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Archive pour nov
Le dernier des… permanents! par J.P.Chassavagne 1/2
28.11.2009 par admin.
Le dernier des… permanents! par Jean-Pierre Chassavagne 1/2
Mon nom ne vous dirait rien, pourtant il y a longtemps que je milite dans différentes associations. Je suis permanent du Mouvement d’Extinction Volontaire et Programmée de l’Humanité MEVPH en saxon VEHMP depuis quatorze ans, je dirige la section du 14 ° il faut dire aussi que j’en reste le seul adhérent, eh oui en quatorze ans je n’ai réussi à convertir à nos idées guère plus d’une centaine de personnes et toutes sont mortes, suicidées en grande majorité ou ont abandonné l’activité militante suite à un internement, le plus souvent abusif.
Je suis très engagé aussi dans le combat pour la non parentalité.
Tous les mercredis nous nous réunissons à quelques non parents pour discuter de nos non enfants. La non parentalité est un mouvement qui parti des Etats-Unis s’impose peu à peu dans le paysage politique et social du troisième millénaire. Nous pensons que la parentalitude ne saurait être une obligation sociale et nous sommes parfaitement heureux comme ça, cela nous laisse du temps pour lire, écouter de la musique, voyager, rencontrer des amis, jouer à des jeux vidéos… lire, écouter de la musique, voyager, rencontrer des amis, jouer à des jeux vidéo… lire…
Ce jour-là nous avions invité la secrétéreuse d’état(e) à la non famille UMPiste Nadine Verolo et le non député PS de l’arrondissement afin d’engager un débat d’idées et faire connaître nos positions, très vite après que quelques uns de nos militants leur eussent déversé les poubelles de la pizzeria végétarienne pakistanaise voisine sur la tête et menacer de prendre leurs enfants en otage ils ont accepté de présenter une proposition de loi afin que les non parents bénéficient des avantages des parents y compris les réductions pour familles nombreuses. Le débat démocratique avait eu raison de leurs préventions et préjugés… et nous les avons relâchés Nous sommes un groupe de pression important et assez bien introduits (beaucoup de militants d’Act-up en notre sein) mais qui a tendance à stagner, numériquement j’entends.
Je milite aussi pour le mariage monosexuel, pourquoi cette obsession arithmétique et compulsive pour le chiffre 2, pourquoi faudrait-il obligatoirement être deux pour convoler, l’on peut très bien concevoir, avec le progrès des esprits et de la science, une union réduite, que dis-je rendue à l’unité, magnifiée par elle, imagine-t-on combien cette communion n’en serait que plus intime. Il faut sortir du carcan des idées reçues et des préjugés commodes sans compter que cela faciliterait grandement les réservations pour les voyages de noces.
Lors du mariage de ma cousine Geneviève avec un homme (elle est très rétrograde!), j’étais à côté de l’abbé Jean-Marie Descouettes qui avait célébré le mariage, c’est un curé en soutane, un tradi comme l’on dit, il m’a longtemps écouté avant de me répondre en reprenant de la langouste-mayonnaise:
-Mais mon fils pourquoi pas! Rien ne s’y oppose plus et surtout pas la raison qui nous a déserté. Nous sommes entrés dans les temps post-apocalyptiques où le n’importe quoi le dispute à une imbécillité surnaturelle, alors pourquoi pas le mariage individuel? La partouze à péages ou l’euthanasie à tempéraments. Le diable fausse et contrefait aussi bien les esprits que les moeurs, nous ne vivons plus que gauchement, de travers sans même nous en rendre compte, avant que de trahir Dieu nous trahissons l’homme, nous nous caricaturons, et nous exhibons comme une vieille maquerelle qui se farde pour ressembler à sa jeunesse et faire croire à son innocence mais l’innocence est parti, croyez-moi elle ne reviendra plus. Alors mariez-vous avec vous-même mon fils et faîtes-vous de beaux enfants!
-Ah mais non pas d’enfants, surtout pas d’enfants!
Et je lui ai expliqué mon engagement au VEHMP… et il a pris sa langouste et il s’est mis à me taper dessus avec en devenant tout rougeaud et en récitant les paroles de l’exorcisme. Un exorcisme à la langouste, toujours cet obscurantisme!
Je m’en suis ouvert pareillement à Abdul, un collègue de bureau d’origine musulmane, non mais très bien intégré à la vie occidentale, le vendredi soir après le boulot, on fait nos courses ensemble chez Auchiottes au rayon Bio c’est dire, eh bien le croira-t-on en plein 21° siècle il a fallu douze autres collègues pour le désarmer et lui prendre son dérouleur de ruban adhésif avec quoi il voulait proprement m’égorger en invoquant le “très clément”.
Oui je disais donc à la fin de la réunion et alors que je pliais les chaises j’ai reçu sur mon portable un SMS de notre président mondial du VEHMP, les américains aiment bien ce genre de titres assourdissants, il s’appelle Edward Dward Ward Jr. et il est chercheur en virologie, il travaille pour le gouvernement américain. Étant de passage à Paris il me conviait à le rencontrer à mes frais, occasion unique et je l’ai aussitôt invité pour le soir même à La Blanchemouille un très bon restaurant tenu par des amis, Jean-Gé et Jean-Ré. (à suivre…)
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Le dernier des… permanents ! par J.P.Chassavagne 2/2
26.11.2009 par admin.
Le dernier des… permanents! par Jean-Pierre Chassavagne 2/2
Le repas fut excellent qu’on en juge plutôt: émulsion de salade niçoise transgenre (dégraissée), gigot d’agneau flageolets servi en éprouvette, le gigot est entièrement dégraissé, mixé et servi avec son accompagnement de flageolets et petits légumes du jardin dégraissé et mixé (et en assaisonnement de la moutarde en barre) et pour finir moka crevettes pois cassés nappé de sauce à la betterave, le président mondial (maintenant dégraissé) Edward Dward Ward junior très impressionné par la nouvelle gastronomie française a vomi trois fois du dessert.
Quoique je parlasse un anglais très convenable, il y avait un traducteur appointé qui était son beau-frère.
-Le président mondial dit que la cuisine française est devenu vraiment très éprouvante à affronter, elle lui rappelle un peu le vietminh par le côté offensif et déloyal, il demande s’il ne pourrait pas obtenir par dérogation un steak frites.
Un peu déçu, j’en ai parlé à Jean-Gé et Jean-Raie qui fort aimablement lui ont servi une entrecôte-frites mixée et dégraissée.
Pendant le repas je lui ai présenté quelques uns de nos projets dont le co-cercueilage que nous souhaitons développer en agglomération afin de réduire notre empreinte carbone puis nous avons longuement parlé de ses travaux, il était en train de travailler sur la grippe A27HAN27 bis dite du crapaud-buffle.
-Ce doit être marrant un crapaud buffle qui éternue.
-Quand il est correctement contaminé il explose au premier éternuement dit le président mondial, disséminant partout autour de lui des germes de grippe d’où l’extrême contagiosité de la maladie d’autant que le temps d’incubation est très court sur nos derniers modèles sports commercialisés par le U.S government c’est un dépopulatoire d’un bien meilleur rapport qualité/prix pour le tiers-monde que la bombe à fioul.
-Ah parce que l’homme peut l’attraper?
-Le président mondial dit: c’est étudié pour…
-Et cela se passe de la même façon?
-La même chose, on gonfle, on gonfle et en phase finale au premier éternuement on explose et l’on contamine pareillement.
-J’ai bien fait de ne pas commander des grenouilles alors notre président n’en aurait pas voulues. Je veux dire il en a sans doute soupé des batraciens, si j’ose dire.
-Nullement mais il ne voit pas l’utilité de mixer des grenouilles.
Après nous être levés de table nous avons visité le charmant musée dédié au suspensoir monté par Jean-Gé et Jean-Raie, il y en avait d’émouvants tels ceux dédicacés par Pierre Arditi et Amélie Mauresmo mais aussi de très anciens ou historiques dont un suspensoir de bataille de Jeanne d’Arc.
C’est après avoir raccompagné au Ritz notre Président Mondial et payé par avance dix années de cotisation pour régler sa note de bar et alors que, retourné à la Blanchemouille, je pliais les chaises (en donnant un peu la main, Jean-Gé et Jean-Raie voulaient bien m’accorder une réduction de 9.35% sur les 3789.56€ de la note), que j’ai reçu un SMS de Maria-Pina, une charmante brésilienne rencontrée au mariage de ma cousine Geneviève et avec laquelle j’avais entretenu (à mes seuls frais) une courte liaison.
Elle m’annonçait sans ménagement que j’étais le père de son fils nouveau-né, qu’elle l’appellerait Paulo Glandinho comme son grand-père maternel, ex-arrière droit international de fotebale, qu’il ne serait pas fonctionnaire comme moi mais qu’il ferait un métier d’homme: milieu de terrain offensif ou travesti de devoir.
La nouvelle tomba sur le non parent que j’étais par vocation comme la foudre sur des toilettes de chantier, j’étais anéanti, j’en ressortais merdeux et je rentrais à la maison très abattu.
Le lendemain je me réveillai fiévreux, tousseux et rompu. Je me rendis malgré tout au bureau puis à la permanence du Mouvement d’Extinction Volontaire et Programmée de l’Humanité MEVPH, c’est là que le lendemain on me découvrit dans le placard, je m’étais accroché à un cintre dans le délire où m’avait plongé la fièvre, j’avais une température de 44.2 °.
Ambulance, urgence et après analyses, ce matin donc, l’on me diagnostique une grippe du crapaud-buffle modéle sport, pour la ville donc. Notre président mondial qui aura oublié de se laver les mains ou bien aura-t-il voulu expérimenter sur du matériel humain parisien… ou encore se venger du repas.
On m’a placé en isolement et ils sont tous là derrière la vitre, médecins, infirmières et femmes de service à attendre que j’éternue pour faire le ménage.
Mon seul regret: ne pas avoir donné des graines aux canaris qui étaient dans mon bureau de la permanence du MEVPH, ça me faisait une présence et puis c’est quand même rageant le seul militant du Mouvement d’Extinction Volontaire et Programmée de l’Humanité du XIV° qui…
-Aaaaaaaaaaaaaaatchhhh… tchachaaaaoummmsplaaash!!!
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Maîtresse Angela et son caniche by Lofti Benayak 1/1
12.11.2009 par admin.
Maîtresse Angela et son caniche.
Journal de la France de pendant par François F. soumis
by Lofti Benayak 1/1
Quand j’arrivais à l’Élysée, mon maître admirable était tout songeur devant une truelle posée sur son bureau.
-Tu te souviens mon François en 89, on y était! Qu’est-ce que tu veux j’ai toujours fait l’histoire. C’est ça les grands hommes (à talonnettes).
-C’est pas le genre de souvenirs que je cultive, d’abord on est arrivé à la bourre, quinze jours après tout le monde, ensuite t’avais bouffé trois cerises au kirsch et t’étais complètement pompette, enfin on s’est bien tous retrouvés devant un bout du mur mais celui-là fermait les chiottes de Herr Schmuttsberger, un plombier poméranien et quand il a vu qu’on lui en avait fait tomber un morceau, il a fallu non seulement lui reboucher le trou mais encore lui refaire l’enduit, on y a passé la nuit avec Juppé, quand je suis revenu à l’hôtel, qu’est-ce qu’elle m’a passé Pineulope parce que j’avais sâli mes affaires de gouvernement… tu crois vraiment que tu veux entrer dans l’histoire comme le couillon de français qui a recrépi un bout du mur de Berlin au moment de sa chute…
-T’es sûr… c’est marrant je m’en souvenais pas comme ça, je me voyais avec une grande cape rouge volant dans les airs… putain t’as vraiment le don de gâcher tous mes beaux souvenirs…
-En attendant il y a la Merkel qui débarque tout à l’heure…
-Parle autrement de Maîtresse Angela tu veux!
Je demeurais stupéfait:
-Maîtresse Angela? Ah parce que toi aussi… ah ben merde alors!
-Qu’est-ce que tu veux elle me fait du mal… mais elle me fait du bien, je peux plus m’en passer… et puis c’est tellement bon d’obéir! Écoute j’en ai connu des pas commodes, avec la Cécilia c’était revue de paquetage tous les matins mais avec Maîtresse Angela c’est autre chose, c’est une vraie dominatrice, l’éducation prussienne quand même c’est pas comparable, avec ça elle m’a raconté que comme job d’été elle faisait garde-frontière, il parait qu’elle faisait même peur aux clebs, si tu ajoutes les cours du soir à la Stasi, un vrai caractère quoi! Tu vois c’est quand je lui ai parlé à Berlin du Gross Paris Plage et qu’elle s’est mise à se marrer et à se foutre de moi devant tout le monde que j’ai compris combien j’avais besoin d’elle.
-Enfin, j’ai lu le programme du 11 Novembre, on va quand même pas lui faire ranimer la flamme à ta Prussienne…
-J’ai tout prévu, j’ai demandé au fiston, il m’a eue en promo chez Darty une plaque quatre feux comme ça on aura chacun une flamme à allumer et on pourra encore inviter du monde! Tiens elle est là dans le coin, il y a plus qu’à l’installer!
Je regardais l’ustensile avant que de bailler d’effroi:
-Mais c’est une plaque halogène, il n’y a pas de flammes!
-Eh ben comme ça on risquera pas de se brûler et puis il faut vivre avec son temps… et puis c’est plus écolo, cette flamme qui bouffait du gaz à longueur de temps, ça la foutait mal après mon Grenelle du pique nique écolo. Pourvu que la cérémonie plaise à Maîtresse Angela. J’aurais peut-être dû mettre plus de motards tu crois pas.
-Les motards c’est comme la crème au beurre quand il y en a trop ça écoeure.
-Et des chaînes, tu crois qu’il y en aura assez à l’Arc de Triomphe? Delanoé m’a promis de venir en cuir.
-Écoute, une passion aussi soudaine à ton âge!
-Elle me veut, je suis à elle, je suis sa chose, tu peux pas comprendre. Je lui obéirai toujours, je suis son soumis, tiens l’autre fois elle m’a parlé de l’Alsace-Lorraine…
J’ai pâli, je m’en souviens très bien, dans le Chauvinois on est patriote.
-Non déconne pas tu vas pas…
-Je m’en fous si elle re-veut l’Alsace et la Lorraine je les lui donne et la Haute-Marne avec, après tout on s’en fout tant que ça menace pas les frontières d’Israël et des États-unis!
J’étais là en pleine expectative, oui carrément les deux pieds dedans, quand a retenti une voix sèche et coupante comme un coup de trique:
-Nicolas ich bin da! Nicolas hier sofort! Kleinen Zwerg, wo bist du ?
(Nicolas, je suis là, Nicolas ici tout de suite! Petit nain où es-tu?)
-Merde elle est déjà là la prusko!
-Mais tais-toi je te dis, elle va t’entendre et je vais pas être puni. J’arrive, je suis là Maîtresse! Tu m’excuses hein mon petit François.
Le salaud, le dégueulasse, c’était bien la première fois qu’il s’excusait!
J’étais tourneboulé, je suis rentré en retard à Matignon et Pineulope m’a privé de télé, pour me consoler.
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Au merveilleux pays des putes… ou ma folle nuit d’amour chez Berluscono by G.M.Neoletto1/1
4.11.2009 par admin.
Au merveilleux pays des putes…
Ou ma folle nuit d’amour chez Berluscono! par Marcel H. chauffeur livreur 1/1.
G.M.Neoletto
Bien calé dans la couchette de mon semi j’attendais que le ferry accoste enfin, putain de pays, il pleuvait à verse, la Sardaigne, on imagine ça tout enfleuri et ensoleillé et puis non c’est la flotte et le vent, une manière de brouillard aussi. Je transportais 40 tonnes de capote à l’arrière.
Une fois à terre il fallait encore trouver l’adresse de livraison, enfin après une heure de gourances et de marche arrière j’arrivais devant un portail de 11 mètres de haut. et je me garais à côté d’une bétaillère mal bâchée, j’ouvrais grand les yeux: la bétaillère, elle était pleine de… blondes.
Je réussissais à localiser un interphone en technicolor que j’entreprenais aussitôt:
-Ah c’est vous les capotes, entrez, entrez, on vous attend depuis deux jours.
-Ouais bien… bien… mais les demoiselles, il pleut…
-Ah la bétaillère de putes, on les rentrera tout à l’heure de toutes les façons ça risque rien, elles sont vaccinées et tatouées.
C’est vrai que j’avais l’air d’être attendu, on m’a conduit par une autoroute souterraine jusqu’à l’entrée de service, le ci-devant proprio avait l’air d’avoir les moyens. Aussitôt deux douzaines de domestiques se sont mis à décharger la semi’ pendant que je me les roulais, et puis un gars est arrivé, sa gueule de vedette d’opérette toute ressemelée et poudrée me disait quelque chose, aussi sec il m’est tombé dans les bras et m’a embrassé ému.
Le type qui était à côté de lui m’a expliqué en français dans le texte:
-Monsieur le président du conseil voudrait vous décorer de l’Ordre de la Reconnaissance Nationale, vous n’y voyez pas d’inconvénient?
J’ai compris que j’étais chez Berluscono. Moi j’avais rien contre la décoration mais il a pas attendu ma réponse et m’a accroché sur la salopette une médaille dorée.
-Deux jours sans capote on a failli claquer! M’a dit Berluscono en me prenant par le bras, pour ça il est pas fier, et en commençant à me faire faire le tour du propriétaire, ça risquait de durer quelque temps vu qu’il y avait de la surface.
-Tiens il y a un type accroché au plafond! J’ai dit en levant les yeux, on était entré dans un petit salon à peu près grand comme un chiotte international de prince saoudien.
-Ah ça c’est le premier ministre français, quand il vient il passe une dizaine de jours attaché au plafond par les noix, ça le repose de son excité de patron, et puis il aime souffrir parait-il sans quoi….
Il y avait partout des grands pots de bonbecs bleus, mais c’était pas des bonbecs.
-Moi je me suis fait greffer deux testicules auxiliaires sous les bras, pour ça que je vais plus aux matchs, je peux plus applaudir mais toi sers-toi tu vas en avoir besoin. Romano chambre-moi une douzaine de putes pour mon ami français, tu vas voir je les fais venir direct propriété d’un petit proxénéte-éleveur albanais.
J’uis ai expliqué que quoique chauffeur routier les putes c’était pas trop mon truc.
-Qu’est-ce que tu racontes les putes c’est la vie. Tu sais il y en a, chez eux il y a toujours eu des bouquins et c’est comme ça qu’ils sont devenus écrivains et bien chez nous à la maison il y a toujours eu des putes, celles que ramenait papa et puis mes cousines et puis… et puis il y avait… maman. Alors naturellement j’ai pris le goût des putes. Et plus tard tu peux me croire ça m’a bien servi, d’abord comme barman, moi qui fournissait les filles aux clients, je touchais aussi un peu dessus, comme ça que je me suis mis dans la construction, ah le bâtiment, la promotion immobilière un vrai et beau métier de pute, il m’en est passé dessus des politicards, des vieilles comtesses et même des curati mais c’était pas le plus beau, je connaissais pas le show-biz et la télé parce que là ça a été l’apothéose, c’était comme si j’avais toujours été là, j’étais chez moi.
-Ah bon parce que c’est vrai ce qu’on dit sur les actrices?
-Mais des putes! Toutes des putes! Eh puis tu sais on est toujours la pute de quelqu’un. Moi je suis la plus grande pute de la planète quand les ricains me demandent quelque chose il faut voir comment je rampe et dés qu’il ont le dos tourné, paf je te les mets à sec. Tiens prends ça c’est un Scoffonacci!
Il me tendait un bronze allégorique avec deux deux zobs croisés comme deux épées.
-C’est une oeuvre de Marcello Scoffonacci un artiste que je protége, il est très doué, un type inspiré… tiens que je te présente la sénatrice Rosa-Maria Panculo…
La fille était une blonde apocryphe en bas noires et guêpière et elle tenait une betterave à la main :
-Dis Silvionino il faut que je fasse un rapport pour le sénat là-dessus et je sais pas à quoi ça sert, ça se met dans quel trou?
-Je vais t’expliquer ça tout à l’heure chérie…
-Ah Silvionino adoré tu as oublié mon petit chèque aussi après que j’ai épongé ton chinois… tu sais le vice-président de l’Assemblée Populaire du peuple ou je sais pas quoi?
-Tiens prends plutôt un Scoffonacci! Il lui a dit en lui tendant une autre paire de couilles bronzée.
A ce moment un coup de canon a retenti:
-Midi, viens voir dehors ça s’est éclairci.
De fait il faisait enfin beau comme attendu, ciel bleu, soleil et … une flopé de paire de fesses toutes tournées vers la terrasse où on se trouvait:
-Tu vois j’ai 148 jardiniers sur la propriété eh bien à midi ils descendent tous leurs pantalons et ils me montrent leurs fesses. C’est mon directeur de conscience, le clown Picci, il est vice-président de la chambre des députés qui m’a conseillé ça, selon lui ça doit me permettre de revenir un peu sur terre, oh pas longtemps mais tu vois même leur insolence il a fallu que je l’achète… je te dis que tout s’achète, la création est putain, tout est payant là-dedans. Et une fleur c’est pas une pute qui s’ouvre bien pour qu’on la butine. Tiens regarde-là celle-là comme elle écarte les pétales, salope, putain elle me fait bander, je vais te lui refiler un Scoffonacci…
Je l’ai retenu par le bras.
-Aïe ma couille! fais gaffe quoi!
Un lapin a traversé la terrasse et s’est arrêté devant nous:
-Oh un petit lapin, qu’il est mignon ce petit lapin, et combien tu prends petit lapin?
Bon ça devenait pathétique, pour faire diversion j’ai dit:
-Il est chouette le jardin!
-Il m’a coûté assez cher, il a fallu faire des modifications génétiques et je sais pas quoi mais on y est arrivé!
Je regardais un peu mieux, les roses étaient blondes, les prunes étaient blondes même les oranges étaient blondes.
-Tiens ici d’habitude il pleut pas et pourtant quand je décide qu’il doit pleuvoir, il pleut, comment t’expliques ça toi?
Je réfléchissais un grand coup: j’étais dans le camionnage pas dans la physique quantique:
-Euh c’est rapport aux types de la météo, vous les avez achetés.
-Qu’est-ce que tu racontes eh couillon, les types de la météo… ils la prévoient et encore pas souvent mais il la font pas la météo. De belles putes eux aussi avec leur réchauffement climatique, tous vendus aux industriels de l’écologie!
-Alors je comprends pas?
-Eh bien je me suis adressé plus haut, beaucoup plus haut tu vois c’est tout simple et c’est tout con, jamais personne lui avait proposé un aussi gros chèque et c’est comme ça qu’il pleut maintenant en Sardaigne et tu sais combien ça me fait économiser en arrosage!
J’ai passé la nuit, là, barricadé dans une cabane de jardinier et le lendemain en partant j’ai balancé mon Scoffonacci dans un massif de blondes.
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