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Nordnmark one point! by H.T.Fumiganza /27…
17.3.2010 par admin.
24 Juillet
Tout est prêt à bord pour le départ, je ne suis pas fâché de m’éloigner de cet endroit dont je garderai quelques souvenirs cuisants, c’est la cas de le dire, et d’autres fort agréables, d’ailleurs le plus agréable a tenu à se déplacer jusqu’ici pour nous dire au revoir, malheureusement c’est un souvenir accompagné de son mari, dommage je lui aurais bien fait des Adieux plus circonstanciés à la délurée rouquine.
L’amiral Biskit Bahlsen en grand unifôrme, nous le sommes tous, se fait admirer plus que de raison dans le commandement de la manoeuvre, il prend des poses devant les populations mêlées qui ont envahi les quais.
-Tribord arrière 60! Stop! 3° degrés babord avant… j’ai dit 3°… enfin quoi mes enfants… là stoooopppp! Machines en avant toutes route à 74!
Il faut dire aussi que dans la nuit un porte-avions nucléaire américain le USS Flatulance est venu nous serrer et que celà braque mal un contre-torpilleur. Enfin nous voilà délivrés et nous filons vers le chenal à bonne allure quand un jeune inconscient juché sur l’un de ces maudits scooters de mer nous barre la route, l’Amiral patine un peu il faut en convenir, il commande un : “Lâcher tout quoi merde!” qui ne me semble ressortir d’aucun manuel de navigation et que sanctionne un terrible bruit de tôle.
Je rassure les âmes sensibles, le scooter n’a rien, en revanche nous, nous coulons.
Nous coulons trés proprement, très sereinement, mais nous coulons.
-Vous avez un hobby, Amiral?
-Je pêche un peu quand j’ai le temps… Monseigneur.
-Eh bien à l’avenir vous aurez de grands loisirs mon cher, j’y veillerai.
Je m’emporte, mais nous avons déjà l’eau à la taille.
Heureusement les garde-côtes Futraks viennent nous secourir très vite, il faut dire qu’ils n’ont pas beaucoup de chemin à faire. Nous n’avons pas à déplorer de victîmes dans nos rangs même pas l’amiral que j’aurais pris pourtant plaisir à déplorer.
Le plus pénible c’est encore notre retour mouillé, décevant et précipité convenons-en sur le quai toujours plein de monde.
Le Président Jon-Bob nous envoye une cellule de soutien psychologique, met une caserne à notre disposition et me propose d’affrêter un charter low-cost sans suppléments hormis pour le kéroséne, les pilotes et les hôtesses (27 heures de vol quand même! Quelle idée aussi de coloniser aussi loin! Il faut dire que nous nous y sommes pris tard et quand nous avons voulu coloniser tout était déjà retenu, la colonisation civilisatrice c’est comme les locations de vacances il vaut mieux s’y prendre longtemps à l’avance!), je me vois mal revenir en charter à Upshloüt aprés l’avoir quitté en contre-torpilleur, je m’en ouvre à mes fidéles compagnons: John Brank, Petcho Larigaïe et le père Fulmance des Emplettes.
Nous sômmes tous assez abattus, jusqu’à ce que Erik le mauve entre hilare dans le bureau:
-Je crois qu’ils ont retrouvé le moral! Dit-il en nous désignant la cour de la caserne où les psychologues et les infirmières dansent repeints en rouge et fort spirituellement remplumés avec de la colle à moquette et du duvet d’oreiller sous les plaisanteries de nos équipages, il y a peu abattus et maintenant tout à fait conquérants.
Quel meneur d’hommes!
-Je vous en prie baron, la cellule de soutien psychologique nous a été prêtée seulement par les autorités, elle ne nous appartient pas il nous faudra la rendre en bon état de préférence.
-Bah les gars s’amusent, c’est pas méchant!
Quelques cris nous renseignent sur la tournure que prend le chahut:
-Evitons quand même le viol collectif, voulez-vous mon cher Baron.
-A vos ordres Tétesse, mais ça va pas être facile de les occuper pendant tout ce temps!
-Eh bien faîtes leur donc repeindre la caserne plutôt que les psychologues.
-A vos ordres Tétesse!
Il claque des talons et s’en va… pour revenir quelques secondes après:
-Quelle couleur?
-Mais je m’en fous bien Baron mauve!… euh mauve faîtes ça en mauve, celà calme parait-il encore que…
A cet instant le téléphone retentit comme dans les meilleurs séries télévisées c’est Jon-Bob qui prend de mes nouvelles, je le remercie pour ses attentions et lui demande s’il ne pourrait mettre à notre disposition quelque ‘esquif:
-C’est qu’on est pas trop une puissance maritîme malgré nos prédispositions insulaires, écoutes vieux (oh cette manie qu’il a de tutoyer tout le monde!) je vais t’envoyer mon secrétaire d’état aux … problêmes sociétales…
-Taux! Les problêmes, j’imagine qu’ils sont plusieurs !
-Ah ouais tiens don’ la merde j’y avais pas pensé il va falloir que je fasse un remaniement alors! Enfin tu vas voir il va te trouver une solution allez on se phone hein ciao.
Ce garçon est ce que la démocratie a fomenté de plus répugnant depuis l’invention des toilettes publiques.
Toujours est-il que le secrétaire d’état aux problêmes sociétales sus mentionné nous rejoint assez tôt et qu’il paraît bien décidé à trouver une solution à nos ennuis:
-C’est que des bateaux on en a pas de trop et si on vous repasse trois pédalos ça fera pas votre affaire, notre flotte c’est surtout des thoniers, des pipoliers et des connardiers… des yachts et des paquebots de croisière quoi ! Si vous voulez Monseigneur on pourrait aller faire un petit tour sur le port voir si on ne peut pas vous trouver quelque chose.
De fait je me rends compte de visu qu’il y a beaucoup de yachts et de paquebots, certains yachts étant même plus grands que les paquebots, mais des navires de guerre en état et surtout dans nos prix il y en a peu! Sir John Branke a organisé une quête qui a recueilli 6589 Brelotqs ce qui fait à peu prés 500 $ Futraks.
-Il y aurait bien un aviso libanais, ils sont arrivés le mois dernier ils se sont égarés après des manoeuvres en Méditerranée on peut toujours essayer.
Mais les libanais demandent un prix exorbitant de leur barcasse qui est tout au plus une grosse vedette trafiquée.
-Mais je suis con moi! Il y a Jean-Françouais qui pourrait vous dépanner! Jean-Françouais c’est son surnom, son vrai nom c’est Jean-François Bombsec. C’est un gars qui tient une baraque à frites sur le port, un français, un sous-marinier il est arrivé l’hiver dernier à bord du “Françoise Dolto” un sous-marin nucléaire lanceur d’engins français, avec les événements en ex-France ils avaient même plus le rond pour payer l’anneau sur le port et puis ils se sont engueulés il y aurait même eu des cas de cannibalisme, ils se sont rapatriés en s’engageant comme soutiers sur un cargo chinois sauf le capitaine de frégate Bombsec qui était commandant en second et qui a ouvert une guinguette sur son batîment ça fait venir les touristes et ça lui paye sa place sur le port mais je crois qu’il voudrait bien rentrer maintenant, vous pourriez lui proposer de vous le vendre ou de vous le louer… excusez-moi on m’appelle…
Son costûme se met à s’illuminer,vibrer, siffler, philarmoniser, c’est son téléphone portable, je comprends qu’il parle avec son reluisant Président et raccroche rayonnant:
-Jon-Bob, à la suite de votre remarque, vient de me remanier il m’a promu Ministre des Affaires Sociaux .
Nous allons discuter avec mon compatriote le capitaine de frégate Jean-François Bombsec, c’est un marin comme je les aime, breton de vieille et haute école, très attaché à son batîment et aux usages de “la Royale”, il est en plein coup de feu, il a l’air de bien marcher son petit commerce, il a arrangé le sous marin accroché des petits drapeaux et des lampes versicolores, c’est charmant, nous prenons langue mais il se montre intraitable, il veut bien nous louer son sous-marin mais rien à faire pour nous le vendre.
-Arrivé à la maison, au Plessis Bouchard je le mettrais sur câle comme ça je l’aurais sous les yeux, le matin en me levant!
Belle figure de breton!
Nous nous mettons d’accord enfin autour d’une bolée de cidre de banane sur un prix de location (haute saison quand même!) assorti d’une certaine somme forfaitaire pour l’achat du kéroséne.
Premiers incidents quand l’Amiral veut décrocher la guirlande de lampions multicolores, repeindre en rose le batîment et rebaptiser le navire.
(à suivre…)
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La rubrique sexo-petassing de Lurbaine Revue
11.3.2010 par admin.
La rubrique sexo-pétassing d’Urbane Tattack par Mary Keune-Debaze
Et oui les filles revoilà votre rubrique sexo-pétassing avec plein de bons plans pour être toujours plus… enfin pas moins…
Sextoys :
La main de masseur… dans la rondelle d’une conne.
Faaabuleux ! Surtout et le plus important pour moi… puuf ! puuf ! ils n’ont pas oublié la fausse bague ni la fausse Rolex vaterprouffe, en plus elle est vibrante… puuf ! puuf ! et elle sonne aux heures pleines, les sensations sont étonnantes et on arrive pas en retard… puuf ! puuf ! driiiing ! aaaaaaaaaaaah ouiiiiiiiiiiiii je viens !
Le marteau piqueur pneumatique avec le compresseur 15 cv. Pour celles qui veulent vraiment se faire défoncer. Prévoir des boules Quiés et des chaussures de sécurité.
Les bonnes recettes de Julie l’anorexique : La garbure transgenre
-Aujourd’hui nous recevons le chef Jean-Pierre Taincong de l’Aubergeouillade à Chandépiés-Lés-Pôpiétés
-Bon alorrs ma petite Julie aujourrrrd’hui on va fairrrre une bonne Garrrbure ‘tain con !
-Eh oui Jean-Pierre une bonne garbure allégée au soja et aux lentilles roses.
-Au quoi ?
-Au soja et aux lentilles roses, une garbure transgenre quoi.
- Macarel mais tu te fous bien de ma gueule ma fille!
-Il faut évoluer Jean-Pierre nous vivons à l’heure de la vorlde kitchen et du métissage des mélanges… vous prenez donc un beau filet de gland bien dégraissé…
- Putaingue où j’ai mis le fusile ?… heureusement je me méfie et quand je monte à Parisque je viens chez les dingues je prends toujourrs le fusile !
-Calmez-vous Jean-Pierre ou je vais vomir déjà que tous ces aliments autour de moi vous imaginez pas combien ça me dégoûte.
- Putaingue les cartouches ? Oùsque j’ai mis les cartouches !
-Jean-Pierre ! Non Jean-Pierre !
-Pan ! Pan ! ‘tain con !
-Ah la conne elle m’a soufflé… aujourd’hui donc cherrrs tévéspectateurrs la garrrburrre à la bécasse… maigrrre…
Courrier des lecteuses :
Célia nous écrit :
Je suis amoureuse de mon prof de stretching mais il me trompe avec mon prof d’aérobic que faire ?
Mets-toi au tennis… et au golf.
Littérature pétassophone
Ce mois-ci nous vous offrons en esclusivité les meilleurs extraits du nouveau roman de Barbara Kelgland :
Nous trois !
(Collection Arrhlesconnes ! Tout un monde de connerie pour 3 € 85. ) En vente dans toutes les grandes surfaces rayon littérature industrielle… 3 € 85… ah ouais quand même, ça fait 25 balles quoi.)
« Je rencontrais Pachocono à Paris dans une exposition de peintures… chez Leroy-Merlin.
Pour payer ses études d’architecture il faisait des malfaçons chez Maison Bouic. Il voulait être « un grand architek qu’on cause à la tévé si tu vois amour ».
J’appris qu’avant cela il avait été médecin en Allemagne dans une clinique de la forêt noire où il avait combattu héroïquement une épidémie de gastro-entérite déclenchée par des Weisswurst pas fraîches pendant la fête de la bière, épongé et soutenu par sa seule infirmière-cheffe la fidèle Helga.
Pour payer ses études de médecine il avait été pilote de ligne héroïque sur jemejet.com une compagnie chyprio-afghano-belgo-hondurienne à bas coûts de Bakou, où il était parvenu héroïquement après une erreur humaine de l’ordinateur de bord, à poser son airbus sur un parking de supermarché, enfin il ne s’était arrêté complètement qu’au rayon crémerie.
Il me l’avait confié l’une de ces nuits où assailli par son passé fourni et tumultueux il ne parvenait point à trouver le repos, il m’expliqua que pour payer ses études de pilote de ligne il avait été aussi maharadjah en Inde et auparavant armateur grec à mi-temps pour payer ses études de Maharadjah et enfin pécheur de fausses perles à Prisunic pour payer le photomaton.
C’était ce que j’admirais le plus chez lui sa volonté, depuis qu’il avait quitté son pays il avait toujours travaillé pour financer ses études nombreuses et successives :
-Mais amour tu n’as donc aucune famille qui pourrait t’aider et te soutenir tout au long de tes études.
… Il ne me répondait pas, il se fermait… ou me foutait une baffe, je ne perdais point patience enfin un jour je parvins à démanteler ses défenses ultimes et il me raconta qu’il était issu d’une grande famille d’Amérique latine les Empalmados y Tres, mais orphelin très jeune, ses parents s’étant tués au club méditerranée d’Agadir pendant une course en sac disputée un peu bêtement sur la Nationale et gagnée largement par l’autobus qui arrivait en face, confié à la garde de son grand père le terrribile Don Rrrraoul Empalmados y Tres et de la douce et tendre servante la brave Arthritica, dés qu’il avait pu quitter l’immense estancia familiale et le redoutable aïeul il avait fui en Europe.
Peu importait nous nous aimions et d’un amour que je pensais indestructible.
Et puis le grand-père le terrrrrribile don Rrrraoul était mort… entre deux putes disait le journal ( le sandouiche bolivien ça s’appelle, il faut quand même la santé, et lui il l’avait plus trop, parait-il qu’il avait soudain manqué d’air» « y a la salade qui couine avait dit l’une des putes ! », celle d’en haut, « c’est pas la salade c’est le jambon avait rectifié celle d’en bas ! »)
Pachocono héritait de l’estancia et de la fortune familiale et il prit la décision d’y retourner avec moi.
Jusque là je ne connaissais que nos petits champs de tartiflette d’altitude savoyard, aussi quand je découvrais les immensités de l’estancia Empalmados y Trés ces milliers d’hectares de pizzas OGN sous le soleil couchant, à perte de vue des champs versicolores de Margherita épinards, Marghérita emmental et Margherita champignons (de tradition dans la province il pratiquaient la monoculture des Margherita.) je fus émue jusqu’au tréfonds et je me dépêchais d’aller changer de slip avant de rejoindre Pachocono qui m’attendait sur ce que je croyais être la piste d’aviation de la propriété familiale … et qui n’était en fait que la salle à manger d’été.
… Chaque matin suivant le même rituel de deux âmes amoureuses nous parcourions à cheval le domaine et très vite nous nous roulions dans les champs et nous rentrions couverts de tomates/moules et d’anchois/champignons (je vous dis pas les notes de teinturerie.).
Ennegulado le ranchero en jefe souriait avec tendresse en nous voyant arriver dans la cour de l’estancia, il disait avec un bon sourire que notre amour fou lui rappelait sa jeunesse quand il allait voir les putes à Contençion et la bonne bonne Arthritica, oui enfin la servante fidèle qui avait élevé Pachocono, souriait avec cette tendresse que je voyais sur son visage dés qu’elle découvrait la joie sur le visage de Pachocono qui souriait dés qu’il voyait la joie sur le visage de sa chère et fidèle Arthtica qui souriait dés qu’… ect on l’aura compris ces deux-là souriaient souvent dés qu’ils voyaient la joie sur le visage de… merde v’là que ça me reprend ect
… Quelques fois, Pachocono s’enfermait dans un mutisme inquiétant quoique sonore, inquiète je l’interrogeais.
-Le cassoulado qui passe pas, j’aurais pas du en reprendre après la côte de boeuf à la moëlle de nonne…
Je parvenais à le réconforter :
-Ah ‘utain ça fait du bien je crois que j’ai tout rendu, je t’en ai pas trop mis sur ta chemise de nuit arachnéenne…
Après le plus souvent nous faisions l’amour avec passion et nos corps vibraient à l’unisson… ou alors il s’ouvrait une bière.
-Burp ! T’en veux chérie ?
-Merci amour ça fait péter !
Très vite pourtant je découvrais la terrible vérité, il n’avait jamais cessé d’entretenir une liaison avec Wilfrid Müller son ancien chef steward.
-Chéri mais qu’est-ce qu’il a de plus que moi ?
-Ben si tu sais le truc sur le devant et puis les deux petites balles qui se balancent, c’est marrant, ça occupe et puis il est vachement moins cassepion. Avec lui on peut discuter de tout et même s’engueuler il m’envoie pas les flics et puis il est quand même plus…
-Plus quoi mais bordel de merde parle espèce de connard ou je t’éclate la gueule à coups de gaffe !
-Plus… plus féminin.
J’éclatais en sanglots, vrai j’en ai mis partout sur les murs, et le sanglot pour le faire partir c’est galère, je fis mes valises, je savais qu’il me reviendrait et je lui promis que je l’attendrais. Je partis donc mais je me faisais la promesse de retourner ici un jour.
Le soir tombait sur les champs de calzone du voisin (un original) qui rutilait comme au premier matin du monde… ziuuuuuiiiup merde j’avais encore glissé sur une rondelle de chorizo et je m’étais vautrée, faudrait peut-être voir à ralentir sur la Tequila je me pensais! Pays de merde, j’irais l’attendre à Bagnolet ce con quand il en aurait fini avec ses histoires de tantes ! Enculados ! Je gueulais de toute ma peine.
-Oui quelqu’un m’a appelé ?
-Non, non brave et fidèle Ennegulado je parlais toute seule, ne vous dérangez pas à quelle heure déjà le train pour Bagnolet ?
(copyright Barbara Kelgland and Arrhlesconnes S.A Vevey 2010 vorld raïghts riserved)
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La Pinouillette super star!1/1 Journal de la France de pendant par François F. soumis. Lofti Benayak 1/1
27.2.2010 par admin.
La Pinouillette super star
Journal de la France de pendant par François F. soumis by Lofti Benayak
Nous étions en véquende avec Pineulope à Pathétique-sur-Navrant dans les appartements du préfet en train de regarder sa tévé, il en a une super à grand écran et GPS embarqué, il y a plus que ces feignasses de fonctionnaires qui peuvent s’en payer des comme ça, à Matignon les soirs de match on va tous chez le concierge, enfin quand Pineulope le permet et que j’ai pas gouvernement le lendemain.
C’était le début du journal parlé du soir de la deuxième chaîne, présenté par le nain propret, je l’aime bien pasqu’il est tout mignon assis sur ses bottins et puis il est comme moi il existe pas trop, et lui aussi il a une raie et comme moi il est jamais décoiffé, d’ailleurs c’est le seul journaliste que Pineulope elle veut bien que je fréquente, pasqu’il salit jamais par terre alors je l’invite à tous mes anniversaires, je mangeais donc mon hamburguère que Pineulope m’avait payé pasque j’avais été bien sage et j’étais en train de mettre du ketchoupe quand je suis apparu à la tévé :
-Regarde Pineulope c’est moi ! C’est hier quand j’inaugurais les vieux à Sainte Hivégée. Ecoute ma Poupougnette je me suis adressé aux français…
-Gardészavus, gardézavuses…
Depuis quelque temps on me voyait tout le temps à la tévé avant mon maître indépassable il aimait pas trop ça :
-Moi d’abord tu permets ! Il me répétait tout le temps.
Maintenant il m’encourageait. Je crois bien que j’étais en train de devenir une star, il faut dire aussi que je rassure l’électeur, les français se retrouvent beaucoup en moi, comme eux je subis les illuminations d’un chef histrion, incapable et glandulaire, comme eux je m’ennuis dans un monde qui ressemble de plus en plus à une location saisonnière en enfer et comme eux… j’en fous pas une rame.
Soudain il y a eu un bruit de carreau cassé et un gros caillou atterrit sur mes chaussures de gouvernement que je venais de cirer, forcément j’ai été surpris et j’ai fichu du ketchoup partout sur la moquette blanche du préfet.
-C’est pas moi… c’est pas moi… et je l’ai pas fait esprès Pineulope !
-Arrête de chialer pétite con et lis plutôt la message qu’il y a écrit dessus !
Elle m’a dit Pineulope en regardant par la fenêtre le motard de la gendarmerie qui avait jeté le message et qui maintenant s’éloignait.
C’était un mot de mon maître incommensurable qui me fixait rendez-vous pour le lendemain.
C’était bien la première fois qu’il me faisait prévenir comme ça et par motard anonyme encore mais après tout on s’en fichait c’était les vitres au préfet !
Il m’avait donné rendez-vous en grande banlieue au bar-tabac le Balto de la rue Franpin à Bagnolet. Bien qu’un peu surpris j’avais obtempéré (comme d’habitude, c’est si bon d’obtempérer.) et pendant que j’enlevais mes pinces à vélos, j’étais venu en vélo-taxi mais comme j’aime à souffrir j’avais pris la place du pédaleur (bienheureuse époque que la nôtre où des jeunes gens éthiques peuvent remettre à la mode sans risquer le lynchage ce proméne-couillons pour marchands de soupe de temps de défaite, étonnant cette nostalgie de l’occup’ allemande, il faut dire aussi que l’actuelle ne tient vraiment pas la comparaison, une mosquée même salafiste dernier cri n’a aucune des commodités d’une kommandantur sans compter que c’est bien moins bien tenu et puis le petit personnel est rarement « korrekt » !), j’aperçus mon maître astronomique, il était assis sur une banquette défraîchie, défraîchi il l’était tout autant, ah il ne semblait plus trop de saison avec sa barbe de trois jours, ses lunettes noires, et son imperméable de permissionnaire en cavale.
Il me fit signe de le rejoindre, discrètement en fond de salle, j’obéissais, avec délice.
-Assieds-toi là, qu’est-ce que tu prends je t’ai commandé un demi moi je continue à la fine.
J’aurais préféré un diabolo-grenadine, la bière c’est pour les grands et ça me donne la migraine, mais bon, je comptais les soucoupes, il y en avait une douzaine devant lui, j’étais consterné, ainsi c’était vrai il s’était mis à picoler.
-Tu… tu as arrêté ton régime ?
-Non connard j’en ai commencé un autre… tu as apporté ce que je t’ai demandé?
-Le faux passeport ? Impossible ton petit protégé le Brice il a rien voulu entendre, alors je t’ai apporté un vieux de mon beau-frère… en bricolant un peu…
-C’est ça à la patate… ben tiens don’ putain quand je reviens je te le propulse aux sports ce connard ! Et pour la planque t’as pensé à quelque part ?
-Ben, j’ai pas eu trop le temps… enfin, je m’étais dit que peut-être en haut de la colonne Vendôme, ils sont en travaux, c’est central, il y a une belle vue et le gardien est un pays, Monsieur Chouinard il vient du Chauvinois comme moi, il pourrait te loger quelque temps…
-C’est ça et pourquoi pas dans les chiottes de l’Opéra-Bastille !
-T’énerves pas… mais tu prends les choses trop au tragique c’est pas parce que tu as dévissé dans les sondages que tu es devenu tricard !
-Je te dis qu’ils sont en train de comprendre et quand ils auront compris il va faire chaud !
-Ah non mais s’il fait chaud c’est à cause du réchauffement qu’on cause à la tévé !
-Qu’il est con ! Écoute tu es assez grand maintenant pour que je te fasse confiance, alors voilà j’ai besoin de me reposer un peu, sous-maître du monde adjoint tu dois bien imaginer qu’à la longue c’est fatigant, c’est toi qui va me remplacer pendant quelque temps… mettons jusqu’aux élections, tu connais le métier, c’est pas compliqué de tenir la baraque à frites républicaine, t’as rien à faire ça merde tout seul, c’est ça l’administration, c’est comme les poules, ça pond en continue tant que c’est nourri et baisé, et pour le reste la flicaille, la racaille et les radars surveillent le troupeau.
Il me semblait amer, il faut dire qu’il était bien mal récompensé de tous ses efforts, pourtant le million de chômeurs supplémentaires, les vingt pour cent d’endettement en plus, l’armée française anéantie, le pouvoir d’achat au ras des pâquerettes et bientôt les tickets de rationnement c’était lui et en même pas trois années, on me dira que l’armée allemande avait réussi à peu près le même programme en moins d’un mois en juin 40 mais eux ils étaient motorisés.
-Bon alors voilà je t’ai fait ton planningue de la semaine, lundi tu commences par aller voir les métallos en Lorraine et tu te prends un pain, après mardi le salon de la plouquitude, ils vont t’insulter, te parler des couenneries faites par cette grande loche de Barnier et de la chute de leurs revenus, oublie pas les stands bretons, ils sont rincés dés le matin et une andouille sur le coin de la gueule ça réveille, le mercredi tu pousses jusqu’à Sète et tu te coltines les pêcheurs de thon ça m’étonnerait que tu t’en ramasses pas un peu, rate pas la soupe de poissons dans le coin, c’est considéré comme arme bactériologique par l’OTAN, jeudi, ah jeudi c’est les cheminots tu vas les voir, tu leur parles augmentation du temps de travail, baisse des effectifs tu devrais normalement là aussi prendre un petit quelque chose, vendredi alors là la grande régalade le fiston te prête son scooter et tu vas sur la dalle d’Argenteuil, tu me raconteras, enfin samedi je t’ai organisé une petite visite officiel éclair en Libye, je sais pas ce qu’il sniffe mais il est remonté le bédouin en ce moment avec un peu de chance tu finis otage officiel en Libye. Alors heureux ? Tu vois que j’ai pensé à toi, merci qui.
J’étais ému aux larmes, je me jetais aux pieds de mon sublime maître et lui baisais ses talonnettes crottées, qu’est-ce que j’allais en chier !
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NORDNMARK ONE POINT! by H.T.Fumiganza /26…
10.2.2010 par admin.
21 au 23 Juillet
Depuis deux jours je boude mais ils s’en fichent bien et de mes lunettes noires autant.
Je refuse toute nourriture ou Daïquiri frappé.
Je fais la gréve de la faim et de la soif… j’ai soif il fait quand même 36 ° à l’ombre et ils m’ont mis au soleil.
Pendant ce temps N’Gutu N’Gutu et le gouvernement tsilongais picolent à longueur de journée, il faut dire que le siége du Front de Libération Gaborien est un bar de plage déguisé en paillote.
-Allez Pépère tire pas la tronche, les pourparlers ont commencé.
Ils se déroulent au porte voix, l’Ilôt Gabor est juste à côté de Port Glandulk à moins de vingt brasses, et ces entretiens gueulés enlévent toute dignité aux débats.
Des touristes en pédalo s’apprôchent de l’ilôt pour participer à ce qu’ils croient être quelques nouvelles festivités.
De l’autre côté le Ministre d’état aux Pipoles négocie ma libération aux meilleurs conditions:
-… 300 000 $ Futraks pour ça, non mais vous rigolez! Son dernier bouquin s’est vendu à 3000 exemplaires!
-3087 rectifiai-je.
Il n’y a que des marxistes pour s’enticher ainsi indéfiniment d’argent et de réussite matérielle.
-C’est quand même le mari de la Reine quoi merde!
-Justement ça si vous pouvez l’en débarasser. Allez on vous paye un entraînement de trois mois dans un camp du Hezbollah en demi-pension…
La proposition semble plaire à mes géôliers tsilongais très curieux des dernières nouveautés en matière de tactiques révolutionnaires et de prise d’ôtages, on croirait des ménagères invitées au salon des arts ménagers.
-D’accord mais en pension compléte!
-C’est bon alors vous le relâchez !
-Et notre indépendance! Protestent les indépendantistes Gaboriens.
-C’est vrai ça et pour les collégues révolutionnaires du Front de Libération Gaborien (F.L.G) vous pouvez rien faire?
Les officiels se concertent, ils se mettent tous à téléphoner en même temps sans doute à la même personne: Jon-Bob Kombinartkë leur fuligineux président :
-D’accord le président vous accorde l’indépendance mais vous nous laissez trois heures pour démonter et rapatrier tout ce qui est propriété de l’état Futrak.
-On en a pas besoin de vos saloperies impérialistes! Nous allons vous prouver que de ce jour qui marque notre libération nous sômmes pleinement autonômes, indépendants et responsables.
Et ils se mettent à entonner l’hymne gaborien qui commence par “en avant” et finit par “tous derrière” et que tous les valeureux combattants ne connaissent pas encore par coeur.
Là-dessus débarque d’un bateau, qui vient d’accoster, une centaine de types en salopette portant sur le dos un logo: “Futrak International resort & entertainement Corporation”, c’est étonnant à voir, avec beaucoup de professionnalisme ils commencent par replier les palmiers qui se révélent être télescopiques, après quoi ils enroulent la plage de sable qui est en fait une moquette épaisse fort bien imitée, emportent les touristes et les vendeurs de plage électroniques et fort bien imités, démontent les paillotes en plastique thermoformé, remballent le tout dans des caisses capitonnées, enfin le chef d’équipe, aprés un dernier contrôle visuel panoramique, très naturellement se baisse, il tire sur un bouchon fixé au sol et un sifflement pneumatique se fait entendre et tout autour de nous l’Ilôt Gabor se met à rétrécir… rétrécir… rétrécir… jusqu’à retrouver la surface d’un studio de location pour seize personnes dans une station de sports d’hiver en haute saison.
Le ministre d’Etat aux Pipoles gueule dans son mégaphone:
-Et n’oubliez pas de le délivrer et de nous le ramener!
Une fois délié, je m’apprôche de N’Gutu N’Gutu qui avouons-le en ces instants a plutôt l’air… de ce qu’il est. Ce garçon ne porte définitivement pas bonheur aux causes qu’il dessert.
-Un pour N’Gutu! Shhtaapfff!
Je viens de lui décocher un superbe crochet du droit à la face:
Que je compléte d’un gauche tout aussi vaillant:
-Et l’autre pour N’Gutu! Schhttooopff!
Ah mais quand même ce type ne s’imaginait quand même pas pouvoir prendre rang de tourmenteur officiel du Prince Raoultkë de Nordnmark ! Je choisis mes fournisseurs moi!
Avec tout ça j’ai pris un coup de soleil effrayant, je suis rouge de la tête aux pieds. J’embarque sur le bateau du ministre, les indépendantistes ex-gaboriens se regardent avant de gueuler:
-Attendez-nous on travaille à la mairie, il faut qu’on reprenne le boulot.
C’est étonnant ce goût qu’ont les irrédentistes, révolutionnaires et autres indépendantistes échévelés pour la fonction publique et les emplois de bureau.
Le gouvernement tsilongais après avoir relevé leur chef et baissé la queue quitte à son tour l’ex-ilôt maudit.
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Votez beige ! Journal de la France de pendant par François F. soumis. 1/1 by Lofti Benayak
28.1.2010 par admin.
Votez beige !
Journal de la France de pendant par François F.soumis
1/1 by Lofti Benayak
Je venais de recevoir mon carnet de notes, j’avais pris dix points d’un coup Pineulope me chouchoutait en me coiffant le soir avant de me coucher (elle passe son temps à me coiffer et me recoiffer ! Cette obsession qu’elle a de ma raie ça doit vouloir dire quelque chose ?) :
-Je t’avais bien dit que quand tu voulais tu pouvais être la meilleur. Tu n’as pas oublié tes affaires d’état, tu as bien fait tous tes devoirs de gouvernement pour demain!
J’imaginais la tête qu’allait faire mon maître cyclopéen, lui il était stable dans les sondages, mais avec déjà les deux pieds dans l’eau, il était persuadé que c’était pas le pont supérieur qui descendait mais le niveau de l’eau qui montait à cause du réchauffement qu’on cause à la tévé.
Enfin je commençais à croire à ma chance, j’allais les avoir à l’écoeurement, voter pour moi c’était presque voter blanc mettons beige, le truc pas douloureux ni dangereux, le coup pour rien, la Pinouillette (comme ça que m’appelle Roselyne ma seule copine au gouvernement !) il la tenait sa revanche comme disait mon idole le regretté Alain Poher: « Je vais tous les niquer ces batards-lo! ».
Et pendant ce temps mon futur ex maître regrettable ne voyait rien venir, il était tout heureux, BBO (Barack Bomber Obama) l’avait invité à son anniversaire, enfin le lendemain parce que le jour même il recevait que ses amis, mais il pouvait venir le lendemain si sa mère voulait bien. Il m’a espliqué :
-Tu comprends les américains sont contents c’est la première fois qu’ils envahissent et occupent un pays sans avoir eu besoin de le bombarder, vrai ils ont pas eu de frais quand on sait ce que coûte le moindre nappage démocratique et libérateur en deux couches dressées gros au phosphore blanc sûr ça va leur faire faire des économies c’est comme une partie gratuite si tu veux, c’est bien simple ça leur économise une guerre et c’est important pour BBO surtout qu’il est un peu à court en ce moment rayon Tomawaks il en a tellement balancé sur les civils pakistanais et yéménites pour fêter son prix Nobel de la paix qu’ils sont en rupture, il vont pouvoir attaquer les Nouvelles Hébrides ou le Guatemala dés qu’ils sauront où c’est et qu’il les auront repérés sur une carte.
Pineulope a fini de me coiffer et elle m’a dit :
-Allez puisque tu as eu de bonnes notes, tu peux regarder le télévision ce soir.
D’habitude on regarde jamais TF1, ce doit être la même chose pour les types qui gavent les oies, ils bouffent pas de foie gras, là c’est pareil sauf que c’est les cons qu’on gave, et forcément quand on sait comment c’est fait, eh ben ça coupe l’appétit, mais ce soir-là je sais pas pourquoi, sans doute parce que j’aime souffrir, on s’est retrouvé sur l’émission spécial avec Laurence Dacia et Jean-Pierre Perniflard et alors là le choc, la révélation.
Avec Pineulope on a été ému, enfin elle pas tellement mais moi beaucoup, j’étais comme les autres et j’avais pensé jusque là que mon maître redouté n’était qu’une saloperie d’arriviste surbaissé préparé à toutes les compromissions et apte à toutes les bassesses et putasseries et il nous est apparu un saint homme, capable de miracles, il pouvait marcher sur le peuple sans y tomber et se noyer dedans.
Oui comme tout le monde j’avais découvert la vraie nature de mon maître incommensurable, un humain plein de compassion et d’humilité qui soulageait de sa main l’incontinent et rendait la joie de vivre au chômeur clochardisé et rayé des listes.
Quand je suis arrivé le lendemain à l’Élysée vrai j’étais encore tout impressionné de ce que j’avais vu :
Il est venu à moi les mains jointes, j’ai bredouillé :
-Oh ton émission… oh c’était beau comme le retable qu’il y a au-dessus du maître autel à la Cathédrale Sainte Blenneaux de Pathétique-sur-Navrant
-Ah oui et ça représente ?
-Sainte Ségolène branlant l’handicapé moteur sur le plateau d’Arlette Chabot. Oh vrai je t’ai découvert, excuse-moi…
Et je suis tombé en pleurs à ces genoux, je m’y suis même vautré abondamment, délicieusement, voluptueusement.
Il m’a tendu les mains et derrière lui ça rayonnait de partout, j’en prenais plein les mirettes :
-Relève-toi ami … ainsi homme de peu de foi tu as donc douté de moi, il est vrai que ton esprit était livré tout entier aux apparences… tu ne pouvais pas savoir que quand je me rendais au Fouquet’s c’était seulement pour apporter un peu d’humaine tendresse à la dame pipi qui a eu bien des malheurs. Et sur le yacht de Bolloré que de marins philippins, galériens des temps modernes, j’ai soulagé de peines, de paroles tues et de douleurs cachés. Ils se sont confiés à moi, et nous avons parlé comme l’autre soir avec les gardés à vue…
-Quels gardés à vue ?
-Eh bien les gardés à vue de TF1, ceux qui étaient sur le plateau.
-Ah parce qu’ils étaient en garde à vue ?
-Ben oui comme tout le monde.
-Et les journalistes ?
-Eux aussi c’est plus démocratique et comme ça on est sûr de pas être emmerdé. Mais ami tu voulais me parler.
-Ben oui j’ai apporté mon dernier plan d’action, le 74 bis corrigé 110b pour arrêter la paupérisation accélérée des classes moyennes.
J’en étais assez fier il faut dire que pour le rédiger j’avais utilisé que mon double décimètre, mon stylo quatre couleurs et des idées simples, d’ailleurs je crois pas qu’il y en ait de compliquées, en tout cas j’en ai jamais croisées personnellement en quarante années de vie politique. Comme disait le grand Alain Poher: « il faut faire simple et con, c’est ça qui plait à l’électeur! »
Il s’est assis sur une chaise toute droite, il était dépouillé et vibrait intérieurement, il avait tourné quasi janséniste:
-Marche je t’écoute Ami .
-Première mesure: hausse des salaires nominaux de 30 %… obligation faite au patronat de…
-Oui… oui… non je t’arrête ami… nous allons suivre les recommandations de soeur Christine des Finances plutôt que les tiennes.
Il avait retrouvé son petit sourire de gamin vicieux pour m’annoncer ça et là j’ai compris qu’une fois encore il s’était foutu de notre gueule… et j’ai joui.
-Et quelles sont-elles ces recommandations s’il te plaît !
Je lui ai répondu un peu sec, vrai j’étais remonté d’un coup.
-D’abord développer le pouvoir d’achat, permettre aux gens d’acheter (le dimanche de préférence) les chaussures ou les gants à l’unité plutôt que par paire, c’est trop souvent une dépense superflue, parce que c’est bien connu le pied droit s’use toujours plus vite que le gauche, ensuite mettre sur le marché des succédanés bon marché, qui a vraiment besoin de manger des pâtes aux oeufs quand on peut en consommer d’excellentes à la sciure. Le poisson pané, sans poisson, de toutes les façons c’est la panure que les mômes adorent et la confiture d’ersatz sans sucre ajouté c’est tellement meilleur pour la santé… il y en a comme ça des pages et des pages, de recommandations et d’idées astucieuses je sais pas où elle va chercher tout ça, elle me dit que c’est en observant sa bonne, c’est incroyable ce que ces gens-là peuvent jeter, enfin bref toute une série de mesures de bon sens et pas coûteuses… ah il y en a une qui te concerne, elle a compté les cheminées de Matignon, il y en a 113, à partir de maintenant tu te chaufferas au bois, c’est une énergie renouvelable et écologiquement neutre, de toutes les façons je t’ai fait couper le gaz, non… non ne me remercie pas Ami et casse-toi en paix.
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Divin meublé! 1/1 par A.Sottos
22.1.2010 par admin.
Divin meublé. 1/1 by A.Sottos
Je suis stagiaire au Cabinet Auguste Couhard du Plessis-Les-Meules, c’est la principale agence immobilière du pays. Ce jour-là nous avions été appelés avec le vieux père Couhard par une vieille dame pour faire une estimation de son pavillon, elle habitait dans les vieux quartiers du Plessis, tout en haut de la colline d’Acremont .
L’endroit était charmant, même si les immeubles récents que l’on y avait bâtis en contrebas défiguraient un peu le vieil et digne Acremont tout chamarré de vigne-vierge, de clochetons troubadours et de décors émaillés.
La propriétaire nous attendait, une vieille dame à l’ancienne, plus comme l’on doit que comme il faut, une petite vieille indémodable que cette veuve Cornepied née Le Trouhaduc. Elle nous avait préparé un thé avec brioches et confitures, et elle nous l’a servi avant de nous raconter l’histoire de sa maison.
-C’est mon arrière-grand père Célestin Le Trouhaduc qui a fait construire la maison, quoique marié et père de neuf enfants il était diacre, c’est pourquoi on l’a toujours appelé la maison du diacre. Il avait gagné le terrain au jeu à un anglais pendant la bataille de la Somme. Il ne connaissait pas le pays mais dés qu’il est venu ici tout de suite il a voulu faire construire… à cause de la vue…
Nous étions devant la grande baie cintrée à petit bois ouverte dans le mur du salon :
-A droite vous avez le col de la Pognée, au milieu c’est le massif des Tringlettes et sur la gauche on peut voir Dieu.
J’avalais de travers mon thé pendant que le père Couhard qui avait du métier se mettait en pilotage automatique.
-Ah tiens don’ ! s’étonna-t-il sans y mettre trop d’intention.
Elle s’était levée pour aller chercher dans une encoignure d’énormes jumelles de marine qu’elle tendit au Père Couhard :
-Donnez-les à mon jeune collaborateur, il a de bien meilleurs yeux que moi.
-Tenez regardez bien jeune homme… plus bas… là… vous voyez pas le gros orteil qui bouge…
J’ajustais un peu mieux les grosses jumelles de marine:
-Ah non je ne vois rien… sinon… oh merde… c’est pas possible !
La partie haute était masquée par les nuages mais la partie basse était bien visible et sensiblement animée et comme impatiente.
Elle m’avait repris les jumelles :
-…et là-bas à gauche par grand beau temps on voit un petit bout du paradis… et même j’aperçois quelques fois mon Raymond défunt, mon époux, Monsieur Cornepied, il me fait des signes. Il m’ennuie. Je sais pas trop ce qu’il fabrique là-bas c’était pas tellement son genre, sans doute une erreur de l’administration.
Le Père Couhard s’était levé et avait pris les jumelles pour se rendre compte « de visu ».
-Et donc vous voulez vendre Madame ?
-Oh oui moi je quitte pour entrer en maison… de retraite… un pavillon c’est de l’entretien… non vrai c’est trop de travail à mon âge, pour ça aussi que je le vends tout meublé, de toutes les façons ça rentrerait pas dans mon studio.
-Eh cela ne vous manquera pas ? Je veux dire la vue… étonnante que l’on a depuis chez vous !
-‘pensez don’ on s’en lasse vite… et là-bas dans mon nouveau logement de la place Jean Sarkozy c’est pas la vue qui manque, on a vue sur le Stade Nelson Pinochet au nord et sur le Shopi Augusto Mandela au sud. Et puis ici il y a le bruit… vous n’entendez pas ?
Nous tendîmes chacun une oreille et bien vite les deux dans un bel unisson avant de le distinguer enfin: le son, on aurait cru le bourdonnement joyeux et tellurique d’une énorme cour de récréation qui enflait comme la mer mais sans jamais se libérer par la vague, c’était très étonnant, tout à fait inhumain, sans fin ou recommencement, soir ni matin.
-A la longue c’est entêtant !
Le Père Couhard fut le premier à remonter en surface et à ouvrir sa serviette :
-Très bien chère Madame, on va signer quelques papiers et établir un mandat mais je vous préviens, il faudra se montrer raisonnable c’est quand même pas le bien courant qu’on vend dans la semaine, on va devoir faire de la publicité, passer des annonces…
Pour ma part je ne comprenais pas sa réserve et je sortis de là plein d’enthousiasme:
-Non mais vous vous rendez compte monsieur Couhard un pavillon avec vue sur le Bon Dieu.
-Oui eh bien t’excite pas trop mon gars, ça m’étonnerait qu’on ait la clientèle pour ça.
Le plus étonnant c’est qu’il avait raison, oh des visites on en a faites, des célibataires mystiques, des défroqués nostalgiques, des communistes borgnes et des libre penseurs pas encore convaincus on a même eu quelques couples très convenables et solvables intéressés par la maison mais, à chaque fois la femme faisait remarquer qu’il manquait une place de parking, que c’était trop isolé ou trop vieillot et qu’il y aurait trop de frais pour remettre en état et à chaque fois le mari obéissait et quittait le jeu à regrets. Moi-même tenté par le… le potentiel du bien, je l’ai fait visiter à mon amie:
-Mais ce bruit !… oh c’est horrible on dirait des enfants ! Je supporterais pas et puis on est loin de tout ici.
Loin de quoi ? Loin du reste mais si près du Bon Dieu ! Et comme les autres, avec les autres, après les autres, j’ai compris que les femmes ne nous sauveraient plus, que l’on était passé de l’Ève fautive à l’Ève coupable et qu’elles nous condamneraient cette fois définitivement.
Quand même je venais souvent l’après-midi, pour me rendre compte, la propriétaire n’habitait plus le pavillon et je restais des heures à voir et écouter, à ne plus être seul au monde.
Et puis un jour, après deux ans, le Père Couhard a débarqué dans mes habitudes avec un couple de jeunes gens modernes, des parisiens en exil fonctionnaire au Plessis-Les- Meules :
-Tiens qu’est-ce que tu fais là toi, tu avais une visite ?
-Oui, oui mais ils sont pas venus… ils ne viendront plus.
Les jeunes gens modernes ont fait l’affaire dans la semaine à un très bon prix, il y avait des frais pour transformer un joli pavillon début de siècle en une espèce de morgue proprette et ripolinée. Ils ont aussi fait construire un mur anti-bruits dans le jardin et puis ils ont muré la grande baie et installé un immense écran de télé dessus.
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en esclusivité ‘undiale pour TéléPuteMagazine Le pot de départ à la retraite des studios Warner d’Oussama Ben Laden 1/1 by Lofti Benayak
31.12.2009 par admin.
en esclusivité ‘undiale pour TéléPuteMagazine
Le pot de départ à la retraite des studios Warner d’Oussama Ben Laden 1/1 by Lofti Benayak
Comment nous nous sommes retrouvés perdus en plein désert du… dans cette immense limousine sombre conduite par un agent des services secrets spéciaux (SSS) en panne de GPS c’est toute une histoire.
De toutes les façons la base secrète BZ 666 ne se trouve sur aucune carte et même sur les images satellites, elle est floutée ou remplacée par une image de Mickey, dire si elle est introuvable.
Nous sommes en retard et désespéré nous hélons un livreur de pizza qui passe par là en plein désert à mobylette:
-Vous ne sauriez pas où se trouve la base secrète BZ 666?
-La BZ… Bien sur j’ai mon gars qui travaille là-bas à l’entretien des soucoupes et ma fille qui fait la pute au snack des officiers… et en plus j’ai des pizzas à y livrer allez montez.
A quatre sur une mobylette c’est pas commode, en tout cas les pizzas risquent pas de refroidir, coincées comme elles sont sous mes fesses.
Nous avons juré de ne point trop parler de la base, sachez seulement que là sont cantonnés les organismes stratégiques les plus secrets des USA. Les studios secrets Warner sont situés entre le 64 ° et le 111° sous-sol, au dessus des laboratoires bactériologiques Mac Donald et en dessous de la fabrique secrète de majorettes à friction et des Usines à couenneries Disney.
Pris en charge par deux agents des services secrets nous débarquons enfin dans…
-Ah non, là c’est l’aréoport international souterrain ! S’exclame l’un des agents secrets en ouvrant la porte.
-Pas aréoport patate on dit aéroport! S’exclame l’autre, je ne savais pas que l’on s’exclamait autant dans les services secrets.
Nous voilà repartis pour soixante étages mais nous débarquons enfin dans…
-Merde la fabrique de majorettes!
-Attends je descends là, accompagne ces messieurs-dames, je te rejoins en bas. Dit l’un des deux agents secrets en empochant discrètement son badge.
Enfin… oui cette fois c’est la bonne, nous y voilà, c’est un studio immense, à gauche les montagnes d’Afghanistan reconstituées au 1/10° à droite la gare Montparnasse grandeur nature, quelques choses me dit que quelques épisodes de la prochaine saison de la nouvelle série vont se passer en France. Quel honneur. Le pot d’adieu a lieu dans la cantine des studios Warner. On reconnaît les principaux personnages de la série dont le toujours sympathique Ali le Chimique et le Mollah Omar sur sa mobylette.
Et maintenant nous allons vous en apprendre un peu plus sur celui qui incarne votre héros préféré.
De son vrai nom Petar Besossioski Il est né en 1954 à Sbour dans la province du Sbour en Lituanie inférieur, d’un père polono-bulgare Boris Besoski et d’une mère lituano-frigide Irina Kointzédukol.
Oussama… pardon Petar, mais ici tout le monde l’appelle “Pete”, continue de nous parler de sa carrière:
-J’ai toujours fait le méchant, dans des téléfilms, des séries et puis en 2001 le coup de chance, j’apprends par un copain, qu’on a repêché quelque temps après dans le Potomac, qu’on fait des auditions dans les sous-sols du Pentagone pour une nouvelle série qui va révolutionner le genre, je me présente et je suis pris, c’est aussi simple et c’est ça l’Amérique il n’y a qu’en Amérique que l’on donne toute sa chance à un méchant fils d’émigré pour jouer un méchant milliardaire, moi j’ai été élevé dans l’amour du drapeau américain et la même chose pour mes enfants et pour leur donner toutes leurs chances ici j’ai re-émigré quelque temps à Gstaad pour qu’ils soient eux aussi fils d’émigré.
Comme ces paroles sont émouvantes et belles.
-C’est la huitième saison du feuilleton et franchement je me voyais pas en faire une neuvième, il y a quand même trois heures de maquillage par jour, on retricote la barbe à chaque prise. M’explique-t-il en vidant son troisième whisky.
A ce moment passe à notre hauteur Schlomo Bronstein qui est le co-créateur et le conseiller principal de la série, en même temps qu’il anime le fond de soutien pour le très grand Israël de Deauville-à Oulan-Bator.
-Que pensez-vous de l’actuel président vous qui avez été conseiller spécial pour les interrogatoires et les droits de l’homme du président Bush ?
-Obama c’est une savonnette comme les autres, c’est un collègue qui l’a vendu, Obama il mousse beaucoup plus mais d’un autre côté il nettoie rien hein!
-Et quel avenir pour la série “Oussama contre le reste du monde” après le départ en retraite de votre acteur principal?
-On va remplacer ça par un format identique mais on va érotiser, on a beaucoup de demandes des états du Golfe pour des publicités d’après-rasages à boire et du prêt à branler hallal, je peux vous donner le titre de la nouvelle série ça s’appellera:”Oussama Angels ou Les amazones de l’Islam radical”, trois filles superbes en string et tchador qui reçoivent des missions d’un certain Charli… non je veux dire Oussama, comme ça Pete pourra nous faire quelques apparitions en guest star et ça fera un lien, on essaiera de renforcer les effets spéciaux avec des épisodes chocs genre troisième guerre mondiale dans le métro de New York ou conflit thermonucléaires dans les vestiaires des Lakers, quelques gares qui pétent en Europe, on a ça pour rien…
Il me désigne la gare Montparnasse:
-On fera là-dedans les scènes de raccord entre les attentats, les flics parisiens ont vraiment l’air trop con et la chasse au suspect, on sacrifiera quelques brésiliens on est en train de faire le casting et puis alors beaucoup de scènes de tortures de basanés pour ça le casting est bouclé, ça plus le couvre-feu on devrait faire un maximum d’audience.
-Personnellement j’ai trouvé les derniers épisodes un peu faiblards niveau scénar, déjà le mec qui met le feu à ses baskets piégées avec son briquet Bic c’était limite grotesque
-On avait une grosse demande de Bic et de Nike pour une présence publicitaire dans la série, il a fallu scénariser autour mais c’est vrai que c’était pas le meilleur…
-Bon d’accord mais alors le type qui s’allume les couilles là on est dans le risible, le pathétique, le pas sortable, il manque plus que la couscoussière homicide ou les tagines au gaz Sarin.
-On y avait pensé mais on n’a pas trouvé d’annonceur, Moulinex avait peur d’écorner l’image de ses autocuiseurs aux USA.
-On vous reproche d’avoir remplacé dans le conditionnement quotidien du con d’occident le russe bolchevique avec le couteau entre les dents par le saoudien avec la grenade dans le cul?
-Il faut que ça parle aux gens et comme ça on n’a même pas besoin d’articuler pour qu’ils comprennent qu’ils doivent rentrer chez eux bouffer de la pub et de la morale à trois balles.
-Est-ce que le fait de centrer la série sur les États-unis ne risque-t-il pas de restreindre l’audience je veux dire que quand ça péte chez vous c’est plutôt une bonne nouvelle pour 99 % des habitants de la planète non?
-Quand ils auront les chinois pour les diriger vous verrez qu’ils nous regretteront!
-On peut vous demander ce que sera le dernier épisode de la série?
-Allez c’est bien pour Télé Putes Magazine, c’est l’épisode qui m’a le plus ému parce que c’est sur le droit à la différence et tout le bordel quoi: Oussama et le Mollah Omar qui vont se pacser et ils se lancent dans la déco, on l’a tourné cet hiver à Knokke-le-Zoute, en Belgique et en studio pour les scènes d’extérieur ça devrait nous permettre de nous ouvrir à d’autres publics, ces histoires de gonzes poilus à mèche lente, ça commençait à fatiguer tout le monde.
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Et s’il était con ! Journal de la France de pendant par François F. soumis by Lofti Benayak 1/1
24.12.2009 par admin.
Et s’il était con?
Journal de la France de pendant par François F. soumis.
Lofti Benayak 1/1
L’interrogation s’est lôgée dans ma tête pendant le “sommet mondial du réchauffement qu’on cause à la tévé”, à Copenhague moi j’y étais pas, déjà ça me tentait pas trop les pays nordiques en cette saison, je préférais me reposer chez moi à Pathétique-sur-Navrant, et puis Pineulope veut pas que je voyage en avion, et mon maître admiré depuis quelque temps m’a coupé les crédits et pour les voyages officiels il me donne plus que des tickets de bus ou de métro, pour Copenhague j’avais calculé, il me fallait 96 carnets et j’étais obligé de changer 187 fois. La dernière fois pour aller au Brésil il m’avait fallu 3897 carnets… et encore je m’étais retrouvé en Bolivie, dire si j’appréhende mon prochain voyage officiel en Chine, je prends Mairie d’Issy je change à la gare de Vladivostok rive-gauche puis Irkoutsk Chantiers mais après je sais pas si je sors à Bé-Kong-les-Lotus ou directement Place Tien-An-Men. Quand même qu’est-ce qu’il me fait pas faire!
Bon de temps en temps il faut se reposer aussi, penser à soi, la France ça va un peu… quand même il avait été dur avec moi:
-Tu comprends c’est un truc pour les grands… de la planète. Comme d’autres causent “couture ou chiffons” nous on va y causer “planète”, aérophagie bovine et jus de betteraves, t’y comprendrais rien, il faut être un visionnaire comme moi, mon horizon c’est le prochain millénaire toi c’est le bout de tes pompes, allez j’y vais, je te laisse la Roselyne elle me gonfle trop avec sa grippe du peigne-cul et puisque vous êtes “pays” vous avez qu’à aller inaugurer des vieux ensemble dans votre coin.
D’un autre côté ça tombait bien j’avais justement à inaugurer une maison de retraite à Noisillons-Les-Gommeux tout près de Pathétique-Sur-Navrant, j’ai appelé Roselyne:
-… on peut vacciner dans ton bled? Elle m’a demandé.
-Béh oui, comme partout.
-Et il y a beaucoup de vieux?
-Ah ben y a que ça!
-Super y a pas plus collabo que les vieux, on va en passer un max de doses, j’arrive Pinouillette.
-M’appelle pas comme ça, Pineulope elle aime pas.
“Pinouillette” c’était un surnom que Roselyne m’avait donné après m’avoir dépucelé dans la salle paroissiale de Pathétique-Sur-Navrant.
A peine arrivé chez moi, en TGV on y est en même pas 17 heures, voilà le téléphone qui sonne, c’est mon maître considérable, il est tout content parce que pour son petit Noël, Obama son chef vient de lui offrir, une laisse toute neuve et maîtresse Angela lui a acheté le collier à clous qui va avec:
Comme on s’inquiète d’un membre de la famille qu’on a jamais vu mais qu’on sait pas bien vaillant j’uis demande des nouvelles du “Réchauffement”:
-Tout va bien ça continue mais qu’est-ce qu’on se les caille, et ces enfoirés de la météo qui avaient prévu du grand beau temps ensoleillé sur Copenhague, bon je te quitte j’ai une réunion d’experts avec Nicolas Mulot et Laurence Lamborghini.
Là que je me suis demandé s’il méritait bien sa panoplie d’homme d’état que je lui avais acheté pour Noël, ça taillait peut-être un peu large pour lui, l’essentiel de sa morale politique pesait pas plus lourd qu’un numéro de Paris-Match bien retouché et quant à sa pensée de visionnaire de comptoir ça se résumait aux titres du journal de vingt heures. Un homme d’état ça bêle pas de concert avec les cons, il me semble non?
Je vais pour prendre mon petit-déjeuner quand débarquent dans la cuisine (on bouffe dans la cuisine de la Préfecture, pasque Pineulope elle préfère que je fasse des miettes chez le préfet que chez elle!) la Roselyne avec deux types en blouse blanche et seringue à la main:
-Bon on y va!
Je reste coi ma tartine beurrée levée haut à la main, (c’est Pineulope qui me les beurre, et comme c’est le beurre au préfet elle y va large, pas comme à la maison, et pareil pour la confiture, vrai je me régale et je regrette pas mon véquende!):
-On va t-où?
-Mais vacciner les vieux, allez il est huit heures.
-Mais l’inauguration est pour 14 heures moins vingt!
-Écoute ma Pinouillette, t’es bien gentil mais moi j’ai encore 92 millions de doses à passer, alors c’est pas encore cette semaine que j’aurai mon dimanche… à propos je t’ai piqué toi?
-Cinq fois déjà, je sens plus mon épaule.
-Dommage.Allez en route!
On arrive à la maison de retraite Raymond Radiguet de Noisillons-Les-Gommeux. Roselyne elle a fait distribuer des prospectus comme quoi il y en aurait pas pour tout le monde et ça se bouscule, vrai on se croirait en 40 pendant l’exode, il vient même des petits vieux des autres maisons de retraite les bras chargés de paquets de sucre parce qu’ils ont préféré faire des provisions au cas où la pénurie de vaccins s’étendrait aux denrées alimentaires et on est obligé d’ouvrir la Halle aux Cons Marcel Desnoeux pour faire face à la demande.
La Roselyne elle exulte et déballe les cartons de vaccins pendant que les infirmiers piquent à tout va et vaccinent même les bichons des veuves.
Je suis en train de me baisser pour féliciter de sa démarche citoyenne un vieillard en fauteuil roulant, quand la Roselyne en profite pour me vacciner traîtreusement dans le dos une fois de plus.
-Aïeouille! Putain ça fait mal!
-Et de six ma Pinouillette!
Le soir elle fait ses comptes:
-… ‘me reste plus qu’à liquider 91 978 789 554 doses de vaccin aprés Noël on essaiera ça sur les marchés et au porte à porte avec une convention obsèques gratuite ça pourrait marcher.
La pauvre elle me fait un peu chi… pitié avec ses vaccins, aussi a-t-on idée d’en commander comme ça un cent… millions d’entrée, je sais bien que c’était pour faire plaisir aux amis et faire marcher l’industrie mais quand même… en plus j’ai mal à l’épaule maintenant et je me couche fiévreux.
Le lundi matin de plus en plus vaseux, la sueur au front, je vais à l’aéroport accueillir le grand homme de retour de campagne, je suis un peu anxieux à l’idée de retrouver mon maître inestimable, il est de méchante humeur à ce qu’il parait, ça a foiré dans les grandes largeurs son happeningue mondialisé, les tauliers de la globalisation qui lui ont dit de se calmer, que c’était pour rire le “réchauffement” que personne y croyait vraiment mais que ça permettait de gouverner les couillons par la trouille, exactement comme dans les entreprises, comme ça ils sont pas dépaysés.
De fait il est en rogne, il a le nez tout rouge et une écharpe autour du cou:
-Putain de pays de berde! Putain de réchauffement à la con! Je grois bien que je b’ai enrhubé!
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La rubrique sexo-petassing de Lurbaine Revue
18.12.2009 par admin.
Nouveau!!! La rubrique sexo/pétassing de Lurbaine Revue
par Mary Keune-Debaze
Sextoys:
On a essayé le Sextoy RER.B : parfaite imitation d’une rame de RER, on le met dans un trou il ressort par un autre (livré avec un pot de graisse de 3 litres et une clef à molette):
Laura: “La première fois c’est assez spaïcy le côté courant d’air, après on s’y fait très vite et on adoooore!”
Attention au rhume de con, ne pas hésiter à bien graisser le péteux et à faire une grande révision les veilles de départ en vacances.
Vacances: le pack familial garde à vue:
un week-end en garde à vue en famille/compris fouille au corps compléte/ un doigt dans l’anus par personne/ cellule de dégrisement à volonté.
666 € Brice ORTF tour operator.
La France compte une multitude de petits commissariats de banlieue et de province mal connus mais bien dégueulasses et qui méritent le détour où l’on est reçu à toute heure du jour et de la nuit par un personnel local composés de fonctionnaires d’expérience à l’éthique approximative, qui feront tout pour vous pourrir la vie. Vous serez tout de suite adopté, menotté, mis à poils, vous deviendrez la victime d’un humour pétillant et fortement alcoolisé, frappé (pas l’humour, le gardé à vue) selon l’humeur. Vous vous souviendrez longtemps de la parole de… de Bossuet (oh ouais au moins!):
“Donnez du pouvoir à un con et céans il deviendra un salaud !”
Et pour un souvenir encore plus inoubliable réservez afin d’assister à la tournée: “Racolage sécuritaire” du groupe Présidence de la République Amère (84 dates jusqu’aux élections: commissariats de Maubeuge, La Roche sur Yon, Blénod les-pont-à-moussons, Argenteuil ect, location dans les FNAC, les commissariats de quartier et les maisons d’arrêt).
Promotion Urbane Tattack pour les fêtes de fin d’année: le pack familial avec deux doigts dans le cul pour le prix d’un seul.
Cuisine: Les bonnes recettes de Julie l’anorexique:
Le cassoulet minceur de Castelnaudary
Vous prenez sept haricots de préférence du Soissons (dégraissé), vous les laissez tremper 48 heures dans de l’eau de lessive, après quoi vous préparez une sauce à base de 5 cl de glycérine, 3 cl de détersif non alcoolisé, une demi feuille de laurier lyophilisé, 12 pépins de tomates, un quart de tiers de rondelle de saucisse de Toulouse, salez mais sans excès, goûtez, vomissez (bien au centre du plat) réservez, poivrez, jetez.
Pour celles qui ont des problèmes de transit, mettre 5 haricots au lieu de 7.
A noter: le quart de tiers de rondelle de saucisse de Toulouse peut être avantageusement remplacé par un veau de mer d’une centaine de kilos et le haricot de Soissons par du plomb de chasse (dégraissé).
Littérature pétassophone du mois: ![]()
Anna Nougavla: Je voudrais que quelqu’un me la mette quelque part!
Le guide du broutard éditions. 1689 p. 77€ en vente dans toutes les grandes surfaces alimentaires au rayon pas frais.
Marcel, Jean-Loup, Robert, Annie, Françoise et Brahim sont amis et votent UMP, enfin Brahim est un petit peu moins ami et lui il vote PS (qui a dit: oh le con!), ils se retrouvent après des années pour des vacances à Palavas-les-flots mais leur belle amitié cache un lourd secret enfoui… non mais bien profond dans les dunes: Robert aurait planqué la trottinette de Françoise dans le temps (après l’avoir violée, comme ça pour rire, dans les genets avec Marcel et Robert) et elle ne lui a pas pardonné.
Extrait: “… à propos demanda Annie: le Brahim tu es sûr qu’il est bien en règle? On pourrait pas le faire expulser par le syndicat d’initiative de Palavas. Non pasque l’aut’fois y se moquait de la station, non mais moi je dis: Palavas il l’aime ou il la quitte! Ah non mais quand même!” Des scènes émouvantes et si vraies: la panne de lave-vaisselle, la confession dans le placard à balais, le téléphone qui sonne, la pizza trop cuite. Un très beau roman condimentaire. Beau et ample comme du Montherlant qui se serait pris les couilles dans l’hygiaphone.
Courrier des lecteuses:
Lise nous écrit: Je travaille dans une petite société d’imprimerie du Bromurois et mon patron ne me harcèle pas, ni moralement, ni sexuellement. Que dois-je faire? J’ajoute qu’il m’a augmenté la semaine dernière sans que je ne lui aie rien demandé.
Accorder une augmentation à quelqu’un qui ne l’a pas demandée est typiquement un cas de pression morale différée tu dois aller dans un commissariat déposer plainte, de préférence choisis la fonctionnaire à gros cul qui part jamais en patrouille et se tape toute la paperasse, elle a une revanche à prendre sur les hommes, profites-en pour déposer une nouvelle plainte pour violence contre ton ex-mari qui t’a fait :”Chut! Allons ma chérie!” après que tu l’aies traité d’impuissant et de con de chômeur à la fête de l’école devant tout le monde, mômes, profs et parents d’élèves.
Bon maintenant les filles je vous dis au mois prochain…
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Le dernier des… permanents! par J.P.Chassavagne 1/2
28.11.2009 par admin.
Le dernier des… permanents! par Jean-Pierre Chassavagne 1/2
Mon nom ne vous dirait rien, pourtant il y a longtemps que je milite dans différentes associations. Je suis permanent du Mouvement d’Extinction Volontaire et Programmée de l’Humanité MEVPH en saxon VEHMP depuis quatorze ans, je dirige la section du 14 ° il faut dire aussi que j’en reste le seul adhérent, eh oui en quatorze ans je n’ai réussi à convertir à nos idées guère plus d’une centaine de personnes et toutes sont mortes, suicidées en grande majorité ou ont abandonné l’activité militante suite à un internement, le plus souvent abusif.
Je suis très engagé aussi dans le combat pour la non parentalité.
Tous les mercredis nous nous réunissons à quelques non parents pour discuter de nos non enfants. La non parentalité est un mouvement qui parti des Etats-Unis s’impose peu à peu dans le paysage politique et social du troisième millénaire. Nous pensons que la parentalitude ne saurait être une obligation sociale et nous sommes parfaitement heureux comme ça, cela nous laisse du temps pour lire, écouter de la musique, voyager, rencontrer des amis, jouer à des jeux vidéos… lire, écouter de la musique, voyager, rencontrer des amis, jouer à des jeux vidéo… lire…
Ce jour-là nous avions invité la secrétéreuse d’état(e) à la non famille UMPiste Nadine Verolo et le non député PS de l’arrondissement afin d’engager un débat d’idées et faire connaître nos positions, très vite après que quelques uns de nos militants leur eussent déversé les poubelles de la pizzeria végétarienne pakistanaise voisine sur la tête et menacer de prendre leurs enfants en otage ils ont accepté de présenter une proposition de loi afin que les non parents bénéficient des avantages des parents y compris les réductions pour familles nombreuses. Le débat démocratique avait eu raison de leurs préventions et préjugés… et nous les avons relâchés Nous sommes un groupe de pression important et assez bien introduits (beaucoup de militants d’Act-up en notre sein) mais qui a tendance à stagner, numériquement j’entends.
Je milite aussi pour le mariage monosexuel, pourquoi cette obsession arithmétique et compulsive pour le chiffre 2, pourquoi faudrait-il obligatoirement être deux pour convoler, l’on peut très bien concevoir, avec le progrès des esprits et de la science, une union réduite, que dis-je rendue à l’unité, magnifiée par elle, imagine-t-on combien cette communion n’en serait que plus intime. Il faut sortir du carcan des idées reçues et des préjugés commodes sans compter que cela faciliterait grandement les réservations pour les voyages de noces.
Lors du mariage de ma cousine Geneviève avec un homme (elle est très rétrograde!), j’étais à côté de l’abbé Jean-Marie Descouettes qui avait célébré le mariage, c’est un curé en soutane, un tradi comme l’on dit, il m’a longtemps écouté avant de me répondre en reprenant de la langouste-mayonnaise:
-Mais mon fils pourquoi pas! Rien ne s’y oppose plus et surtout pas la raison qui nous a déserté. Nous sommes entrés dans les temps post-apocalyptiques où le n’importe quoi le dispute à une imbécillité surnaturelle, alors pourquoi pas le mariage individuel? La partouze à péages ou l’euthanasie à tempéraments. Le diable fausse et contrefait aussi bien les esprits que les moeurs, nous ne vivons plus que gauchement, de travers sans même nous en rendre compte, avant que de trahir Dieu nous trahissons l’homme, nous nous caricaturons, et nous exhibons comme une vieille maquerelle qui se farde pour ressembler à sa jeunesse et faire croire à son innocence mais l’innocence est parti, croyez-moi elle ne reviendra plus. Alors mariez-vous avec vous-même mon fils et faîtes-vous de beaux enfants!
-Ah mais non pas d’enfants, surtout pas d’enfants!
Et je lui ai expliqué mon engagement au VEHMP… et il a pris sa langouste et il s’est mis à me taper dessus avec en devenant tout rougeaud et en récitant les paroles de l’exorcisme. Un exorcisme à la langouste, toujours cet obscurantisme!
Je m’en suis ouvert pareillement à Abdul, un collègue de bureau d’origine musulmane, non mais très bien intégré à la vie occidentale, le vendredi soir après le boulot, on fait nos courses ensemble chez Auchiottes au rayon Bio c’est dire, eh bien le croira-t-on en plein 21° siècle il a fallu douze autres collègues pour le désarmer et lui prendre son dérouleur de ruban adhésif avec quoi il voulait proprement m’égorger en invoquant le “très clément”.
Oui je disais donc à la fin de la réunion et alors que je pliais les chaises j’ai reçu sur mon portable un SMS de notre président mondial du VEHMP, les américains aiment bien ce genre de titres assourdissants, il s’appelle Edward Dward Ward Jr. et il est chercheur en virologie, il travaille pour le gouvernement américain. Étant de passage à Paris il me conviait à le rencontrer à mes frais, occasion unique et je l’ai aussitôt invité pour le soir même à La Blanchemouille un très bon restaurant tenu par des amis, Jean-Gé et Jean-Ré. (à suivre…)
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