon Papatkë chéri visiter un peu la ville.
Je l’aide dans ses tâches ménagères, ranger les coussins, pousser dehors les porto-ricains qui sont dessous ou vider les cendriers pleins:
-Ils fument de drôles de cigarettes tes amis, regarde elles sont coniques, on dirait… ne seraient-ce point là ce que l’on appelle des pétards!
-Que veux-tu papa chéri, ils sont jeunes.
-Tu n’en fumes pas j’espère?
-Lopeck me tuerait, il a bien trop peur pour son fils!
-Car un fils ce sera?
-Oui, oui un garçon c’est certain.
-Mais qu’est-ce qu tu fais?
Klopilde est en train de ramasser des bouts de plastique qui jonchent la moquette et de les lancer aux chiens qui restent sur le seuil comme au garde à vous et mâchent longtemps chaque morceau avant que de l’avaler avec un gros gloup!
-Regarde comme ça les amuse!
Je me penche un peu sur la moquette, je ramasse l’un de ces objets intrigants, on dirait des ballons de baudruche dégonflés et dégou… li… nants… de…
-Des capotes! Mais ce sont des capotes usagées!
-”Il faut bien que jeunesse se passe!” comme vous dîtes en France. Allez viens mon Papatkë joli on va se promener en ville et d’abord déjeuner, j’ai une de ces faims !
Ma douce Klopilde appelle un taxi, c’est un cubain, il s’adresse à mon enfant en cubain dans le texte… non plutôt dans le taxi. Il ne sait pas que j’entends fort bien l’espagnol, pendant des années nous y avons passé d’excellentes vacances sur l’Île de Majorque avant que je ne rachéte notre vieille terre de Bonpéze que monsieur mon père avait vendu à de vagues cousins: les Mairdleux de la Momerie.
-Il a une sâle gueule ton micheton, si tu veux on va te le faire crâcher un max, je lui fais faire le tour de la ville pendant que tu l’endors avec une gâterie, j’appelle les amis et on te l’arrange dans un terrain vague, j’en connais des très bien.
-Mais enfin Josépito tu n’y penses pas, c’est mon papa chérie.
-Ah ouais! Ah c’est pas vrai! T’as un père toi ma poule et depuis longtemps? Il a pas dû te faire beaucoup d’usage. Bon en route c’est moi qui régale, je te dois bien ça avec tous les coups que tu m’as servis!
J’interroge mon enfant en nordmois, langue peu usitée en ces contrées:
-Tu as d’étonnantes fréquentations ma fille?
-Oh je ne risque rien, ce sont des amis de Lopeck.
-J’aimerais connaître aussi quelques uns de tes professeurs…
Il en est de fameux à la Florida’s Surf and Smurf University (FSSUF).
-Si tu veux…. tiens j’inviterais ce soir le Professeur Jacques Alacan c’est un français très connu l’un des derniers philosophes structuralistes, il est passionnant quand il a trop bu il se met à destructurer, on ne peut plus l’arrêter.
Nous déjeunons de salades, l’établissement en sert 9865 différentes au bord de l’eau dans une marina, le paysage est splendide, hormis les batîments tape à l’oeil, la pelouse artificielle, les palmiers racoleurs et la mer qui semble repeinte de la veille, le seul ennui c’est que Klopilde y connait une quantité de monde, de nobles quinquagénaires habillés en yachtman et toutes les trois minutes, elle sort son carnet pour noter des rendez-vous, mais ce sont surtout des femmes, le plus souvent fort jolies quoiqu’exagérément blondes et apprêtées qui l’abordent:
-Klo-Klop je vois que tu es en clientéle ….
-Mais non voyons c’est mon papounet chérie, qu’est-ce qu’il y a ma Cynthia?
-C’est pour mon client du 16, il voudrait qu’on fasse ça pendant une pêche au requin. Tu sais que je supporte pas le bateau, tu pourrais pas lui coller Sonja?
-On va arranger ça, je vais demander à Lopeck, je t’appelle, ciao.
-Enfin ma fille pourrais-tu m’expliquer ce que sont-ce au juste ces activités qui t’accaparent tant?
-Oh je fais juste un peu de… d’animation commerciale, je prends les rendez-vous de Lopeck, j’organise des fêtes, je procure des hôtesses, quelques fois je donne un peu la main comme avec les fôtbaleurs de cette nuit, les filles n’en pouvaient plus, c’est Lopeck qui m’a appris le métier.
-Il est très travailleur?
-Ah ça très.
Brave garçon ce Lopeck, je confesse que je goûte assez ces longues conversations sous l’évier que j’ai avec mon beau fils en lui passant la clef de 12 c’est un garçon attachant et qui s’est fait seul à la force du poignet, et il en faut de la force dans le poignet pour exercer ce métier de contraintes et d’effort. Quand soudain, amenée par je ne sais quelle tellurisme paternel en provenance directe des mes entrailles, passe devant mes yeux la fîche de renseignements que m’avait présentée cet imbécile de Thör Dupondsen et les deux condamnations pour proxénétisme du polak.
-Tu… tu ne te livres pas au… au proxénétisme au moins?
-Oh Papounet tu as de ces mots. Il faut être moderne, aujourd’hui c’est un bizeness comme un autre.
Je m’effondre dans ma salade cumin/betterave/pamplemousse, avant que de me ressaisir et de me redresser derechef en empoignant mon couteau… à salade:
-Mais je vais le crever moi ç’t empaffé de polak!
-Ah je vous en prie père pas de scandale, je suis connue ici.
La terre me manque, assailli comme je le suis par une mêlée de sentîments contradictoires: tue-je? Egorge-je? Ou Pardonne-je?
Je me rééffondre sur mon fauteuil au moment où le garçon apporte le dessert, une salade aux fraises chou rave et huitres chaudes sucrées.
-Enfin Klopilde mon enfant tu n’es pas raisonnable, as-tu oublié que tu es dans la liste de succession au trône de Nordnmark?
-Troisiéme! Il y a ce nazillon de Koonradt et ce demeuré d’Uurtikern avant moi, autant dire que sauf épidémie, tremblement de terre ou autres circonstances favorables…
-Ne parle pas comme ça de tes frères nous sommes une famille unie.
-Et puis de toutes les façons ça ne m’intéresse pas, j’ai vu pour maman c’est trop de soucis.
-Il est de fait que pour une femme, régner n’est jamais facile, c’est plutôt une affaire d’hommes.
-Qu’est-ce que tu racontes maman se débrouille très bien. Non moi je veux mon indépendance… parlementaire, être autonome, ne pas dépendre toute ma vie d’une bande de députaillons, médiocres et grégaires, imagine que ces imbéciles par démagogie me coupent ma liste civile, qu’est-ce qu’il me restera pour vivre et élever mon enfant, je préfére prendre les devants.
-Prendre les devants… et aussi les arrières !
-Ne soyez pas trivial père !
Je reconnais qu’elle n’a pas tout à fait tort, le parlementarisme est une plaie mais je ne peux pourtant lui donner entiérement raison.
-Bon écoute vous fermez votre petite entreprise et vous revenez au Nordnmark, ton mari a un bon métier, je parle de la plomberie, pas de l’autre… et toi tu pourrais t’inscrire à l’Université de Boeren ou d’Upschlout et je ne dis rien à Maman c’est promis…
-Faire du surf à Upschlout sur la baltique? Entre les icebergs peut-être?
-Mais bon Dieu il n’y a pas que le surf dans la vie! Je ne sais pas moi tu pourras faire de longues balades en traineau au printemps dans le Proomsberg ou de la luge l’été dans le Thöf. Et en attendant, puisque l’année universitaire est terminée, sais-tu ce que nous allons faire? Nous allons tous ensemble passer un bon mois de vacances à Bonpéze, je demanderais une permission à son chef de corps pour Koonradt et tu peux même emmener ton… ton polak, mais il faudra bien l’attacher qu’il nous bouffe pas les poules… ah te souviens-tu quand tu étais petite ce qu’on s’amusait là-bas à cueillir les cerises, ou à faire la moisson avec les paysans… songe aux champs de blé dur mûr…
-Le blédurmur? Qu’est-ce que c’est que ça? Mais merde j’ai grandi depuis et les péquenots ça m’a toujours fait chier.
-Ah ne parle pas comme ça ma fille ! Pas de nos gens!
C’est peut-être les fraises, ou les huitres ou les propos de Klopilde ou le mélange de tout ça mais j’ai comme un poids sur l’estomac.
-Bon si tu me faisais visiter un peu cette ville, j’en suis curieux.
Miami est une ville sans doute d’antique peuplement mais de construction récente et de civilisation quasi inexistante, toute sillonnée de retraités, de culturistes, d’étudiants et de caniches en shorts, lunettes de soleil et casquettes, étonnant ce culte rendu à l’accessoire sous un ciel vide meublé d’un soleil célibataire, l’on se croirait dans un meublé mais en plein air, une contrée éternellement vacante comme entre deux locations, un pays bande mou bien loin de nos plages méditerranéennes tellement érectiles.
Quand nous retournons chez Klopilde, au petit trôt, les bras chargés de victuailles en vue de la petite réception qu’elle veut donner ce soir, Lopeck Glissanski est dans le garage, sous sa bagnole en train de s’amuser avec le delco, c’est comme ça qu’il se détend: en bricolant sa voiture, c’est définitivement un c… euh… un garçon intéressant, je lui balance préventivement sa clef de 12 et m’en vais prendre une douche.
(à suivre…)
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15.9.2010 par admin.
31 juillet
La Floride nous voilà! Non ce ne doit pas être ça.
L’avantage avec un sous-marin atomique c’est que l’on n’a nul besoin en route de s’arrêter pour ravitailler, l’inconvénient c’est que l’on ne peut collecter et collectionner ces petites figurines ou ces gadgets amusants que distribuent chaque fois que vous y faîtes le plein, les pétroliers ravitailleurs véritables stations service à la mer.
Malgré tout la propulsion atomique vous donne une liberté étonnante et fort agréable. Imaginez cela sur un pédalo et le concept même de loisirs en est changé. Je jette sur le papier ces quelques idées originales, il me semble, en prévision d’un prochain livre que je prépare où j’entends bien livrer ma vision du monde actuel et à venir. Le réchauffement climatique, la fonte de la culôtte glaciaire après un régîme dissocié même la place du caleçon dans nos sociétés contemporaines, j’essaierais d’aborder tout sans idées préconçues et avec ma propre sensibilité d’écrivain.
Dés que nous abordons au matin, je fonds sur un taxi, lui donne l’adresse de ma douce mais coupable Klopilde, depuis ses épousailles surprenantes elle loue une grande maison en ville, à proximité de l’Université.
Quand j’arrive chez elle la maison est pleine de jeunes gens avachis sur les canapés défoncés, défoncés je pense que les jeunes gens sus nommés le sont aussi un peu, cela sent une drôle d’odeur, une manière de parfums de tabacs turcs qui flotte dans l’air, j’ouvre en grand les fenêtres, il fait un soleil magnifique, après quoi j’appelle :
-Klo-Klop ! C’est Papatkë!
Mais elle ne répond point, je visite la maison, toutes les chambres sont pareillement occupées par des jeunes gens, plus ou moins jeunes d’ailleurs, mais tous ronflants et débraillés, certains sont même fort nus!
-Klopilde où es-tu?
-Ici! Me répond une voix mâle qui n’est nullement celle de mon enfant, elle provient de la cuisine, j’y cours, un homme en cottes bleus est à demi enfoui sous l’évier de la cuisine:
-Je Lopeck Glissenski. Vous cherche Klopilde ma femme, elle être bibliotek Universitek? La clef de 12 je please!
-Ah bien: Fort bien! Vous êtes donc son époux! Fort bien je suis son papa Prin….
Je me retiens de décliner mes tîtres et dignités, qui risqueraient de quelque peu amidonner nos relations que je veux ouvertes et dénué de tout préjugé, ce n’est pas parce que ce foutu prolo slave s’est payé une petite pute dans les toilettes d’un aéroport international et que cette petite pute était ma fille qu’il me faut lui en tenir éternellement rigueur!
-Raoul de Bonpéze.
Il me tend la main, je la lui sers, cela dure, il ne veut pas la lâcher enfin il dit toujours sans sortir de sous son évier:
-’pouvez pas passer moi la clef de 12 ! Je please.
-Mais… mais bien sûr, la clef de 12 donc…
Je fouille dans sa sacoche en cuir de plombier et je la lui rapporte triomphant:
-Voilà la clef de 12!
-Pas la débouchée, la plate! Je please.
Je me conforme à ses souhaits, je les satisfais même, il grogne quelque chose en polonais non sous titré mais qui ressemble fort à un remerciement mal articulé.
-Ce sont des camarades de Klopilde?
-Ah ça êtrrre petits cons! Marrrteau je please!
Je lui dis toute l’estîme que j’ai pour les métiers manuels.
-Gagner crrroûte bientôt môme faut bien!
Je lâche son marteau sur mes pieds:
-Aïe! Vous voulez dire que Klopilde est enceinte?
-Tac! Pas elle dirrrre papa?… Moi dirrre Marrrrteau!
Il commence à m’agacer avec ses outils, je ne suis pas infirmière mais bientôt… grand-pérrre! Je lui passe quand même son foutu marteau.
-Vouloirrrr café?
-Je… je veux bien.
-Toi fairrrre deux tasses, cafetiérrrres là-bas!
Il m’énerve ze polish plumber avec ses roulements de “r”!
Enfin, je fais du café pour deux, je lui tends la tasse, il est toujours en immersion sous son évier, il aurait du faire sous-marinier plutôt que plombier ce garçon.
-Je vais un peu m’aérer et me détendre les jambes.
Je le laisse à ses problèmes de tuyauteries pour aller marcher dans le jardin et méditer un peu. Le jardin est charmant quoique salissant, il est jonché d’énormes crottes de chien Je suspends très vite me exercices et laisse là mes méditations car deux énormes molosses viennent à ma rencontre en aboyant et en me montrant les dents.
Je retourne à la cuisine, mais mon … beau-fils a disparu, j’appelle:
-Lopeck! Cher ami où êtes-vous?
-Je être là!
Je le retrouve dans la salle de bains, sous la baignoire.
- Pas énerrrevez les chiens! Clef de 12 je please.
Je suis à deux doigts de la lui balancer à la figure mais un: de figure je ne vois point et deux: c’est alors que j’entends la douce voix de ma tendre Klopilde:
-Bonjour les gentils chiens… oui vous êtes mignons mes amours… oh mais dîtes donc vous êtes encore là vous! Coquins! Allez mes bons amis rhabillez-vous et remettez un peu d’ordre voulez-vous… Lopeck mon ravichou adoré tu es là?
-Je être sous baignoirrrre! Répond l’homme des sanitaires.
Klopilde vient à nous:
-Oh papatkë! Mon papatkë jolitkë! Que je suis contente de te voir!
Elle se jette dans mes bras, quelle bonne enfant! Malgré tout je la gourmande un peu:
-Tu comprendras que j’attends des explications!
-Eh bien moi j’attends un bébé.
-Je sais notre ami me l’a appris.
-Ah vous avez fait connaissance, je suis contente tout plein, je suis sûre que vous allez sûrement vous entendre merveilleusement!
(à suivre…)
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4.9.2010 par admin.
Le péril rom 1/1 par Lofti Benayak
Chronique du conquennat
Journal de la France de pendant par François F. soumis
Quand j’arrive à la Chancellerie du Reic… à l’Elyséum Circus mon maître mirobolant est en pleine réunion avec l’OKK L’OberKommando der Kom’. J’attends sagement dans le couloir, ses publicitaires il me les prête jamais, il dit que c’est personnel un publicitaire et que de toutes les façons j’en ai pas besoin vu qu’on fait pas de publicité pour les nouilles ça se vend tout seul.
Il sort enfin, noyé au milieu des Rolex, des mines bronzées et des dentiers refaits:
-Ah tu es là toi, viens par ici, j’ai à te causer…
Il m’entraîne dans son bureau :
-Alors maintenant on met plus de cravate quand on va voir son chef !
-C’était… c’était les vacances, j’avais pensé…
-Penser c’est déjà désobéir… non allez détends-toi, je te dis ça, c’est surtout Carla Brauni qui a été choquée, elle est très regelung/regelung (règlement/règlement) ma gretchen… viens plutôt voir par là…
Il y a une table avec des grandes affiches étalées dessus :
-Je vais organiser une grande exposition à Paris sur les roms et comment les reconnaître avec des illustrations pour que les populations se gourrent pas.
-Cette histoire me semble quand même exagérément grossie à la limite du grotesque et…
-Mais tu rigoles ils sont partout ! Ils avaient tout envahi, il y avait même un journaliste rom au Figaro, on l’a repéré à sa roulotte qu’il avait garé sur le parking du journal, mais ses collègues ont été Korrekten ils l’ont dénoncé, il s’est défendu en disant que c’était son camping-car et qu’il partait en vacances en famille pour ça que… tu penses si on l’a cru. Et à Limoges le sous-préfet qui était en ménage avec une fil de feriste bulgare, je l’ai envoyé ramasser le sel… à Guérande. Tu imagines à Limoges autant dire au coeur de l’état. Tiens si je te disais que Pujadas c’est pourtant bien ex-français Pujadas comme nom et bien il est à demi enromée par l’arrière-neveu de la tante à l’ex-soeur à son concierge et Claire Chazal, tu savais qu’elle avait une liaison avec l’un des frères Bouglione.
-Lequel ?
-Le dompteur de connes.
-Comme de juste. Ah la salope !
-Il faut une ex-France Romenfrei. Non mais tu ne te rends pas compte à ce rythme demain ça n’aurait plus été l’ex-France éternelle des mosquées salafistes et des Quicks hallals mais celle des Saintes Marie de la mer et des pèlerinages on aurait fini par tous bouffer du hérisson, et nos enfants ne se seraient plus appelés Meklouf, Solal ou Mamadou mais Django, Panch ou Luludja. Comme disait mon Papal le jeudi quand il nous emmenait au cirque : dans la vie il faut choisir mon fils: Medrano ou Pinder ! J’ai résolument choisi Pinder.
Quel homme !Quel patriote !
-Ah le cirque Pinder, La Piste aux étoiles, les Barrios, ça rend humble, c’est là qu’on se rend compte qu’on a rien inventé au gouvernement, je regardais ça quand j’avais été bien sage, autant dire à chaque fois, à l’époque je portais ma mèche à gauche, ah générosité de la jeunesse… Et… Et ceux qui disent que c’est bassement électoraliste, que tu fais la retape pour les cornards du Flan National.
-Non mais ça c’est de la rigolade les électeurs du Flan National c’est vraiment de la mouche à con, dés qu’ils en reniflent un bien à coeur ils se posent dessus, c’est des mecs qui ont voté Mitterrand et re-Mitterrand (alors qu’il était déjà mort depuis six mois !), Chirac et re-Chirac autant dire le trou noir intégral, en tirant entre-temps des petits coups furtifs avec Le Pen pour se donner des frissons et avoir l’impression d’exister pour de bon, ils ont voté déjà pour moi une fois, je les ai sur le dos quand je veux j’te dis.
-A propos j’ai trouvé le grand rabbin très bien, il aurait pu en faire des tonnes avec ce qu’ils nous cassent les noix depuis des années dés qu’un mec bouge une oreille ou lâche une vanne mais là… non très bien.
-Tu sais entre collègues de la CIA et du Mossad c’est quand même la moindre des choses de pas se tirer dans le dos.
-Les journalistes télés aussi, remarquables, aucun mauvais esprit, tous les jours une exaction rom avec le maire qui montre la sanisette salie ou le branchement EDF trafiqué en chialant que c’est p’us possib’ qu’y sont définitivement pas comme nous.
-Avec eux il y a pas de problèmes ils font où on leur dit de faire, de préférence dans le caniveau mais si on désigne la soupière familiale, ils baissent culotte et font dans la soupière à huit heures devant la petite famille attablée et toute émotionnée. Et mes flicaillons, ils ont pas été impeccables, problèmes de conscience connais pas… Führerprinzip ça marche à plein avec ces imbé… fonctionnaires et puis expulser une mémé ou un môme apeuré c’est quand même moins dangereux et plus dans leurs capacités que de lutter contre les trafiquants de drogue, non il y a qu’un ennui c’est en attendant les expulsions, où les parquer, je peux pas refaire des camps, tu penses bien ils seraient trop heureux.
-Et après tu y a pensé après ?
-Après je m’attaque aux luxembourgeois, par pleins camions ils passent la frontière, rien que l’année dernière: 67 d’après les chiffres du ministère corrigées des exactions saisonnières alors t’imagines les proportions les années bissextiles… et puis tu vas pas me dire qu’il y a que des diplomates là-dedans !
Je quitte « mein lieben Führer » en pleine exaltation, sur le trottoir d’en face, il y a une vieille tsigane qui fait des incantations en manipulant une poupée avec des talonnettes en direction du Palais, je suis pas superstitieux mais quand même… si elle pouvait nous en débarrasser pour de bon.
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3.9.2010 par admin.
Putschez pas derrière !1/1 by Lofti Benayak
Chronique du Conquennat
Journal de la France de pendant par François.F. soumis
Pineulope était allé me chercher un quatrième bottin pour me mettre sous les fesses j’arrivais toujours pas au micro, le réalisateur mettait au point, Pujadas apprenait par coeur les questions et les réponses que je lui avais préparées, la maquilleuse rajustait ma mèche, l’accessoiriste arrangeait le drapeau derrière moi pendant que son assistante passait un dernier coup de fer sur mon uniforme, un chouette uniforme de sapeur d’empire que Pineulope avait trouvé dans les greniers de Matignon oui tout allait bien quand mon maître futurement débarqué… a débarqué.
On avait tout prévu sauf ça, normalement il était en voyage officiel en train d’essayer son Airbus présidentiel Air Gland One dans le ciel des Bahamas.
-‘utain de zinc de merde ! On avait pas si tôt décollé qu’on a perdu un moteur, une erreur humaine de l’ordinateur de bord à ce qu’il paraît, il voulait vider ma baignoire au dessus de Roissy et ce con a balancé un réacteur dans les champs, il a dû faire des heureux tiens !…
Il était tellement en colère qu’il n’a rien remarqué tout de suite et c’est en me voyant dans son fauteuil qu’il a ouvert les yeux :
-Qu’est-ce tu fous là toi ?
-Eh ben… tu vois… je te remplace… comme d’habitude quand t’es en voyage officiel et je … heu… J’ai heu…bafouillé… heu…
-Qu’est-ce que c’est cet uniforme grotesque ! Et qui c’est qui t’a permis de prendre mon prompteur et ma maquilleuse… je t’ai dit que je supportais pas qu’on touche à mes affaires ! Il a gueulé en débranchant le prompteur et en poussant la maquilleuse et le journaliste de France 2 dans le placard où il range les journalistes de la télé d’habitude avec l’aspirateur quand ils servent pas, il faut dire que le Pujadas il est bien commode il tient pas de place on a même pas besoin de le plier et le fil de l’oreillette il se rembobine tout seul en tirant sur la cravate.
-Mon… mon… mon allo… lo… locution… j’ai mon allo… locution dans cinq minutes…
-Qu’est-ce que c’est que cette histoire, tu allocutes toi maintenant ! Et qu’est-ce qu’elle fait la télé là ? Alors dés que j’ai le dos tourné c’est le grand bazar et où qu’ils sont mes collaborateurs.
Je pouvais pas lui dire qu’on les avait enfermés dans la cave. Heureusement qu’on avait encore tondu personne.
-Casse-toi de là tu veux !
J’ai obéi, à nouveau, c’est quand même bon, et je me suis levé avec mes papiers que j’avais préparés pour les questions du journaliste après mon allocution où je déclarais à la nation françouaise, que j’assumais dorénavant et à partir de maintenant la plus haute charge de l’état et que en ces heures troublées où le pays menaçait de sombrer à nouveau (il faut dire qu’il sombre à peu près tous les vingt-cinq ans) je faisais le don de ma personne (compris la mèche et mes petits souliers cirés) à la nation afin d’atténuer sa souffrance… et le ridicule dont elle était l’objet partout à l’étranger.
Je détaillais aussi les premières mesures que j’avais décidées, enfin c’était Raffarin qui avait fait la liste après son retour d’un voyage d’étude en Thaïlande, d’abord l’armée (ouais ce qu’il en restait quoi, le mal qu’on avait eu à trouver une dizaine de chars qui perdent pas leurs chenilles !) occuperait Radio Nostalgie et le Comité Miss France (il avait prévu Jean-Pierre et j’en avais approuvé le principe, je suis légitimiste, la restauration de Madame de Fontenay.) ensuite pour plaire au populo on passerait par les armes quelques footbôleurs socio-traîtres et le rejeton Arthus-Bertrand qui casse les bonbons à tout le monde avec ses pignolades aéro-mondaines et sa morale de bourgeoise, mi-effrayée, mi-émoustillée, par le travailleur du tiers-monde en sueur.
Puis rassemblement au stade de France pour un grand jamboree carcéro-festif de toutes les personnes suspectée d’accointances avec l’art contemporain ou la commission européenne.
Réouverture du Bagne de Toulon pour les artistes subventionnés, les pipoles péremptés, les publicitaires et autres jeanf…decom’.
Pathétique-sur-Navrant (mon pays natal) devenant capitale administrative du royaume… (non ça c’est pour plus tard !),du pays au détriment de ce Paris maudit classé zone interdite à décon… taminer.
Transfert des cendres de Catherine Langeais et de Jacqueline Huet au Panthéon, aux speakerines (de mon adolescence branloteuse) la nation reconnaissante.
Retour immédiat à l’an 2000, au franc et à la croyance dans le progrès éternel.
Réhabilitation du képi et distribution de gauloises bleues aux enfants des écoles…
-Passe-un peu tes papelards là ! Il m’a commandé d’un air soupçonneux.
-C’est rien… c’est des idées en l’air que j’ai noté… je… je… c’était pour les voeux de… nouvel an…
-Un 22 Août ! T’es en pleine Alzheimer mon pauv’gars !
Et il m’a arraché mes papiers.
Mais Pineulope revenait pas et j’étais à nouveau sous le pouvoir de cet être infernal.
Il s’est assis dans son fauteuil et il a commencé à lire dans mes papiers. Il ouvrait des yeux étonnés à mesure qu’il découvrait ce qu’on avait décidé avec Jean-Claude (Gaudin), Jean-Pierre (Raffarin) et Pierre (Méhai…hai…hai… gnerie).
Il faut dire qu’on avait fait fort. Pour la direction de la junte aussi on s’était partagé les rôles, Gaudin qui n’a jamais caché son penchant pour la marine avec mousse la représenterait il s’était déjà fait tailler… un uniforme d’amiral, Raffarin prenait l’aviation il en rêvait de tout môme, Méhai…hai…gnerie se chargeant de l’armée de terre où il avait fait valoir qu’y ayant grade de lieutenant-colonel de réserve il n’aurait qu’à remplacer ses barrettes par quelques étoiles, pour ma part outre le commandement en chef de la junte j’avais hérité, après confrontation de nos points de vue et un concours de bites finale pour nous départager des … Eaux & Forêts.
-Mais qu’est-ce que c’est que ces conneries ! S’est exclamé mon chef re-révéré juste au moment où Pineulope ponctuelle comme la cavalerie américaine arrivait enfin pour me délivrer en brandissant un vieux minitel:
-Tiens, il y a pas une bottin dans ce taule, c’est tout ce que j’ai trouvé, tu t’assiéras le cul le-dessus ! Tiens il est là lui ! Elle a dit ma Pineulope avec sa grosse voix de quand elle est pas contente parce que j’ai pas bien fait mon lit ou que j’ai pas ouvert au chat.
-Il est là et même un peu là. Ne vous en déplaise ma chère, je crois que je suis arrivé à temps, à un crochet de boucher je vous ferais tous pendre, bande de traîtres ! Ah on voulait conspi…
-Toi tu fermes ton gueule little boy ! Bon les pétites bonshommes maintenant shut-up vous va jouer dans le cour pendant que moi je vais le faire l’allocution…
On est parti tous les deux, péteux, il faut dire que Pineulope quand elle est en rogne il y a pas grand chose à faire surtout qu’y restait dans le Palais juste une poignée de gardes républicains beloteurs, les autres avaient posé leurs congés ou des RTT et ils se bronzaient la couenne en famille à Argelés-Plage ou regardaient tomber la pluie en Bretagne, vous parlez d’une garde de fer.
-Non je dis pas, mon François, il y a des trucs pas mal dans ton programme… il m’a dit mon maître punaisé pendant qu’on regardait l’allocution de Pineulope, elle se débrouillait très bien et elle, elle avait même pas besoin d’uniforme ce que c’est que l’autorité quand même !
Posté dans Journal de la France de pendant par François F. soumis, Feuilletons | Imprimer | Aucun commentaire »