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Votez beige ! Journal de la France de pendant par François F. soumis. 1/1 by Lofti Benayak

Votez beige !

Journal de la France de pendant par François F.soumis

1/1 by Lofti Benayak

Je venais de recevoir mon carnet de notes, j’avais pris dix points d’un coup Pineulope me chouchoutait en me coiffant le soir avant de me coucher (elle passe son temps à me coiffer et me recoiffer ! Cette obsession qu’elle a de ma raie ça doit vouloir dire quelque chose ?) :

-Je t’avais bien dit que quand tu voulais tu pouvais être la meilleur. Tu n’as pas oublié tes affaires d’état, tu as bien fait tous tes devoirs de gouvernement pour demain!

J’imaginais la tête qu’allait faire mon maître cyclopéen, lui il était stable dans les sondages, mais avec déjà les deux pieds dans l’eau, il était persuadé que c’était pas le pont supérieur qui descendait mais le niveau de l’eau qui montait à cause du réchauffement qu’on cause à la tévé.

Enfin je commençais à croire à ma chance, j’allais les avoir à l’écoeurement, voter pour moi c’était presque voter blanc mettons beige, le truc pas douloureux ni dangereux, le coup pour rien, la Pinouillette (comme ça que m’appelle Roselyne ma seule copine au gouvernement !) il la tenait sa revanche comme disait mon idole le regretté Alain Poher: « Je vais tous les niquer ces batards-lo! ».

Et pendant ce temps mon futur ex maître regrettable ne voyait rien venir, il était tout heureux, BBO (Barack Bomber Obama) l’avait invité à son anniversaire, enfin le lendemain parce que le jour même il recevait que ses amis, mais il pouvait venir le lendemain si sa mère voulait bien. Il m’a espliqué :

-Tu comprends les américains sont contents c’est la première fois qu’ils envahissent et occupent un pays sans avoir eu besoin de le bombarder, vrai ils ont pas eu de frais quand on sait ce que coûte le moindre nappage démocratique et libérateur en deux couches dressées gros au phosphore blanc sûr ça va leur faire faire des économies c’est comme une partie gratuite si tu veux, c’est bien simple ça leur économise une guerre et c’est important pour BBO surtout qu’il est un peu à court en ce moment rayon Tomawaks il en a tellement balancé sur les civils pakistanais et yéménites pour fêter son prix Nobel de la paix qu’ils sont en rupture, il vont pouvoir attaquer les Nouvelles Hébrides ou le Guatemala dés qu’ils sauront où c’est et qu’il les auront repérés sur une carte.

Pineulope a fini de me coiffer et elle m’a dit :

-Allez puisque tu as eu de bonnes notes, tu peux regarder le télévision ce soir.

D’habitude on regarde jamais TF1, ce doit être la même chose pour les types qui gavent les oies, ils bouffent pas de foie gras, là c’est pareil sauf que c’est les cons qu’on gave, et forcément quand on sait comment c’est fait, eh ben ça coupe l’appétit, mais ce soir-là je sais pas pourquoi, sans doute parce que j’aime souffrir, on s’est retrouvé sur l’émission spécial avec Laurence Dacia et Jean-Pierre Perniflard et alors là le choc, la révélation.

Avec Pineulope on a été ému, enfin elle pas tellement mais moi beaucoup, j’étais comme les autres et j’avais pensé jusque là que mon maître redouté n’était qu’une saloperie d’arriviste surbaissé préparé à toutes les compromissions et apte à toutes les bassesses et putasseries et il nous est apparu un saint homme, capable de miracles, il pouvait marcher sur le peuple sans y tomber et se noyer dedans.

Oui comme tout le monde j’avais découvert la vraie nature de mon maître incommensurable, un humain plein de compassion et d’humilité qui soulageait de sa main l’incontinent et rendait la joie de vivre au chômeur clochardisé et rayé des listes.

Quand je suis arrivé le lendemain à l’Élysée vrai j’étais encore tout impressionné de ce que j’avais vu :

Il est venu à moi les mains jointes, j’ai bredouillé :

-Oh ton émission… oh c’était beau comme le retable qu’il y a au-dessus du maître autel à la Cathédrale Sainte Blenneaux de Pathétique-sur-Navrant

-Ah oui et ça représente ?

-Sainte Ségolène branlant l’handicapé moteur sur le plateau d’Arlette Chabot. Oh vrai je t’ai découvert, excuse-moi…

Et je suis tombé en pleurs à ces genoux, je m’y suis même vautré abondamment, délicieusement, voluptueusement.

Il m’a tendu les mains et derrière lui ça rayonnait de partout, j’en prenais plein les mirettes :

-Relève-toi ami … ainsi homme de peu de foi tu as donc douté de moi, il est vrai que ton esprit était livré tout entier aux apparences… tu ne pouvais pas savoir que quand je me rendais au Fouquet’s c’était seulement pour apporter un peu d’humaine tendresse à la dame pipi qui a eu bien des malheurs. Et sur le yacht de Bolloré que de marins philippins, galériens des temps modernes, j’ai soulagé de peines, de paroles tues et de douleurs cachés. Ils se sont confiés à moi, et nous avons parlé comme l’autre soir avec les gardés à vue…

-Quels gardés à vue ?

-Eh bien les gardés à vue de TF1, ceux qui étaient sur le plateau.

-Ah parce qu’ils étaient en garde à vue ?

-Ben oui comme tout le monde.

-Et les journalistes ?

-Eux aussi c’est plus démocratique et comme ça on est sûr de pas être emmerdé. Mais ami tu voulais me parler.

-Ben oui j’ai apporté mon dernier plan d’action, le 74 bis corrigé 110b pour arrêter la paupérisation accélérée des classes moyennes.

J’en étais assez fier il faut dire que pour le rédiger j’avais utilisé que mon double décimètre, mon stylo quatre couleurs et des idées simples, d’ailleurs je crois pas qu’il y en ait de compliquées, en tout cas j’en ai jamais croisées personnellement en quarante années de vie politique. Comme disait le grand Alain Poher: « il faut faire simple et con, c’est ça qui plait à l’électeur! »

Il s’est assis sur une chaise toute droite, il était dépouillé et vibrait intérieurement, il avait tourné quasi janséniste:

-Marche je t’écoute Ami .

-Première mesure: hausse des salaires nominaux de 30 %… obligation faite au patronat de…

-Oui… oui… non je t’arrête ami… nous allons suivre les recommandations de soeur Christine des Finances plutôt que les tiennes.

Il avait retrouvé son petit sourire de gamin vicieux pour m’annoncer ça et là j’ai compris qu’une fois encore il s’était foutu de notre gueule… et j’ai joui.

-Et quelles sont-elles ces recommandations s’il te plaît !

Je lui ai répondu un peu sec, vrai j’étais remonté d’un coup.

-D’abord développer le pouvoir d’achat, permettre aux gens d’acheter (le dimanche de préférence) les chaussures ou les gants à l’unité plutôt que par paire, c’est trop souvent une dépense superflue, parce que c’est bien connu le pied droit s’use toujours plus vite que le gauche, ensuite mettre sur le marché des succédanés bon marché, qui a vraiment besoin de manger des pâtes aux oeufs quand on peut en consommer d’excellentes à la sciure. Le poisson pané, sans poisson, de toutes les façons c’est la panure que les mômes adorent et la confiture d’ersatz sans sucre ajouté c’est tellement meilleur pour la santé… il y en a comme ça des pages et des pages, de recommandations et d’idées astucieuses je sais pas où elle va chercher tout ça, elle me dit que c’est en observant sa bonne, c’est incroyable ce que ces gens-là peuvent jeter, enfin bref toute une série de mesures de bon sens et pas coûteuses… ah il y en a une qui te concerne, elle a compté les cheminées de Matignon, il y en a 113, à partir de maintenant tu te chaufferas au bois, c’est une énergie renouvelable et écologiquement neutre, de toutes les façons je t’ai fait couper le gaz, non… non ne me remercie pas Ami et casse-toi en paix.

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Divin meublé! 1/1 par A.Sottos

Divin meublé. 1/1 by A.Sottos

Je suis stagiaire au Cabinet Auguste Couhard du Plessis-Les-Meules, c’est la principale agence immobilière du pays. Ce jour-là nous avions été appelés avec le vieux père Couhard par une vieille dame pour faire une estimation de son pavillon, elle habitait dans les vieux quartiers du Plessis, tout en haut de la colline d’Acremont .
L’endroit était charmant, même si les immeubles récents que l’on y avait bâtis en contrebas défiguraient un peu le vieil et digne Acremont tout chamarré de vigne-vierge, de clochetons troubadours et de décors émaillés.
La propriétaire nous attendait, une vieille dame à l’ancienne, plus comme l’on doit que comme il faut, une petite vieille indémodable que cette veuve Cornepied née Le Trouhaduc. Elle nous avait préparé un thé avec brioches et confitures, et elle nous l’a servi avant de nous raconter l’histoire de sa maison.
-C’est mon arrière-grand père Célestin Le Trouhaduc qui a fait construire la maison, quoique marié et père de neuf enfants il était diacre, c’est pourquoi on l’a toujours appelé la maison du diacre. Il avait gagné le terrain au jeu à un anglais pendant la bataille de la Somme. Il ne connaissait pas le pays mais dés qu’il est venu ici tout de suite il a voulu faire construire… à cause de la vue…
Nous étions devant la grande baie cintrée à petit bois ouverte dans le mur du salon :
-A droite vous avez le col de la Pognée, au milieu c’est le massif des Tringlettes et sur la gauche on peut voir Dieu.
J’avalais de travers mon thé pendant que le père Couhard qui avait du métier se mettait en pilotage automatique.
-Ah tiens don’ ! s’étonna-t-il sans y mettre trop d’intention.
Elle s’était levée pour aller chercher dans une encoignure d’énormes jumelles de marine qu’elle tendit au Père Couhard :
-Donnez-les à mon jeune collaborateur, il a de bien meilleurs yeux que moi.
-Tenez regardez bien jeune homme… plus bas… là… vous voyez pas le gros orteil qui bouge…
J’ajustais un peu mieux les grosses jumelles de marine:
-Ah non je ne vois rien… sinon… oh merde… c’est pas possible !
La partie haute était masquée par les nuages mais la partie basse était bien visible et sensiblement animée et comme impatiente.
Elle m’avait repris les jumelles :
-…et là-bas à gauche par grand beau temps on voit un petit bout du paradis… et même j’aperçois quelques fois mon Raymond défunt, mon époux, Monsieur Cornepied, il me fait des signes. Il m’ennuie. Je sais pas trop ce qu’il fabrique là-bas c’était pas tellement son genre, sans doute une erreur de l’administration.
Le Père Couhard s’était levé et avait pris les jumelles pour se rendre compte « de visu ».
-Et donc vous voulez vendre Madame ?
-Oh oui moi je quitte pour entrer en maison… de retraite… un pavillon c’est de l’entretien… non vrai c’est trop de travail à mon âge, pour ça aussi que je le vends tout meublé, de toutes les façons ça rentrerait pas dans mon studio.
-Eh cela ne vous manquera pas ? Je veux dire la vue… étonnante que l’on a depuis chez vous !
-‘pensez don’ on s’en lasse vite… et là-bas dans mon nouveau logement de la place Jean Sarkozy c’est pas la vue qui manque, on a vue sur le Stade Nelson Pinochet au nord et sur le Shopi Augusto Mandela au sud. Et puis ici il y a le bruit… vous n’entendez pas ?
Nous tendîmes chacun une oreille et bien vite les deux dans un bel unisson avant de le distinguer enfin: le son, on aurait cru le bourdonnement joyeux et tellurique d’une énorme cour de récréation qui enflait comme la mer mais sans jamais se libérer par la vague, c’était très étonnant, tout à fait inhumain, sans fin ou recommencement, soir ni matin.
-A la longue c’est entêtant !
Le Père Couhard fut le premier à remonter en surface et à ouvrir sa serviette :
-Très bien chère Madame, on va signer quelques papiers et établir un mandat mais je vous préviens, il faudra se montrer raisonnable c’est quand même pas le bien courant qu’on vend dans la semaine, on va devoir faire de la publicité, passer des annonces…
Pour ma part je ne comprenais pas sa réserve et je sortis de là plein d’enthousiasme:
-Non mais vous vous rendez compte monsieur Couhard un pavillon avec vue sur le Bon Dieu.
-Oui eh bien t’excite pas trop mon gars, ça m’étonnerait qu’on ait la clientèle pour ça.
Le plus étonnant c’est qu’il avait raison, oh des visites on en a faites, des célibataires mystiques, des défroqués nostalgiques, des communistes borgnes et des libre penseurs pas encore convaincus on a même eu quelques couples très convenables et solvables intéressés par la maison mais, à chaque fois la femme faisait remarquer qu’il manquait une place de parking, que c’était trop isolé ou trop vieillot et qu’il y aurait trop de frais pour remettre en état et à chaque fois le mari obéissait et quittait le jeu à regrets. Moi-même tenté par le… le potentiel du bien, je l’ai fait visiter à mon amie:
-Mais ce bruit !… oh c’est horrible on dirait des enfants ! Je supporterais pas et puis on est loin de tout ici.
Loin de quoi ? Loin du reste mais si près du Bon Dieu ! Et comme les autres, avec les autres, après les autres, j’ai compris que les femmes ne nous sauveraient plus, que l’on était passé de l’Ève fautive à l’Ève coupable et qu’elles nous condamneraient cette fois définitivement.
Quand même je venais souvent l’après-midi, pour me rendre compte, la propriétaire n’habitait plus le pavillon et je restais des heures à voir et écouter, à ne plus être seul au monde.
Et puis un jour, après deux ans, le Père Couhard a débarqué dans mes habitudes avec un couple de jeunes gens modernes, des parisiens en exil fonctionnaire au Plessis-Les- Meules :
-Tiens qu’est-ce que tu fais là toi, tu avais une visite ?
-Oui, oui mais ils sont pas venus… ils ne viendront plus.
Les jeunes gens modernes ont fait l’affaire dans la semaine à un très bon prix, il y avait des frais pour transformer un joli pavillon début de siècle en une espèce de morgue proprette et ripolinée. Ils ont aussi fait construire un mur anti-bruits dans le jardin et puis ils ont muré la grande baie et installé un immense écran de télé dessus.

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en esclusivité ‘undiale pour TéléPuteMagazine Le pot de départ à la retraite des studios Warner d’Oussama Ben Laden 1/1 by Lofti Benayak

en esclusivité ‘undiale pour TéléPuteMagazine
Le pot de départ à la retraite des studios Warner d’Oussama Ben Laden 1/1 by Lofti Benayak

Comment nous nous sommes retrouvés perdus en plein désert du… dans cette immense limousine sombre conduite par un agent des services secrets spéciaux (SSS) en panne de GPS c’est toute une histoire.
De toutes les façons la base secrète BZ 666 ne se trouve sur aucune carte et même sur les images satellites, elle est floutée ou remplacée par une image de Mickey, dire si elle est introuvable.
Nous sommes en retard et désespéré nous hélons un livreur de pizza qui passe par là en plein désert à mobylette:
-Vous ne sauriez pas où se trouve la base secrète BZ 666?
-La BZ… Bien sur j’ai mon gars qui travaille là-bas à l’entretien des soucoupes et ma fille qui fait la pute au snack des officiers… et en plus j’ai des pizzas à y livrer allez montez.
A quatre sur une mobylette c’est pas commode, en tout cas les pizzas risquent pas de refroidir, coincées comme elles sont sous mes fesses.

Nous avons juré de ne point trop parler de la base, sachez seulement que là sont cantonnés les organismes stratégiques les plus secrets des USA. Les studios secrets Warner sont situés entre le 64 ° et le 111° sous-sol, au dessus des laboratoires bactériologiques Mac Donald et en dessous de la fabrique secrète de majorettes à friction et des Usines à couenneries Disney.
Pris en charge par deux agents des services secrets nous débarquons enfin dans…
-Ah non, là c’est l’aréoport international souterrain ! S’exclame l’un des agents secrets en ouvrant la porte.
-Pas aréoport patate on dit aéroport! S’exclame l’autre, je ne savais pas que l’on s’exclamait autant dans les services secrets.
Nous voilà repartis pour soixante étages mais nous débarquons enfin dans…
-Merde la fabrique de majorettes!
-Attends je descends là, accompagne ces messieurs-dames, je te rejoins en bas. Dit l’un des deux agents secrets en empochant discrètement son badge.
Enfin… oui cette fois c’est la bonne, nous y voilà, c’est un studio immense, à gauche les montagnes d’Afghanistan reconstituées au 1/10° à droite la gare Montparnasse grandeur nature, quelques choses me dit que quelques épisodes de la prochaine saison de la nouvelle série vont se passer en France. Quel honneur. Le pot d’adieu a lieu dans la cantine des studios Warner. On reconnaît les principaux personnages de la série dont le toujours sympathique Ali le Chimique et le Mollah Omar sur sa mobylette.
Et maintenant nous allons vous en apprendre un peu plus sur celui qui incarne votre héros préféré.
De son vrai nom Petar Besossioski Il est né en 1954 à Sbour dans la province du Sbour en Lituanie inférieur, d’un père polono-bulgare Boris Besoski et d’une mère lituano-frigide Irina Kointzédukol.
Oussama… pardon Petar, mais ici tout le monde l’appelle “Pete”, continue de nous parler de sa carrière:
-J’ai toujours fait le méchant, dans des téléfilms, des séries et puis en 2001 le coup de chance, j’apprends par un copain, qu’on a repêché quelque temps après dans le Potomac, qu’on fait des auditions dans les sous-sols du Pentagone pour une nouvelle série qui va révolutionner le genre, je me présente et je suis pris, c’est aussi simple et c’est ça l’Amérique il n’y a qu’en Amérique que l’on donne toute sa chance à un méchant fils d’émigré pour jouer un méchant milliardaire, moi j’ai été élevé dans l’amour du drapeau américain et la même chose pour mes enfants et pour leur donner toutes leurs chances ici j’ai re-émigré quelque temps à Gstaad pour qu’ils soient eux aussi fils d’émigré.
Comme ces paroles sont émouvantes et belles.
-C’est la huitième saison du feuilleton et franchement je me voyais pas en faire une neuvième, il y a quand même trois heures de maquillage par jour, on retricote la barbe à chaque prise. M’explique-t-il en vidant son troisième whisky.

A ce moment passe à notre hauteur Schlomo Bronstein qui est le co-créateur et le conseiller principal de la série, en même temps qu’il anime le fond de soutien pour le très grand Israël de Deauville-à Oulan-Bator.
-Que pensez-vous de l’actuel président vous qui avez été conseiller spécial pour les interrogatoires et les droits de l’homme du président Bush ?
-Obama c’est une savonnette comme les autres, c’est un collègue qui l’a vendu, Obama il mousse beaucoup plus mais d’un autre côté il nettoie rien hein!
-Et quel avenir pour la série “Oussama contre le reste du monde” après le départ en retraite de votre acteur principal?
-On va remplacer ça par un format identique mais on va érotiser, on a beaucoup de demandes des états du Golfe pour des publicités d’après-rasages à boire et du prêt à branler hallal, je peux vous donner le titre de la nouvelle série ça s’appellera:”Oussama Angels ou Les amazones de l’Islam radical”, trois filles superbes en string et tchador qui reçoivent des missions d’un certain Charli… non je veux dire Oussama, comme ça Pete pourra nous faire quelques apparitions en guest star et ça fera un lien, on essaiera de renforcer les effets spéciaux avec des épisodes chocs genre troisième guerre mondiale dans le métro de New York ou conflit thermonucléaires dans les vestiaires des Lakers, quelques gares qui pétent en Europe, on a ça pour rien…
Il me désigne la gare Montparnasse:
-On fera là-dedans les scènes de raccord entre les attentats, les flics parisiens ont vraiment l’air trop con et la chasse au suspect, on sacrifiera quelques brésiliens on est en train de faire le casting et puis alors beaucoup de scènes de tortures de basanés pour ça le casting est bouclé, ça plus le couvre-feu on devrait faire un maximum d’audience.
-Personnellement j’ai trouvé les derniers épisodes un peu faiblards niveau scénar, déjà le mec qui met le feu à ses baskets piégées avec son briquet Bic c’était limite grotesque
-On avait une grosse demande de Bic et de Nike pour une présence publicitaire dans la série, il a fallu scénariser autour mais c’est vrai que c’était pas le meilleur…
-Bon d’accord mais alors le type qui s’allume les couilles là on est dans le risible, le pathétique, le pas sortable, il manque plus que la couscoussière homicide ou les tagines au gaz Sarin.
-On y avait pensé mais on n’a pas trouvé d’annonceur, Moulinex avait peur d’écorner l’image de ses autocuiseurs aux USA.
-On vous reproche d’avoir remplacé dans le conditionnement quotidien du con d’occident le russe bolchevique avec le couteau entre les dents par le saoudien avec la grenade dans le cul?
-Il faut que ça parle aux gens et comme ça on n’a même pas besoin d’articuler pour qu’ils comprennent qu’ils doivent rentrer chez eux bouffer de la pub et de la morale à trois balles.
-Est-ce que le fait de centrer la série sur les États-unis ne risque-t-il pas de restreindre l’audience je veux dire que quand ça péte chez vous c’est plutôt une bonne nouvelle pour 99 % des habitants de la planète non?
-Quand ils auront les chinois pour les diriger vous verrez qu’ils nous regretteront!
-On peut vous demander ce que sera le dernier épisode de la série?
-Allez c’est bien pour Télé Putes Magazine, c’est l’épisode qui m’a le plus ému parce que c’est sur le droit à la différence et tout le bordel quoi: Oussama et le Mollah Omar qui vont se pacser et ils se lancent dans la déco, on l’a tourné cet hiver à Knokke-le-Zoute, en Belgique et en studio pour les scènes d’extérieur ça devrait nous permettre de nous ouvrir à d’autres publics, ces histoires de gonzes poilus à mèche lente, ça commençait à fatiguer tout le monde.

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Et s’il était con ! Journal de la France de pendant par François F. soumis by Lofti Benayak 1/1

Et s’il était con?

Journal de la France de pendant par François F. soumis.

Lofti Benayak 1/1

L’interrogation s’est lôgée dans ma tête pendant le “sommet mondial du réchauffement qu’on cause à la tévé”, à Copenhague moi j’y étais pas, déjà ça me tentait pas trop les pays nordiques en cette saison, je préférais me reposer chez moi à Pathétique-sur-Navrant, et puis Pineulope veut pas que je voyage en avion, et mon maître admiré depuis quelque temps m’a coupé les crédits et pour les voyages officiels il me donne plus que des tickets de bus ou de métro, pour Copenhague j’avais calculé, il me fallait 96 carnets et j’étais obligé de changer 187 fois. La dernière fois pour aller au Brésil il m’avait fallu 3897 carnets… et encore je m’étais retrouvé en Bolivie, dire si j’appréhende mon prochain voyage officiel en Chine, je prends Mairie d’Issy je change à la gare de Vladivostok rive-gauche puis Irkoutsk Chantiers mais après je sais pas si je sors à Bé-Kong-les-Lotus ou directement Place Tien-An-Men. Quand même qu’est-ce qu’il me fait pas faire!

Bon de temps en temps il faut se reposer aussi, penser à soi, la France ça va un peu… quand même il avait été dur avec moi:

-Tu comprends c’est un truc pour les grands… de la planète. Comme d’autres causent “couture ou chiffons” nous on va y causer “planète”, aérophagie bovine et jus de betteraves, t’y comprendrais rien, il faut être un visionnaire comme moi, mon horizon c’est le prochain millénaire toi c’est le bout de tes pompes, allez j’y vais, je te laisse la Roselyne elle me gonfle trop avec sa grippe du peigne-cul et puisque vous êtes “pays” vous avez qu’à aller inaugurer des vieux ensemble dans votre coin.

D’un autre côté ça tombait bien j’avais justement à inaugurer une maison de retraite à Noisillons-Les-Gommeux tout près de Pathétique-Sur-Navrant, j’ai appelé Roselyne:

-… on peut vacciner dans ton bled? Elle m’a demandé.

-Béh oui, comme partout.

-Et il y a beaucoup de vieux?

-Ah ben y a que ça!

-Super y a pas plus collabo que les vieux, on va en passer un max de doses, j’arrive Pinouillette.

-M’appelle pas comme ça, Pineulope elle aime pas.

“Pinouillette” c’était un surnom que Roselyne m’avait donné après m’avoir dépucelé dans la salle paroissiale de Pathétique-Sur-Navrant.

A peine arrivé chez moi, en TGV on y est en même pas 17 heures, voilà le téléphone qui sonne, c’est mon maître considérable, il est tout content parce que pour son petit Noël, Obama son chef vient de lui offrir, une laisse toute neuve et maîtresse Angela lui a acheté le collier à clous qui va avec:

Comme on s’inquiète d’un membre de la famille qu’on a jamais vu mais qu’on sait pas bien vaillant j’uis demande des nouvelles du “Réchauffement”:

-Tout va bien ça continue mais qu’est-ce qu’on se les caille, et ces enfoirés de la météo qui avaient prévu du grand beau temps ensoleillé sur Copenhague, bon je te quitte j’ai une réunion d’experts avec Nicolas Mulot et Laurence Lamborghini.

Là que je me suis demandé s’il méritait bien sa panoplie d’homme d’état que je lui avais acheté pour Noël, ça taillait peut-être un peu large pour lui, l’essentiel de sa morale politique pesait pas plus lourd qu’un numéro de Paris-Match bien retouché et quant à sa pensée de visionnaire de comptoir ça se résumait aux titres du journal de vingt heures. Un homme d’état ça bêle pas de concert avec les cons, il me semble non?

Je vais pour prendre mon petit-déjeuner quand débarquent dans la cuisine (on bouffe dans la cuisine de la Préfecture, pasque Pineulope elle préfère que je fasse des miettes chez le préfet que chez elle!) la Roselyne avec deux types en blouse blanche et seringue à la main:

-Bon on y va!

Je reste coi ma tartine beurrée levée haut à la main, (c’est Pineulope qui me les beurre, et comme c’est le beurre au préfet elle y va large, pas comme à la maison, et pareil pour la confiture, vrai je me régale et je regrette pas mon véquende!):

-On va t-où?

-Mais vacciner les vieux, allez il est huit heures.

-Mais l’inauguration est pour 14 heures moins vingt!

-Écoute ma Pinouillette, t’es bien gentil mais moi j’ai encore 92 millions de doses à passer, alors c’est pas encore cette semaine que j’aurai mon dimanche… à propos je t’ai piqué toi?

-Cinq fois déjà, je sens plus mon épaule.

-Dommage.Allez en route!

On arrive à la maison de retraite Raymond Radiguet de Noisillons-Les-Gommeux. Roselyne elle a fait distribuer des prospectus comme quoi il y en aurait pas pour tout le monde et ça se bouscule, vrai on se croirait en 40 pendant l’exode, il vient même des petits vieux des autres maisons de retraite les bras chargés de paquets de sucre parce qu’ils ont préféré faire des provisions au cas où la pénurie de vaccins s’étendrait aux denrées alimentaires et on est obligé d’ouvrir la Halle aux Cons Marcel Desnoeux pour faire face à la demande.

La Roselyne elle exulte et déballe les cartons de vaccins pendant que les infirmiers piquent à tout va et vaccinent même les bichons des veuves.

Je suis en train de me baisser pour féliciter de sa démarche citoyenne un vieillard en fauteuil roulant, quand la Roselyne en profite pour me vacciner traîtreusement dans le dos une fois de plus.

-Aïeouille! Putain ça fait mal!

-Et de six ma Pinouillette!

Le soir elle fait ses comptes:

-… ‘me reste plus qu’à liquider 91 978 789 554 doses de vaccin aprés Noël on essaiera ça sur les marchés et au porte à porte avec une convention obsèques gratuite ça pourrait marcher.

La pauvre elle me fait un peu chi… pitié avec ses vaccins, aussi a-t-on idée d’en commander comme ça un cent… millions d’entrée, je sais bien que c’était pour faire plaisir aux amis et faire marcher l’industrie mais quand même… en plus j’ai mal à l’épaule maintenant et je me couche fiévreux.

Le lundi matin de plus en plus vaseux, la sueur au front, je vais à l’aéroport accueillir le grand homme de retour de campagne, je suis un peu anxieux à l’idée de retrouver mon maître inestimable, il est de méchante humeur à ce qu’il parait, ça a foiré dans les grandes largeurs son happeningue mondialisé, les tauliers de la globalisation qui lui ont dit de se calmer, que c’était pour rire le “réchauffement” que personne y croyait vraiment mais que ça permettait de gouverner les couillons par la trouille, exactement comme dans les entreprises, comme ça ils sont pas dépaysés.

De fait il est en rogne, il a le nez tout rouge et une écharpe autour du cou:

-Putain de pays de berde! Putain de réchauffement à la con! Je grois bien que je b’ai enrhubé!

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La rubrique sexo-petassing de Lurbaine Revue

Nouveau!!! La rubrique sexo/pétassing de Lurbaine Revue

par Mary Keune-Debaze

Sextoys:

On a essayé le Sextoy RER.B : parfaite imitation d’une rame de RER, on le met dans un trou il ressort par un autre (livré avec un pot de graisse de 3 litres et une clef à molette):

Laura: “La première fois c’est assez spaïcy le côté courant d’air, après on s’y fait très vite et on adoooore!”

Attention au rhume de con, ne pas hésiter à bien graisser le péteux et à faire une grande révision les veilles de départ en vacances.

Vacances: le pack familial garde à vue:

un week-end en garde à vue en famille/compris fouille au corps compléte/ un doigt dans l’anus par personne/ cellule de dégrisement à volonté.

666 € Brice ORTF tour operator.

La France compte une multitude de petits commissariats de banlieue et de province mal connus mais bien dégueulasses et qui méritent le détour où l’on est reçu à toute heure du jour et de la nuit par un personnel local composés de fonctionnaires d’expérience à l’éthique approximative, qui feront tout pour vous pourrir la vie. Vous serez tout de suite adopté, menotté, mis à poils, vous deviendrez la victime d’un humour pétillant et fortement alcoolisé, frappé (pas l’humour, le gardé à vue) selon l’humeur. Vous vous souviendrez longtemps de la parole de… de Bossuet (oh ouais au moins!):

“Donnez du pouvoir à un con et céans il deviendra un salaud !”

Et pour un souvenir encore plus inoubliable réservez afin d’assister à la tournée: “Racolage sécuritaire” du groupe Présidence de la République Amère (84 dates jusqu’aux élections: commissariats de Maubeuge, La Roche sur Yon, Blénod les-pont-à-moussons, Argenteuil ect, location dans les FNAC, les commissariats de quartier et les maisons d’arrêt).

Promotion Urbane Tattack pour les fêtes de fin d’année: le pack familial avec deux doigts dans le cul pour le prix d’un seul.

Cuisine: Les bonnes recettes de Julie l’anorexique:

Le cassoulet minceur de Castelnaudary

Vous prenez sept haricots de préférence du Soissons (dégraissé), vous les laissez tremper 48 heures dans de l’eau de lessive, après quoi vous préparez une sauce à base de 5 cl de glycérine, 3 cl de détersif non alcoolisé, une demi feuille de laurier lyophilisé, 12 pépins de tomates, un quart de tiers de rondelle de saucisse de Toulouse, salez mais sans excès, goûtez, vomissez (bien au centre du plat) réservez, poivrez, jetez.

Pour celles qui ont des problèmes de transit, mettre 5 haricots au lieu de 7.

A noter: le quart de tiers de rondelle de saucisse de Toulouse peut être avantageusement remplacé par un veau de mer d’une centaine de kilos et le haricot de Soissons par du plomb de chasse (dégraissé).

Littérature pétassophone du mois: pouffiassing.gif

Anna Nougavla: Je voudrais que quelqu’un me la mette quelque part!

Le guide du broutard éditions. 1689 p. 77€ en vente dans toutes les grandes surfaces alimentaires au rayon pas frais.

Marcel, Jean-Loup, Robert, Annie, Françoise et Brahim sont amis et votent UMP, enfin Brahim est un petit peu moins ami et lui il vote PS (qui a dit: oh le con!), ils se retrouvent après des années pour des vacances à Palavas-les-flots mais leur belle amitié cache un lourd secret enfoui… non mais bien profond dans les dunes: Robert aurait planqué la trottinette de Françoise dans le temps (après l’avoir violée, comme ça pour rire, dans les genets avec Marcel et Robert) et elle ne lui a pas pardonné.

Extrait: “… à propos demanda Annie: le Brahim tu es sûr qu’il est bien en règle? On pourrait pas le faire expulser par le syndicat d’initiative de Palavas. Non pasque l’aut’fois y se moquait de la station, non mais moi je dis: Palavas il l’aime ou il la quitte! Ah non mais quand même!” Des scènes émouvantes et si vraies: la panne de lave-vaisselle, la confession dans le placard à balais, le téléphone qui sonne, la pizza trop cuite. Un très beau roman condimentaire. Beau et ample comme du Montherlant qui se serait pris les couilles dans l’hygiaphone.

Courrier des lecteuses:

Lise nous écrit: Je travaille dans une petite société d’imprimerie du Bromurois et mon patron ne me harcèle pas, ni moralement, ni sexuellement. Que dois-je faire? J’ajoute qu’il m’a augmenté la semaine dernière sans que je ne lui aie rien demandé.

Accorder une augmentation à quelqu’un qui ne l’a pas demandée est typiquement un cas de pression morale différée tu dois aller dans un commissariat déposer plainte, de préférence choisis la fonctionnaire à gros cul qui part jamais en patrouille et se tape toute la paperasse, elle a une revanche à prendre sur les hommes, profites-en pour déposer une nouvelle plainte pour violence contre ton ex-mari qui t’a fait :”Chut! Allons ma chérie!” après que tu l’aies traité d’impuissant et de con de chômeur à la fête de l’école devant tout le monde, mômes, profs et parents d’élèves.

Bon maintenant les filles je vous dis au mois prochain…

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Le dernier des… permanents! par J.P.Chassavagne 1/2

Le dernier des… permanents! par Jean-Pierre Chassavagne 1/2

Mon nom ne vous dirait rien, pourtant il y a longtemps que je milite dans différentes associations. Je suis permanent du Mouvement d’Extinction Volontaire et Programmée de l’Humanité MEVPH en saxon VEHMP depuis quatorze ans, je dirige la section du 14 ° il faut dire aussi que j’en reste le seul adhérent, eh oui en quatorze ans je n’ai réussi à convertir à nos idées guère plus d’une centaine de personnes et toutes sont mortes, suicidées en grande majorité ou ont abandonné l’activité militante suite à un internement, le plus souvent abusif.

Je suis très engagé aussi dans le combat pour la non parentalité.

Tous les mercredis nous nous réunissons à quelques non parents pour discuter de nos non enfants. La non parentalité est un mouvement qui parti des Etats-Unis s’impose peu à peu dans le paysage politique et social du troisième millénaire. Nous pensons que la parentalitude ne saurait être une obligation sociale et nous sommes parfaitement heureux comme ça, cela nous laisse du temps pour lire, écouter de la musique, voyager, rencontrer des amis, jouer à des jeux vidéos… lire, écouter de la musique, voyager, rencontrer des amis, jouer à des jeux vidéo… lire…

Ce jour-là nous avions invité la secrétéreuse d’état(e) à la non famille UMPiste Nadine Verolo et le non député PS de l’arrondissement afin d’engager un débat d’idées et faire connaître nos positions, très vite après que quelques uns de nos militants leur eussent déversé les poubelles de la pizzeria végétarienne pakistanaise voisine sur la tête et menacer de prendre leurs enfants en otage ils ont accepté de présenter une proposition de loi afin que les non parents bénéficient des avantages des parents y compris les réductions pour familles nombreuses. Le débat démocratique avait eu raison de leurs préventions et préjugés… et nous les avons relâchés Nous sommes un groupe de pression important et assez bien introduits (beaucoup de militants d’Act-up en notre sein) mais qui a tendance à stagner, numériquement j’entends.

Je milite aussi pour le mariage monosexuel, pourquoi cette obsession arithmétique et compulsive pour le chiffre 2, pourquoi faudrait-il obligatoirement être deux pour convoler, l’on peut très bien concevoir, avec le progrès des esprits et de la science, une union réduite, que dis-je rendue à l’unité, magnifiée par elle, imagine-t-on combien cette communion n’en serait que plus intime. Il faut sortir du carcan des idées reçues et des préjugés commodes sans compter que cela faciliterait grandement les réservations pour les voyages de noces.

Lors du mariage de ma cousine Geneviève avec un homme (elle est très rétrograde!), j’étais à côté de l’abbé Jean-Marie Descouettes qui avait célébré le mariage, c’est un curé en soutane, un tradi comme l’on dit, il m’a longtemps écouté avant de me répondre en reprenant de la langouste-mayonnaise:

-Mais mon fils pourquoi pas! Rien ne s’y oppose plus et surtout pas la raison qui nous a déserté. Nous sommes entrés dans les temps post-apocalyptiques où le n’importe quoi le dispute à une imbécillité surnaturelle, alors pourquoi pas le mariage individuel? La partouze à péages ou l’euthanasie à tempéraments. Le diable fausse et contrefait aussi bien les esprits que les moeurs, nous ne vivons plus que gauchement, de travers sans même nous en rendre compte, avant que de trahir Dieu nous trahissons l’homme, nous nous caricaturons, et nous exhibons comme une vieille maquerelle qui se farde pour ressembler à sa jeunesse et faire croire à son innocence mais l’innocence est parti, croyez-moi elle ne reviendra plus. Alors mariez-vous avec vous-même mon fils et faîtes-vous de beaux enfants!

-Ah mais non pas d’enfants, surtout pas d’enfants!

Et je lui ai expliqué mon engagement au VEHMP… et il a pris sa langouste et il s’est mis à me taper dessus avec en devenant tout rougeaud et en récitant les paroles de l’exorcisme. Un exorcisme à la langouste, toujours cet obscurantisme!

Je m’en suis ouvert pareillement à Abdul, un collègue de bureau d’origine musulmane, non mais très bien intégré à la vie occidentale, le vendredi soir après le boulot, on fait nos courses ensemble chez Auchiottes au rayon Bio c’est dire, eh bien le croira-t-on en plein 21° siècle il a fallu douze autres collègues pour le désarmer et lui prendre son dérouleur de ruban adhésif avec quoi il voulait proprement m’égorger en invoquant le “très clément”.

Oui je disais donc à la fin de la réunion et alors que je pliais les chaises j’ai reçu sur mon portable un SMS de notre président mondial du VEHMP, les américains aiment bien ce genre de titres assourdissants, il s’appelle Edward Dward Ward Jr. et il est chercheur en virologie, il travaille pour le gouvernement américain. Étant de passage à Paris il me conviait à le rencontrer à mes frais, occasion unique et je l’ai aussitôt invité pour le soir même à La Blanchemouille un très bon restaurant tenu par des amis, Jean-Gé et Jean-Ré. (à suivre…)

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Le dernier des… permanents ! par J.P.Chassavagne 2/2

Le dernier des… permanents! par Jean-Pierre Chassavagne 2/2

Le repas fut excellent qu’on en juge plutôt: émulsion de salade niçoise transgenre (dégraissée), gigot d’agneau flageolets servi en éprouvette, le gigot est entièrement dégraissé, mixé et servi avec son accompagnement de flageolets et petits légumes du jardin dégraissé et mixé (et en assaisonnement de la moutarde en barre) et pour finir moka crevettes pois cassés nappé de sauce à la betterave, le président mondial (maintenant dégraissé) Edward Dward Ward junior très impressionné par la nouvelle gastronomie française a vomi trois fois du dessert.
Quoique je parlasse un anglais très convenable, il y avait un traducteur appointé qui était son beau-frère.
-Le président mondial dit que la cuisine française est devenu vraiment très éprouvante à affronter, elle lui rappelle un peu le vietminh par le côté offensif et déloyal, il demande s’il ne pourrait pas obtenir par dérogation un steak frites.
Un peu déçu, j’en ai parlé à Jean-Gé et Jean-Raie qui fort aimablement lui ont servi une entrecôte-frites mixée et dégraissée.
Pendant le repas je lui ai présenté quelques uns de nos projets dont le co-cercueilage que nous souhaitons développer en agglomération afin de réduire notre empreinte carbone puis nous avons longuement parlé de ses travaux, il était en train de travailler sur la grippe A27HAN27 bis dite du crapaud-buffle.
-Ce doit être marrant un crapaud buffle qui éternue.
-Quand il est correctement contaminé il explose au premier éternuement dit le président mondial, disséminant partout autour de lui des germes de grippe d’où l’extrême contagiosité de la maladie d’autant que le temps d’incubation est très court sur nos derniers modèles sports commercialisés par le U.S government c’est un dépopulatoire d’un bien meilleur rapport qualité/prix pour le tiers-monde que la bombe à fioul.
-Ah parce que l’homme peut l’attraper?
-Le président mondial dit: c’est étudié pour…
-Et cela se passe de la même façon?
-La même chose, on gonfle, on gonfle et en phase finale au premier éternuement on explose et l’on contamine pareillement.
-J’ai bien fait de ne pas commander des grenouilles alors notre président n’en aurait pas voulues. Je veux dire il en a sans doute soupé des batraciens, si j’ose dire.
-Nullement mais il ne voit pas l’utilité de mixer des grenouilles.
Après nous être levés de table nous avons visité le charmant musée dédié au suspensoir monté par Jean-Gé et Jean-Raie, il y en avait d’émouvants tels ceux dédicacés par Pierre Arditi et Amélie Mauresmo mais aussi de très anciens ou historiques dont un suspensoir de bataille de Jeanne d’Arc.
C’est après avoir raccompagné au Ritz notre Président Mondial et payé par avance dix années de cotisation pour régler sa note de bar et alors que, retourné à la Blanchemouille, je pliais les chaises (en donnant un peu la main, Jean-Gé et Jean-Raie voulaient bien m’accorder une réduction de 9.35% sur les 3789.56€ de la note), que j’ai reçu un SMS de Maria-Pina, une charmante brésilienne rencontrée au mariage de ma cousine Geneviève et avec laquelle j’avais entretenu (à mes seuls frais) une courte liaison.
Elle m’annonçait sans ménagement que j’étais le père de son fils nouveau-né, qu’elle l’appellerait Paulo Glandinho comme son grand-père maternel, ex-arrière droit international de fotebale, qu’il ne serait pas fonctionnaire comme moi mais qu’il ferait un métier d’homme: milieu de terrain offensif ou travesti de devoir.
La nouvelle tomba sur le non parent que j’étais par vocation comme la foudre sur des toilettes de chantier, j’étais anéanti, j’en ressortais merdeux et je rentrais à la maison très abattu.
Le lendemain je me réveillai fiévreux, tousseux et rompu. Je me rendis malgré tout au bureau puis à la permanence du Mouvement d’Extinction Volontaire et Programmée de l’Humanité MEVPH, c’est là que le lendemain on me découvrit dans le placard, je m’étais accroché à un cintre dans le délire où m’avait plongé la fièvre, j’avais une température de 44.2 °.
Ambulance, urgence et après analyses, ce matin donc, l’on me diagnostique une grippe du crapaud-buffle modéle sport, pour la ville donc. Notre président mondial qui aura oublié de se laver les mains ou bien aura-t-il voulu expérimenter sur du matériel humain parisien… ou encore se venger du repas.
On m’a placé en isolement et ils sont tous là derrière la vitre, médecins, infirmières et femmes de service à attendre que j’éternue pour faire le ménage.
Mon seul regret: ne pas avoir donné des graines aux canaris qui étaient dans mon bureau de la permanence du MEVPH, ça me faisait une présence et puis c’est quand même rageant le seul militant du Mouvement d’Extinction Volontaire et Programmée de l’Humanité du XIV° qui…
-Aaaaaaaaaaaaaaatchhhh… tchachaaaaoummmsplaaash!!!

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Maîtresse Angela et son caniche by Lofti Benayak 1/1

Maîtresse Angela et son caniche.

Journal de la France de pendant par François F. soumis

by Lofti Benayak 1/1

Quand j’arrivais à l’Élysée, mon maître admirable était tout songeur devant une truelle posée sur son bureau.

-Tu te souviens mon François en 89, on y était! Qu’est-ce que tu veux j’ai toujours fait l’histoire. C’est ça les grands hommes (à talonnettes).

-C’est pas le genre de souvenirs que je cultive, d’abord on est arrivé à la bourre, quinze jours après tout le monde, ensuite t’avais bouffé trois cerises au kirsch et t’étais complètement pompette, enfin on s’est bien tous retrouvés devant un bout du mur mais celui-là fermait les chiottes de Herr Schmuttsberger, un plombier poméranien et quand il a vu qu’on lui en avait fait tomber un morceau, il a fallu non seulement lui reboucher le trou mais encore lui refaire l’enduit, on y a passé la nuit avec Juppé, quand je suis revenu à l’hôtel, qu’est-ce qu’elle m’a passé Pineulope parce que j’avais sâli mes affaires de gouvernement… tu crois vraiment que tu veux entrer dans l’histoire comme le couillon de français qui a recrépi un bout du mur de Berlin au moment de sa chute…

-T’es sûr… c’est marrant je m’en souvenais pas comme ça, je me voyais avec une grande cape rouge volant dans les airs… putain t’as vraiment le don de gâcher tous mes beaux souvenirs…

-En attendant il y a la Merkel qui débarque tout à l’heure…

-Parle autrement de Maîtresse Angela tu veux!

Je demeurais stupéfait:

-Maîtresse Angela? Ah parce que toi aussi… ah ben merde alors!

-Qu’est-ce que tu veux elle me fait du mal… mais elle me fait du bien, je peux plus m’en passer… et puis c’est tellement bon d’obéir! Écoute j’en ai connu des pas commodes, avec la Cécilia c’était revue de paquetage tous les matins mais avec Maîtresse Angela c’est autre chose, c’est une vraie dominatrice, l’éducation prussienne quand même c’est pas comparable, avec ça elle m’a raconté que comme job d’été elle faisait garde-frontière, il parait qu’elle faisait même peur aux clebs, si tu ajoutes les cours du soir à la Stasi, un vrai caractère quoi! Tu vois c’est quand je lui ai parlé à Berlin du Gross Paris Plage et qu’elle s’est mise à se marrer et à se foutre de moi devant tout le monde que j’ai compris combien j’avais besoin d’elle.

-Enfin, j’ai lu le programme du 11 Novembre, on va quand même pas lui faire ranimer la flamme à ta Prussienne…

-J’ai tout prévu, j’ai demandé au fiston, il m’a eue en promo chez Darty une plaque quatre feux comme ça on aura chacun une flamme à allumer et on pourra encore inviter du monde! Tiens elle est là dans le coin, il y a plus qu’à l’installer!

Je regardais l’ustensile avant que de bailler d’effroi:

-Mais c’est une plaque halogène, il n’y a pas de flammes!

-Eh ben comme ça on risquera pas de se brûler et puis il faut vivre avec son temps… et puis c’est plus écolo, cette flamme qui bouffait du gaz à longueur de temps, ça la foutait mal après mon Grenelle du pique nique écolo. Pourvu que la cérémonie plaise à Maîtresse Angela. J’aurais peut-être dû mettre plus de motards tu crois pas.

-Les motards c’est comme la crème au beurre quand il y en a trop ça écoeure.

-Et des chaînes, tu crois qu’il y en aura assez à l’Arc de Triomphe? Delanoé m’a promis de venir en cuir.

-Écoute, une passion aussi soudaine à ton âge!

-Elle me veut, je suis à elle, je suis sa chose, tu peux pas comprendre. Je lui obéirai toujours, je suis son soumis, tiens l’autre fois elle m’a parlé de l’Alsace-Lorraine…

J’ai pâli, je m’en souviens très bien, dans le Chauvinois on est patriote.

-Non déconne pas tu vas pas…

-Je m’en fous si elle re-veut l’Alsace et la Lorraine je les lui donne et la Haute-Marne avec, après tout on s’en fout tant que ça menace pas les frontières d’Israël et des États-unis!

J’étais là en pleine expectative, oui carrément les deux pieds dedans, quand a retenti une voix sèche et coupante comme un coup de trique:

-Nicolas ich bin da! Nicolas hier sofort! Kleinen Zwerg, wo bist du ?

(Nicolas, je suis là, Nicolas ici tout de suite! Petit nain où es-tu?)

-Merde elle est déjà là la prusko!

-Mais tais-toi je te dis, elle va t’entendre et je vais pas être puni. J’arrive, je suis là Maîtresse! Tu m’excuses hein mon petit François.

Le salaud, le dégueulasse, c’était bien la première fois qu’il s’excusait!

J’étais tourneboulé, je suis rentré en retard à Matignon et Pineulope m’a privé de télé, pour me consoler.

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Au merveilleux pays des putes… ou ma folle nuit d’amour chez Berluscono by G.M.Neoletto1/1

Au merveilleux pays des putes…

Ou ma folle nuit d’amour chez Berluscono! par Marcel H. chauffeur livreur 1/1.

G.M.Neoletto

Bien calé dans la couchette de mon semi j’attendais que le ferry accoste enfin, putain de pays, il pleuvait à verse, la Sardaigne, on imagine ça tout enfleuri et ensoleillé et puis non c’est la flotte et le vent, une manière de brouillard aussi. Je transportais 40 tonnes de capote à l’arrière.

Une fois à terre il fallait encore trouver l’adresse de livraison, enfin après une heure de gourances et de marche arrière j’arrivais devant un portail de 11 mètres de haut. et je me garais à côté d’une bétaillère mal bâchée, j’ouvrais grand les yeux: la bétaillère, elle était pleine de… blondes.

Je réussissais à localiser un interphone en technicolor que j’entreprenais aussitôt:

-Ah c’est vous les capotes, entrez, entrez, on vous attend depuis deux jours.

-Ouais bien… bien… mais les demoiselles, il pleut…

-Ah la bétaillère de putes, on les rentrera tout à l’heure de toutes les façons ça risque rien, elles sont vaccinées et tatouées.

C’est vrai que j’avais l’air d’être attendu, on m’a conduit par une autoroute souterraine jusqu’à l’entrée de service, le ci-devant proprio avait l’air d’avoir les moyens. Aussitôt deux douzaines de domestiques se sont mis à décharger la semi’ pendant que je me les roulais, et puis un gars est arrivé, sa gueule de vedette d’opérette toute ressemelée et poudrée me disait quelque chose, aussi sec il m’est tombé dans les bras et m’a embrassé ému.

Le type qui était à côté de lui m’a expliqué en français dans le texte:

-Monsieur le président du conseil voudrait vous décorer de l’Ordre de la Reconnaissance Nationale, vous n’y voyez pas d’inconvénient?

J’ai compris que j’étais chez Berluscono. Moi j’avais rien contre la décoration mais il a pas attendu ma réponse et m’a accroché sur la salopette une médaille dorée.

-Deux jours sans capote on a failli claquer! M’a dit Berluscono en me prenant par le bras, pour ça il est pas fier, et en commençant à me faire faire le tour du propriétaire, ça risquait de durer quelque temps vu qu’il y avait de la surface.

-Tiens il y a un type accroché au plafond! J’ai dit en levant les yeux, on était entré dans un petit salon à peu près grand comme un chiotte international de prince saoudien.

-Ah ça c’est le premier ministre français, quand il vient il passe une dizaine de jours attaché au plafond par les noix, ça le repose de son excité de patron, et puis il aime souffrir parait-il sans quoi….

Il y avait partout des grands pots de bonbecs bleus, mais c’était pas des bonbecs.

-Moi je me suis fait greffer deux testicules auxiliaires sous les bras, pour ça que je vais plus aux matchs, je peux plus applaudir mais toi sers-toi tu vas en avoir besoin. Romano chambre-moi une douzaine de putes pour mon ami français, tu vas voir je les fais venir direct propriété d’un petit proxénéte-éleveur albanais.

J’uis ai expliqué que quoique chauffeur routier les putes c’était pas trop mon truc.

-Qu’est-ce que tu racontes les putes c’est la vie. Tu sais il y en a, chez eux il y a toujours eu des bouquins et c’est comme ça qu’ils sont devenus écrivains et bien chez nous à la maison il y a toujours eu des putes, celles que ramenait papa et puis mes cousines et puis… et puis il y avait… maman. Alors naturellement j’ai pris le goût des putes. Et plus tard tu peux me croire ça m’a bien servi, d’abord comme barman, moi qui fournissait les filles aux clients, je touchais aussi un peu dessus, comme ça que je me suis mis dans la construction, ah le bâtiment, la promotion immobilière un vrai et beau métier de pute, il m’en est passé dessus des politicards, des vieilles comtesses et même des curati mais c’était pas le plus beau, je connaissais pas le show-biz et la télé parce que là ça a été l’apothéose, c’était comme si j’avais toujours été là, j’étais chez moi.

-Ah bon parce que c’est vrai ce qu’on dit sur les actrices?

-Mais des putes! Toutes des putes! Eh puis tu sais on est toujours la pute de quelqu’un. Moi je suis la plus grande pute de la planète quand les ricains me demandent quelque chose il faut voir comment je rampe et dés qu’il ont le dos tourné, paf je te les mets à sec. Tiens prends ça c’est un Scoffonacci!

Il me tendait un bronze allégorique avec deux deux zobs croisés comme deux épées.

-C’est une oeuvre de Marcello Scoffonacci un artiste que je protége, il est très doué, un type inspiré… tiens que je te présente la sénatrice Rosa-Maria Panculo…

La fille était une blonde apocryphe en bas noires et guêpière et elle tenait une betterave à la main :

-Dis Silvionino il faut que je fasse un rapport pour le sénat là-dessus et je sais pas à quoi ça sert, ça se met dans quel trou?

-Je vais t’expliquer ça tout à l’heure chérie…

-Ah Silvionino adoré tu as oublié mon petit chèque aussi après que j’ai épongé ton chinois… tu sais le vice-président de l’Assemblée Populaire du peuple ou je sais pas quoi?

-Tiens prends plutôt un Scoffonacci! Il lui a dit en lui tendant une autre paire de couilles bronzée.

A ce moment un coup de canon a retenti:

-Midi, viens voir dehors ça s’est éclairci.

De fait il faisait enfin beau comme attendu, ciel bleu, soleil et … une flopé de paire de fesses toutes tournées vers la terrasse où on se trouvait:

-Tu vois j’ai 148 jardiniers sur la propriété eh bien à midi ils descendent tous leurs pantalons et ils me montrent leurs fesses. C’est mon directeur de conscience, le clown Picci, il est vice-président de la chambre des députés qui m’a conseillé ça, selon lui ça doit me permettre de revenir un peu sur terre, oh pas longtemps mais tu vois même leur insolence il a fallu que je l’achète… je te dis que tout s’achète, la création est putain, tout est payant là-dedans. Et une fleur c’est pas une pute qui s’ouvre bien pour qu’on la butine. Tiens regarde-là celle-là comme elle écarte les pétales, salope, putain elle me fait bander, je vais te lui refiler un Scoffonacci…

Je l’ai retenu par le bras.
-Aïe ma couille! fais gaffe quoi!

Un lapin a traversé la terrasse et s’est arrêté devant nous:

-Oh un petit lapin, qu’il est mignon ce petit lapin, et combien tu prends petit lapin?

Bon ça devenait pathétique, pour faire diversion j’ai dit:

-Il est chouette le jardin!

-Il m’a coûté assez cher, il a fallu faire des modifications génétiques et je sais pas quoi mais on y est arrivé!

Je regardais un peu mieux, les roses étaient blondes, les prunes étaient blondes même les oranges étaient blondes.

-Tiens ici d’habitude il pleut pas et pourtant quand je décide qu’il doit pleuvoir, il pleut, comment t’expliques ça toi?

Je réfléchissais un grand coup: j’étais dans le camionnage pas dans la physique quantique:

-Euh c’est rapport aux types de la météo, vous les avez achetés.

-Qu’est-ce que tu racontes eh couillon, les types de la météo… ils la prévoient et encore pas souvent mais il la font pas la météo. De belles putes eux aussi avec leur réchauffement climatique, tous vendus aux industriels de l’écologie!

-Alors je comprends pas?

-Eh bien je me suis adressé plus haut, beaucoup plus haut tu vois c’est tout simple et c’est tout con, jamais personne lui avait proposé un aussi gros chèque et c’est comme ça qu’il pleut maintenant en Sardaigne et tu sais combien ça me fait économiser en arrosage!

J’ai passé la nuit, là, barricadé dans une cabane de jardinier et le lendemain en partant j’ai balancé mon Scoffonacci dans un massif de blondes.

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M’Sarkozy & fils by Lofti Benayak 1/1

M’Sarkozy & fils by Lofti Benayak 1/1

Journal de la France de pendant par François F. soumis.

Mon maître révéré m’avait appelé dans l’après-midi pour m’inviter à une “soirée garde à vue”, j’étais intrigué et un peu inquiet par l’intitulé de l’invitation mais il y avait quelque temps qu’on s’était pas vu, il m’avait privé de conseil des ministres pendant deux semaines pour insolence, c’était cruel parce que c’était ma seule sortie de la semaine le conseil des ministres depuis que Pineulope ne voulait plus que j’aille inaugurer les vieux parce que je risquais d’attraper la Grippe du castor en les embrassant.

Quand je suis arrivé à l’Élysée, il y avait du bruit et du mouvement, des flics partout, il peut plus s’en passer ils étaient tous là à lui tourner autour, mon maître admiré caressait des truffes, donnait des petites tapes amicales sur le museau, distribuaient des gâteries, des promotions et des galons, et ça rigolait, quand il m’a vu il m’a fait signe de le suivre dans le salon d’apparat où des employés étaient en train de descendre l’un des grands lustres à pendeloques:

-Alors qu’est-ce que tu en penses on va le mettre là.

-On va mettre qui et où?

-Ben Villepin, je vais le brancher là-haut à la place du lustre, ils disent tous qu’il est plus grand, plus beau, plus intelligent et cultivé que moi, au moins il servira à quelque chose il sera décoratif accroché là-haut et s’il est pas trop déplumé en Décembre, je le fais descendre on le met en pot et il sert de sapin de Noël pour le Noël de l’Élysée!

Il avait des yeux étranges de psychopathe diplômé d’état et un rire mauvais.

-Non mais tu es dingue… et d’abord… d’abord il n’est même pas encore condamné!

-Tu rigoles le procureur il passe tous les soirs pour l’apéro, on discute le coup et je lui donne une enveloppe avec les consignes plus quelques petits billets dedans pour ses frais de teinturerie, tu imagines ça, il y a des collègues à lui qui traversent toute la France pour simplement aller lui cracher dessus au palais. Pourtant c’est un type remarquable et vraiment pas emmerdant il requiert où on lui dit de requérir, et le motif, t’as vu le motif ça c’est de moi …

-Je m’en doutais…

-”Défaut d’absence d’omission aggravé en réunion”, avoue qu’il faut le trouver non?

-Il faut surtout oser… c’est comme pour le fiston.

-Ah celle-là je l’attendais, parce que chez toi dans ton foutu Chauvinois ça arrive pas qu’un fils succède à son père, ça existe pas des pâtissiers de père en fils peut-être!

Là je sais pas ce qu’y ma pris mais j’ai explosé:

-Tu veux que je te dise ce qui aurait eu de la gueule ç’aurait été que ta grosse loche de fiston inculte s’engage au 8° RPIMA et parte se battre en Afghanistan contre ton pseudo axe du mal plutôt que d’aller conquérir sans péril un rond de cuir bureaucratique en grande banlieue et quant à toi au lieu de te planquer dans les robes des juges et des procureurs tu n’avais qu’à provoquer en duel l’autre grande bêlasse chevelu, vous auriez réglé ça au sabre d’abordage dans le bois de Vincennes au petit matin plutôt que de prendre la France en otage pour une minable querelle de voisinage entre arrivistes cousins de paliers!

-Qu’est-ce que tu racontes des conneries, s’engager, dans la famille on est allergique, mon PaPal il s’est engagé dans la Légion et dés qu’il a eu posé le pied en Indo et que ça a commencé à siffler autour il a été pris de tremblote et d’incontinence urinaire et il a fallu le réformer et le rapatrier. On n’y peut rien c’est physique, pour ça que je peux pas visiter une usine en grève tout seul sans mes petits flics ça me prend tout pareil, alors tu penses bien le gamin et puis, lui, depuis tout môme il souffre du syndrôme de Chaumet, c’est une maladie orpheline: s’il se trouve à plus de cinquante mètres d’une boutique Armani il déprime.

J’étais atterré, heureusement un grand noir en uniforme et lunettes de soleil est venu vers nous:

-Ah que je te présente: le lieutenant-colonel N’Kono N’Kono, c’est l’ancien conseiller à la démocratie participative du regretté Colonel Mobutu, il va me donner un coup de main, on se voit tout à l’heure mon colonel.

Le grand noir a salué à l’anglaise puis il s’est éloigné:

-Qu’est-ce que tu en penses, je vais le prendre à la place de Séguéla, ses pipolades il y en a marre il faut une reprise en mains, le colonel m’a repassé une recette d’opposant à la patate douce, une merveille! Je veux pas laisser au fiston un bantoustan en plein bordel, d’ailleurs les ricains m’ont prévenu, si il y a trop de binz, y ferment la taule! Fini l’ex-France!

Il m’a pris par le bras:

-D’abord je vais me nommer Colonel non mais pas colonel de militaires, je les aime pas, ils ont trop foutu la trouille à mon PaPal, non colonel de flics, tu te débrouilleras pour me trouver ça avec un bel uniforme dans les tons saumons avec des smocks tu vois. De la classe, de la tenue que ça en impose et pas des ourlets de cinquante centimètres hein… enfin tu verras ça avec Carla!… restera Bayrou…

-Tu ne crois pas que…

-Mon colonel… tu ne crois pas que “mon colonel”, c’est juste une habitude à prendre alors autant la prendre tout de suite…

Je ne l’avais jamais vu comme ça, proprement halluciné.

-Restera Bayrou…

-Laisse tomber Bayrou… mon colonel.

-Quand tu faisais ton service tu le tutoyais toi ton colonel?… non alors… et puis n’oublie pas que je suis aussi Président… bon pour Bayrou j’ai un problème, le colonel N’Kono N’Kono m’a conseillé de faire dans le traditionnel, style plateau-repas en famille et de le faire fusiller sur une plage en direct à la tévé le soir, genre praïme-taïme à l’africaine, le problème c’est qu’à Paris il y a pas de plage! Je vais demander à Delanoë s’il peut pas me monter un Gross Paris Plage d’hiver pour une grosse semaine de fusillades, il peut rien me refuser le Frédo les mioches, y m’a refilé les photos de leurs dernières vacances en Tunisie on les voit à poil socratisant des fonctionnaires pré-retraités de l’éducation nationale, c’est vraiment dégueulasse! Et puis comme disait le camarade maréchal président à vie “c’est pas tout de fusiller de l’opposant il faut encore trouver les murs”, c’est un des drames de l’afrique démocratique le manque de murs, tu devrais lire ses mémoires, c’est passionnant, on avait les mêmes goûts sauf que lui les putes suisses il les préférait blondes…

Au bord de l’écoeurement je tentais une diversion:

-Dis… dîtes… mon colon… mon colonel-président c’est quoi cette soirée garde à vue.

-Ah ça c’est la surprise j’ai décidé de mettre toute la cour de l’Élysée en zone bleue, tu n’as pas remarqué quand tu es arrivé, c’est vrai ils m’emmerdent tous ces cons de ministre à se garer dans ma cour et hop le premier que je choppe sans son disque de stationnement, je te le fous en garde à vue!… à propos où tu as garé ton tandem officiel?

-…

-Gagné! Yark! Yark! Yark!