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Archive pour jan
Nordnmark one point ! 11…
31.1.2009 par admin.
Une fois ! A la vérité, je n’ai point compté mais ce fut bien plus que cela, ces filles d’aujourd’hui sont étonnantes de liberté et de santé, remarquai-je en recherchant mon slip de bain perdu dans les roseaux pendant qu’elles continuent de pouffer. Quand je pense qu’elles ont l’âge de ma douce Klopilde ! Oui bon j’arrête très vite d’y penser pour m’évite des embarras de conscience qui pourraient m’empêcher de dormir surtout après le repas trop copieux que nous fîmes. Je mets enfin la main sur mon slip et embarque sur mon canot en agitant mon slip pour leur faire mes Adieux au moment où passe tout prés de moi un énorme car-ferry, il sont fort nombreux dans le coin, il fait un tel remous que je me retrouve à l’eau.
Grâce au ciel je suis un excellent nageur et je ne mets pas longtemps à rembarquer. Essouflé et réfrigéré, l’eau n’est jamais à plus de 9° dans le coin, je le regarde s’éloigner, il me semble vadrouiller un peu, l’équipage a du lui aussi faire quelques libations pensai-je quand soudain-je qu’aperçois-je ? La porte arrière est encore relevée comme une soubrette fraîchement troussée. Dieu de Dieu il faut absolument les en avertir. Malheureusement mon téléphone portable est resté dans la poche de mon slip de bain qui gît présentement au fond de la Baltique et après consultation de mes deux plus récentes petites amies, il s’avére que leurs téléphones belgophones ne sont point compatibles avec notre réseau de télécommunications.
Dans tous les cas il faut agir, je re-saute dans mon canot et met les gazs à fond, le ferry futurement tragique va bon train et file vers le chenal et son submersible destin.
Je le double, sur la gauche, babord donc, mais comment l’aborder, je fais des signes à des passagers qui vomissent sur le pont, mais très vite ceux qui me remarquent se moquent de ma nudité, j’aurais du emporter une serviette de bain.
Je décide d’oser le tout sur le tout et je vais placer mon canot au milieu du chenal.
Instant périlleux, on en jugera, moi seul juché sur ma courte embarcation et ce bateau énorme qui me vient dessus de toute la force de ses surpuissantes machines.
-Es-tu bien sûr Raoul de ne point te fourvoyer ? m’écriai-je mentalement.
Les calculs sont vite faits: même si le commandant se montre assez avisé pour commander l’inversion des machines, je vais très proprement me faire couper en deux par le milieu.
Je décide de la jouer autrement, je vais pour redémarrer mon moteur, Saperlupopettkë ! (Nota: expression idiomatique autant qu’interjective et qui est l’équivalent de : Bigre ! chez nous.) il s’y refuse, on imagine le suspens insoutenable que je soutiens pourtant de mes deux bras musclés: le ferry continue sa marche rien moins qu’inexorable pendant que je tire et retire sur la ficelle… qui me claque dans les mains !
Heureusement j’ai été scout-marin et je parviens à faire un nœud dit de bite ou d’amarrage et retirer prestement sur la ficelle et… enfin le moteur consent à redémarrer.
Soulagé, je fuis à toute vitesse, fait le tour de l’îsle et réussis à me placer sur l’arrière du ferry, l’on aura compris la manœuvre, mettant les gazs à fond, je me propose de rien moins que de pénétrer par son arrière béant, tel un suppositoire en une course échevelée et que j’espère salvatrice. Il ne manque que le lubrifiant. Il y a bien une différence de niveau entre le plancher bas et la hauteur de l’eau mais je pense qu’en cabrant suffisamment mon embarcation en mettant du trim (l’une de mes spécialités quand je pratique le ski nautique: le dosage du trim. Dans le temps de ma jeunesse j’ai fait Cannes-Propriano à ski nautique… et Propriano-Cannes en hélicoptère-sanitaire après avoir refusé une priorité à un barracuda !) je pourrais lui donner suffisamment d’angle et d’élan pour intromettre le géant des mers et allait m’écraser fort aisément contre une file de Volvo.
-Boule Raoul ! m’encourageai-je en fermant les yeux et en tirant la manette.
Cela fait Vrrroooumfff ! Cela fait Sssssplllaaaashhhh ! Cela fait Sssshhhbooonggbbliiinttllingkliingg ! Cela fait mal surtout !
Je viens de me manger le tableau de bord en acajou de mon Riva en harponnant une Saab par le milieu.
Je me dégage avec difficultés et en pensant :
« C’est ça que je m’achéterais la prochaine fois, un canot Saab en tôle avec airbags en série plutôt qu’une saloperie de rafiot rital avec des échardes. » (à suivre…)
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Dimanche en famille chez l’Enfumé par G.M.Neoletto
25.1.2009 par admin.
Dimanche en famille chez L’Enfumé. par G.M.Néoletto.
C’était un dimanche, Pervenche ma compagne n’avait pas envie de faire la cuisine: décongeler un gigot, des flageolets, une tarte aux pommes, un Pommard et deux espressos était au dessus de ses forces alors je lui ai proposé d’aller déjeuner au bistrôt en bas de chez nous : chez l’Enfumé.
C’est un établissement modeste tenu par deux frères corses Ange et Toussaint Dupontcelli, il fait aussi bar-tabac-PMU, jusqu’à présent nous évitions plutôt de nous y rendre, il méritait bien son nom et il était constamment enfumé mais aujourd’hui grâce au progrès des esprits c’est différent et une famille comme la nôtre peut maintenant se rendre dans de tels établissements sans crainte de l’être : « enfumée ».
C’est d’autant plus important cette histoire de tabagisme passif (157896 morts les années non venteuses selon les derniers chiffres publiés par L’INFEE : Institut National de Falsification d’Etudes Economiques) que depuis six mois nous accueillons chez nous les sœurs Stopanoviç, Ebriéta et Ethilica, les mères porteuse de nos futurs enfants ( un garçon, une fille !) ce sont des filles charmantes, des prukhménes très saines, qui contre le versement de 15000 teuros (elles nous ont consenti un prix de gros) et quelques défraiements ont bien voulu nous rendre ce service, Pervenche avec son travail au journal ne pouvant pas supporter nerveusement et physiquement en ce moment une grossesse, certes après il faudra les élever, mais si Pervenche ne s’en sent pas tout de suite la force, nous aurons toujours la possibilité de les congeler, il faudra que je pense à ranger le congélateur d’ailleurs.
Nous descendons donc tous les quatre et nous nous attablons dans la salle du fond. L’endroit est assez peu fréquenté, quelques turfistes attardés au comptoir, la cigarette non allumée au bec, qu’ils noient dans l’apéritif à chaque gorgée. C’est un spectacle assez désolant.
L’un des frères vient prendre notre commande sans trop d’amabilité:
-Aujourd’hui c’est gigot-flageolets-tarte aux pommes avec un demi pommard ?
-Euh très bien… et vous ajouterez deux expressos !
-Je prendrre un aussi ! Insiste l’une des sœurs Stopanoviç. Je ne saurais dire laquelle, elles se ressemblent tellement.
-Non, non pas de café après le septième mois de grossesse. Rectifie Pervenche en mettant sur la table le contrat de bail de mère porteuse.
L’autre sœur Stopanoviç se lève, un peu en colère
-Pisser je pouvoir oui ?
Elle part aux toilettes pendant que je contemple la salle, elle s’est soudain remplie pour le déjeuner: des hommes en costard sport, élégance tweedée à l’italienne avec Rolex et grosses gourmettes en or et des femmes en vison et perles.
Une presse étonnante pour un bistrôt de quartier.
Ange Dupontcelli s’empresse à la table à côté de la nôtre, il baise la main d’un homme d’une cinquantaine d’années en s’inclinant comme devant un évêque.
-Don Vito Mayonnésé c’est un grand honneur qu’est-ce que je vous sers ? Je vous mets un chevreau à la broche…
-Ne te dérange pas Ange, donne-nous le plat du jour, j’attends des amis.
Le plat du jour il nous arrive justement :
-Pour que ce soit plus commode, j’ai tout mis dans la même assiette. Nous explique le frère de l’Ange en alignant devant nous des assiettes débordantes où une tarte aux pommes encore gelée cousine avec un gigot flageolet qui perd les eaux.
-J’ai plus faim avoir !
Pervenche se permet un nouveau rappel au règlement :
-… art 24b de la convention : vous devez vous nourrir correctement !
-Oui mais ça pas korrek nourriture !
-Mais cela m’a l’air délicieux au contraire! Dis-je pour calmer les esprits en commandant un autre demi pommard, Pervenche très remontée vient de siffler le premier.
A côté de nous Don Vito Mayonnésé a renoncé prudemment au plat du jour et tourne son café avec sa cuiller en regardant la porte fixement.
-Jé pas sentir bien moi ! S’exclame soudain la seconde Stopanoviç en repartant vers les lavatories.
-Jé aider elle pour sé sentir mieux ! Nous crie l’autre sœur Stopanoviç en rejoignant sa sœur.
-Elles commencent à m’emmerder les prukhménes ! Lâche Pervenche en se resservant en Pommard,.
Quand même notre dimanche en famille est mal parti pensai-je tout en commandant cette fois une caisse de Pommard, c’est vrai quoi. je l’ai même pas encore goûté.
-Je vais aller voir ce qu’elles font ces deux folles ! Décrète Pervenche en titubant vers les toilettes son contrat de location de ventre à la main.
C’est alors que la porte de L’Enfumé s’ouvre en grand et trois types entrent fusil d’assaut à la hanche :
-PamPamPaooooum !
Cela se met à tirer de tous les côtés, enfin plutôt du côté de chez moi, mais ce n’est pas moi que l’on vise mais Don Vito Mayonnésé qui se planque derrière sa blonde envisonnée en balançant de temps en temps un coup de Colt 45 à destination de ses agresseurs de plus en plus agressifs.
Les frères Dupontcelli ont sorti les fusils de chasse et les vitrines explosent.
-Merde je m’ai tâché ! M’exclamé-je à mon tour en voyant une grosse tâche de Pommard sur ma chemisette… mais c’est pas du Pommard c’est du sang.
Je m’évanouis à peu prés, cela ne sent pas bon, je crois bien que je m’ai fait dessus, j’aperçois Pervenche qui revient dans la salle de l’Enfumé, elle est très colère et à peu prés saoule, elle m’aperçoit et se met à gueuler :
-Ces deux petites salopes ont accouchés dans les chiottes et elles se sont taillées avec nos mômes !
-Vous parlez d’un dimanche en famille ! Murmurai-je avant de m’évanouir tout à fait.
Je me réveille dans la soirée couché, bandé, perfusé dans un lit d’hôpital, un type rigolard attend que je me réveille :
-HouHou… vous pouvez causer ? Coucou c’est la police !
-Jé avoir rien fait… jé être innocent tout à fait… Merdouillai-je.
Voilà que je me mets à causer Prukhméne, sans doute le choc
-Mais on sait bien mon gars mais expliquez-moi ce qui vous a pris d’aller bouffer en grande banlieue un dimanche dans un bar à proxos et interdits de séjour où même la dame pipi émarge au fichier du grand banditisme! Enfin vous un père de famille ?
-Même pas…
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Une enquête de la cellule Homicide 22/Le mangeur de foules 1/3
16.1.2009 par admin.
Une enquête de la cellule Homicide 22 par J-P.Chassavagne 1/3
La cheffe Gringeaux et le mangeur de foule.
J’appartiens au peloton de gendarmerie de Saint Salvat en Chiais, un matin au moment de ma reprise de service alors qu’on discutait autour de la fontaine à Pernod, dans la gendarmerie on est un peu traditionaliste et on est jamais passé au Ricard, donc ce matin-là notre chef à tous le major Émile Furher dit Furher Émile c’est un alsacien, m’est tombé dessus et m’a annoncé que j’allais être envoyé temporairement en renfort à la Cellule homicide 22 qui enquêtait sur une série de meurtres qui avait été commis dans le 22.
Putain je m’ai dit un sériale killer, comme à la tévé, il faut dire que dans le coin l’assassin est du genre velléitaire, il défenestre la belle-doche ou l’épouse trop casse-noix, il la balance dans la mare et puis basta il va se coucher bien beurré, le lendemain y a plus qu’à le cueillir et le plus souvent y se souvient de rien sinon que ça faisait longtemps qu’il avait pas aussi bien dormi.
Les plus entreprenants étranglent les chats ou violent leur progéniture à mesure qu’elle grandit ça économise sur les cadeaux d’anniversaire, certains font de belles carrières là-dedans mais ça va jamais beaucoup plus loin, bon y a bien eu avant que j’arrive une affaire de filles de la DDASS qui auraient disparu par douzaines mais le procureur avait classé l’affaire avant de rejoindre son nouveau poste à Tahiti.
Alors on pense bien qu’un sériale killaire dans l’arrondissement ça fait tout de suite rêver avec les prophéties bibliques qu’y faut éplucher en hébreu ancien et la spy…psychologie à appliquer en couches épaisses et puis surtout la police devenue scientifique comme le Scopone scientifico ou le marxisme du même nom, c’est devenu notre nouvelle métaphysique à nous autres gendarmes: l’exploitation des traces, traces de tout et de n’importe quoi, avec un simple follicule séborrhéique on vous détecte aujourd’hui un albinos homicidaire et alopécique à 50 kilomètres à la ronde.
J’ai moi même suivi un stage de “profilage” à Maubeuge, c’était passionnant sauf qu’à la fin y a des collègues, des marseillais, ils marchaient au Ricard et ça leur avait tourné le sens hiérarchique, qui ont décidé de voir si ça marchait pour de bon, alors ils ont volé l’attaché-case de notre instructeuse en chef et ils lui ont envoyé une lettre anonyme. Elle était vachement colère mais elle a aussitôt mis en marche ses techniques de profilage et ça a failli mal se terminer pour le boucher-charcutier en bas de l’immeuble qu’elle avait déjà branché sur le secteur le type était sur le point de tout lui avouer alors qu’il n’y était pour rien.
La veille de ma première journée à la Cellule Homicide 22 j’ai mal dormi, j’étais nerveux, ma femme m’a refilé deux cachets pour dormir et forcément j’ai eu du mal à me réveiller et je suis arrivé en retard. J’ai essayé de faire le moins de bruits possible pour pas me faire remarquer, la réunion avait déjà commencé je croyais bien avoir rattrapé le coup quand j’ai entendu :
-Bon ça fait un. Vous avez droit à deux retards, au troisième c’est la garde à vue pour retardage avec récidive sur horaire affiché (art 983 du nouveau Code Pinal).
Je me suis retourné, c’était un adjudant-chef de gendarmerie mais femelle, elle était habillée toute en cuir camouflé avec des leggins remontant et lacés serrés, je savais même pas que ça existait des uniformes commak et surtout elle avait une paire de roberts pas possible et une règle à la main.
La règle depuis que je suis môme ça m’a toujours fait beaucoup d’effet à cause de mademoiselle Rompie mon institutrice qui était elle aussi une dresseuse hors pair.
D’ailleurs ça avait l’air de faire de l’effet aussi sur les autres.
-Je suis la cheffe Gringeaux Josiane… repos…
Elle avait le regard réglementaire bas sur la ligne d’horizon mais elle était toute brushée et avait le minois enluminé, ça plus les lolos je me suis mis à bander pas possible et la serviette sur le devant de mon dispositif armé j’ai rejoint ma place.
Il y avait sur l’estrade avec elle un profileur belge, c’est les meilleurs paraît-il, un morpho-psycho-sociologue libanais d’origine grec qui ne parlait qu’anglais, un professeur d’université exégète des textes sacrés anciens et nouveaux (un grand spécialiste de l’interprétation de l’annuaire du téléphone) et enfin son chef d’agence bancaire qu’elle avait mis en garde à vue pour frais d’agios en bande organisée sur fonctionnaire non consentant en uniforme (art 784 ter) et surtout pour qu’il lui garde son chien.
La Cheffe Gringeaux Josyane nous a fait un exposé sur l’affaire.
Depuis trois ans un type s’attaquait aux foules dans les stades, dans les grands magasins, dans les zones piétonnières du 22. Elle nous a passé des films pris par les caméras de stade ou de rue où l’on voyait des foules de consommateurs, supporteurs ou promeneurs en train de brouter le pavé tranquillement le samedi matin, soudain apeurées et le sériale killeure qui s’ébattait là-dedans comme une lion au milieu des gnous, le mangeur de foules isolait sa victime et commençait à l’entamer, ça giclait de partout, les foules ne savaient quoi faire elles continuaient d’avancer quelques fois il attaquait une seconde victime et le troupeau partait de l’autre côté c’était étonnant à voir et révoltant aussi s’attaquer à des foules c’est quand même dégueulasse et tellement lâche.
Fin de la projection.
-Vous l’aurez remarqué le grand problème c’est que le prédateur porte un masque d’où l’absence concomitante d’identification. A-telle conclu avant de passer la parole au profileur belge mais le libanais a voulu parler quand c’était pas son tour et elle l’a fait mettre en garde à vue pour causage quand c’est pas son tour en réunion (art 895bis et suivants), en plus il avait pas ses papiers en règle et elle commandé vite fait un dossier d’expulsion sans supplément, il avait pas perdu sa journée.
Le profileur belge nous a disséqué fort habilement la psychologie de notre assassin, je dis “notre” car on l’avait tous un peu adopté, vous pensez bien, notre premier.
-Je dirais que c’est un sociopathe qui montre une réelle agressivité.
C’était bien vu et on prenait des notes.
Ensuite ça a été… le tour du livreur de pizza c’était la pause déjeuner, le chef Gringeaux Josiane l’a fait mettre en garde à vue pour gourage sur pizzas aggravé de contestage de crîme contre l’Humanité et de tentative de délit de fuitage en mobylette (art 965 et suivants) parce qu’elle avait commandé une Santa Stafilo-Coca et il lui avait apporté une Margherita-Vichy.
Avec les collègues on a un peu discuté pendant la pause. Ils m’ont mis au courant, ils disaient que la Cheffe Gringeaux outre son goût pour le motif était une championne de la police scientifique moderne et plus particulièrement de l’extraction du poil axillaire.
-Le poil axillaire qu’est-ce que c’est que ça?
-Eh bien pour les analyses ADN quand tu te retrouves embarqué avec un chauve qu’est-ce que tu fous? T’es bien emmerdé non alors aujourd’hui les instructions exigent qu’on prélève un poil axillaire, sous les aisselles si tu préfères, problème les gonzesses qui se rasent, alors la Cheffe Gringeaux a développé une nouvelle approche scientifique par l’arrière…
-L’arrière de quoi?
-Ben du gardé à vue.
-Mais comment qu’elle fait?
-Ben tu vois pas? Elle lui extrait un poil du cul quoi! Mais alors elle a une de ces techniques pour ça!
Merde un peu que je voyais, là que je m’ai pensé que c’était quand même une grande chose la police scientifique et que la vocation m’est tombée dessus! (à suivre…)
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Nordnmark one point ! 10…
10.1.2009 par admin.
24 Juin
Chic le lendemain de ce jour funeste tombe un 24 Juin, le jour de la Saint Jean, du moins chez nous à Bonpèze, nous la célébrons comme telle, ici dans ces contrées barbarisées de toute antiquité et re-salées par l’hérésie protestante il est hors de question de sacrifier à quelque saint que ce soit alors l’on fête le jour le plus long de l’année le solstice d’été et l’on bâtit de grands feux, et l’on se saôule de bière, et l’on se vide la vessie et l’on honore sa voisine de palier et l’on partouze en shorts et en chaussettes et l’on revomit sa bière avant de se re-resservir en bière et en voisine.
Dans la capitale il est de tradition d’une année sur l’autre que toute la population de la capitale et de plus loin encore, se rende en bateau dans l’une des deux îsles qui encadrent le front de mer de la capitale, dénommées l’île de droite Umpingen et l’île de gauche Sokialisten. Animé par un étonnant instinct grégaire alors que rien n’est affiché à l’avance toute la population se retrouve sur la même île et boit, se brûle et partouze gaiement, bruyamment, abondamment et casse des assiettes et jettent leur belle-mêre dans les fournaises.
Et par je ne sais quel malédiction chaque année je me trompe d’île et me retrouve seul ou dans le meilleur des cas en compagnie d’ouvriers du batîment marocains ou algériens dépourvus semblent-ils tout comme moi de ce sixiéme sens viking.
Sans doute grâce à cet instinct qu’ils ont découvert l’Amérique avant tout le monde, j’entends les vikings pas les ouvriers magrhébins du batîment qui pour leur part n’ont découvert qu’une chose: on se les géle dans ce foutu pays!
Cette année, je prends mon élan, bien décidé à ne point me fourvoyer une fois encore. J’ai fait savoir que je continuais de bouder et défectant aux cérémonies traditionnelles je me donne quartier libre
J’étudie les vents, les données statistiques et les lunaisons avant que de déhaler mon hors bord, moderne haquenée et de me lancer dans cette étonnante compétition nocturne. Il est de régle de ne point allumer les feux de son embarcation et au dernier moment, je change de bord, mu par je ne sais quel voix intérieur et délaissant Umpingen j’aborde sur Sokialisten. Je saute à terre, regarde autour de moi tout en attachant mon bateau.
-Merde encore gouré ! M’exclamai-je intérieurement (c’est moins bruyant et somme toute plus distinguée.)
L’île semble déserte… ah si j’aperçois des lumières, du côté des roseaux là-bas.
Réconforté je me dirige vers elles et je tombe sur une famille de belges les Boeulmans, ils viennent de Liège avec leurs deux garçons, leur grande fille de 17 ans Brigitte et Josy une amie de classe de celle-ci, ils ont garé là Opel et caravane pliante et regardent sans envie sur leur tévé portable les grandes fêtes barbares qui se déroulent tout à côté.
Ils me proposent une bière et me déplient un pliant, je ne crois pas qu’ils soient venus pour partouzer autour de grands feux.
Malgré tout je passe des instants très agréables, nous dînons fort correctement de harengs sauce en l’air (j’en consigne la recette dans mon carnet, c’est un peu le concept de la crème retournée mais en plus acrobatique… et salissant.) et nous regardons tous ensemble « Intervilles » en belge non sous-titré, ils voyagent avec leur récepteur satellite pliant et leur réserve de bières portable.
Vraiment une excellente soirée et quand je dévoile mon identité, il faut les voir sortir leur téléphones portables et leurs appareils photos pliants pour immortaliser ces instants vécus auprés d’une altesse.
Oh je pourrais certes rejoindre à la hâte les festivités mais je préfére contempler la nature inviolée en admirant le coucher du soleil assis sur mon pliant. Ils sont très bien dans le coin sans doute parce que beaucoup moins nombreux qu’ailleurs, je parle des couchers de soleil pas des pliants.
Le père Boeulmans est en train de me raconter les difficultés qu’il a à placer des assurance-vie, il est courtier en assurances pour une compagnie belge: la Défaillante de Liége, après quelque temps, je ne sais pourquoi je commence à trouver le temps long, je regarde ma montre il est plus de onze heures du soir et le soleil n’est toujours pas couché, alors je réalise tout soudain que le soleil ne se couche pas et que c’est même le prétexte à ces renouvelées festivités.
Je me léve pour prendre congé. Les deux charmantes gamines se portent volontaires pour me raccompagner jusqu’à mon canot automobile, j’opine à leur proposition. En chemin elles se montrent mutines à souhait et je surprends même la grande Brigitte murmurer à son amie dans un fou-rire:
-Et si l’on se faisait une altesse une fois ! (à suivre…)
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Drouadlom Legadupec’h navigateur solitaire
4.1.2009 par admin.
Exclusif: en direct du Basses-Côtes du Nord Globe Challainge:
les voeux de Drouadlom Legadupec’h navigateur solitaire
par Lofti Benayak 1/1
… 47 ° jour de mer à bord de mon trimaran Préparation H, le douziéme du nom, putain ce que ça passe vite, j’en ai déjà coulé onze! Temps pluvieux, pas de vent, j’ai tiré des bords mais rien à faire il vient pas un souffle, je me suis collé en plein dans les quarantiémes languissants, avec mon parapluie à la main, j’ai l’impression d’être place de la Concorde un soir de Novembre. Envie de me flinguer.
J’ai eu mon QG navigation par liaison satellitaire ils me disent que Jacky Bourlevec’h sur son Raviolis Buitoni 9 me reprend du terrain. Et puis cette saloperie de mât télescopique qui veut pas se déplier, je savais bien que c’était une connerie d’installer ça mais le sponsor a tellement insisté, putain d’ingénieurs, c’est les mecs d’Airbus qui ont mis le truc au point si je peux dire, au point, je commence à comprendre pourquoi les airbus se cassent la gueule, drôle de nouvel an.
Bon puisqu’il y a rien à faire sur le pont, je vais aller voir en bas mes mails et puis j’ai encore une liaison satellite tout à l’heure avec mon sponsor en direct d’une maison de retraite des Basses-Côtes du Nord.
Ma vocation? Mon père est flic, ma mère est enseignante, c’est dire s’ils ont des loisirs, eh ben dés qu’ils ont un moment ils sortent le bateau, ah pour ça en Bretagne les fonctionnaires ils sont plus souvent sur l’eau que derrière le guichet, comme ça que j’ai attrapé le virus.
Et puis je suis breton on l’aura deviné à mon nom: Legadupec’h en celtique ça veut dire: le seigneur de la lande qui possède aussi un petit quelque chose en grande banlieue quant à Drouadlom c’est un nom de barde dans les légendes celtiques Drouadlom c’est le vieux barde qui radote toujours les mêmes conneries, en quelque sorte le vieux barde adjudant et casse bonbons. Cest sans doute le côté fonctionnaire qui a plu à mes parents.
S’il y a vraiment rien à faire je remettrais au moteur, tout le monde le fait, je vais quand même pas me gêner, Bourlevec’h sur son Raviolis Buitoni 9 il s’est même installé deux gros Perkins, s’il croit qu’on l’a pas vu, moi un petit Penta Volvo me suffit, y faut pas exagérer quand même ça doit rester de la marine à voiles un peu, surtout que maintenant c’est vraiment commode et bien foutu, moteurs compacts et insonorisés en vue de l’arrivée on fait notre caca et on largue les réservoirs auxiliaires et le moteur et ni vu ni connu. Il faut comprendre il y a une telle pression des sponsors pour qu’on passe à la télé et le 27 ° y passe pas souvent à la tévé… sauf si c’est une gonzesse.
Bon voy-ions les mails, nombreux, pas mal de factures, gaz, eau, électricité, crédits bagnole et maison aussi, c’est pas croyab’ maintenant les factures vous suivent même sur l’océan.
Il y a aussi les mômes qui se renseignent pour savoir comment “faire navigateur solitaire?” il y en a des mignonnes du genre:”… j’ai quinze ans je suis en seconde économique j’aime bien m’isoler longtemps dans les vouatères closétes qu’est-ce qu’il faut faire comme études pour devenir plus tard navigateur solitaire ou rentrer à la tévé?” Bien entendu je leur réponds de poursuivre leurs études même si pour moi ma licence de sociologie maritime de la faculté de Ploumanac’h m’a pas servi à grand chose et je leur envoie quelques échantillons de Préparation H, ils risquent d’en avoir besoin surtout s’ils veulent rentrer à la télé plus tard.
Quand même j’ai beau critiquer, quel beau métier que navigateur solitaire, j’y renoncerais pour rien au monde, même pour un emploi de fonctionnaire, encore il y a pas deux mois on m’a proposé une place à la météo à Rennes.
Tout en tapotant sur le clavier du bout des doigts je pense à ma Bwégnolée, ma fiancée Bwégnolée le Guirvaouc’h, qui est restée au pays breton. Il vaut mieux pas que j’y pense, sans quoi je bande comme un taureau et je me cogne à tout quand je me déplace dans le carré. Au bout d’un moment j’en ai marre, de pianoter et de bander comme un con et je surfe un peu sur le vouébe, je tombe sur un site de salop de coquines qui font des trucs pas possible et je commence la lessive du moussaillon, je suis pas loin de conclure quand apparait sur l’écran à la place de mes chaudasses toute une foule de petits vieux proprets rangés en ordre de bataille prés du pédégé de Préparation H
-… Drouadlom nous sommes en direct de la maison de retraite Jacques Mesrine de Quimperlé… Drouadlom vous êtes en direct! En direct Drouadlooooome! Gooooool! S’époumone le présentateur de la soirée pendant que je lâche la purée… en direct satellitaire.
Je me dépêche de couper la liaison mais le mal est fait, je crois bien que je peux dire adieux à mon Préparation H numéro 13 que j’avais déjà mis en chantier.
-Bon réagissons en breton, s’agit de pas lambiner maintenant, si je gagne pas la course autant entrer à la Météo!
Je descends dans la cale et j’essaie de mettre en marche le moteur, mais il veut pas démarrer et pour trouver un concessionnaire Volvo dans le coin, ça va pas être commode. Quelle saloperie soit il démarre pas soit il fait de l’auto-allumage!
Je bricole, je démonte et remonte et enfin après une bonne heure de boulot, je réussis à lancer l’engin, bon il fume un peu mais ça m’étonnerait que je rencontre du monde avant quelque temps alors je le mets à fond, histoire d’enrhumer ce con de Jacky Bourlevec’h.
Au bout de deux heures j’éteins le moteur c’est l’heure de la troisième liaison satellitaire de la journée, cette fois je passe dans le journal de vingt heures y s’agit de pas se louper ce coup-ci, un 31 Décembre y va y avoir du monde.
Je m’envoie un seau d’eau salée dans la gueule, me décoiffe, je monte le son de mon portable et je règle la caméra de pont, je passe à huit heures sept, j’ai pas longtemps à patienter:
-Drouadlome vous m’entendez … nous sommes en liaison avec Drouadlome Legadupec’h qui est quelque part dans l’Atlantique à bord de Préparation H … ah voilà l’image…
Au moment où je lâche ma réplique (tout est scénarisé avant le départ avec la chaîne, les sponsors et les annonceurs):
-Bonjour Claire!
Voilà pas que ce putain de moteur démarre tout seul et se met à pétarader et lâcher de la fumée comme un schooner hors d’âge
-Vous êtes à côté d’un cargo Drouadlome il semblerait, il y a comme de la fumée et du bruit derrière vous? Mais qu’est-ce qui se passe? C’est quoi ce bruit de moteur?
Putainc’h! Le moteur qui s’emballe, je suis maudit! Cela grince, siffle, fume, pétouille et ratatouille, j’ai honte, je crois bien.
-Euh… euh… et sinon… euh vous avez des projets Drouadlome?
-Ouais je rentre à la Météo Lundi… Allez bonne année tout le monde!
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La dernière lettre de votre petit Guy…
1.1.2009 par admin.
La dernière lettre de Guy Hocquet à lire dans les écoles (de commerce) :
Mon cher papa, ma chère maman, ma mémé, mon pépé, ma petite sœur chérie et mon gentil chien Rataplouf que j’aime tant, tout à l’heure les allemands vont me fusiller contre un mur c’est vraiment pas chic de leur part après tout ce que j’ai fait pour eux, même s’ils m’ont dit que je pourrais choisir mon mur.
Ils me reprochent de leur avoir loué une kommandantur avec seulement des douches et sans baignoires ce qui leur pose des problèmes administratifs d’après ce que j’ai compris j’ai eu beau leur espliqué que dans le coin l’hygiène était rudimentaire et que c’était déjà beau que les gens de la Gestapo puissent disposer d’un coin toilette mais va te faire voir, rien à faire ah quand ils ont une idée dans la tête ceux-là !
Là dessus est arrivé le problème du mur à fusillés, le Père Grenot me louait son mur jusque là et moi je le sous-louais aux allemands pour qu’il puisse fusiller sans avoir à se déplacer dans le centre-ville et voilà pas que le vieux Grenot proteste qu’y en a marre qu’ils lui salopent tous son bien et qu’y-z-ont qu’à aller s’en chercher un autre, le Hauptman Gruber (garçon très korrek soit dit en passant) va pour le réquisitionner et l’autre vieux forban décide d’abattre son mur dans la nuit avec ses garçons. Colère des allemands qui sont obligés d’aller fusiller en ville (ils ont bien essayé contre les murs du cimetière mais ils étaient trop bas et ils ont perdu deux pelotons qui s’étaient pas rendu compte qu’ils se faisaient face !) et arrestation des Grenot père et fils et de votre petit Guy.
En cette heure ultime je pense bien sûr… à mon chien Rataplouf, ce qu’il pouvait être rigolo quand il lapait l’eau du bocal du poisson rouge.
Bon vous direz à bonne maman de dire à Tati Loulette d’enlever les juifs du grenier de la Rue de Constantine pour les mettre au sous sol de l’appartement du square Montholon en leur demandant un supplément parce qu’il y a l’électricité dans la cave.
Quand même j’ai bien du regret de faire « fusillé » alors que j’aurais tellement voulu faire « agent immobilier ». Non mais imaginez rien qu’avec les armées d’occupation le passage qu’il y a quand je pense qu’on annonce les américains, ils ont débarqué en Normandie à ce qu’on dit, sans doute qu’ils vont chercher à se loger ces gens-là, normal non et j’ai justement en portefeuille une kommandantur impeccable à Caen avec 75 chambres et une reprise minimum si l’affaire est faite rapidement, les anciens locataires qui sont là depuis quatre ans sont très Korreks eux aussi parce que c’est rudement bien installé: tout confort moderne, baignoires même dans les caves, piscine, barbecue et batterie de D.C.A dans le jardin, il y a juste à refaire les peintures (vert de gris pas terrib’) et changer quelques tableaux.
Ah oui si j’avais vécu je serai monté à Paris, je crois qu’il doit y avoir de l’avenir là haut! J’ai jamais compris pourquoi ils voulaient tous habiter dans cette ville de suicidé mais je te leur aurais loué, moi, à tous ces couillons des deux pièces sur cour cafardeuse au prix d’un château en Auvergne giboyeuse. Ah vrai c’était la fortune assurée.
Au lieu de quoi il faut que je me choisisse un mur, d’un autre côté comme ça je reste un peu dans l’immobilier. Je crois que je vais prendre le grand en briques qui est juste en face de la cathédrale, c’est passant et il est bien exposé, il y a pas de frais à faire et il conviendrait très bien à une jeune couple de résistants jeune mariés communisses ou à un martyre héroïco-gaullard comme moi. Ah merde c’est vrai il y aura ces cons de Grenot, à quatre de face on risque de devoir se tasser et forcément je serai moins héroïque!
Bon je les entends qui arrivent, c’est pour nous, ma dernière pensée aura été: finalement j’ai bien fait de prendre le chandail à trous que m’a tricoté bonne maman sans ça j’aurais pas su quoi mettre je sais toujours pas si c’est une exécution habillée ou pas et comme c’est ma première… et ma dernière…
Merde !… mais… on dirait… mais c’est plus les allemands… ouais c’est les américains ! Bon, je vous quitte, bises à tous.
Votre petit Guy qui pense à vous.
De ce jour Guy Hocquet n’a plus jamais écrit… il s’est fait installer le téléphone.
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